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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 12:56

N’ayant que de vagues réminiscences sur la définition exacte du système économique libéral, je demande clémence aux spécialistes, d’autant que je ne parle pas ici de ce qui est, mais de ce que je crois qui est, sans la moindre  certitude,  excepté celle de «  conscience malheureuse »

Le fait de savoir si l’on parle d’économie libérale classique, de néo classique ou du libéralisme encore plus radical de l’école autrichienne n’est pas l’objet du propos.

Remontons au temps où l’Etat eut l’idée saugrenue de se fonder sur trois principes : Liberté, Egalité, Fraternité.

De cela, j’extrapolais  que l’économie libérale était un partage entre tout ce qui revient à l’Etat : (Administration, Justice, Police, Education, Culture, Santé, Social, Rail, Routes, ainsi que ce qui conditionne la vie  comme  l’air et l’eau), et le reste, relevant du domaine et de la responsabilité du Privé.

 

Or cette vision simpliste ne tient pas  pour cause de défauts majeurs :

Le premier est dû  à la gestion Administrative, laquelle hors du carcan des contingences de la rentabilité, s’avère gaspilleuse.

Le second force l’Etat à  une  attitude belliqueuse : En tant que belle fille,  la Vertu demande, sans cesse, à être défendue.

A contrario, le Privé, basé sur le principe de la Rentabilité et de son associé Profit, époux de  Cupidité, est débarrassé de toutes ces contingences.

 

Vint le moment où l’Etat lassé des guerres et des déficits remplaçât, en douce, ses Principes par deux objectifs  majeurs : Paix et Rentabilité.

Paix : en renonçant de ferrailler au nom de valeurs qui, disons le, avaient déjà pris un certain nombre de plombs dans l’aile.

 Rentabilité  en laissant le Privé  s’occuper de tâches qui incombent à l’Etat. Gérées sans souci d’Intérêt Public et dans de bons concepts de profits elles  s’avèrent juteuses pour  les Stés d’autoroutes, Les Compagnies des eaux, Vinci, etc. etc.

Aujourd’hui l’imbrication entre Public et Privé est telle qu’on ne sait plus très bien qui est qui et qui fait quoi.

 

Dans ce contexte, étant donné que le Privé, d’une part grand pourvoyeur d’emploi, est d’autre part cadavréigène, du fait de son inappétence à tout ce qui relève du canard boiteux, l’Etat  joue le rôle de Samu Social.

 

Finalement tout n’allait pas si mal dans le  moins mauvais des mondes, si, stupidement, malgré les  avantages que leurs confèrent l’amoralité, les «  Privés », à cause de leurs cupidités, n’avaient pas frôlé la cata.

Du Samu Social, l’Etat est, de surcroit, passé au Samu Financier grâce  à sa merveilleuse capacité à engranger des dettes.

 

L’Economie Libérale Assistée à, enfin, atteint sa maturité.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 12:29




Au pied de la colline fleurit un  prunier d’hiver,

Manteau blanc  sous fleurs de sang.

 

Un oiseau : solitude et tristesse du soir,

Derrière la fenêtre, la jeune fille pleure son amour perdu.

Elle ne bouge pas,

Elle attend,

Que revienne l’amant,

Au Printemps,

La terre est noire et les pruniers sont blancs.

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 13:31

Vingt et un suicides au compteur de « La Poste » ça fait un peu beaucoup.

Pourquoi ?

 

Des nouvelles technologies découlent de nouveaux modes de vies qui entrainent de nouveaux marchés  d’où émanent de nouvelles méthodes de management lesquelles pèsent sur le comportement humain.

 

Il y a  souvent dichotomie  entre, d’une part, les froides, très froides, trop froides nécessités (?)  structurelles, qui n’ont pour seul objet que la rentabilité, et d’autre part les aptitudes humaines balancées entre matérialité et sentiment, entre cœur et raison.

 

Les sciences, les techniques, les méthodes, esclaves du profit, mettent  la barre de plus en plus haute et arrive un moment où l’homme ne peut plus sauter.  It’s all !

 

Encore faut-il insister sur le fait que les Entreprises qui ne suivent pas l’accélération de la  cadence risquent  la mort.

