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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 19:12

Après que les Français aient voté pour des promesses propres à accroitre les déjà bien réelles difficultés du Pays ; après que le Président ait cru bon, dès le début de son quinquennat, de tenir une partie de ses promesses tout en reniant la seule  qui lui aurait (peut-être)  permis une certaine cohérence(1),   voilà que la France entre en récession.

A cela François Hollande répond : « Un jour des choix et aménagements  auront à être faits » (2)

Il y a, en ce qui me concerne,  un mystère Hollande   dont  je me demande si  la clef  ne se trouve pas, quelque part,  dans le labyrinthe  psychologique du Personnage.

D’abord la procrastination : « Un jour… » L’opposition entre la réalité du présent  et le report dans le futur  des mesures à prendre.  Comme si le temps, en tant que facteur agissant,  remodelait chaque jour les données du problème  et redéfinissait, par cela même, la teneur  des solutions idoines… Ceci n’est pas faux mais remet sine die les décisions à prendre : Ô, cercle vicieux de l’intelligence…

Mais ce qui me frappe le plus c’est l’opposition ambiguë entre  « être et  « avoir » : « Auront à être faits »  laquelle, selon moi, explique  le flou  des positions  Présidentielles  qui déconcerte tant  l’opinion publique.

Dans son livre « Avoir ou   Être » (3)Eric Fromm  développe de façon magistrale  les définitions, les significations et  les  contradictions  entre ces deux verbes  dont  l’emploi  relève  souvent de l’inconscient du vocabulaire de la conscience.

Je ne retiendrai ici que  le chapitre  qui  distingue  l’être en tant que présent et l’avoir en tant qu’avenir : « Le mode de l'être n'existe que dans  ‘’ici et maintenant’’ Le mode de l'avoir n'existe que dans le temps : le passé, le présent et l'avenir »

En bref : « Un jour des choix et aménagements  auront à être faits » est une phrase qui caractérise la personnalité de François Hollande et explique  sa grande difficulté à prendre des décisions  immédiates par la raison  même qu’elles ne seront pas forcement raccord  à cause de l’évolution  modelée par le temps.    La France n’est pas sortie de l’auberge……

 

 

 

La renégociation  du pacte de stabilité : Réduire  le déficit budgétaire non pas sur  un an ni deux mais 10ans.

Interview Paris Match

Chez Robert Laffont

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2)Paris match

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 08:45

85 milliards de dollars chaque mois…La FED grâce à sa planche à billets soutient le chômage et la croissance américaine ….Que fait la BCE ? La pression de la France, de l’Italie et des Peuples Sud-Européens est de plus en plus forte pour qu’elle stimule l’économie en  rachetant  des dettes et  en lâchant  des liquidités…L’Allemagne renâcle.

Curieusement elle trouve en Ben  Bernanke  un nouvel allié : Le Président de la Fed (instigateur du système à la Madoff )    assurait hier  que  mille milliards de dollars par  an «n'augmente pas vraiment l'effort de stimulation de la Fed »  mais  récemment  sa  position a radicalement changé : il ne cache plus ses inquiétudes  et n’exclue pas  des  risques de bulles financières… Sans blague ?  

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 08:13
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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 08:02
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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 09:53

« Un jour des choix et aménagements  auront à être faits »…… « Il y a des causes qui doivent nous réunir…..Aujourd'hui, la lutte contre le chômage, le redressement productif, la place de la France dans la mondialisation sont des enjeux qui dépassent les clivages » a dit François Hollande.

Toute l’ambiguïté   de François Hollande est contenue dans ces phrases prononcées le même jour, quasi en même temps, dans une interview de Paris-Match….

Je m’étonne que les  professionnels de la Politique, les spécialistes de la  « com. »  ou même  des psychologues ne saisissent pas  l’occasion d’analyser cette aporie  pour  en extraire,  sinon des raisons,  au moins des  explications  sur la difficulté que le populaire ressent à comprendre où ce « Chef » veut  en venir….Pour autant qu’il le sache lui-même  finissent par se demander  un grand nombre de Français.

Je regrette, pour ma part, de manquer des compétences suffisantes pour  faire l’exégèse  de la contradiction qui existe entre « Aujourd’hui   la lutte contre le chômage, le redressement productif, la place de la France dans la Mondialisation sont des enjeux  qui dépassent les clivages »  et « Un jour  des choix et des aménagement devront être faits »

Comme si un médecin nous disait : «  Aujourd’hui  votre maladie exige que, tous ensemble, nous mettions tout en œuvre pour vous soigner et qu’il ajoute : « Un jour  il faudra faire une prescription »

De quoi filer aux urgences de l’hôpital le plus proche….

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 16:29

Depuis son élection, et pour la première fois,  il semble que le Président, après avoir fait de sa première année comme un galop d’essai,  ait  pris conscience de sa haute fonction et des responsabilités qu’elle implique vis-à-vis de tous les Français.  « Il y a des causes qui doivent nous réunir…..Aujourd'hui, la lutte contre le chômage, le redressement productif, la place de la France dans la mondialisation sont des enjeux qui dépassent les clivages » a dit François Hollande.

