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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 12:44

Qui est Emmanuel Macron ?  Pour ma part je vois un homme particulièrement doué, particulièrement sûr de lui, curieusement affecté par des réflexes de petit garçon et des colères d’enfant.  Conscient de ses aptitudes Jupitériennes, il les voit à la hauteur de la planète, missionnées pour guider le Monde dans sa marche vers le progrès.  Ainsi pense-t-il pouvoir dompter les cyclones par la simple reconnaissance des accords de Paris. Pourtant, aussi vertueuses soient-elles, les mesures prises par la France ont autant d’effet sur le climat mondial que la chiure d’une mouche sur le dos d’un éléphant, alors que la Chine, malgré ses efforts, reste de très loin le premier pollueur de la planète.

 

En ce qui concerne la France, il y a un fil rouge dans le programme fleuve qu’Emmanuel Macron a présenté aux français : Donner la palme aux forces vives en ouvrant les bras aux puissants, aux élites, ainsi qu’à la jeunesse et faire basculer les revenus des inactifs vers les actifs. Nonobstant des propos très durs envers le petit peuple et bien que la seule idée de la médiocrité lui donnât des boutons, je ne crois pas qu’il soit dans les intentions du président de l’abaisser. Simplement, plutôt que de voir l’Etat plier les entreprises à ses difficultés, il pense que c’est au petit peuple de s’adapter aux nouvelles donnes parmi lesquelles le concept de précarité doit être définitivement acté.

A noter que dans ce monde où la force domine, le tropisme social d’Emmanuel Macron reste vivant : Droit aux indemnités de chômage pour tous, revenus de solidarité, secours sociaux sont là pour assurer le minimum vital aux laissés pour compte.

 

Elu et bien élu Emmanuel Macron dispose de l’appui d’une Constitution à tendance monarchique, d’un Gouvernement aux ordres, d’une Assemblée à l’écoute, d’une opposition en déroute et d’une démocratie déficiente (57% d’abstentions aux dernières législatives).   A cela s’ajoute un contexte mondial favorable et une croissance supérieure à l’inflation.

 

Pour autant on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve. Sur le plan international à l’attitude provoquante et dangereuse de la Corée du Nord (permise en sous-main par la Chine) Donald Trump répond par des menaces de destruction tandis que notre Président fait du Chamberlisme. Vue d’ici la seconde attitude est la plus apaisante, selon Juliette Morillot les « Kim » sont rationnels et sauf posture belligérante à leur égard aucun pays du coin ne doit se sentir menacé par les missiles qui survolent leurs territoires.  Tout ce que demandent ces braves gens c’est qu’on leur laisser peaufiner des bombinettes en paix.

 

En France les mois à venir seront décisifs ; si les résultats tardent à venir, si le chômage ne baisse pas, si la paupérisation de la classe moyenne se poursuit il faudra qu’Emmanuel Macron montre son aptitude à « dompter le taureau*» 

 

* La Boétie « discours de la servitude volontaire »   

 

 

 

 

 

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 08:19

Les Présidents français tirent leur pouvoir d’un mensonge et d’une faiblesse. Elu et bien élu par une majorité de français Emmanuel Macron, peut-être plus qu’un autre, n’échappe pas à la règle.

 

Mensonge : Article 20 de la Constitution « Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation »

Faux ! C’est le Président qui détermine et décide de la politique de la Nation.

Sully, Mazarin, Colbert et même Necker avaient plus de pouvoir sous les Rois qu’Edouard Philippe sous la République.

 

Faiblesse : Cinquante-sept pour cent des électeurs se sont abstenu de voter aux législatives. Cela confère à l’Assemblée une faiblesse démocratique qui profite au Président du fait que la majorité des députés tiennent leur mandat de ses partisans.

 

Dans la longue histoire de la France les périodes véritablement démocratiques n’ont été qu’épisodiques et relativement courtes. Après la chute de la royauté, la France a expérimenté, en quatre-vingts ans, sept régimes politiques : trois monarchies constitutionnelles, deux républiques éphémères et deux empires. La Troisième République a été le premier régime français à s'imposer dans la durée depuis 1789. Elle a fait le lien entre le Second Empire et l’Etat de Vichy. Après le Pétainisme, qui a sombré dans le déshonneur, vint la Quatrième République incapable d’assurer un point d’équilibre entre les différents partis et de constituer une coalition propre à servir les intérêts du Pays. De là naquit la Cinquième dont la Constitution porte à nouveau les germes d’un régime autoritaire.

