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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 10:33

Dans  leur logique (1),  Arnaud Montebourg,  Jean Luc Mélenchon,  Pierre Laurent (et bien d’autres)  ont raison : Une politique économique et sociale de gauche est incompatible avec  la rigueur exigée  par la  philosophie Européenne  de l’Euro fort. Il lui faut, au contraire une monnaie faible et abondante avec tendance à l’inflation.

Dans leur logique, mais pour d’autres causes, le Président de l’Assemblée Nationale (et bien d’autres)  ont, également, raison : la position  de l’Allemagne les conduit droit, en France, vers un échec électoral.

Il ne serait pas exact de dire  qu’ayant voté pour François Hollande, les uns et les autres  auraient dû  savoir à quoi s’attendre car  le Candidat les a trompés en affirmant qu’il renégocierait le traité Européen.  On peut toutefois, comme au temps de Mitterrand, les taxer d’une très grande (feinte) naïveté.

Quoiqu’il en soit, s’il est, comme je le pense, avéré  que Jean-Marc Ayrault  a d’ores et déjà  perdu sa bataille et que sa  détermination (qui n’est en fait qu’une sorte d’obstination  due à un refus de voir la réalité en face)   conduit, soit au chômage, soit à la récession, soit à la dette  avec probablement un peu de tout ensemble,  la seule ressource possible est en effet d’essayer  de faire croire  que c’est la faute à  l’Allemagne, à Mme Merkel ou à M. Barroso.

Bien qu’il n’en souffle  rien, j’observe que le Président Hollande est sur la même ligne : Ses déclarations au Japon militent nettement en faveur d’une relance de la planche à billets de la BCE. Il a tout à  gagner aux attaques de la politique Européenne : au mieux il récoltera le secours dont on a tant besoin, au pire il y trouvera une bonne excuse.

Une connivence tacite entre lui et les contempteurs  n’est, d’ailleurs, pas  impossible, à l’insu du plein gré de Jean-Marc Ayrault, cela va sans dire…

 

 1)        Inutile de revenir sur  le manque de compétitivité de notre industrie dans  l’hexagone…Moins connu est celui du manque de capacité industrielle pour des productions plus  haut de gamme. Par exemple il y a actuellement une forte demande mondiale  pour un avion turbo-prop de 80/ 90 places   dont la fabrication est formellement refusée par Air bus par manque de capacités de conception et de construction…

 

 

 

 

 

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 10:28

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 19:41

Jusqu’à présent, François Hollande a suivi la route de sa carrière  telle qu’il l’avait minutieusement tracée, jusqu’à atteindre son but final : être  Président de la République. Pendant trente-deux ans  d’obstination politique il a su  patienter tout le temps  nécessaire pour atteindre son objectif,  pagayant habilement dans le flot des évènements sans jamais véritablement les affronter.

Devenu Chef de l’Etat  Français il poursuit la même  méthode, évitant de ci de là les écueils qui se présentent et  attendant le moment ou l’orbe, enfin étale, emportera l’économie dans son courant puissant et régulier.

D’ici là, on parle réformes (sans les faire vraiment),  justice (terrible outil politique ?), morale  (puissant moyen d’attiser le ressentiment des faibles et d’amuser la galerie). A l’extérieur on ajuste le discours en fonction du plaisir ressenti par  ceux qui l’entendent : A Leipzig on félicite l’Allemagne pour son économie  rigoureuse  et ses succès industriels,  Au Japon on s’enthousiasme pour le laxisme financier…

Ça peut marcher…Un Homme qui réussit à devenir Président de la République sans avoir jamais vraiment travaillé  (Au sens où l’endure  une majorité de citoyens) mérite, pour le moins,  qu’on lui tire son chapeau.

Pour ce qui me concerne, le bivouac de la France dans l’attente de la fin des hostilités reste  de nature hasardeuse :

--Quel sera, dès Septembre, le résultat du vote Allemand ? 

--Que sera le vote Européen et qui succèdera à Durão Barroso ?

