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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 10:07

on me vend la guerre au Mali comme un conte de fée lisse comme la joue (et dans le silence) d’un bébé qui dort.

Les Médias s’adaptent en fonction des régimes de leurs Pays. La Presse de Moscou est différente de celle de Londres ou de Washington et celle de Téhéran est distincte de celle de Moscou. Sans doute est-ce une des raisons pour lesquelles, si on sait tout de Florence Cassez ou de François Gabart, les Médias Français observent, sur la guerre au Mali «De Conrart le silence prudent »

 

François Hollande a engagé la guerre au Mali pour (je le cite) : «détruire ou faire prisonniers les terroristes»

La prise de Tombouctou laisse supposer que l’intervention Française touche à sa fin. Tuer les Touaregs du MNLA à Kidal serait une faute politique. Je ne crois pas que les Français iront jusque-là. Je m’étonne d’ailleurs que Paris n’ait pas assorti son aide à Bamako de l’exigence d’une solution pacifique dans l’Azawad, seule issue plausible, qui passe par une certaine autonomie de cette Région.

 

Quoiqu’il en soit l’heure du bilan est venue et pour s’en tenir strictement à l’objectif du Président de la République :

Combien de terroristes «détruits» ?

Combien de terroristes emprisonnés ? Où ?

Combien de blessés ? Soignés ? Où ?

 

Pour le moment, il semble que les Citoyens Français, qui risquent leurs Enfants et couvrent les dépenses, n’aient pas droit à ces informations. C’est une des caractéristiques de ce que j’appelle la Monocratie à la Française. Que voulez-vous, il faut bien que les Médias se plient à cela.

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 09:33

Ou que Harlem Désir houspille ceux qui relâchent le garde-à-vous, ils sont dans leur rôle de gardiens zélés de la République Monocratique voulue par les Français.

 

Si, dans la stricte légalité des processus Démocratiques, la volonté du Peuple instaure un régime Monocratique, nul n’aurait à y redire pourvu que ce Pouvoir respecte les règles de liberté et de justice et gouverne de bonne foi dans le respect des droits et devoirs ainsi que des opinions de chacun.

En France le système électoral répond parfaitement aux canons Démocratiques conventionnels : entre deux camps à peu près égaux, la Minorité arbitre et détermine lequel des deux blocs sera dominé. C’est un principe énoncé par Condorcet (1) souventes fois vérifié.

 

Mais ce qui vaut pour le suffrage universel n’implique pas, qu’une fois élu, le Pouvoir réponde aux critères définis par Tocqueville. Selon lui, un Régime ne peut se prévaloir d’être Démocratique que si les Pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires sont indépendants les uns des autres.

En ce qui concerne la France, on voit bien que ce n’est pas le cas. De toute évidence l’Assemblée Nationale colle à toutes les décisions du Président Hollande en ayant pour seul souci, et quoiqu’il en coûte, de faire en sorte que les soixante propositions de son programme soient mises en œuvre à la cadence décidée par le Chef de l’Etat en fonction de sa volonté de les poursuivre ou de les reporter.

 

On voit bien que le Premier Ministre obéit aux ordres du Président et que l’Assemblée suit ceux du Premier Ministre. Quel mal à cela ? Sinon d’être hypocrite en prétendant le contraire. Cela ne veut pas dire que le Parlement est inutile, bien au contraire, il assume l’énorme travail de la mise en forme et procède aux réglages nécessaires par des amendements. Comme, de surcroit l’Opposition, en minorité, n’a que le droit à la parole, le seul souci de la majorité est de résister à la guerre des nerfs afin de ne pas les envoyer bouler plus que nécessaire.

 

Enfin le Pouvoir Judiciaire ne peut se dire indépendant tant qu’il a un Ministre de Tutelle dont il dépend financièrement et qui dispose d’une position hiérarchique sur les Procureurs de la République. Ce système ne peut d’ailleurs fonctionner dans la séparation des pouvoirs, il lui faut, au contraire, une solide connivence entre le Gouvernement et les Magistrats.