 

Sur  « Thésaurus » on peut lire un article d’Ydhista et un lien posté par Haier qui soulève le très important problème posé par les PME Françaises dont certaines ne pourront survivre que  sous perfusion. Voyez la différence entre la vitesse à laquelle se sont relevées les Banques et la mollesse des capacités de reprise de ces Entreprises pourtant  indispensables génératrices d’emploi.

 

Un convoi ne peut rester cohérent qu’à la vitesse maximale du plus lent, faute de quoi il se disloque et les derniers sont sacrifiés.
Si nous n’adaptons pas la vitesse des  progrès de la science à l’aptitude humaine, si nous ne révisons pas nos conceptions en matière de rentabilités et de finances,  nous risquons d’être, au sens le plus concret du terme, des assassins.

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 12:44

Contrairement à ce qui est souvent dit, Machiavel était un homme politique soucieux du Bien Public mais qui ne nourrissait aucune illusion sur la vertu des hommes. Ce fut sa force et son malheur.

 

Dans cette fiction imbécile et surréaliste Machiavel est Président des USA.

 

« Qu’on m’apporte le problème !  Aussitôt deux pages et un paragraphe présentent, sur un coussin de velours constellé de médailles  pieuses, la difficulté du moment.

 

Bon, se dit-il en sirotant une gorgée de Xérès apporté directement d’Andalousie par un chamelier déguisé en âne gris.

1) Les Russes pour des raisons de géopolitique, de culture et de fierté nationale (petit ricanement discret)  veulent coopter la Géorgie et l’Ukraine.

2) Les Ayatollahs Iraniens pour des raisons de prestige intérieur, d’affirmation de puissance au moyen- extrême Orient,  ainsi que  par haine raciale envers les Juifs,  veulent posséder la puissance nucléaire.

 

Quais-je à faire pensa t-il,  en finissant de torcher la bouteille, de la Géorgie, de l’Ukraine et d’Israël réunis ? Je pourrais négocier tout cela contre  un coup de main en Afghanistan, merdier gluant dont je voudrais pouvoir me sortir honorablement et, par la même occasion, rabattre le caquet d’Israël ne pourrait que m’aider à trouver une solution dans le conflit Palestinien.

 

La difficulté consiste à faire ça en douceur, car dans mon opinion publique aussi bien que dans le monde dit  Occidental, existent  encore des foutaises comme la liberté des Nations à disposer d’elles mêmes,  les valeurs Démocratiques et patati, patata, quand ils ne remettent pas le couvert avec l’histoire de la Shoa. Faut y aller mollo, car ces bougres là vous descendent encore plus vite qu’ils ne vous montent au Pinacle. Le siècle des lumières s'achève en  bougie, mais il n'en finit pas de brûler. 

 

Or donc, je vais d’abord aller voir les Russes en leur donnant des assurances de non intervention politique et militaire dans la combinaison de leurs petites affaires. Abandon des projets de boucliers et de missiles, refus d’accession de la Géorgie et Ukraine à l’Otan. Moyennant quoi, ils s’engagent à ne pas faire comme la dernière fois et procéder comme des soudards. Ils se contentent, avec ma chafouine complaisance,  de pourrir politiquement, par l’intérieur, ces pays respectifs afin d’y installer leurs hommes liges.

De connivence, nous laisserons encore un peu de temps à l’Iran pour faire leur bombette en les priant de bien vouloir se remuer le fion. Ces idiots d’Européens n’y verront que des colombes.  Condition expresse : Que les Ayatollahs jurent sur le Coran de ne pas, ne serait ce que par inadvertance, balancer leurs missiles sur Israël.  C’est ça qui m’inquiète quand même un peu se dit-il in petto. »

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 13:02

Béranger, que je vénère, bien qu’il refuse de coucher avec moi, remet au goût du jour les surnoms qui faisaient, jadis, sortir les Rois du registre style plaques d’immatriculation : CharlesX, Louis XI, Henri II etc.

Ainsi, par la grâce d’un simple mot savait-on à qui l’on avait à faire : Philippe le Bel, Charles le Chauve, ou le Téméraire et aussi  Louis le Pieu (mais oui les filles), Henri le Galant, Louis le Lutin, Jean Passe et Démeilleur.

Redonner aux Grands de ce Monde, non pas un simple sobriquet, mais un véritable qualificatif me parait de bon aloi.