--Quelle sera la nouvelle politique Européenne ?

Mais surtout, que sera la nouvelle politique de la FED ?  IL y a dès aujourd’hui beaucoup d’incertitudes, comme si l’énorme injection de liquidités faisait craindre à certains l’éclatement d’une nouvelle bulle.

Alors,  pourquoi perdre tout ce temps ? Pourquoi attendre de remettre la France en compétitivité ? Pourquoi garder le gouvernement Ayrault ?  Pourquoi ne pas nommer Gérard Collomb comme Premier Ministre ? Pourquoi ne pas charger  les fusils plutôt que de les garder en faisceaux ?

 

 

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 13:38

On a compris que le Chef de l’Etat  avait, par une sorte d’exception culturelle, le don et le besoin de jouer sur les mots. Pour moi, c’est une forme esthétique de non-respect d’autrui qui présuppose que l’autre sera assez sot  pour croire en la deuxième ou troisième version, tout  en admettant qu’il s’était fourvoyé dans la compréhension de  la première… Tactique sophistiquée, évolution de celles que l’on retrouve chez  Maupassant  du temps des Notaires de  Province et des marchés à bestiaux Normands.

Mais le fait que ça marche nous  oblige à admettre une certaine dose de niaiserie.  Ce n’est pas le  cas du Président car, si la bêtise humaine  est une valeur sûre,  son maniement  délicat  est  réservé aux gens habiles et  intelligents. Faire son propre bonheur en faisant croire que l’on fera celui des autres n’est pas réservé à tout le monde.

Bref nous avons admis, qu’en dehors,  de la Culture et des Œuvres d’Art, des Universités  et de l’Intelligence, d’Airbus et du CAC 40,  la France était bien heureusement orienté vers la consommation et le service  mais  incapable d’affronter la concurrence mondiale en matière de productions triviales en biens de consommation--  Alors,  par courtoisie, on fait semblant de croire le contraire. La création du Ministère du Redressement Productif (?), la mise en place de systèmes alambiqués  censés booster les entreprises, autant de leurres destinés à apaiser les esprits. 

Tout irait donc pour le mieux, avec des marchés financiers tellement pourvus de liquidités qu’ils ne savent plus où les mettre.  (Actuellement la France peut emprunter sans réserve à des taux  historiquement bas).

Reste pourtant le problème du chômage… Le résoudre tout naturellement en donnant du travail aux gens  étant, pour les raisons  ci-dessus, devenu impossible, l’Etat dispose de plusieurs moyens artificiels et sa « boite à outils » n’a pas dévoilé toutes ses malices.

Il est probable, qu’après les vacances, le gouvernement va nous sortir un truc pour faire en sorte que les gens  demeurent à  ne rien faire  pourvu que ce soit dans un lieu de travail. Le seul fait d’être censé travailler justifiant alors  d’être reconnu comme productif.

Tout cela coûte de l’argent : Ne va-t-on pas récupérer 30 à 40 milliards de fraude à l’impôt ? N’a-t-on pas aussi les moyens de trouver d’autres recettes  fiscales ?  Sans compter que la dette n’a pas encore dit son dernier euro…

     

 

 

 

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:47

Un petit (grand) plaisir est de me régaler, au hasard de lectures, d’un mot d’une phrase, d’un texte qui me chante à l’esprit comme  un champagne  au palais …  Les éditos de Christophe Barbier sont de ceux-là…

Dans son dernier  (L’Express)   il pointe sa flèche sur quelque chose qui me paraissait étrange,  difficile à définir,  mais qui, une fois ciblé, est d’une justesse éclairante : « L’un des défauts de François Hollande est d’être heureux ».

Alors, si l’on admet  que  notre appréciation de la réalité des choses dépend aussi de la vision que nous  portons sur elles,  peut-être  le bonheur d’être  Président  fait-il  voir à François Hollande le chômage tout autrement  que le ans emploi qui  pointe à l’ANPE.