 

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 13:29

J’écoutais ce matin le Premier ministre et Madame Pénicaud répéter en boucle l’argument majeur qui légitime les actions du gouvernement : le Président Macron a été élu par une majorité de français sur un programme connu à l’avance. Pardi, nul de sérieux ne conteste la légitimité du Président de la République bien que l’article 20 de la Constitution soit abusivement dévoyé par une interprétation en sa faveur.

 

En ce qui concerne le programme, on sait bien qu’il a été peu à peu distillé tout au long de la campagne jusqu’à constituer un recueil d’intentions particulièrement nourri ( 40 pages d’écriture fine) relatif à l’Europe, la Sécurité, les Prisons, la Justice, la Défense, la Culture, le Patrimoine, les Médias, les Arts, la Diplomatie, la Société, l’Outre-mer, le Sport, la Santé, la Religion, l’Immigration, le Handicap, la Famille, l’Education, l’Environnement, l’Economie, la Mer, la Vie au travail, les Services publics, les Prestations sociales, l’Emploi, l’Agriculture, le Transport, le Numérique, le Logement, la Fonction publique, le Budget et la Politique.

 

Il est clair qu’un tel programme, qui comprend près de 600 réformes ou ajustements, ne peut se réaliser en 60 mois de mandature. D’où la nécessité d’établir un tri en fonction des importances, des urgences et des faisabilités.

 

Normalement le Parlement, censé contrôler l’action gouvernementale, plutôt que de travailler au jour le jour en fonction des pulsions présidentielles, aurait dû demander le planning des réformes prévues d’ici à deux ans pour en évaluer le bien fondé, le coût et l’avantage. 

 

En attendant l’homme de la rue est dans la crainte de ce qui peut lui tomber sur la tête. Le retraité s’attend à plus d’impôts, le fonctionnaire à 120000 suppressions de postes, le routier à des heures sup moins payées et le travailleur du privé se demande par quel miracle il pourra continuer à bénéficier des prestations sociales sans verser de contribution… La défiance des français vis-à-vis des réformes ne viendrait-elle pas, un petit peu, d’un contexte réformateur aussi clair qu’un jus de chique ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 09:16

Dans ma longue carrière de citoyen lambda, j’en ai connu bien des vicissitudes mais je n’avais encore jamais vu un Président de la République aller dire au monde que ses prédécesseurs étaient des fainéants et les français assez imbéciles pour s’opposer à des réformes propres à leur faciliter la vie.

 Le monde change, Donald Trump est Président des Etats-Unis et peut-être ais je tort d’être choqué par les manières dont se parent les grands de ce monde pour qualifier les peuples qui les ont élus, mais suivre Emmanuel Macron dans ses improbations sévères pose quand même un certain nombre de questions.

 Si les gouvernements précédents étaient aussi fainéants qu’il veut bien le dire et les français aussi rétrogrades, comment se fait-il que ce petit peuple de seulement 70 millions d’habitants soit la cinquième puissance économique du monde loin devant l’immense Russie ? Comment se fait-il que, contrairement à ce que dit Emmanuel Macron, ce ne soit pas l’Europe qui protège la France mais bel et bien la France qui protège l’Europe par ses actions militaires et sa force de dissuasion nucléaire ; le tout gratis ?

 Allons, Monsieur le Président votre bashing français a dans son outrance quelque chose d’irrationnel et ne s’il n’était que votre échec serait aussi celui de la France, je voudrais bien voir votre arrogance impuissante à donner un peu de bonheur aux « gens qui ne sont rien » 

 

 

 

 

    

 

 

 

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 10:34

« Illettrés, fainéants, ces gens qui ne sont rien, allergiques aux réformes », Emmanuel Macron n’en finit pas de fustiger, à l’étranger et ailleurs (jusqu’en face de l’Acropole) les français imbéciles qui n’ont rien compris.