Pour le Président Obama, Prix Nobel de la Paix je propose «  Le Gentil »

Je réfute immédiatement toute interprétation tant soit peu péjorative que d’aucuns pourraient m’attribuer, éventuellement et sous peu,  sous prétexte d’intention pernicieuse de manquer au devoir de réserve que les règles de la bienséance, du devoir électoral et du politiquement correct réunis, m’interdisent formellement. 

(Je livre en kit à vous de mettre dans l’ordre et de  monter les phrases).

 

David Couillet, pardon Douillet n’est-il pas malgré sa puissance extraordinairement gentil ?

Tout le monde s’accorde à  reconnaitre qu’un douillet qui prend des coups doit, de surcroit, être doué d’une force de caractère peu commune pour supporter la douleur et envoyer, gentiment, ses adversaires au tapis.

 

Par cet exemple, magistral( ?), je montre et je démontre (1) que « gentil » n’est pas mièvrerie, mais plutôt, accortise, aménité sans pour autant tomber dans le boniface ou le bois dont on fait les flûtes.

 

Or donc le Président Obama est dit : «  Le Gentil »  (mordez la nuance par rapport à gentil) (c’est fait ? ok)

 

Dès lors, rien de plus normal que d’entretenir une Lune de Miel avec Poutine, autre gentil celui-là que son bon cœur brimait au KGB ?

Rien de plus normal aussi  que de faire confiance à Ahmadinedja lequel pousse la tolérance jusqu’à accepter le principe de la lapidation des Femmes dans de lointaines provinces reculées de L’Iran.

 

Grâce à Obama « le Gentil » la guerre en Afghanistan a pris un tour nouveau. Certes on leur fout bien, quelques fois au hasard, quelques bombes sur la gueule, mais cela relève plus de l’erreur ou  du jeu que de la méchanceté. Désormais nous faisons la guerre là-bas par bonté et avec douceur. L’indulgence est de mise, vis-à-vis de l’oppression des Femmes par exemple, de l’emprise des mafias ou des trafics de drogue : rester cool est le maitre mot.

 

Et les effets se font déjà sentir : Medvedev retarde sa main mise sur la Géorgie et Khamenei se contente pour le moment d’essayer ses missiles sans les balancer sur Israël.

 

Sur cette note optimiste permettez, chers amis, que je tire ma révérence car il m’arrive quelque fois d’avoir autre chose à faire que de dire des c……..

 

1) Je suis l’as du montage et démontage, soit beaucoup de travail pour arriver à rien. N’en étant pas à un r près je fais de même pour le montrage et le démontrage avec autant de brio.

 

 

 

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 20:52

La mondialisation du XXI ème siècle est celle  des technologies venues de la Silicon Valley, des normes de  gouvernance instaurées par Wall Street et des films tournés à Hollywood.

Le reste du monde et notamment l’Europe et les Pays dits Industrialisés se contentant de reproduire ces schémas et de copier cette civilisation.

Comme le dit  Daniel Cohen : pour s’en convaincre il suffit d’ouvrir son ordinateur le matin en arrivant au bureau ou d’allumer la Télévision en rentrant chez soi le soir. De Windows à Desperate  Housewifes en quelque sorte.

Ne croyez pas que je sois contre, ma propre famille s’en régale, et après tout,  nous sommes,  du moins sur le plan matériel,  plus heureux que bien des peuples qui ne demandent qu’à  goûter cette soupe.

 

Pour autant il y a quasi unanimité pour dire que sans réformes profondes le système capitaliste actuel ne pourra pas faire face aux défis qui se profilent déjà à l’horizon de la fin de ce siècle.

 

Or que voyons-nous après la crise dite des « subprime » qui cache des dysfonctionnements bien plus profonds et préoccupants ?  Des vœux pieux, des G20 lénifiants, des films nous montrant ce que nous avons sous les yeux tous les jours : encombrements, pollutions, montagnes de déchets  etc.  N’est-il  pas extraordinaire que nous ayons besoin d’incitations et de publicités pour nous conduire à préférer un ciel pur et des mers bleues ?