On pourrait d’ailleurs trouver  là une des raisons du décalage qui existe entre l’assurance optimiste du gouvernement, sûr de « tenir le cap », et les craintes que les citoyens expriment dans les sondages et qui se vérifient  sur  leurs  façons de consommer. Il flotte, en ce moment,  dans l’air politique  comme un  mélange surréaliste  entre l’absurde  d’Ionesco et l’emprise Kafkaïenne administrative.

Ce bonheur Hollandais, cet état d’esprit  jubilatoire  me semble d’ailleurs  commun à tout le Gouvernement.  Comme si la fonction étant, en elle-même,  le propre  de la  réussite,  les actions qui en résultent  n’en sont que subsidiaires. De ce fait,  les Ministres  vivent  heureux de ce qu’ils sont, plutôt que de ce qu’ils font.

L’image étant  plus parlante que les mots, j’ai à l’esprit celle vue  chez  les Guignols : Elle représente François Hollande et Jean-Marc Ayrault, hilares dans un vaisseau spatial,  inconscient du  moment où ils  retoucheront terre.

Peut-être Octobre ou Novembre ?  Fin 2013 en tous cas…

 

 

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 08:57

Un esprit simple, comme le mien, n’en finit pas de s’étonner  qu’il faille tant de circonvolutions pour  tenir le  fameux cap cher à  M. Ayrault : Le fait, par exemple, de commencer par plomber les entreprises de 30milliards de prélèvements supplémentaires pour, quelques mois après,  prendre, à  son de trompettes, telles  dispositions  propres à payer  les emplois des entreprises avec  l’argent du contribuable.

Mais une pensée plus subtile y verra vite  la malignité d’une manœuvre  sournoise  qui consiste d’une part à engranger   quelques milliards d’euros et d’autre part à n’en rendre  qu’un peu,   tant les conditions pour  recevoir sont  embrouillées dans un processus  administratif complexe et  contraignant.

Alors l’esprit simple, faute d’y voir clair,  tombe dans la méfiance et les suppositions… Il s’étonne,  aujourd’hui, d’entendre Claude Bartolone, Président de l’Assemblée, quatrième Personnage de l’Etat,  lancer, à la veille du sommet européen,  une véritable déclaration de guerre  idéologique  à l’Allemagne. N’a-t-il pas  estimé que « la première réponse à apporter" pour éviter que l'extrême droite et la droite triomphent l'an prochain à Strasbourg est de "mettre fin à la politique d'austérité" et à la "doxa libérale »…  « C'est le mélange du libéralisme anglo-saxon et de l'ordo-libéralisme allemand qui a fait triompher l'Europe des règles et l'Europe de l'austérité »… « Je l'ai dit et j'assume mes propos : la confrontation avec l'Allemagne est nécessaire, et elle se situe sur un plan idéologique : l'Europe de l'austérité contre l'Europe de la croissance, l'Europe des disciplines contre l'Europe des solidarités ».

Faut-il croire que derrière le pathos du « Bras socialiste qui ne tremble pas pour gagner la guerre des idées » se trouve l’essence  d’une chose concrète comme par exemple  l’accélération de la planche à billets de la BCE ? Ou bien ne faut-il y voir que  la peur  des Elus socialistes,  confrontés à la défaite au fur et à mesure des élections ?

Si l’on en croit les récentes déclarations de François Hollande  au Japon  le Président  est favorable au lâcher de liquidités.  Mais de là à s’imaginer  que le Chef de l’Etat  va, comme Claude Bartolone le demande,  aborder de front, dès le prochain sommet, « La nécessaire confrontation avec l’Allemagne »...Faiblesse ? Tactique ? 

Si l’esprit simple s’y perd,  pour certains  il ne s’agit là qu’un de ces jeux de rôle où se complaisent les socialistes, l’un disant le contraire de l’autre  de telle sorte que l’Allemagne effrayée par la pression interne subie par François Hollande  capitule sans conditions et accepte  comme à Versailles de payer les dommages de cette guerre  que le  Président de l’Assemblée  n’est pas seul, loin de là, à appeler de ses vœux  :« Je l’ai dit et j’assume mes propos : la confrontation avec l’Allemagne est nécessaire »  Nécessaire ?