 

Le seul Pouvoir indépendant est celui des médias. Celui de la télé l’est-il encore ? Pour combien de temps ? Le besoin de contrôler la com. se fera de plus en plus vital si la situation se dégrade. Puis-je dire que la couverture télé de la guerre au Mali, qui pourtant se passe bien, relève déjà de la mascarade ?

Fort de cela l’Exécutif Français est armé pour diriger le Pays mais ne peut pas, honnêtement, revendiquer d’être Démocratique : C’est un Pouvoir Monocratique qui, lorsque le Roi dit «Je veux» fait répondre à la Cour «Nous voulons». Un Pouvoir où le Président peut, de jour comme de nuit, déclencher à lui seul et de son propre chef une guerre (ou un désastre nucléaire).

Mais si le Pouvoir Français n’est pas (certainement pas) «Démocratique», celui de l’ensemble du corps Politique, Président en tête reste dans une idéologie indiscutablement démocratique. C’est bien là l’essentiel.

 

 

 

 

1) Paradoxe de Condorcet. "Il faut attendre le théorème d'impossibilité d'Arrow au XXe siècle pour la démonstration que le problème n'est pas limité au vote majoritaire mais lié aux difficultés de l'agrégation des préférences. Il n'existe aucune procédure de décision collective qui puisse satisfaire quatre conditions assez raisonnables. Certains auteurs y voient un problème inhérent à la démocratie"

 

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 11:24

Comme Françoise Giroud, Anne Sinclair est une de ces Femmes emmerveillantes qui marquent leur temps. Mais, pourquoi se refuse-t-elle, parfois, à elle-même, cette liberté de pensée qu’elle accorde généreusement aux autres ? C’est en cela, me semble-t-il qu’elle diffère de Christian Barbier qui essaie, dans les limites contraignantes de la Société du bon aloi, de s’accorder, égoïstement, la latitude d’opinion qu’il prodigue aux autres.

 En bref, Anne Sinclair n’est pas libre. Pas libre d’elle-même, et je le dis sans aucune ironie, parce qu’elle a trop de qualités pour ça. Trop de dons, trop de croyance à des valeurs préétablies. La liberté est une maitresse terrible qui exige, aussi, cynisme et lâcheté.

 Comment voulez-vous être libre si vous êtes fidèle ? Fidèle à vos amis, à votre parti, à vos idées ou, pire encore, fidèle à vous-même ? Comment voulez-vous être libre si vous êtes « bon » ? Céline était-il bon ? Kerouac convenable ? Baudelaire bienséant ? Rimbaud normal ? Il y a dans les fleurs du mal bien plus d’aspiration à la Liberté que dans toute l’œuvre, Ô combien puissante, de Victor Hugo. On ne peut être libre sans être maudit.

 

J’aimais chez Françoise Giroud ce côté canaille, qui, bien qu’enfoui dans la gangue des convenances «des gens du monde» et soumis au cercle vicieux de l’intelligence, brillait encore, parfois, comme un joyau :

« Il n'existe, disait-elle, qu'un projet totalement révolutionnaire: c'est celui des anarchistes. Détruire l'ordre, supprimer les règles, lever les interdits, jouir. Tout le reste consiste à remplacer un ordre par un autre, un pouvoir par un autre, et des règles par d'autres règles » Comme c’est vrai ! Il n’y a pas d’aspiration plus pantoufle que la socialiste. Sauf peut-être à droite ? En cherchant bien…..

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 12:32

 

François Fillon écrit sur son blog « Quand mon Pays mène une bataille je le soutiens …..À l’heure où la France est engagée militairement, j’estime pour ma part nécessaire de laisser de côté, pour quelque temps, les joutes politiques » je n’ai rien à redire sur cette attitude parfaitement digne et responsable mais, en ce qui me concerne, je ne suis pas disposé à me taire : Autant j’approuve et je félicite le Président de la République d’avoir, par une action aérienne parfaitement préparée, conduite et ciblée, bloqué instantanément la progression des rebelles en route vers Bamako, ce qui a sauvé nombre vies et évité de terribles exactions, autant je suis dérouté par son dessein final qui est, selon sa propre expression de «détruire les terroristes».

 

D’une part le mot « détruire » qui a pour connotation d’assimiler l’être humain à un rat ou à un simple objet est pour moi insupportable pour des raisons qui touchent à l’éthique et au danger qu’il y a d’accepter, pour quelque raison que ce soit, le principe même de la «destruction » d’êtres humains.

