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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 13:52

 

 Dans un Pays ou deux membres d’un même gouvernement peuvent, sans problème, donner des signaux diamétralement opposés, pourvu qu’ils servent tous deux, en dépit de la cohérence, l’idéologie définie par le «Maitre » Présidentiel (1), le Citoyen se doit de prendre le relais d’un minimum de logique.

Pour ce faire distinguons le «Peut-il » du «Doit-il »….

 

--Jérôme Cahuzac «peut-il » rester Ministre ?

La réponse est OUI !

 

1) Il a solennellement affirmé devant l’Assemblée Nationale qu’il n’avait pas et n’avais jamais eu de compte dans une Banque Suisse.

2) Les éléments sur lesquels s’appuie Médiapart sont, au moins jusqu’à présent, sujets à caution.

3) En entendant les résultats de l’enquête préliminaire diligentée par la Justice M. Cahuzac est, de fait et de droit, formellement innocent des accusations de Médiapart.

 

Il serait d’ailleurs utile, que dis-je fondamental, que Politiques (honte aussi à la Gauche), Journalistes et Citoyens reprennent un peu de sens moral, ainsi que d’intelligence, en évitant de scier les branches des principes sur lesquels ils se sont assis. Au-delà des envies compulsives de détruire par n’importe quel moyen son adversaire, il faut considérer la morale non pas comme vertu, mais comme nécessité pour le vivre ensemble A partir du moment où une simple accusation (autre que celle de Justice) désigne comme coupable (ou même seulement possible coupable) un individu, on retombe dans l’arbitraire de l’affaire Callas et les Lumières qui s’éteignent font place à l’obscurité.

 

--Jérôme Cahuzac « Doit-il » rester Ministre ?

 

M. Cahuzac est-il un bon Ministre ? Est-il opportun de faire un remaniement Ministériel ?... Autant de réponses qui n’appartiennent qu’au Président et au Premier Ministre. De là à cette «omerta» à la sortie du Conseil des Ministres ou pire encore à ce dédaigneux «circulez y a rien à voir » de Mme Lebranchu, il y a un espace de courtoise et loyale information publique qu’il est prudent de mépriser en dictature mais de respecter en démocratie.

 

 

1) Que le Ministre de l’Education Nationale trouve naturel que Mme Vallaud Belkacem fasse du prosélytisme homophile dans une classe de l’Enseignement Public puis dénonce le principe même de ce genre de débat dans le « Privé» sert la volonté du Président mais relève d’un abus dogmatique parfaitement contraire à l’esprit Républicain.

 

 

 

 

 

 

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 10:44

 

La « Crise » dont on nous rebat les oreilles en tant que prétexte à toutes sortes de difficultés, est un terme impropre pour désigner les phénomènes que nous connaissons aujourd’hui. Cela relève d’un paralogisme commode et délibéré de la part des « Politiques » qui savent bien que la « Crise », (définie comme état provisoire dans l’attente d’un retour au « Normal », si cher à qui l’on sait) est un terme de pure illusion dans un Monde en mutation où ce qui fut ne sera plus jamais pareil.

 

Le Président Hollande croit-il ou fait-il semblant de croire, que le chômage va aller vers un retour à la « normale » dès la fin de 2013 par la magie d’une reprise de la croissance Mondiale balayant d’un coup les boulets structurels que traine la France et dont elle est incapable de se libérer ? En 2007, au début de la débâcle des subprimes et de l’avènement d’Obama l’endettement des USA était de 65% de son PIB, il frôle aujourd’hui, avec 16 mille milliards de $, les 110 %. Et ce n’est pas fini, puisque le plafond de la dette, une nouvelle fois relevé, fera des Américains les principaux profiteurs de l’épargne mondiale, manne que nous remplaçons en France par l’impôt. Comment François Hollande peut-il expliquer que ce qu’il (la dette) considère ici comme un mal, devient, en Amérique, un bien qui, par son augmentation insensée, relancera la croissance Mondiale dès fin 2013 ?

 

En vérité, dans bien des domaines, moraux (1), sociaux, économiques (2), politiques, culturels, écologiques, techniques, scientifiques, nous assistons, plutôt qu’à une crise passagère, à une évolution Mondiale durable, sorte de mutation dont la plus évidente tient au principe des vases communicants qui vide les Pays riches au profit de plus pauvres, lesquels montent en puissance.