Oui,  si plutôt que de chercher par nous-mêmes les solutions, plutôt que de revoir ou même renier  des  principes dogmatiques qui n’ont plus cours dans un  monde en évolution,  on préfère désigner un bouc émissaire et  attendre des autres le secours miraculeux…Sauf que cette relance, dans le fond souhaitable, ne peut se faire que dans un contexte de sérieux  européen, quand les Pays du Sud auront compris qu’il faut bosser davantage et que le temps des Sénateurs  est  révolu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 15:11

 Jean-Marc Ayrault parle d'égalité plutôt que d'équité et confond la hausse des prélèvements avec la bonne manière de réformer. Il entraine le Pays dans un processus où la perte de pouvoir d'achat induit récession et chômage, d'où diminution des recettes fiscales qu'il compense par de nouveaux impôts. C'est cette spirale infernale que dénonce un socialiste de renom: Gérard Collomb...

  1. « Pourquoi la maison s'effondre t-elle? » se demande t-il?

  2. « Parce que le niveau de la dépense publique atteint des sommets insoutenables, avec 57% du PIB et seulement 46% en Allemagne! »

  3. «  Mais comment ne pas voir que cette dépense pèse lourd sur nos entreprises ? En France, elles assurent près du tiers de nos ressources fiscales et sociales, contre 25 % en Allemagne. Le coût du travail est donc très élevé et pénalise tout le monde. Pour payer un salarié 31 000 euros net, une entreprise française paiera chaque année 58 000 euros, contre 48 000 en Allemagne. C'est là un cercle vicieux : les salaires sont sous tension, la rentabilité des entreprises se réduit, elles n'ont plus les moyens de financer leur développement, elles perdent des parts de marché. Un seul chiffre pour traduire cette perte de compétitivité et d'innovation : on a acheté en 2012 3 500 robots pour nos usines ; les Allemands, 19 000 !

Gérard Collomb a raison: la politique du rabot ne suffira pas, il faut engager une politique cohérente et coordonnée de réduction des déficits en enlevant, par exemple, pas mal de couches du mille feuilles des collectivités locales ...

En ce qui concerne le régime des retraites, le Maire de Lyon dit encore « On ne doit pas l'adapter à la marge. Il faut le réformer en profondeur et regarder l'ensemble des systèmes, privés et publics, régimes spéciaux compris. J'ai déjà dit que le système à la suédoise, par points, me paraît performant, car il permet chaque fois que l'espérance de vie progresse d'allonger la durée de cotisation, sans avoir l'effet brutal de nos réformes. De plus, il prend en compte la pénibilité des métiers et la situation de chacun. Il donne la liberté de continuer ou non. En France, le couperet tombe pour les fonctionnaires à 65 ans, par exemple, alors que certains aimeraient continuer à travailler ! »

Alors qu'attend le Président Hollande pour engager dès maintenant une vraie politique de sauvegarde? Qu'attend t-il pour nommer Gérard Collomb Premier Ministre? Çà urge!

 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 15:04

Les politiques économiques Françaises et Japonaises sont aux antipodes. Lors de sa campagne Présidentielle François Hollande s'était donné pour objectif de réduire la dette et les déficits budgétaires, autant d'expédients néfastes mais incontournables pour pallier le manque de compétitivité chronique dont souffre la France. Ne réduire la dette et les déficits que par la pression fiscale entraine le Pays dans une spirale impôts-récession qui n'empêche d'ailleurs ni les déficits, ni la dette tout en alimentant le chômage.