Hors des exégèses de certains commentateurs et de Christophe Castaner qui s’échine à expliquer que le sens d’un mot ne doit pas être pris dans sa perception courante lorsqu’il est dit par la pensée complexe, je m’en tiens, pour ma part, à l’entendement ordinaire et j’en déduis que le Président, puisqu’il le dit, aime la France mais qu’Emmanuel Macron, puisqu’il le dit, n’aime pas les français… Sauf ceux qui ont compris à quelle noble et considérable entreprise il s’était attelé, à savoir la refondation de l’Europe et la consolidation de la zone Euro.

 

Il est temps de dire, à ceux qui ont cru que le candidat Macron faisait sienne la philosophie de Jeremy Bentham (Le meilleur bonheur pour le plus grand nombre), que les réformes ont d’abord un objet essentiellement psychologique qui consiste à redorer le blason de la France aux yeux de l’Europe et de la zone Euro en particulier.  Condition sine qua non pour entamer de conserve avec l’Allemagne l’hégémonie salvatrice qui hissera la zone euro au rang de puissance internationale à hauteur de la Chine et des Etats-Unis.

 

Pour ce faire le Président Macron dispose, pour contraindre les français, de la puissance nécessaire : Constitution, majorité à l’Assemblée Nationale, ordonnances, quarante-neuf trois et CRS s’il le fallait.

 

En ce qui me concerne je suis moins sûr que l’Allemagne veuille suivre avec célérité le panache blanc macronien dans l’épopée idéologique visant à promouvoir l’Ecole de Francfort. Entre deux bières et quelques saucisses ils voient bien que leur rang de premier exportateur mondial est un acquis considérable mais néanmoins fragile et qu’il faut y regarder à deux fois avant de se lancer à la poursuite de doctrines séduisantes de loin mais qui de près s’avèrent comme autant de moulins à vent.   

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 08:32

 

La France est le sixième Pib mondial, mais les français, pourtant gâtés par ce pays, ne sont, par habitant, que les vingtièmes, loin très loin derrière le Luxembourg, la Suisse, la Norvège, le Danemark et même le Royaume-Uni.

 

Comme les gouvernements précédents celui-ci a cinq ans pour prouver son inefficacité. Ce système épatant fait bénéficier chaque nouveau pouvoir d’une remise à zéro du compteur qui limite sa responsabilité à une période courte tout en lui permettant chaque fois d’affirmer : « vous allez voir ce que vous allez voir mais il faut attendre la fin du mandat »  

 

Ce saucissonnage des résultats, jugés médiocres par les électeurs, chez Jacques Chirac, mauvais chez Nicolas Sarkozy puis affligeants chez François Hollande, font que trois espoirs successifs se sont soldés par quinze ans de déception continue.  Ainsi va la France par périodes quinquennales d’espérances renouvelés qui se soldent au total par un déficit de richesse nationale de plus de trois mille milliards par rapport à l’Allemagne en seulement treize ans.

 

Telles qu’il les a définies, les ambitions du Président Macron se contentent de fixer le déficit public sous la barre des trois pour cent et à contenir le nombre des sans-emploi à sept pour cent de la population active Cinq années de bricolages jupitériens devraient y suffire, bien que, question chômage, ce ne soit pas gagné. Lorsque les français, ont voté pour « En Marche », les retraités ont opté, à l’image d’Emmanuel Macron, pour une société de jeunesse et de dynamisme où les vieux chiens inutiles et coûteux n’ont plus leur place.

 

En principe le Président, aidé par un contexte extérieur favorable (en 2018 cinquante milliards tomberont du ciel de la croissance) devrait réussir son pari mais le problème de fond (déficit commercial **) reste sans véritable solution.

 

Par le fait d’une indolence, non seulement des gouvernements mais de son peuple tout entier, la France est en déficience sévère d’entreprises franco-françaises, implantées dans l’hexagone, capables, grâce à leurs moyens, leurs techniques et leurs modernités d’exporter des produits de qualités et de gammes suffisantes pour justifier de bons salaires et des protections sociales élevées. A un moment où l’argent est facile et bon marché la bonne solution eut-été d’accompagner les mesures d’économies par des investissements massifs et bien ciblés.