Oui ! Oui ! Et encore oui……..dépassons les clivages et luttons tous ensemble pour que la France prenne la place qui lui revient en Europe : la Première. Il faut en finir avec  cette navigation à la godille qui fait perdre du temps et donne le mal de mer aux Français. Le moment de hisser les voiles et de fixer un cap est venu.

Hélas ! Il dit aussi : « Un jour, des choix et aménagements auront à être faits »

Non, Non, pas un jour ! Maintenant…..tout de suite….pas de temps à perdre.  « Encore un petit instant Monsieur le bourreau »…..Point !

Pas de jour qui passe sans une mauvaise nouvelle : pertes d’emploi,  baisse des ventes, déficit public …   Plus on attend plus le Pays perd  sa force  et plus le redressement sera difficile…Le Président a promis un reflux du chômage dans six mois….

Alors  voici François Hollande au pied du mur : va-t-il le sauter ou réfléchir encore dans l’espoir  qu’en gagnant du temps  l’obstacle finira par s’effacer ?

Toute l’ambiguïté de sa Personnalité est là : « Un jour…….. »

 

« Devant ma maison y a un pin terrible

 Dont la grosse branche pourrait bien tomber.

 Pour mon pauvre toit, quelle belle cible.

 Cette branche-là, je vais la couper

 Aujourd'hui peut-être, ou alors demain.

 Cette chose-là me pose un dilemme

 Je la couperai... té : après-demain

 Et si je peux pas la couper moi-même

 Je demanderai à l'ami Italien

 Qui la coupera aussi bien lui-même…. »

 

 

 

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 13:31
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gerard pendaries
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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 10:02

 

 

Il coule aux veines socialistes comme un sang de révolte contre l’exploitation de l’Homme par l’Homme….Pas facile  en ce cas d’adouber  l’« Entreprise »(1)  en tant que machine  à  troquer  la sueur  humaine  pour des bénéfices… D’où les affres schizophréniques  des  dirigeants de Gauche lorsqu’ils doivent gouverner un Pays.

Ceci explique-t-il cela ?  : L’économie  française est orientée vers la consommation et le service plutôt que sur la production. En témoigne le déficit commercial chronique de l’ordre de  70 milliards d’Euros par an.  Dans ce genre d’économies, force est de maintenir un bon pouvoir d’achat lui-même moteur de consommation.  Sauf que l’Euro exigeant  un budget tendant à l’équilibre,  surgit alors le dilemme  entre régression  ou  compensation par une meilleure production de richesses.  Encore faut-il ne pas mettre la charrue avant les bœufs (comme c’est, hélas, le cas actuellement). Ce n’est que lorsque les entreprises  sont  capables  d’abonder des  produits  concurrentiels tant pour  le marché intérieur que pour l’exportation,  que le budget de l’Etat peut  être ajusté en fonction de ce qu’elles rapportent.  Ceci, avant même que l’on songe à réduire le pouvoir d’achat des ménages. Faute de quoi on conduit le Pays vers le chômage et la récession.

Bruxelles, malgré son obsession de voir tous les pays de la zone euro en  équilibre budgétaire (seule condition pour aborder convenablement l’étape des « Eurobonds »),    a bien compris que le coup de frein brutal du Président Hollande sur la chaussée glissante de la crise, allait faire déraper la France  dans  le mur. Bruxelles donne donc deux ans à la France pour rectifier le tir, prendre les mesures nécessaires sans réduire le pouvoir d’achat  tout  en redonnant la confiance, condition  nécessaire à toute démocratie qui veut réussir.  Ceci implique que l’on ferme les yeux sur le dérapage budgétaire et l’augmentation de la dette dont je  rappelle que celle de l’Italie atteint sans  catastrophe  130 % du PIB…

Reste à savoir s’ils (ceux qui nous gouvernent) auront assez de flair pour user du feu vert  de l’Europe,  s’ils auront assez de recul   pour laisser filer un peu la dette (2), assez de courage pour remettre l’industrie à flot , plutôt que de prendre des mesures  soi-disant  vertueuses qui  enfoncent le pays dans la récession et les français  dans la déprime. François Hollande va-t-il  cesser  de punir les Français ?

 

 1)        On retrouve cette allergie à l’entreprise dans  la publication des patrimoines des  Ministres socialistes :  Pas ou très peu de biens en actions

  2)        On nous prête pour rien….

 

 

 

 

 

 

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 12:43

José Manuel Barroso au sujet de l’Europe : « Autant je pense que cette politique est fondamentalement bonne, autant je pense qu'elle a atteint ses limites. Pour être couronnée de succès, une politique doit non seulement être conçue correctement, mais elle doit recueillir un minimum de soutien politique et social »    Propos réalistes qui auraient dû être repris en échos  par les socialistes allemands……Mais la réserve observée par  Peer Steinbrück  (Candidat SPD)  en dit long sur  la position de l’Allemagne après septembre.  Même si le SPD   remporte  la victoire, la France ne devrait pas se faire trop d’illusions de ce côté là….