Une telle situation serait inconcevable pour les Japonais qui, comme le dit Charles Gave « Ne peuvent pas supporter un déficit extérieur: ils sont mercantilistes » D'où cette politique économique des "trois flèches" (largesses budgétaires, souplesse monétaire et stratégie de croissance) surnommée "Abenomics", car elle est tournée vers la croissance et un chômage réduit. Or, après que le Président Hollande ait qualifié d'insupportable une dette française à 90% du PIB (héritée de ses prédécesseurs) il voit sans objection la nippone, déjà à 200% du PIB, grimper encore. De même se dit-il favorable à l'action redoublée de la planche à billets par la Banque du Japon qui vient soutenir le laxisme budgétaire au Pays du Soleil Levant. (1)

 Cette politique qui a pour effet de booster l'inflation et d'affaiblir le yen est à l'opposé des convictions de Bruxelles, de l'euro fort et des budgets en équilibre. D'autant qu'un yen faible aura pour effet de rendre plus redoutable encore la concurrence Japonaise. (2)

 A relire les discours du Président Hollande au Japon on pourrait s'étonner que ses déclarations soient si contraires de celles qu'il fait à Bruxelles où il encense la rigueur de Gerhard Schroder. Mais à Tokyo il dit « Nous devons agir vite, avec efficacité et volontarisme », en ajoutant: « C'est ce que veut (le Premier ministre) Shinzo Abe pour le Japon, c'est ce que je veux pour la France, ce que je veux promouvoir pour l'Europe ». Et d'ajouter: «La crise de la zone euro est terminée permettant ainsi d'ouvrir une autre phase, celle de la croissance et de l'emploi » Phase qui veut « Faire prévaloir d'autres objectifs que le seul assainissement financier »

 Ceci est bel et bien... Quel Pays Européen voudrait ne pas voir baisser son chômage et « Faire prévaloir d'autres objectifs que le seul assainissement financier » ? Sauf que l'affirmation selon laquelle la crise de l'Euro est terminée est loin de faire l'unanimité et Jens Weidmann affirme que le meilleur moyen de faire replonger la monnaie commune serait de ressortir des lignes de bonne conduite. Alors que jusqu'ici aucun des traités Européens n'a été respecté, comment faire admettre à l'Allemagne et aux Pays du Nord que la Grèce, l'Espagne, l'Italie et... la France n'en profiteraient pas pour lancer, à nouveau, leurs bonnets par dessus les moulins.

 François Hollande qui a su persuader les Français de sa capacité à être un bon Président réussira-t-il à convaincre les Européens que la solution Japonaise est la bonne?

 

 

1) Notons que cette politique est jugée dangereuse par nombre d'économistes.

 2)Surtout Peugeot, puisque Renault s'est déjà résigné au rôle de sous-traitant de Nissan à Flins...

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 11:00

Y a-t-il paradoxe à dire là, à Bruxelles,  qu’il faut un gouvernement économique européen pour imposer des réformes aux Etats (dont on vante Schröder d’avoir su les prendre à temps pour l’Allemagne)  puis, lorsque la Commission Européenne  les  précisent,  dire ici, à Rodez,  qu’ils  peuvent aller se faire voir ?    A lire la presse, ce genre de contradictions passe très bien, tant il nous plait  d’être bravache plutôt que de raison. Il n’en est pas  de même à l’étranger  où les nuances subtiles de notre esprit Cartésien  ont parfois du mal à se faire comprendre.

On remarque d’ailleurs que ce que dit Bruxelles n’est autre que ce que disent l’OCDE, le FMI……et  notre propre Cour des Comptes. On remarque également que c’est dans le droit fil de ce que dit le Président Hollande tant il a volonté  de  contenir la dette et  faire reculer le chômage. Tant il a volonté……..Volonté en tant que concept associé à l’intentionnalité ?  Ou  prélude à l’action ?  On ne sait pas trop….   Le moment de l’acte est-il  vraiment venu ?   « Un jour »   dit le Président «  Un jour des choix et aménagements auront à être faits »….