 

En 2022 les électeurs n’auront que le choix de la déception : fiscalité excessive, démocratie en berne, précarité normalisée, laïcité sous pression… Alors viendra un nouveau Président qui, à son tour, dira : « Vous allez voir ce que vous allez voir » 

 

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 09:08

Ce matin le ministre Allemand Sigmar Gabriel, invité au Conseil des Ministres, a été informé, avant les français, des ordonnances sur le code du travail concoctées dans le plus grand secret de ceux qui auront à en supporter les conséquences, y compris les syndicats, même si ces derniers ont pu faire valoir leur point de vue.

 

Le Président de la République, qui ne manque pas de reprocher aux français d’être allergiques aux réformes, devrait se demander si cela n’est pas dû à un manque d’informations sérieuses, par exemple celle-ci : « Si l’on additionne les différentiels de 2000 à 2013, la richesse nationale de la France est en déficit par rapport à l’Allemagne de plus de 3120 milliards d’euros. Pour se faire une idée de ce manque à gagner par rapport à l’Allemagne, il faut le mettre en relation avec une année de PIB français : environ 2200 milliards d’euros ou le montant de la dette de l’Etat français : 2146 milliards d’euros (fin 2016) Autant dire que sur le plan de la balance commerciale, le décrochage de la France par rapport à l’Allemagne est colossal*»

 

On sait que l’Allemagne est le pays qui a le plus fort excèdent commercial au monde. On sait aussi, qu’après les Etats-Unis, la France est sa deuxième vache à lait. Est-ce seulement dû à son extraordinaire capacité de faire mieux que les autres ou bien bénéficie-t-elle aussi de circonstances extérieures propices ?  Est-ce que la parité entre le mark et l’euro y est pour quelque chose dans la mesure où cette monnaie serait plus en phase avec leur économie que d’autres pays de la zone Euro ? Est-ce que les traités européens ne collent-ils pas mieux à leur économie ?

 

Nous ne voyons, et plus particulièrement ce gouvernement, dans ce différentiel préjudiciable que les défauts de la France et le brillant modèle allemand. Avant de pressurer les retraités, les fonctionnaires et la classe moyenne pour racler les quelques milliards propres à complaire aux fameux 3%, le gouvernement ne devrait-il pas fournir des explications circonstanciées sur les causes réelles de cet écart étonnant entre les économies des deux plus forts PIB européens ?

 

Avant d’accuser le peuple de bêtise, la moindre des choses serait de l’instruire. Nous allons voir ce que nous réserve Bruno Roger-Petit.

 

*Entreprises et managements interculturels.

 

 

 

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 15:55

                             

 

«Mais il ne faut pas regarder uniquement les sondages pour gouverner, dit Christophe Castaner.  J'assume notre part d'impopularité à condition que ça marche. »  Le problème, Monsieur Castaner, c’est que ça ne marche pas…Pourquoi ?

 

Au premier tour des élections présidentielles, Emmanuel Macron a obtenu l’adhésion d’un quart des français. C’était très remarquable pour un candidat quasiment inconnu. Ce succès a produit un choc d’étonnement qui a masqué le fait que trois quarts des électeurs n’ont pas voté pour lui mais en ordre dispersés pour des partis en débâcle, ou se sont abstenu au nom du PRAF (Plus rien à foutre*).

 

Au second tour, les suffrages dominants s’étant portés sur Monsieur Macron, le malentendu a été de croire que les électeurs ont voté en masse pour sa personne et son projet. En réalité une bonne partie des électeurs a voté contre le risque de perdre l’Euro.  Benjamin Griveaux a beau répéter en boucle que les français ont voté pour l’exécution du projet Macron, il n’empêche que cela n’est pas exact.

 

Confondant un vote acquis par rejet du pire avec un plébiscite, l’actuel Président a pris d’emblée une attitude Jupitérienne servie par une équipe d’amateur plus ou moins éclairés. Préjugés imbéciles bon nombre de français se voient comme sur un billard sur le point d’être opérés par des internes en médecine qui voient un scalpel pour la première fois.

 

Il faudra beaucoup de défilés, de command-cars, d’uniformes, de photos de tennis ou de foot et de gentils toutous pour convaincre les gens que la priorité des priorités est de réduire le déficit public sous la barre des trois pour cent. Le très urgent serait que l’Europe, au lieu de nous contraindre, nous aide à rééquilibrer notre balance commerciale dont le déficit pèse lourdement sur l’économie et induit du chômage.  A moins que l’on ne considère que la place soit déjà prise par les Allemands.