 

D’autre part l’évidente difficulté pratique de distinguer le Djihadiste terroriste, de celui qui fait du trafic ou d’un autre simplement motivé par sa foi en Allah induit la potentialité d’erreurs. Dès lors, l’obéissance à l’objectif du Chef de l’Etat implique le risque que tout blanc plus ou moins barbu et coiffé d’un turban soit considéré comme terroriste et de ce fait détruit. C’est un crime que je ne veux en aucune façon distinguer d’un autre et pour quelques raisons que ce soit soutenir.

 

Ceci étant, Monsieur Fillon n’a sans doute pas tort d’inciter l’opposition à se taire, elle s’y exerce d’ailleurs depuis plusieurs mois avec un certain talent.

 

 

 

 

 

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 10:32

 

«Nous n'acceptons en aucun cas l'intervention militaire au Mali qui est de nature à alimenter le conflit dans la région » a déclaré Lundi le chef de l'Etat Egyptien devant ses Pairs Arabes.

Quand on sait la vigueur du pouvoir Islamiste en Lybie, en Tunisie et bientôt en Syrie, quand on connait le projet d’inscrire la Charia dans la Constitution Egyptienne, Pays phare Africain qui compte plus de 83 millions d’âmes, quand on est conscient que 98% des Algériens sont de culte Musulman, lequel est inscrit comme Religion officielle dans leur Constitution, on se rend compte du poids que pèse, à notre porte, l’islam. Sans parler de l’influence de l’Egypte dans des pays du Moyen-Orient notamment en Palestine.

Si l’Algérie a pu juguler, au prix de sérieuses entames sur les Droits de l’Homme et près de 100.000 morts, la montée de l’Islamisme radical, les Pays des «Printemps Arabes» jonglent entre les aspirations démocratiques et l’extrémisme religieux. On comprend l’embarras dans lequel les plonge l’action militaire Française au Mali.

De ce fait, Il n’a pas fallu très longtemps pour que la France soit désavouée, mais que ce soit le Président Egyptien qui accuse la France «d’alimenter le conflit dans la région» donne une dimension particulière à cette réprobation.

Contrairement à ce que l’on pense à Paris, qui semble faire fi du contexte Arabe, ce sont des millions de Croyants intrinsèquement paisibles qui ont été piqués au vif en voyant les Français pourchasser les djihadistes au Nord du Niger, et ce, quand bien même ils désapprouvent avec force le comportement criminel de nombre d’entre eux.

Déjà des crimes intolérables ont été commis par l’armée ou des civils Maliens contre de vrais ou présumés terroristes et si cela persiste les bourreaux d’hier seront vite considérés comme les victimes de demain sans que la France ne puisse se défausser d’une certaine responsabilité.

Bref, la France n’ayant que des inconvénients à ternir sa réputation auprès des Populations Musulmanes, le Président Hollande n’a aucun intérêt à maintenir longtemps des soldats au sol pour faire le boulot à la place des Africains eux-mêmes (dont l’Algérie). Ayant fait face avec efficacité à l’urgence qu’il y avait à sauver des vies, la France a fini son boulot. A chacun de prendre ses responsabilités. Pour complaire à Bamako, sur fond d’une légitimité historique discutable de son droit au Pouvoir sur le Nord du Mali, il n’est pas souhaitable que chaque djihadiste liquidé suscite la vocation de deux autres dans des Pays Arabes dont l’assise politique est encore instable.

 

 

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 09:58

Rien à dire sur la nécessité d’une intervention militaire rapide au sud Mali, mais quid de l’objectif final ? C’est là que le bât blesse. On retrouve un Président Hollande qui ne dit pas, de manière précise (pourvu qu’il le sache) où il va :

 

1) la France fait-elle de la chasse aux «terroristes » sa priorité ? Vat-elle les traquer et les poursuivre où qu’ils aillent ?