La France qui parait d’accord avec  les principes de Bruxelles, dont elle a par ailleurs signé tous les traités, renâcle,  le moment venu, à les inscrire dans des faits. On voit bien que  la gouvernance de l’Euroland est  une sorte de méduse translucide et multiforme qui justifie pleinement que François Hollande  demande un peu plus de  cohérence et de démocratie (une véritable gouvernance avec Président et Parlement).   

Mais n’est-ce pas là aussi un prétexte pour gagner du temps ?  Ce temps déjà octroyé jusqu’en 2015  et que l’on espère reconductible si la relance mondiale espérée ne venait pas à la rescousse de nos impérities.

Bien que les premières mesures  à prendre devraient être  propre à  booster  la compétitivité, à réduire le  déficit commercial par l’accroissement des  exportations avec pour corollaire la diminution du chômage, il parait désormais inévitable que ce soit le problème des retraites qui soit abordé en premier.  La conséquence d’une diminution du pouvoir d’achat jointe à un effet psychologique  aura un nouvel impact négatif  sur la croissance. Mais comme on le voit en Grèce et en Espagne, il y a, dans  ce monde, une logique  à ce que les  plus faibles soient plumés en premier.  Nul doute que ce sera pourtant la première vraie grande épreuve du quinquennat de François Hollande.    

 

 

 

 

 

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 14:58

La réponse est oui si l’on admet que le « Mariage pour Tous » est une victoire Socialiste  manifeste,  célébrée  comme telle  par la présence symbolique de Najat Vallaud Belkacem  Ministre des Droits des  femmes  et porte-parole  du Gouvernement honorant de sa présence le Mariage en grande pompe qui a lieu ce jour à Montpellier entre deux époux  homosexuels.

Grande Messe bien sûr, puisque le Socialisme est une Religion. Dans cette affirmation, je ne fais, ici,  que reprendre ce que dit  Camus ; lui-même en relève  de la pensée de Nietzche  « Le même raisonnement dresse Nietzche devant le Socialisme (1) et toutes les formes de l’humanitarisme. Le Socialisme n’est qu’une forme de Christianisme dégénéré ….. »

Voilà qui fait  hurler les esprits  faibles  qui  prennent  cela comme une injure, pis, comme  un blasphème. Encore  faudrait-il comprendre que dégénéré prend ici tout son sens si l’on admet que le Christianisme a fondé  le principe de la lutte contre les injustices dont se réclame le socialisme, mais que l’humanisme socialiste revenu sans Dieu y a perdu sa  flamme  essentielle : le sacré.  

Certains ne veulent voir dans le  « Mariage pour Tous »  qu’une, somme toute,  banale  justice humaine, comme l’abolition de la peine de mort.  Ils prennent  ainsi  comme  une simple avancée  sociale  ce qui est, peut-être,   le début d’une nouvelle guerre des religions.

Guerre de convictions et de conscience entre la Religion Socialiste qui  voit dans le mariage l’adoubement de deux amours  hétéros  ou homosexuels et les trois religions monothéistes (chrétiennes, musulmanes et juives ) pour lesquelles le Mariage est un acte sacré entre un homme et une (ou plusieurs femmes). L’amour, pour n’en être pas moins fort et admirable, n’est ici qu’un vecteur  pour avoir des enfants et selon la volonté de Dieu perpétuer l’espèce.

Les esprits modernes  ne voient là que des réminiscences d’un obscurantisme dépassé.  Peut-être ont-ils raison. Mais, quoiqu’il en soit, ils ont tort, grand tort, de sous-estimer leurs adversaires : ils sont trois milliard et demi dans le monde et ils n’ont parfois survécu que grâce à leur  vocation de martyrs.

 

 1)         Socialisme  défini ici comme une tendance politique, historiquement marquée à gauche, dont les principes de base sont l'aspiration à un monde meilleur fondé sur une organisation sociale harmonieuse et sur la lutte contre les injustices. Rien à voir avec celui de François Hollande qui le prend comme parti politique seulement utile à le porter au pouvoir et à l’aider à gouverner.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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