 

L’erreur Française tient à une sorte de sclérose intellectuelle et politique qui nous renvoie à la société de Mendes France, dont François Hollande rabâche le modèle, ainsi qu’à des visions veillottes et nostalgiques qui nourrissent le ferme espoir de revenir au passé. Notre principal défaut est d’être vieux.

 

 

 

 

1) Quand vers 1792 la Révolution Française a institué le mariage civil, c’était pour faire pièce au mariage religieux. Il n’était alors question que de couple homme et femme fondant famille. Quelle évolution depuis…

2) La principale cause des déboires de Virgin est de n’avoir pas vu l’évolution des systèmes de vente dus à Internet. De même, alors que la baisse de consommation des carburants rend les raffineries sur-capacitaires comment le Président peut-il dire à Pétroplus que le Gouvernement « fera son devoir » en trouvant un repreneur crédible. Où est le « devoir » de l’état ? D’augmenter la production des raffineries ou de diminuer les émissions de CO2 ?

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 08:41

 

Mme Najat Vallaud Belkacem veut lancer une «concertation» pour «éviter» les messages racistes, antisémites et homophobes. En clair, elle désire interdire sur les réseaux sociaux l’expression d’un certain nombre de propos qui ne sont pas conformes aux canons de bienséance et d’humanisme de la Gauche. Est-ce de cela dont parlait Baudelaire quand il ne voulait pas faire son ami d’un Homme qui aurait un prix de vertu par crainte qu’il ne devienne un tyran implacable ?

 

--- L’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 stipule : «La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme: tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi»

 

--- La Constitution de 1958 confirme : «Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946».

 

---La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, reprend ce thème, pour dire dans son article19 : «Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le Droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit » Mais la Déclaration précise aussitôt :

«1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.

2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.»

 

De tout cela, il ressort clairement que seule la Justice peut, en fonction de la Loi, décider ou non de la «Faute» locutive, laquelle, contrairement à ce que sous entendent les associations humanistes ne se limite pas aux propos racistes, antisémites et homophobes. Quand le «Pouvoir» essaie de faire pression pour empêcher un propos (de quelque nature qu’il soit) en se substituant en amont à la Justice, il ouvre la porte à un processus antidémocratique dangereux.

 

----Pour Kant, la liberté d'expression conditionne entièrement la liberté de pensée : « Certes, on dit : la liberté de parler, ou d'écrire peut nous être retirée par un pouvoir supérieur mais absolument pas celle de penser» C’est donc dans la pensée elle-même que se cache le ver qui gâte le fruit. Un défaut d’éducation et les mauvais exemples d’une société en quête de béquilles, le chômage, la pauvreté, autant de facteurs corruptifs de la conscience que l’on devrait s’efforcer de combattre plutôt que d’envisager la censure. Ne s’opposer qu’à l’expression fait courir le risque d’un effet pervers qui renforce le ressentiment et la haine. Dans ce Monde ouvert, la contrainte est d’un autre âge et s’il est vrai que la Justice par sa lenteur est mal adaptée à une modernité qui va de plus en plus vite, ce n’est pas une raison pour pallier ce défaut par des mesures contraires au respect de la Constitution et de valeurs qui ont fondé la République. Il faudrait, sur ce sujet, une évolution de la Justice et, plutôt que d’empiler des lois, faire en sorte que chacun ressente profondément que la seule vraie liberté consiste à se déterminer de façon morale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 09:17

 

 

Est-il paradoxal que «la Finance» adoube un Président Socialiste alors que le Peuple s’en dit mécontent ?

 

Jamais, du temps de la Droite, les créanciers n’avaient offert à la France autant de possibilités d’emprunts à des taux aussi avantageux. Dans son dernier rapport, l’agence Fitch note que les «performances macroéconomiques de la France sont comparables à celles des autres grands pays AAA et que le déficit courant actuel de 2% du PIB n'est pas excessif ». Bien que, par le passé, les «Agences» aient donné, jusqu’à la veille de sa faillite, de bonnes notes à Lehman-Brothers, on peut espérer que, cette fois, les expertises de Fitch relèvent d’un peu plus de sérieux. Même si Fitch est parfois soupçonné de franco- bienveillance, les propos de Christian Noyer Gouverneur de la Banque de France, qualifiant d’erreur d’analyse une perte du triple A Français, viendraient nous rassurer. D’autant que François Hollande, en prédisant le retour de la croissance dès 2013, doit, lui aussi, disposer d’informations positives. Bref, les choix du Président, sur la maitrise de la dette et le budget de l’Etat, ont, jusqu’à présent, pleinement convaincu la Finance internationale.