Sauf obstination, relevant alors de l’aveuglement,  le Président Hollande sera bien inspiré de revoir sa copie. Cela implique une nouvelle  orientation  de la politique économique Française et un remaniement gouvernemental  avant, au plus tard, fin 2013. Cela  veut dire que les futurs acteurs doivent, dès à présent,  se préparer  pour entrer en scène.

Le nouveau cap politique devrait se fixer trois objectifs : Finances, Travail, Confiance…

Finance : A l’horizon 2017  le budget  actuellement prévu en équilibre, reprogrammé en  déficit à 3%.

Allègement des  empilements politiques, restructuration des machines de l’Etat et  réduction des  coûts.

Diminution et réorientation  de la pression fiscale pour redonner du pouvoir d’achat et privilégier la production.

Travail :   Moins  d’impôts  sur la main d’œuvre, plus de TVA ciblée en fonction des ressources et des utilités.

Confiance : Une ligne simple et claire, des objectifs plausibles et précis, un Gouvernement solide.

Remaniement : 

Premier Ministre : Emanuel Valls

Ministre des finances : Pierre Moscovici.  Au Budget  Nicole Bricq.

Quai d’Orsay : Laurent Fabius.

Intérieur : Jean Yves  Le Drian

Garde des Sceaux : Martine Aubry

Education : Vincent Peillon.

Travail : Michel Sapin

La suite avec quelques autres Personnalités restant à  choisir et un grand coup de balai y compris au « Château »…..

Il y a au  PS un problème  de tête qui pourrait se résoudre avec Jean- Marc Ayrault.

 

 

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 08:36

C’est  une question qui se pose très sérieusement, et en premier lieu,  à L’Allemagne,  si le différent économique, social et culturel entre les Pays du nord de l’Europe et ceux du Sud  continue, en s’amplifiant,  de  perdurer.

Passe encore pour Chypre, la Grèce, l’Espagne et le Portugal, mais on voit bien que,  désormais,  l’Italie et la France ruent dans les brancards. En France il est clair qu’une politique d’austérité (déjà bien assez difficile à mettre en œuvre  dans le consensus) est, quoiqu’en dise François Hollande,  vouée à l’échec  dans un  climat de désaveu  populaire auquel vient s’ajouter la bronca  du PS et les  propres Ministres du Président…En Italie, M. Enrico Letta, le nouveau Chef du Gouvernement est, à peine élu, très clair… « L'Italie se meurt par la faute de la seule austérité, les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre »…Mais c’est quoi cette relance qui ne peut plus attendre ?  C’est quoi, sauf  trouver du Pétrole sous le Quirinal ?  Plus de pouvoir d’achat,  donc moins d’impôts et plus de dette.  D’où le secours de l’Europe…En dehors des mots  et des déclarations d’intention que veulent  concrètement  les ténors de la Gauche  Française  et en Italie Enrico Letta ?

 1)      Des Eurobonds,  soit la mutualisation des dettes  qui aura pour effet de profiter à L’Italie et de  pénaliser l’Allemagne (et la France) en lissant les écarts  des taux d’intérêts dans la zone Euro tout en ouvrant la porte à de nouveaux excès d’emprunts.

2)       Une emprise politique sur la BCE permettant  d’abonder des « Liquidités » propres à servir l’investissement (excellente chose) mais  aussi les  penchants de la Grèce pour  une  gabegie structurelle et administrative,  les folies  immobilières et  prodigues de l’Espagne et les  « combinaciones » berlusconiennes   de l’Italie… Sans parler de la France qui, au départ de la Droite, cumulait déjà  dette  grossissante et déficit commercial chronique.

Comme toujours, dans les associations bancales c’est le plus solvable qui trinque en premier : d’où les réticences  Allemandes. (CDU comme SPD)   Mais comme l’Espagne,  l’Italie,  et  la France ne peuvent survivre que dans  un certain   laxisme, que toute mesure de rigueur provoque l’effet inverse de celui souhaité,  il n’y a  d’autre solution  que  celle de la séparation… Ainsi les Latins pourront continuer à vivre  selon leurs habitudes séculaires et ceux du Nord ne verront pas leur sérieux  dilapidé.

Alors pourquoi serais ce à l’Allemagne de sortir  de la Zone Euro ?     Parce-que les Pays du sud lourdement endettés en Euros  ne peuvent plus se libérer de cette monnaie.  Par contre, une fois maîtres de sa dévaluation,  ils pourront  l’ajuster à leur guise. Les Allemands, au contraire, n’auraient aucun souci  à reprendre le Mark  dont la parité est égale à l’Euro. Restant dans l’Europe ils pourraient continuer à y commercer à l’aise  car l’envie de leurs Mercedes n’est pas près de s’estomper.

Certains préconisent la solution de deux zones Euros, chaque zone ayant la maitrise de sa politique et  de la valeur de sa monnaie…. Pourquoi pas ?

 

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