 

* Brice Teinturier.

 

 

 

 

 

 

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 09:47

Afin que l’Europe et le Monde soient bien conscients de la difficulté à laquelle il s’attache, le Président Macron ne cesse de clamer, Urbi et Orbi, que la France est irréformable.

La raison en serait que, même le nez dans le caca de leurs déficits, de leur trop plein d’impôts et de chômage, les français ne veulent rien changer.

 

Bref, selon leur Président, les français sont idiots. Idiots, bêtes et méchants puisque dans des déclarations précédentes le candidat Macron avait dénoncé leur lourd passé criminel, notamment colonisateur, en tant que crime contre l’humanité.

 

Est-ce que Jupiter (le Dieu des Dieux) sera capable de surmonter le pire handicap que l’humanité puisse connaitre : la bêtise et la méchanceté ? Rien n’est moins sûr. La mythologie nous conte la longue histoire des frasques cruelles et stupides menées par les dieux et demi-dieux grecs, que Jupiter n’a pu empêcher. 

 

Personne (du moins pas ceux qui l’ont élu) ne doute des capacités du Président Macron à construire le magnifique navire capable d’affronter les mers de la mondialisation pour les siècles à venir. Mais que faire contre l’obstination de l’équipage quand celui-ci refuse la manœuvre pour éviter l’iceberg ?

 

Le mystère français a longtemps défrayé les chroniques : Comment un pays aussi béni des Dieux (PIB supérieur à celui de l’immense Russie) peut-il avoir autant de chômeurs ? Le Président Macron apporte enfin la réponse : les Français sont des cons.

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 12:47

Quand les taxes font baisser l’impôt…

 

L’évolution de l’éducation, les universités et les grandes écoles, ont boosté la masse de l’intelligence ordinaire de telle sorte qu’il y a aujourd’hui plus d’intellectuels qu’hier et probablement moins que demain. Ainsi s’explique, selon moi, le succès d’Emmanuel Macron.

Pour autant, l’intelligence ordinaire reste encore majoritaire dans ce pays et sa capacité intuitive alimente une méfiance instinctive qui explique (peut-être) la défiance d’une majorité de Français à l’égard du Président.

 

« Lorsque le sage montre la lune, l’imbécile désigne le doigt » Pour un esprit brillant la chose est claire : lorsque le sage montre l’essentiel, l’imbécile s’en tient au détail.   Sauf que l’imbécile n’est peut-être pas aussi bête que ça : Lorsque le sage lui montre la lune il voit bien l’aspect chimérique de la proposition, alors il désigne le doigt, assurément plus trivial mais bien tangible en tout cas. 

 

Quand le Président explique que grâce à un effet bonneteau il va supprimer les cotisations salariales en maintenant les prestations et que l’augmention des taxes préfigure la baisse des impôts, les « Macroniens », dûment imprégnés de la pensée complexe, y croient dur comme fer. Par contre une majorité de français, seulement dotés d’intelligence ordinaire, sont certains de se faire avoir.

 

Elie Cohen, brillant économiste français, explique que, par simple effet mathématique, la différence entre la croissance et l’inflation va produire, en 2018, une manne de plus de 50 milliards. Il y aurait de quoi se réjouir si le déficit de notre balance commerciale ne nous faisait craindre qu’une partie de cet argent ne retournât en Allemagne où l’excédent budgétaire sert à abonder les fonds de pension.  

 

Soyons clairs : il y a plus de réalisme dans le petit doigt de Madame Merkel que dans les lunes de Monsieur Macron. Les Allemands veulent que les français aient suffisamment d’argent pour acheter leurs produits mais pas assez de compétitivité pour leur faire concurrence.

 

Désormais au charbon, Emmanuel Macron commet, à mon sens, trois erreurs majeures :

--Il surestime la force de l’image, de la parole et de la politique spectacle

--Il sous-estime l’intelligence des français.

--Il se méprend sur l’apathie de la démocratie française : elle reste bien plus vivace qu’il ne croit.  

 

 

  

 

 

 

 

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