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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 09:12

 

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L’article 19 de la Charte Universelle des Droits de l’homme de 1948 stipule : 

« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit »

 

Certes la liberté d’expression suppose que chacun ait une haute conscience du respect de l’autre et  le devoir d’éviter  les propos injurieux ou inexacts.

Certes Il va de soi que la personne ou le groupe de personnes  qui estime  être diffamé a le droit d’en appeler à la Justice.

 

Mais il ne semble pas que les propos d’Eric Zemmour relèvent de l’injure ou du mensonge.

Selon l’ONDRP (Office national de la délinquance et des réponses pénales) Il y aurait eu, en 2010, 42000 voitures incendiées en France,  essentiellement dans des zones urbaines et les banlieues.  Rien que pendant Noël et le jour de l’an,  53000 policiers et gendarmes n’ont pu que freiner les exactions. La dérive de la délinquance dans les villes, le phénomène des bandes et des gangs, les zones de non droit devraient inquiéter sérieusement au moins ceux qui  prônent le Droit et la République. Non seulement ils préfèrent fermer les yeux mais ils camouflent soigneusement toute forme d’information ou de statistiques propres à éclairer le problème. Puisque les Associations contre le Racisme  interdisent  de dire que ce phénomène est, pour une bonne part, du à une population jeune et issue de l’immigration, la moindre des choses serait  de  sortir du secret les documents susceptibles de le démontrer. On pourrait ainsi remettre les pendules à l’heure et en chercher les  causes dans  l’échec scolaire, le chômage, la paupérisation et le sentiment de victimisation dans lequel pourraient se complaire  nombre de jeunes immigrés.

 

Mais si les propos de M. Zemmour relèvent bien,  selon la charte des Droits de l’Homme,  du «  droit de ne pas être inquiété pour ses opinions », que vient donc faire ici  Mme Anne de Fontette  Procureur de la République ?

La première réponse  consiste à admettre que la  France tient le Charte de l’ONU  pour un vulgaire chiffon de papier.

Deuxièmement, si les Démocraties sont promptes à exalter les Droits de l’Homme, elles  sont bien moins enclines à les appliquer. Ceci n’est pas nouveau : c’est parce que les propos  du Philosophe étaient, soit disant, de nature à troubler l’ordre public  que Socrate a été forcé de boire la ciguë.

Et puis,  depuis 20 ans,  l’Etat est en échec patent  en matière  d’adéquation  scolaire, d’immigration et de sécurité et  Il n’y a pas de meilleur prétexte que le bouclier du  racisme pour éviter que l’on puisse en parler.

 

Enfin, dernier mot, non Mme de  Fontette « La Vie ne vaut rien mais rien ne vaut la Vie » ne relève pas, comme vous le dites, de l’infantilisme ou  des troubles de  l’adolescence et  on est  bien au-delà de la triviale raison dont vous faites état. Pour comprendre cela  il faut  humer Gorky et l’âme Russe, saisir  ce que Baudelaire entend par  « Postulations contradictoires humaines: l’extase et l’horreur de la vie »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 20:26

A côté de l’amour fou, l’amour ‘’raisonné‘’ suppose  le respect et une certaine admiration pour le  sujet dont il est  l’objet.

 Or les sociétés Démocratiques sont fondées sur des Citoyens à qui l’on demande d’aimer, à priori,  leur système, présupposé le meilleur sans conteste ni discussion.

Depuis son jeune âge, puis tout au long de sa vie le Citoyen est instruit de telle sorte que la chose aille  de soi.

Si dans un sondage on posait la question «  Aimez-vous la  République » la majorité de « Oui »  serait écrasante tant cette réponse paraitrait évidente à la plupart des gens.

 

Si l’on en croit un  post d’Orange, un  thon rouge vient de se vendre au japon…. 300000e.  Plus de 20ans de salaire d’un smicard !!

 

Quand  Mélenchon dénonce l’impudente arrogance d’une journaliste qui gagne 80.000e  par mois n’est-il pas étonnant d’observer que son salaire trimestriel ne lui permettrait même pas  de s’offrir ce  thon rouge ?  Elle est jolie  leur Mondialisation.  Alors, je  pose la question :   Peut-on respecter, peut-on admirer ces  Démocraties foldingues,  en un mot peut-on « raisonnablement » les aimer ?