 

2) Veut-elle, tout simplement, rétablir le Pouvoir de Bamako sur l’ensemble du Mali et soumettre à ce Pouvoir tous les Peuples de l’Azawad afin de sauvegarder les frontières tracées arbitrairement par les Français au temps des colonies. ? Dans ce cas, la France assistera-t-elle le gouvernement Malien autant de temps que nécessaire pour qu’il acquière stabilité politique, structures administratives et forces militaires suffisantes ?

 

Autres questions : Qui va payer l’opération militaire et les indispensables actions Humanitaires et de reconstruction? Qui va pourvoir aux investissements nécessaires pour sortir ce Pays d’une pauvreté qui est cause de désordre et d’impuissance politique ?

Voilà, entre autres, des questions, auxquelles le Peuple Français obtiendrait des réponses s’il était dans un Monde Anglo-Saxon… Ici, la pseudo raison de guerre fait de l’omerta une décence patriotique. Toute question est suspecte de visée politique mal intentionnée et les médias observent, vis-à-vis, de l’Etat une pudeur déontologique de bon aloi

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 10:13

 

François Hollande a récemment assuré la Justice de son indéfectible soutien tout en fustigeant ceux qui se sont permis ou se permettent encore de critiquer en quoi que ce soit ses défaillances, ce  bien que de nombreux exemples montrent que selon que l’on soit puissant ou misérable les jugements de cour nous rendent blanc ou noir. En voici un :

 

Alors que l’ouvrier dans sa petite voiture peut perdre son permis pour un oubli de ceinture de sécurité, un coup de téléphone et quelques dépassements de vitesse à 54 kmh au lieu de 50, Un chef d'entreprise de 40 ans, à qui il était reproché 94 (quatre-vingt-quatorze) excès de vitesse, dont plusieurs dizaines de grands très grands excès, a été relaxé vendredi par le tribunal correctionnel de Versailles.

Parce qu’il est riche cet homme roule impunément dans sa BMV X6 immatriculée au Luxembourg à des vitesses folles qui mettent la vie d’autrui en danger. (180kmh et même 235 kmh sur des portions limitées à 70)

Le tribunal l’a relaxé parce que grâce à son compte en banque bien garni (au Luxembourg ?) Il a pu s’assurer les services d’un très habile avocat.

 

Si en dehors, du fatras juridique, un Tribunal n’a pas pour mission première de protéger l’innocent à quoi sert-il ? Faut-il donner à cet homme, parce qu’il est riche le permis de tuer ? N’en déplaise au Président Hollande et à Mme Taubira ce genre de Justice, leur Justice puisqu’ils l’adoubent, me fait vomir.

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 10:00

 

Sinon, comment expliquer que 3000 barbares puissent asservir et terroriser un Peuple de 15 millions d’âmes ? La raison tient en un mot : Pauvreté. Ce Pays, deux fois plus grand que la France n’a, par manque de ressources, ni Pouvoir Politique fort et stable, ni Administration conséquente, ni Armée efficace. C’est à cela qu’il faut remédier et François Hollande dit agir dans ce sens. La question est de savoir ce que cela va coûter à la France sur le plan sonnant et trébuchant mais aussi sur le plan du risque d’ingérence, tout en sachant qu’il s’agit d’une bonne œuvre puisque, en retour, nous n’avons rien à attendre du Mali.

 

Le Président Hollande est très clair sur ses intentions :

 

1) Tuer ou mettre hors d’état de nuire dans des camps de concentration tous les rebelles. Sous réserve que cela soit possible, quel en sera le coût global et notamment celui de la France ?

 

2) Doter le Mali de ressources économiques et énergétiques suffisantes pour lui assurer un fonctionnement démocratique, économique et social, au minimal, suffisant pour lui assurer paix et sécurité. Combien de temps ? Quel est le coût ? Pour l’Afrique, l’Europe et surtout la France.

 

Questions subsidiaires : Que va penser la Gauche de la mise en œuvre d’un «Guantanamo» version deux ? Que va penser le «Marché» de ce nouveau très lourd tribut que va supporter la France ? En bref : Suite à la position du Président Hollande, quel sera l’impact de sa décision sur l’économie Française ?