 

Mais, d’un autre côté, un grand nombre de Citoyens ressentent, à titre personnel, l’altération de leurs conditions de vie. Ils ne peuvent que constater la hausse des impôts, la perte du pouvoir d’achat et la dérive du chômage. Si Mme Parisot jubile de voir les Entreprises exemptées de vingt milliards d’impôts elle s’inquiète du report de ces charges sur le Citoyen car elle sait très bien que pour vendre il faut que les gens aient les moyens d’acheter. Peu importe que cette fracture immanente entre la base et les élites de toutes sortes ne soit pas encore clairement perçue : elle existe et se fera sentir un jour ou l’autre. Pour le moment on s’en tient à nier ou adoucir les faits : Ce serait, soit inexact, soit le prix à payer pour rétablir la confiance et faire en sorte que, demain, la terre rendue aride par tant d’exploitations hasardeuses, redevienne, enfin, le terreau nourricier capable d’abonder de splendides récoltes. Peut-être…En attendant la pilule est amère et dure à avaler.

 

 La Social-Démocratie Française s’oriente donc vers un Etat dirigiste qui, grâce à l’impôt, subventionne l’économie. Le Peuple doit se faire à l’idée d’être plus ou moins appauvri grâce à la perspective qu’il y ait plus de justice et d’égalité dans le partage des ressources et du travail. C’est déjà le cas de la France, puisque son PIB global qui se hisse au 5eme rang Mondial dégringole au 20eme rang par Français avec nette tendance à chuter. Quoiqu’il en soit un tel système convient à l’Europe et à la finance internationale dans la mesure où il garantit une bonne solvabilité de l’Etat. Il reste toutefois précaire tant que la compétitivité et l’offre de travail ne sont pas présentes au rendez-vous d’une véritable production de richesses capables d’équilibrer la balance des échanges commerciaux.

 

On est loin, qu’elle soit rouge ou verte, des aspirations de la Gauche…….Mais celle-ci, à force de manquer les trains, se contente de les regarder passer dans la posture du chef de gare.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 20:20

 

 

Au cours du deuxième trimestre 2012, 41.700 postes ont été détruits dans les secteurs marchands. Au troisième trimestre, l’économie Française a perdu plus de deux fois et demie d’emplois qu’au deuxième. (Source Insee)--- Depuis plusieurs mois ce sont, chaque jour, mille travailleurs de plus qui sont au chômage.

Mais cette réalité est pratiquement occultée par les Médias qui ont vocation de mettre en priorité ce qui intéresse (pour quelles raisons ?) les Syndicats et le Public: 640 emplois non détruits à Florange.

 

Au Pays de Descartes le premier réflexe serait à l’étonnement : Comment peut-on «raisonnablement» ignorer le sort de plus de mille chômeurs par jour au bénéfice de 640 qui conservent leur emploi ?

Sauf que Descartes nous donne en règle première celle de l’évidence. Ne dois-je pas admettre que l’Opinion est bien plus attachée au risque supposé de quelques centaines d’emploi à tel endroit, à telle industrie, à telle multinationale, plutôt qu’à des milliers de pertes d’emploi chaque jour ailleurs ?

Serait-il sage d’opposer ma propre conviction à celle des médias et de tout un Peuple ? La Démocratie implique que la majorité détienne la raison. Ce serait donc à moi de m’adapter aux règles de ce monde, dont la réalité se construit bien plus de virtuel que de faits et de chiffres….

J’ai du mal à m’y faire !

 

 

 

 

 

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 08:39

 

La Rupture de l’Union pour le Mouvement Populaire (RUMP) signe la mort cérébrale de la Cinquième République. En vérité, François Hollande est le Président d’une République en gravidité qui ne dit pas son nom. Mais il n’est pas certain que cette évolution soit le fruit de la volonté exclusive des leaders du PS. Peut-être y a-t-il eu concomitance entre leur élection et une envie populaire, plus ou moins consciente, de revenir à la France des Partis.