Evidemment tout dépend de ce qu’on entend  par  « République »ou «  Démocratie » mais si l’on fait sienne la  formule  de  Jérémy Bentham qui, dès 1789,  proposait  ce simple  principe moral « Du meilleur bonheur de chacun pour le plus grand nombre de citoyens », nous sommes loin, très, très, loin du compte.

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 20:21

 

Plutôt que de considérer la Mondialisation comme un fait inéluctable mais avec lequel l'industrie Française devrait jouer pour en tirer les avantages tout en respectant les intérêts de nos travailleurs, M. Carlos Ghosn, patron de Renault, en fait un paradigme propitiatoire à des Pays étrangers.

Son raisonnement consiste à ponctionner le génie Français (abondé par l'expérience et les écoles) pour concevoir des machines qui sont ensuite fabriquées, au moindre coût, n'importe où, pourvu que cela relève du seul critère de la rentabilité. C'est ainsi que son dernier modèle haut de gamme sera fabriqué chez Samsung en Corée. Si cela induit le double avantage de donner du travail à des ouvriers étrangers sous payés et de permettre à nos chômeurs de rouler dans des voitures « low-cost », je ne suis pas certain, qu'en tant que producteur d'emploi, le report du rôle social de Renault sur l'État soit une bonne chose: ne serait ce que parce que cela pèse sur la dette de la nation.

Certes il faut admettre que des efforts considérables sont à réaliser pour ajuster nos coûts à ceux du marché international, mais il n'empêche que tant que les Patrons n'auront pas un minimum de conscience Patriotique dans leur rôle éminent de pourvoyeurs d'emplois, l'orthopraxie cèdera le pas devant l'unique et fallacieux critère de rentabilité.

Mais ce genre d'opinion déjà admis comme obsolète au niveau du café du commerce est à cent lieues des préoccupations des écoles de management dont nos éminents décideurs sont diplômés.

Il est vrai que la dénationalisation industrielle a été compensée par la socialisation du sans- travail. Mais cela a des limites: D'une part le nombre des chômeurs dans la société active ne saurait dépasser certains seuils et d'autre part la désacralisation du « Travail » impacte gravement sur la notion du rôle de l'individu en tant que valeur participative dans la société.

 

Tout comme Ford aux USA, le nom de Renault est, en France, beaucoup plus qu'un simple outil industriel. Ce nom fait partie du Patrimoine et de l'Histoire, notamment Sociale, de la Nation. Je comprend que, pour M. Carlos Ghosn, de par son âge, son origine, sa formation (et pourvu qu'il en ait pleinement conscience), cela relève de la micrologie. Devant ces Chefs d'entreprises dont l'ambition internationale relègue le problème Français au rang du détail, l'État, pourtant important actionnaire de la firme, reste insensible à la question du prestige Français ainsi qu'à la lente agonie des usines de l'hexagone.

 

A ce train là, nous roulerons bientôt en voitures Chinoises alors que Mercedes, BMW et Porsche auront du mal à fournir au Pays des Mandarins.

 

 

 

 

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 10:40

 

Au chapitre des incohérences, à moins que ce ne soit incompréhension de ma part, le projet Parisien « Auto- Lib »  laisse pantois :

Sur quarante quartiers étudiés, le chômage des jeunes en cités atteint 43%. Il est l’une des principales causes d’incivisme et de délinquance. Ce problème récurrent   revient en leitmotiv   comme argument politique par les partis et notamment les Socialistes. (1)

Deux causes essentielles sont à retenir :

--L’effet  rejet  du système scolaire.

--Le  manque d’offres d’emplois de masse pour les jeunes exclus du cursus éducatif.

 Le projet Auto-Lib inspiré par des édiles socialistes, et en partie financé  par les contribuables, aurait  été l’outil rêvé pour engager une reprise du tissu industriel et commercial propre à sortir les banlieues du ghetto actuel.  Outre le bénéfice social, le fait d’éviter de payer des chômeurs n’eût  pas été  sans intérêt.

En foi de quoi, les Socialistes du grand Paris ont préféré  confier l’affaire au groupe de la  finance internationale Bolloré, lequel dans un grand élan de civisme fabriquera provisoirement (2) les batteries en Bretagne mais  construira les voitures……en Italie.