 

Voici, résumées, quelques pistes  proposées par des gens compétents et sérieux :

 

1) Dominique Bourg (Philosophe)  «  Apprendre à vivre dans un monde limité »

    «  Il s’agit d’appliquer la stratégie des 3 R : Réduire- Réutiliser- Recycler »  «  On ne sortira pas du système actuel sans une régulation forte obligeant à produire et à consommer autrement »  «  La taxe Carbonne est le seul moyen d’amener les citoyens de changer de comportement énergétique »  «  La possession de certains biens deviendra de plus en plus couteuse » Mais aussi : «  On est sur la corde raide, les voies de transition sont étroites et l’écofacisme n’est jamais très loin »

Il dit encore «  Toute la difficulté est de faire avaliser ces nouvelles règles démocratiquement »

Autrement dit : Le problème  est de faire avaler la pilule.

En fait le  conseiller de M. N. Hulot qui est, lui, en pleine honnêteté intellectuelle, reconnait, à demi mots, que ces préconisations vont de pair avec un inévitable déséquilibre social : ceux qui pourront payer le droit de polluer et les autres qui, ne le pouvant pas, «  Apprendront à vivre dans un monde limité » Telle est la solution retenue par les « Verts » et en cours d’application progressive par le Gouvernement. Bien entendu personne ne voudra avouer une telle réalité.

 

2)  Zaki Laïdi  (site de réflexion Telos) «  Démocratiser la gouvernance mondiale »  «  Comment y parvenir ? En proposant une organisation qui reflète les rapports de force du XXI ème siècle dans cette perspective il faut ouvrir le jeu au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies en garantissant une représentation permanente des pays émergents (Brésil, Inde, Egypte, Afrique du Sud sans oublier l’Allemagne et le Japon. »  « La Démocratisation du Conseil de sécurité serait un signal fort adressé aux Pays émergents surtout si elle était couplée à deux autres réformes complémentaires : la suppression du G8 au profit d’une institutionnalisation du G20 et la réforme de la représentation au sein du FMI  où pour le moment la Belgique et les Pays-Bas disposent d’un pouvoir supérieur à celui de la Chine »

 

Ceci n’est qu’un exemple de l’énorme potentiel de réflexions dont disposent les puissants de ce monde et des initiatives qui seraient  à prendre d’ores et déjà pour adapter la mondialisation à un système cohérent à la hauteur des enjeux.. Tout le monde comprendra que l’organisation Mondiale doit précéder les mesures Nationales notamment en matière d’écologie.

La responsabilité historique de nos dirigeants est immense, celle de L’Europe en particulier et pourvu que  le Président Obama soit  l’Homme que l’on dit et que l’on espère, il est temps qu’il s’affirme sur le Plan International en proposant des initiatives fortes et  urgentes.

Mais, selon moi, cela ne se fera pas  sans la pression populaire. Le veut-elle vraiment ? That is the question.

 

 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 19:50

 

Au sujet du bloc notes de M. Bernard Henri Lévy : le Point du 8/10/2009 n° 1934

Titre  «  Pourquoi je défend Polanski »

 

M. Bernard Henri Lévy,

 

Dans votre argumentation en cinq points vous jugez très sévèrement «  Le parfum de justice populaire qui flotte autour de tout cela et transforme les commentateurs, les blogueurs, les citoyens en autant de juges assermentés au tribunal de l’Opinion »

Vous dites bien : les commentateurs, les blogueurs, les citoyens, sans réserve d’aucune sorte, ligués en  autant de juges assermentés  pour former un tribunal d’Opinion. En tant que citoyen et blogueur me voici donc personnellement et  directement visé. Permettez donc que je réponde point par point.

 

1) Sans le tapage sur cette affaire, à laquelle vous-même faites un large écho, je ne savais même pas que  M. Polanski  avait violé une jeune fille de treize ans et, l’aurais je su, je vous assure n’avoir aucun goût pour commenter ce genre de choses et encore moins m’ériger en juge.

 Si j’ai bien compris, il s’agit d’une vieille  histoire qui ne regarde plus que M. Polanski  sur fond d’imbroglio judiciaire auquel je ne suis ni mêlé ni  scoliaste. S’il est en paix avec sa conscience tant mieux pour lui. D’ailleurs, même s’il était sans  conscience de quel droit pourrais je exiger que, lui ou d’autres, possédassent une chose dont je n’ai moi-même  qu’une vague idée ? Le procès d’intention que vous me faites est donc sur ce point sans fondement.

 

2) Pas de commentaires.

 

3) A partir du moment où le tribunal a jugé que  M. Polanski, bien qu’il  ait violé une jeune fille de 13ans,  n’est pas un pédophile, rien à dire : votre argumentation se tient.