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 08:38

Même si l’Homme est un sujet à part, remodelé par lui-même, la science et la société, il reste, avant tout, un produit de la nature, comme les arbres et les animaux. Les idées hédonistes, notamment celles de Gauche, l’émancipent peu à peu des contraintes de la nature mais elles ne peuvent le soustraire à la dégénérescence de la vieillesse et à la défaite de la mort. En ce sens, seule l’utopie Religieuse fait acte de rébellion.

 

La nature, qui assure sa propre pérennité par cycles successifs de naissances et de morts, fait de la procréation la Loi qui assure la survie des espèces, ainsi que leur principale raison d’existences, Loi à laquelle l’Homme n’échappe pas. Toujours selon la nature, c’est l’accouplement de l’Homme et la Femme (rencontre entre le sperme et l’ovule) qui conditionne la naissance d’un nouveau spécimen. Pour ce faire, l’amour, le désir, le plaisir sont autant de médians affectifs destinés à provoquer la copulation. Les couples de même sexe sont très exactement semblables aux autres y compris dans l’amour, le désir, le plaisir, mais sont exclus de la possibilité de procréer. Même pour ceux qui ne désirent pas d’enfant, le principe même de cette incapacité engendre un sentiment de frustration et d’injustice dont certains, par une sorte de transfert, rendent la société responsable de ce qui est, en fait, du ressort de la nature.

 

Le mariage des homosexuels serait, en soi, au nom de la justice et de l’égalité, parfaitement justifié, si l’impossibilité de procréer n’ouvrait la porte à une suite de demandes concernant les enfants et les diverses manières de s’en procurer. L’adoption pose déjà le problème de l’être en tant que «chose» que l’on peut choisir selon son propre penchant, choix duquel l’enfant, en tant qu’objet plutôt que sujet, se trouve exclu.

 

Plus la science avance dans les techniques de la procréation, plus le besoin du droit d’avoir des enfants se fait pressant pour les couples homosexuels, plus se justifie le besoin de recherche scientifique . La «fabrication» des cellules souches, puis le développement artificiel de l’embryon et du fœtus humain ne sont, désormais, qu’une question de temps. Dès lors, comme pour toutes les «choses» produites par l’homme, celui-ci n’aura de cesse de tenter de les améliorer par des pratiques sélectives.

Pour autant, peut-on affirmer que, sans cela, la marche vers cette forme d’eugénisme qui est la maitrise par les Humains de leur propre création n’aura pas lieu ? Rien de moins sûr, et quand on voit le comportement de certains Hommes, purs produits de la nature, on peut se demander si c’est un mal ou un bien.

 

A mon sens, l’erreur (affectée ?) de François Hollande et des Socialistes est de considérer le mariage homosexuel comme un acte banal de justice sociale alors qu’il touche directement aux consciences. Si celles des agnostiques, athées ou laïcs relèvent de la souplesse plastique, les Religieuses reprennent, dès qu’on les touche, une rigueur d’acier…. Jusqu’à présent, en France, les Religions monothéistes sont de l’ordre du « statique » (1) qui attache l’homme à la vie et l’individu à la société. Cette conception permet de fondre le côté «sacré» du Religieux dans l’ordre républicain laïc. Or le mariage entre homosexuels porte un rude coup à l’aspect tabou de ce «sacrement» qui, aillant pour objet de donner la vie, rejoint Dieu par l’acte de création. En ce sens il peut réveiller des envies de Religion «dynamique » qui, elle, atteint quelque chose d’inaccessible, très loin du commun social. Sous son aspect anodin de justice élémentaire, le mariage pour tous risque de rallumer le feu dans bien des consciences.

 

 

1) Bergson

 

 

 

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 08:49

François Hollande a prévu un accord «historique» entre les Partenaires Sociaux, lequel va déboucher, s’il débouche, sur des effets d’annonce politiques sans grand impact sur la compétitivité industrielle de la France.