 

Quoiqu’il en soit le traditionnel bipartisme entre Droite et Gauche de la Cinquième a, d’ores et déjà, fait les frais de cette évolution. Le RUMP de François Fillon est plus près de l’UDI de Jean-Louis Borloo que de l’UMP de Jean-François Copé qui flirte, plus à droite, avec certaines idées du FN. Et, l’UDI, n’est pas très loin (sauf en ce qui concerne les méthodes) de la Social-Démocratie de François Hollande. Mais, paradoxalement, Les Notables du Centre s’opposent à un Gouvernement lequel, il est vrai, compte parmi ses membres des ministres dont l’idéologie est proche de l’extrême Gauche ou de pensées écologistes plus ou moins refoulées pour la circonstance.

 

Hormis le conflit des égos, ceci explique la rupture présentement vécue au sein du principal Parti de Droite. Si la ligne du Parti était aussi indéfectible que certains veulent bien le dire, les antagonistes n’auraient pas pu, facilement, la scinder en deux groupes et jouer la comédie de la réconciliation dans un récurrent cinq à sept à huis clos. Le sort en est jeté : un recollage de circonstance ne pourra pas faire que ces leaders, leurs lieutenants et leurs groupes, puissent encore prétendre à la parfaite harmonie sans prendre leurs électeurs pour des imbéciles.

 

De la même manière, mais dans une construction contraire, il règne au sein des partis de Gauche (et par là même au gouvernement) une solidarité de façade qui relève de l’hétéroclite. Alors que Pierre Moscovici est pressenti pour présider l’Euro group, Arnaud Montebourg est plus près de Jean-Luc Mélenchon que de Jean-Claude Junker. Par chance, François Hollande est passé maitre dans le jeu des idéologies patchwork, ce qui permet, pour un moment de donner le change.

 

Diverses promesses d’ordre sociétal pourraient justifier une révision de la Constitution pour une nouvelle République laquelle reprendrait, même sans changer de nom, le pli traditionnel Français :

--- Multiplication des Partis et coalitions de circonstances.

--- Panel d’opinions diversifiées pour les électeurs et profusion de postes Politiques pour les élites.

--- Marché Politique abondant pour les sondeurs, politologues, médias et spécialistes de toutes sortes.

 

De quoi aller vers un idéal Démocratique par le nombre des acteurs politiques, la profusion des débats, des idées, des analyses, des réunions, des colloques, des discussions, des concertations. De quoi plonger l’Aristocratie Républicaine dans la félicité ….. Contraste frappant, et encore voilé, avec les fractures Sociales qui ne cessent de s’élargir, ne serait-ce que celle qui existe entre ceux qui bénéficient d’un bon emploi et ceux qui perdent, par milliers, chaque jour le leur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 08:24

 

 

Sa décision sur Florange, son communiqué bien balancé, sont dignes d’un Premier Ministre qui prend ses responsabilités. Mettre l’intérêt général, avant des considérations purement politiques est inattendu et courageux.

En certifiant avoir un repreneur sérieux pour les hauts fourneaux de Florange, le Ministre du Redressement Productif a été emporté par son aveuglement à essayer de combattre les froideurs d’un univers multi-nationaliste sans autres forces que celles de l’exaltation. Un peu de fraicheur dans ce monde de brutes ne fait pas de mal, à condition que la Raison l’emporte sur l’irrationnel. Ceci étant, laissons à M. Montebourg le mérite d’avoir sauvé 630 emplois en évitant, in-fine, d’en sacrifier 3000.

 

La Raison, c’est d’admettre que la demande mondiale de l’acier est en baisse et que l’important est de sauvegarder non pas 630 mais plus de 2400 emplois à Florange, sans compter ceux de Dunkerque qui auraient pu être aussi directement impactés.

La Raison, veut que, par les temps qui courent, le Gouvernement soit extrêmement prudent dans ses manœuvres avec un groupe qui fait travailler sur le sol Français 20000 personnes, et environ 60000 en tenant compte des emplois induits.