On fait ainsi d’une pierre deux coups : on nourrit le chômage des jeunes en pesant sur le déficit de la balance commerciale de la France.

 

Mais aux yeux des élites, définitivement convaincues de la prééminence invincible du système Capitaliste Mondial, ceci  n’est qu’une vision simpliste et rétrograde du problème.  Le pragmatisme intelligent souligne  les avantages  de la situation actuelle dans les  banlieues :

a)--Le deal des drogues est un commerce juteux qui produit des bénéfices considérables aux retombées économiques partagées dont profitent aussi les consommateurs du Tout Paris et, notamment, les Pays qui pratiquent le secret bancaire.

b)--Les quelques 15000 à 20000 voitures brulées annuellement sont une aubaine pour les constructeurs d’automobiles notamment  celles  produites à l’étranger.

 

 

(1)  Voir l’excellent livre de François Dubet « Les places et les chances : repenser la justice sociale »

         (2)  Bolloré se sert d’Auto-Lib comme banc d’essai : si les batteries répondent à leurs  espérances  elles seront par la suite fabriquées en masse par la Chine : A cause du coût réduit et parce que la Chine  est riche en ressources du Lithium nécessaire.

 

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 17:35

 

Au musée des Intelligences, Michel Onfray , nous guide à coup sûr vers ceux qui ont bâti leurs pensées sur des terrains sains et solides. Dans son petit livre «  l’Innocence du Devenir » (dont le titre est à lui seul un océan réflexif)  il dit, en résumé, que tous ceux qui invitent à une pratique, devraient, ne serait-ce qu’au nom du simple bon sens, vivre eux même ce qu’ils proposent à autrui avant d’en faire la publicité.

En ce début d’année 2011 le vœu pieux d’en faire le recensement relève de l’impossible tant de Politiques, de Moralistes, d’Ecrivains, de Philosophes, foutus donneurs de leçons et comptempteurs  des Droits de l’Homme, dérogent par leur vie aux idées qu’ils trimballent.

Je pense, par exemple, à Nicolas Hulot dont l’appétit vénal n’a  d’égal que son prêchi-prêcha  humaniste et qui  dégage, en un seul jour,  plus de CO2 que la place de la Concorde en un mois.

Au marché des incohérences entre les actes et les idées le choix est si vaste qu’il y en pour tous les goûts.

Faites vos choix  et Bonne Année à Tous.

 

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 13:07

 

L'homme est mort...tant l'effort qu'il accomplit pour vivre lui a fait oublier d'exister. Il fut un temps où il était autre chose qu'une machine, un animal évolué. Il fut un temps où, quand les anges volaient encore, ils voyaient, tout en bas, des millions de spirituelles et tremblantes lueurs, fragiles et pâles, fortes et claires, bleues et rouges, avec, parfois, ça et là, des ombres noires sombrant dans l'encre de l'éternité. Y aurait-il toujours des anges, qu'ils ne verraient plus que des lumières vives, éclipsant dans des halos immenses les éclats faiblissants des âmes confondues.

Bien avant que le siècle des Lumières ne dictat les lignes universelles de la conscience des hommes, ceux ci avaient prescience d'un acquit naturel et inné. Mais, de même qu'on ne peut voir son propre visage, l'âme, en soi, ne peut se distinguer. Alors les Hommes inventèrent l'être Suprême pour servir de miroir; et, croyant servir Dieu, ils ne faisaient que nourrir leur propre conscience. Là ou Dieu est mort fleurit alors une morale commune née de la Raison et imposée par la Loi.

 

Dans les temps où Dieu vivait encore, Gilles de Rais, Seigneur parmi les Seigneurs, a été condamné à mort, non par vengeance, non pas pour faire justice à des manants dont on se souciait peu, mais pour cause d'indicible indignité Humaine. C'est cette même indignité, qui est, aujourd'hui, reconnue aux pires criminels comme faisant partie de la nature humaine. C'est parce que le criminel est reconnu, dans toute la dimension spirituelle du terme, en tant qu'Homme que la Société ne lui inflige plus (ne serais ce que dans le principe) la sanction du rejet suprême. En brisant, sans le substituer, le miroir « Dieu », l'Homme a tué son âme.