 

4) Je suis d’accord avec vous : Etre célèbre, riche et talentueux peut être, en l’espèce, un terrible inconvénient. Il ne manquerait plus, pour son malheur, que M. Polanski  soit  resté jeune et beau.

 

5) Nous y voilà : «  Car le fond de l’affaire…. »  «  Ce lynchage est un trouble à l’ordre public »  « Cet acharnement de tricoteuses et tricoteurs, cette volonté de voir au bout d’une pique la tête d’un artiste  sont l’immoralité même » Si ce que vous dites est vrai, et ce n’est sans doute pas, hélas,  sans fondement, que faut-il faire ?

Faut il déduire de votre indignation qu’à trop défendre la Démocratie et laisser la Plèbe faire à sa guise,  le peuple, auquel  de  nouvelles  techniques ont  donné de puissantes mâchoires,  mord la main qui l’a caressé ?

 Platon avait-il raison de penser que le droit à la parole devait être réservé à l’élite ?

 

Je pense que non, mais vous, qui êtes philosophe,  seriez plus apte que moi pour  trancher la question.

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 19:32

En fonction de ce constat deux écoles s’opposent :

 

1) Les politiques (poussés par les « Verts ») prétendent que c’est le comportement de chacun qui est en cause et que toutes mesures, y compris contraignantes, propres à le changer, résoudront le problème.

2) Nombre de «  Savants », sans pour autant  négliger l’importance de la conduite individuelle, estiment que le fond de la difficulté réside dans le système lui-même.

 

Les uns veulent simplement décrasser le filtre à air alors que les autres préconisent de changer la conception du moteur.

J’opte, pour ma part, pour le second diagnostic qui implique évidemment que le filtre à air soit propre et l’échappement débouché.

 

Je sélectionne trois points essentiels susceptibles de pallier, tant soit  peu,  le dysfonctionnement :

 

--La Démographie : Il ne faut pas plus d’humains sur la planète qu’elle ne peut en supporter.

--L’Argent : Aujourd’hui Maître de l’Homme, l’Homme doit redevenir Maître de l’Argent.

--Le Temps : redonner « du Temps au Temps »

 

 En ce qui concerne la démographie le livre de Daniel Cohen, précédemment cité, procède à une analyse circonstanciée depuis les  théories de Malthus à une projection sur l’avenir.

 

Au sujet de l’Argent un exemple suffira : il est extrait d’une série d’articles  à portée essentielle parus sur Thésaurus «  La Charia dans le Code Civil » je cite :

  «  En effet, la Charia édicte cinq grands principes qui encadrent le rapport des musulmans à l’argent : prohibition de l’intérêt, de l’incertitude (aléa, terme du contrat) et du hasard (autrement dit la spéculation), obligation d’adosser tout placement à un actif réel, principe du partage des profits et pertes entre le prêteur et l’emprunteur.

Ces interdictions posées on voit aisément que la notion même de crédit produisant des intérêts du seul fait d’avoir fourni de l’argent et selon le temps qui passe est inacceptable.

La notion d’intérêt est acceptable lorsqu’il est associé aux principes de partage des pertes et profits (la rémunération est fonction du résultat économique du placement) et de connexion à un actif réel (le prêt ou l’investissement doit servir à créer de l’activité et de la richesse). Le rendement d’un placement n’est alors pas le fait du simple temps qui passe, mais correspond à la rémunération du service d’intermédiation bancaire associée à une activité économique réelle dont le risque est partagé entre le prêteur et l’emprunteur »

Pour bien éclairer les observations qui suivent, lire le reste des articles d’Ydhista Lévisoïtin lesquels sont, comme d’habitude, extrêmement bien documentés et explicités.

J’observe donc  (ma qualité de mécréant m’en garantissant la liberté) qu’à partir de règles qui me paraissent frappées au coin du bon sens, de la morale et de l’utilité,  on tortille des fesses afin que ces préceptes puissent s’accorder avec le système Capitalosurconsommateur tant chéri. Il serait peut être  opportun d’envisager de renverser la vapeur et de faire le contraire.

 

Le Temps. La vitesse est une grande  bouffeuse d’énergie et par conséquence émettrice  de pollution. L’accélération en toutes choses relève des conséquences du système mais aussi de l’addiction. On ferait bien de relire ce qu’en pensent les philosophes.