 

La «vraie» Gauche a pour objectif essentiel de faire la guerre aux multinationales avec l’arme lourde de la nationalisation. En ce qui concerne la sidérurgie, encore faudrait-il, comme le disait Christophe Barbier, que ce soit par une opération cohérente sur l’ensemble du territoire. D’autant qu’il n’est pas certain que la partie «chaude» soit le meilleur choix, car produire des gueuses de fonte implique, en premier lieu, d’avoir du charbon et du minerai de fer. Surexploitées en France depuis le 19eme siècle nos ressources sont désormais épuisées et faute de main mise sur des exploitations minières extranationales (Comme c’est le cas pour Mittal) la sidérurgie Française serait comme un chasseur avec un fusil sans cartouches.

 

630 emplois sauvés, c’est épatant pour les intéressés, mais c’est à peine la moitié du nombre de travailleurs qui, chaque jour, subissent le chômage dans le silence que l’on réserve aux sacrifices des agneaux sur l’hôtel des évolutions de la Société, des intérêts et des idéologies. Quand M. Ayrault en aura fini avec la contrainte des promesses superfétatoires du Président Hollande donnera-t-il enfin la priorité au combat contre le chômage ? C’est un fléau en France, mais aussi en Europe : celle des roublardises, des combinaziones financières et du nanisme international. Il ne peut y avoir de redressement de la France sans celui de l’Europe et nous avons tort de laisser courir.

 

 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 12:49

 

Ce n’est pas la plus grave crise que la France ait connu, ni la plus tragique, mais elle est sérieuse au simple regard de ses symptômes les plus évidents :

 

---Crise Démocratique.

---Crise Politique

---Crise de Gouvernance

 

Crise Démocratique.

Le bon fonctionnement du système Démocratique est fondé sur un certain équilibre entre la Majorité au Pouvoir et la Minorité en Opposition.

Sur ce point le déséquilibre est flagrant : d’un côté une Majorité détenant tous les pouvoirs (Y compris ceux des corps intermédiaires) qui muscle ses forces policières au nom de l’état de droit et de l’autre une Opposition en désagrégation qui laisse libre cours à celle des extrêmes dont les actions corporatistes, sporadiques et désordonnées ne sont pas compatibles avec l’intérêt général.

 

Crise Politique.

La Cinquième République, qui n’en a plus, en fait, que le nom, est devenue la proie des Partis et des Politiques. Trop nombreux, trop chers, les «Politiques» forment désormais, par l’éminence de leur instruction et leur statut social, une caste à part de plus en plus éloignée du Peuple dont la frange nécessiteuse ne cesse de grandir. Que dire alors de la déliquescence morale que le principal Parti d’Opposition vient d’étaler au grand jour. Le syndrome de Rastignac, relayé par tous les médias d’Europe, est bien peu compatible avec la volonté affichée, pour se faire élire, de servir le bien Public. Si les citoyens n’ont pas encore compris, c’est que décidemment la bêtise est bien la condition nécessaire à l’existence de la Démocratie. C’est, en tous cas, ce qu’en termes choisis, Victor Hugo nous laissait croire.

 

Crise de Gouvernance.

 François Hollande l’a dit ou laissé entendre plusieurs fois : En devenant Président de la République il a touché le sommet qu’il s’était promis d’atteindre et accompli le rêve de sa vie. Dès lors, toutes autres actions aussi importantes et décisives qu’elles fussent (on ne saurait mettre en doute sa droiture et sa volonté à les accomplir) ne viennent qu’après cela.

Dès son arrivée au Pouvoir, le Président Hollande, a sous-estimé la faiblesse industrielle de la France. Pire il a, au nom du simple souci Politique, pris des mesures qui ont aggravé la situation.

Depuis il a quelque peu changé sa trajectoire : Abandon de la renégociation du traité Européen, volonté de construction Européenne, réduction des déficits et relance de la compétitivité. Mais en ce qui concerne les trois derniers points aucune décision efficace tangible n’a été prise et la baisse de popularité commence à se faire sentir. Alors qu’il n’y a aucune sagesse économique à vendre du Suez pour acquérir du haut fourneau de Florange, on voit le Président lui-même envisager leur Nationalisation au seul intérêt d’en tirer un éventuel bénéfice politique. Il s’agit là d’un fait, que je retiens pour ma part, comme un symptôme évident d’une crise de Gouvernance.