 

Aucune Loi, aucune Raison, n'oblige à se jeter à l'eau pour sauver un enfant. La loi engage à appeler des secours qui arriveront trop tard, alors que l'élan du cœur nous pousse à plonger pour sauver cette vie.

Que les Lois aient offert des fauteuils aux comportements des hommes serait une bonne chose pourvu que leurs consciences ne s'y prélassent pas dedans. La Société moderne qui nous incite à parler plusieurs langues a oublié celle du coeur.

 

Les Humanistes Occidentaux ont essentiellement fondé leurs Sociétés matérialistes sur la Raison. En visant le bonheur des peuples ils ont tué leurs Âmes.

C'est con....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 17:56

 

C’est un pays bossu,

Aux parfums de tristesse,

Où l’on ne parle plus.

 

La mer est tout en bas,

En bas des rochers rouges,

Où la vague se bouge.

Le temps n’en finit pas.

 

Ici sur l’algue fade,

Au son de la Vella

J’ai rêvé de Grenade

Et de la siguiriya,

 

Un ciel si bas,

Que pour me prendre,

Il lui suffit de tendre,

Son bras,

Pourquoi faut-il attendre ?

Le temps n’en  finit pas.

 

 

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 08:54

 

 

Le volet « Ecolo » du système « Wall-Street » ne tend pas à réduire la pollution mais à mieux en répartir, sur la planète, les effets nocifs. Il fonctionne selon le « Principe de Cancoon »: --Prendre aux pauvres des Pays riches pour donner aux riches des Pays pauvres--

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 19:38

 

Un étudiant Arabe envoie un email à son père...

 

« Cher Père,

Paris est merveilleux, les gens sont gentils et j'aime vraiment cette ville. Mais, papa, j'ai un peu honte d'aller à l'école avec ma Ferrari 599GTB plaquée or, alors que les profs et les autres élèves viennent en RER.

Ton fils qui t'aime,

Nasser »

 

Le jour suivant, il obtint une réponse :

 

« Mon cher fils adoré,

Cent millions d'euros viennent d'être transférés sur ton compte personnel. Ne fais plus honte à tes parents et va vite toi aussi t'acheter un RER. »

 

Quelques jours plus tard il reçoit une lettre de son oncle :

 

«  Mon cher Neveu,

Ton Père, mon frère, que Dieu le garde,  m’a parlé des problèmes auxquels tu fais face dans cette ville lointaine avec courage et résignation. Je sais que tu dois bientôt te rendre en Angleterre et je vais faire en sorte que tu puisses acquérir un Eurostar. Oui, je sais bien que c’est insuffisant mais, que veux-tu, pour t’acheter une conscience nous n’avons pas encore assez d’argent »

 

Dans ce monde, effilé comme un poignard, où l’accélération des désirs projette hors des pôles opulents les plus faibles et les éclopés, la parole de Khalil Gibran éclaire de sa sagesse la Vérité : 

« C’est en échangeant les dons de la terre que vous trouverez l’abondance et serez comblés.

Cependant, à moins que l’échange ne se fasse dans l’amour et la justice bienveillante, il conduira les uns à l’avidité et les autres à la faim. »

 

Point de salut sans conscience : Là est la question.

 

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 10:54

 

 

Deux rossignols s'étaient tus

 

Deux rossignols s'amusaient sous un ciel sans nuage,

En découvrant la vie au gré de ses splendeurs.

Ils forgeaient d'appétits ainsi que de candeurs

Les souvenirs émus de leur vagabondage.

 

Un vent surgît alors, sombre relent d'orage,

Aux détours de matins qui déchirent les cœurs ;

Les rires s'estompaient laissant place à ces pleurs

Où ternit le plumage autant que le ramage...

 

Un mutisme pesant, des échos de regrets,

Que le temps parsemait dans des songes discrets,

Jalonnaient de douleurs les chemins de l'errance ;

 

Au fil d'heures sans fin des spectres imprécis

Ombrageaient les destins d'une vaine espérance...

Ô rêves de lueurs, horizons indécis !