Anecdote : Les Sages des Sages décernent le Prix Nobel de la paix à Barak Obama.  Certes l’Homme est valeureux et sympathique mais il n’a que 9 mois de pouvoir et reste empêtré dans une guerre en Afghanistan. C’est un peu comme si on décernait le Prix Nobel de Chimie à  quelqu'un avant même qu’il ne termine ses expériences. Aux  commentaires étonnés, les Sages de répondre en substance  «  Que voulez vous : on n’a pas le temps d’attendre des résultats que,  par ailleurs, nous subodorons, d’avance, bénéfiques »

 

Marrant ! On est en plein dans la métaphore de Bergson qui démontre qu’en remontant le couloir d’un rapide on va plus vite que lui. Les Sages du Prix Nobel vont plus vite que le temps. A ce train là, ils seront morts demain.

 

A suivre….

 

 

 

 

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 11:12

L’addiction maladive de « l’homo consumérus » à la croissance joint  à une démographie en augmentation constante condamne, tôt ou tard, la société à un choc frontal  avec l’écosystème  de notre planète.

De nombreux économistes, sociologues, scientifiques,  tous savants, parlent et écrivent sur ces sujets sans esprit de lucre, sans ambitions politiques et sans émettre (ou si peu) de CO2. (Voir au sein même de cette communauté certains blogs qui apportent avec  les mêmes valeurs des éclairages précieux sur les questions du moment)

Ils sont très peu entendus par les masses. Mais quand M. Al Gore  ou M. N. Hulot font un film à grand renfort d’argent et de dépenses énergétiques polluantes le public est touché alors  même que  ce qu’on lui montre relève  plus  du spectacle que de la science. (1)

Après tout peu importe. Le problème existe et  il est bon qu’on en prenne conscience, mais tant qu’a faire il serait préférable que ce fût en toute honnêteté intellectuelle et scientifique.

 

Ceci étant, j’ai du mal à avaler les contradictions soi-disant écologistes que l’on me sert à longueur de journée. Alors  j’en cherche les raisons :

n  Pourquoi préférer les centrales thermiques (riches en CO2) aux nucléaires ?

n   Pourquoi les pesticides plutôt que les OGM ?

n  Pourquoi les biocarburants alors que la famine sévit dans certaines régions du monde ?

n  Pourquoi une taxe Carbonne si on ne doit pas la faire payer ?

 

A mon sens on peut chercher la cause d’une  de ces irrationalités dans un exemple typique : Le Film « Syndrome du Titanic »

 Dans un objectif essentiellement didactique un commentaire dirait :

Ce film a employé X personnes pendant Y temps.

Il a couté X Euros. Le rapport minimum espéré est de ….

En matière de pollution il a émis en Co2…, en énergie…. dont électrique…. etc etc.

Par la même, on démontrerait que dans le système actuel on ne peut dénoncer le crime qu’en commettant le crime.

C’est là, à mon idée, une des clefs du problème.

 

 

 

(À suivre)

 

(1) dans le sens ou science égale objectivité.

 

 

 

 

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 10:14

A tous ceux, qui comme moi, ont des capacités mémorielles et intellectuelles limitées, je recommande ce livre essentiel, de Daniel Cohen, qui, en moins de 300 pages, réussit l’exploit de nous faire voyager  dans l’espace en montrant comment de Rome à Hollywood l’économie façonne la société au fil du temps.

Basé sur des sources autorisées, mondiales et foisonnantes ce n’est pas qu’une rétrospective mais une projection sur les grandes questions  posées au XXIe siècle. 

 Grace à la remarquable capacité de vulgarisation de Daniel Cohen, à sa concision et à sa clarté d’expression il est facile de dégager, sinon les réponses, du moins les embûches auxquelles les  générations qui viennent  risquent  d’être confrontées.

 

n  La planète pourra-t-elle éviter un nouveau suicide collectif, écologiste cette fois ?

n  Comme la crise financière l’a brutalement rappelé, une incertitude d’ordre systémique plane sur le Capitalisme. Sait-il où il va, où il entraine le monde ?

 

 

 

 

 

 

(1) Ne serait ce que sur ces deux questions les réponses des Politiques Français, y compris « Les Verts » me paraissent relever d’une légèreté suspecte conduisant à des mesures à  courte vue  plutôt que de la réflexion approfondie  propre à servir l’intérêt général.

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