 

Jusqu’ici la majorité s’est retranchée derrière la gestion de ses prédécesseurs laquelle, il faut le dire, n’est pas exempte de critiques. Reste à savoir combien de temps l’Opinion Publique va rester impassible devant la montée du chômage : Nettement plus de mille chômeurs en plus chaque jour, ça commence à faire beaucoup et pas mal de bruit dans les chaumières.

 

 

 

 

 

 

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 10:06

 

 

 

Le nouveau RUMP est arrivé. Si j’ai bien compris il est plus proche de l’UDI que de l’UMP lequel flirte avec le FN. Mais pendant que le MODEM se rapproche du PS, celui-ci cause souci à EELV, alors que le PCF prend ses distances avec le FG qui est proche de LO et du LCR. Super : les Citoyens Français disposent ainsi d’un panel politique, cher, très cher, mais assez exceptionnel. Cependant, la guerre est rude entre les Partis, et ceci les oblige à prendre des positions parfois contradictoires pour coller au plus près de la clientèle. De ce fait, on voit l’UDI, en principe au centre, se prononcer pour la nationalisation de Florange tandis que le PS, en théorie à gauche, muscle sa police et use de la force publique pour déloger les «Verts» planqués dans les bosquets de Nantes.

Autant de positions qui peuvent d’ailleurs varier d’un moment à l’autre en fonction des circonstances.

L’avantage de cette sorte de Sixième République des Partis est de permettre à un nombre considérable de personnes de vivre de la Politique. C’est toujours mieux que l’ANPE.

D’autant que le Peuple semble ravi par ces spectacles à rebondissements, largement amplifiés par les médias.

 

Dans d’autres temps, on aurait trouvé bizarre qu’au moment où le chômage dépasse le chiffre de

mille de plus chaque jour, ceux-là même qui sont censés l’endiguer veuillent bouter hors de France une multinationale, au prétexte qu’elle veut licencier 630 personnes sur un site obsolète alors qu’elle procure plus de 40.000 emplois directs et indirects sur le sol national.

Mieux, dans une autre optique, la France loin d’avoir la haine des multinationales se serait faite belle pour attirer les meilleures d’entre elles, pourvu qu’elles offrent des emplois, de la richesse et qu’elles payent des impôts.

 

Sauf, que nous sommes dans notre temps, celui des Politiques, des Politologues et des Médias. Du Pain et des Jeux, voilà ce que demande le Peuple : Il parait que ce n’est pas nouveau….

 

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 16:32

 

 

Faut-il accorder le moindre crédit aux déclarations des Politiques ? Faut-il croire Arnaud Montebourg quand il dit : «Nous ne voulons plus de Mittal en France» ….On se pose sérieusement la question….

 

Quoiqu’il en soit, ce serait remonter, à l’envers, le cours de l’Histoire. En effet l’Europe s’est construite sur La Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier qui était une organisation internationale fondée sur un Traité entré en vigueur le 23 juillet 1952 pour une durée de 50 ans. L'objectif était de « soutenir massivement les industries européennes du charbon et de l'acier pour leur permettre de se moderniser, d'optimiser leur production et de réduire leurs coûts, tout en prenant en charge l'amélioration des conditions de vie de leurs salariés et leur reclassement en cas de licenciement»

Il est bien dit «Tout en prenant en charge leur reclassement en cas de licenciements» Robert Schuman, Père de l’Europe, prévoyait un déclin de l’industrie sidérurgique, notamment en France, pour deux raisons essentielles :

 

1) L’épuisement des mines de charbon et de fer

2) Le ralentissement de la demande d’acier.

 

Et voilà que notre Ministre du Redressement Productif, soutenu par le Ministre des Finances, choisit de renationaliser une Sidérurgie Française (sans ressources en minerai de fer et de charbon) sur un site où l’importation de ces matières premières revient au plus cher.

Espérons que ces déclarations ne relèvent que du souci d’apaiser les Syndicats, de rouler les mécaniques ou de faire pression sur Mittal. Faute de quoi le contribuable n’a pas fini de payer les pertes….

 

«On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans» disait Rimbaud…. Quel âge avez-vous Monsieur Montebourg ?

 

 

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