------

 

Deux oiseaux séparés en terres sans rivage

Œuvraient à protéger des nids teints de rancœurs,

Entre rêves déçus et lendemains vainqueurs,

Entre ces livres clos et la nouvelle page...

 

Une ombre en filigrane aux cartes de voyage,

Un manque au paysage, une absence aux bonheurs,

Des parfums se sont tus qui forcent les douleurs

Quand s'éteint le vécu mais subsiste l'image...

 

Ô passés incompris qui gardent les secrets

D'une folle rupture aux fourbes couperets !

Tout n'est plus aujourd'hui qu'inlassable silence ;

 

Aux lointains souvenirs des plaisirs amaigris

Par trop d'incertitude ou par trop d'indolence,

Il règne une amertume et des désirs aigris...

Jalonnaient de douleurs les chemins de l'errance ;

 

Au fil d'heures sans fin des spectres imprécis

Ombrageaient les destins d'une vaine espérance...

Ô rêves de lueurs, horizons indécis !


 Deux oiseaux séparés en terres sans rivage

Œuvraient à protéger des nids teints de rancœurs,

Entre rêves déçus et lendemains vainqueurs,

Entre ces livres clos et la nouvelle page...

 

Une ombre en filigrane aux cartes de voyage,

Un manque au paysage, une absence aux bonheurs,

Des parfums se sont tus qui forcent les douleurs

Quand s'éteint le vécu mais subsiste l'image...

 

Ô passés incompris qui gardent les secrets

D'une folle rupture aux fourbes couperets !

Tout n'est plus aujourd'hui qu'inlassable silence ;

 

Aux lointains souvenirs des plaisirs amaigris

Par trop d'incertitude ou par trop d'indolence,

Il règne une amertume et des désirs aigris..

 

Deux rossignols sous la lune s'évadaient d'une cage

Après avoir vaincu les barreaux destructeurs ;

Un cauchemar s'échoue aux élans prometteurs

D'un credo les portant vers une aube plus sage...

 

Une onde intemporelle enfouit dans son sillage

Un peu de désarroi, beaucoup de pesanteurs ;

Un sourire, un regard, et des mots rédempteurs

Effacent tout fantôme au long de son passage.

 

Un rideau s'ouvre enfin sur de nouveaux couplets

Quand l'avenir s'éclaire aux antiques reflets

Loin de tout désaveu, de toute turbulence ;

 

D'inédits parchemins emportent leurs écrits

Vers des sentiers naissant d'écoute et d'indulgence,

Où les rappels amers du passé sont proscrits...


l'ombre d'un rossignol a chanté par ici

et l'autre dans ses pas est venu jusqu'à 

 

Universel, le langage des cœurs,

Intemporel celui de la mémoire .... (Martine Bianco l’Ombre du vent)

 

 

 

« Être, ou ne pas être, telle est la question.

Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir

la fronde et les flèches de la fortune outrageante,

ou bien à s’armer contre une mer de douleurs

et à l’arrêter par une révolte? Mourir.., dormir,

rien de plus... et dire que par ce sommeil

nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles

qui sont le legs de la chair: c’est là un dénouement

qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir.., dormir,

Dormir! Peut-être rêver! Oui, là est l’embarras.

Car quels rêves peuvent-ils nous venir dans ce sommeil de la mort,

quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de cette vie ?

Voilà qui doit nous arrêter. C’est cette réflexion-là

qui nous vaut la calamité d’une si longue existence.

Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains du monde,

l’injure de l’oppresseur, l’humiliation de la pauvreté,

les angoisses de l’amour méprisé, les lenteurs de la loi,

l’insolence du pouvoir, et les rebuffades

que le mérite résigné reçoit d’hommes indignes,

s’il pouvait en être quitte

avec un simple poinçon? Qui voudrait porter ces fardeaux,

grogner et suer sous une vie accablante,

si la crainte de quelque chose après la mort,

de cette région inexplorée,

d’où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté,

et ne nous faisait supporter les maux que nous avons

par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas?

Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches;

ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent

sous les pâles reflets de la pensée;

ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes

se détournent de leur cours, à cette idée,

et perdent le nom d’action. »  Hamlet

 

Voici la belle Ophélie... ( Voici l’Ombre du vent) dans tes oraisons

souviens-toi de tous mes péchés.

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