Voici, en ce qui reflète assez bien le point de vue du Patronat, ce que dit Maurice Lévy :

«Tout le monde le sait, les politiques de droite comme de gauche: la France connaît depuis des décennies des problèmes structurels. Elle est entravée par plusieurs boulets. Il y a d'abord notre système économique et social, très en retard au regard de nombreux pays, dont l'Allemagne: la France, qui ne vit pas en autarcie, mais dans un monde ouvert, continuera d'en payer le prix tant qu'elle n'aura pas assumé des réformes de fond et réglé la question des 35 heures. S'ajoute à cela un fatras de législations qui corsettent et handicapent les petites et moyennes entreprises, tout comme les investisseurs étrangers, lesquels réclament avec raison plus de flexibilité et de fluidité pour investir. Enfin, inquiets quant à leur avenir, nos concitoyens sont profondément déprimés et ils le disent. Or l'économie est avant tout une affaire de confiance.»

 

Les Syndicats sont divisées sur le bien-fondé de cette analyse, et, à en croire Bernard Thibault, il est de leur devoir de faire avancer l’accord vers un contrat social au bénéfice du personnel. Moins de précarité de l’emploi, meilleures rémunérations et conditions de travail, bref, plus d’argent aux travailleurs et moins aux actionnaires….

 

Jusqu’à l’arrivée au pouvoir de François Hollande, dont la politique, dite social-démocrate, se caractérise par des compromis entre chèvre et chou, la Gauche et notamment les Socialistes, ont dénoncé les raisons avancées par la Droite sur les prétendues déficiences de la compétitivité Française. Pour ce faire ils ont souvent pris en exemple la Suède, en tant que paradis conciliant harmonieusement l’avancée sociale et le succès industriel.

Dans les faits, la réalité vient contredire cette utopie, ainsi que le démontre les péripéties d’un des plus beaux fleurons de l’industrie Suédoise.

 

En latin « Volvo » veut dire « Je Roule », nom de bon augure pour une fabrique d’automobiles fondée en Suède dès 1927.

Comme on le sait le personnel Suédois bénéficie d’avantages sociaux et d’excellents salaires dont ils reversent, sous forme d’impôts, une bonne partie à l’état. Ceci étant, et malgré la qualité du produit, le prix de revient des voitures et les contraintes de la concurrence, ont peu à peu mis les comptes dans le rouge.

En 1999 le groupe Volvo AB cède sa branche auto à Ford pour 6.5 milliards de $, lequel devant de nouveaux déficits fût très heureux de la recéder en 2010 pour seulement 1.8 milliards $ au Chinois Geely.

Alors que tout le monde s’attendait à un « pompage » technologique et un transfert en Chine, la production est restée en Suède comme par le passé.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, Volvo-Geely s’est, récemment, quasiment retrouvé en cessation de paiement. Mais la Chine est venue immédiatement à son secours en abondant des fonds considérables par l’intermédiaire d’une Banque qui est, en fait, l’état Chinois. C’est ainsi que les richesses produites par des travailleurs sous-payés en Chine, viennent compenser les pertes dues aux hauts coûts de production des Suédois. Mais quid des lourdes pertes de Peugeot en France ?

 

Il semblerait que dans sa pensée profonde, notre Gouvernement, plutôt que d’essayer d’ajuster, à grand mal, notre compétitivité au marché, préfère rechercher dans celui-ci des créneaux à haut potentiel de valeur ajoutée correspondant à nos prix de revient élevés.

 

Une étude sur la nature de la demande mondiale en 2022, par pays et par secteur, réalisée conjointement par la direction du Trésor, le Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii) et le réseau d'export Ubifrance a été dévoilée lundi 3 décembre 2012. Selon l'enquête, l'électronique, l'automobile, la chimie, les machines et l'agroalimentaire resteront les secteurs les plus porteurs en 2022 (plus de 900milliards d'euros chacun), devant le textile (800 milliards) et la santé (650 milliards).

"La France n'étant pas armée pour lutter sur tous ces marchés" (sic) « Le rôle de l'Etat stratège est de faire des choix, et c'est mon travail», a martelé Nicole Bricq. Quatre secteurs ont donc été identifiés comme stratégiques : l’agroalimentaire, la santé, les technologies de communications et la vie durable (Chouette, on va plus mourir !)

En attendant que notre élitisme s’avère payant et du fait «que la France n’est pas armée pour lutter », Mme Bricq, qui n’envisage plus d’avenir pérenne pour l’automobile Française, devrait, dans l’immédiat, penser au personnel de Peugeot et prendre l’attache des Chinois.

 

 

 

 

 

 

 

 

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