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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 08:27

En ce temps, et malgré qu’ils fussent en guerre, le Roi François et son Premier maintinrent coûte que coûte l’Etat de Droit : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » Cet admirable principe eut pour inconvénient de donner au terroriste le même droit à l’innocence que le voleur de poule sur le point d’accomplir son forfait.

Jusqu’ici les tueurs avaient été connus des services de police. Tous présentaient des caractéristiques communes bien identifiées. Des centaines d’autres individus, de mêmes profils, étaient fichés par les services, mais sans preuves tangibles montrant l’imminence d’un « passer à l’acte », force était de les laisser en liberté. Alors faute de pouvoir protéger les vivants, une formidable empathie vint honorer les morts.

Dépourvus de volonté d’attaque (dont les militaires disent qu’elle est la meilleure défense) le Roi François et son Premier mirent tous leurs efforts sur les capacités de défense passive dans l’espoir, par la présence de forces policières et militaires accrues, de dissuader les assassins.

S’ils réussirent à le faire dans certaines conditions et dans certains endroits, il s’avéra impossible de sécuriser d’autres manifestations dont Maires et Préfets refusèrent d’endosser la responsabilité d’un possible attentat.

Vint un questionnement : Qui allait assurer la sécurité des dizaines de milliers de bureaux de votes lors des élections ? Même si l’Etat avait les moyens de la prendre en charge, voter entre deux gendarmes ne pouvait qu’alimenter l’abstention et nourrir la contestation.

En ce temps où la fête côtoyait le drame, les rires les larmes, le virtuel le réel. En ce temps de faux état d’urgence, de vrai 49-3, de gifles aux syndicats, d’Assemblée avachie, de Primaires improbables, d’élections peu fiables ; en ce temps, personne ne vit que la République, ainsi chahutée, étranglait la Démocratie.

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 10:44

Il advint que l’on sut par les gazettes que l’égorgeur du prêtre de Saint Etienne de Rouvray avait suivi des cours d’incitation au crime pendant son séjour en prison. En d’autres temps l’affaire aurait fait grand bruit. Le Roi et son Premier auraient eu bonne mine de dépenser tant d’écus pour que leurs Gens d’armes, toujours plus nombreux et pourvus, fassent moult efforts pour mettre un petit dévoyé en prison afin qu’il en ressorte assassin. Le peuple, à la nouvelle, aurait fortement grogné.

L’Etat de Droit étant passé par là, il se fit en son nom une grande acceptation de la chose et il devint naturel que chacun reste à ses occupations sans plus songer à celles des autres. Tel Sisyphe, « L’Etat de droit » pousse inlassablement son rocher dans le bonheur de l’action sans souci de la finalité.

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 08:15

Dans un article sous-titré « Comment Adel Kermiche est passé entre les mailles du filet » (Causeur du 2/08/ 2016) Jean de Maillard, ancien magistrat, explique, dans le détail, pourquoi-- dans sa configuration actuelle-- la justice de « l’Etat de Droit » ne peut pas maintenir, ad vitam aeternam, en détention un prévenu qui n’est pas encore jugé. Si, et seulement si, la procédure est régulière—ce qui relève déjà de l’exploit-- le premier Président de la cour d’appel se doit de trouver deux motifs juridiquement valables faute de quoi il a l’obligation de remettre le prévenu en liberté. (Loi du 15 Juin 2000 : toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été établie) Le juge doit respecter ce principe en ne portant pas de pré-jugement sur la personne accusée—lequel, dans la plupart des cas, jure sur la tête de sa mère que sa conduite sera désormais exemplaire.

Bref, les faits démontrent, d’une manière déjà trop tragique, que la Justice de l’Etat de Droit est impuissante à empêcher, en amont, les crimes terroristes. Parler d’erreur ou nier cela, relève de l’imposture.

Dès lors deux camps s’affrontent : disons, pour faire simple, celui de Gauche qui ne veut, au nom de quoique ce soit, déroger aux principes sacro-saints de l’état de droit qui trouve ses racines dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Selon eux la moindre dérogation serait de nature à ouvrir une brèche fatale dans les progrès acquis de hautes luttes, parfois sanglantes, qui ont marqué le long chemin depuis la grande révolution. (Voir l’article de François Bazin).

Dans le camp de Droite de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer des mesures propres à mieux lutter contre le terrorisme, certains allant jusqu’à envisager une sorte de Guantanamo français.

En principe (si les élections ont bien lieu) les français auront à trancher d’ici quelques mois. Si aucun attentat proche des élections ne vient endeuiller le pays, la formidable capacité des peuples à la résilience peut jouer en faveur du candidat socialiste. Dans le cas contraire (à Dieu ne plaise) les « Hollandais » auront du mal à justifier le sacrifice d’innocents sur l’hôtel des principes.

Dans un cas comme l’autre les salauds vont peser sur la politique.

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 08:27

La société moderne, celle des diplômes et du savoir, rejette ceux qui n’ont que leurs mains à faire valoir. Ces mains, dont Einstein disait qu’elles étaient la partie visible de l’intelligence, n’ont plus d’avenir. Certains laissés pour compte de cette société lui vouent une haine profonde. Rompus, dès l’enfance, à la manifester par des incendies de voitures et la caillasse des pompiers, cette haine atteint son paroxysme dans la fureur des attentats et son apogée dans le suicide libérateur.

Si les fruits de la raison sont difficiles à atteindre, ceux de la croyance sont offerts par le « Livre » sur un plateau. La colère, pour éclater, a besoin d’un prétexte et l’islam leur en fournit un tout trouvé : « Les fidèles et les incrédules sont deux adversaires qui se disputent au sujet de Dieu ; mais les vêtements des infidèles seront taillés par le feu, et l’eau bouillante sera versée sur leurs têtes…Leurs entrailles et leur peau en seront consumées ; ils seront frappés avec des gourdins de fer » (sourate XXII versets 20 et 21).

Prises à la lettre par des cerveaux embrumés de détestations, les intentions de cet aimable Dieu servent de prétexte idéal aux pires crimes.

De la même manière qu’il a mis à genoux les Représentants du Peuple lorsque leurs avis ne lui conviennent pas, Manuel Valls intègre le terrorisme, en tant que phénomène inéluctable, dans la mouvance de la société moderne encore maintenue par le corset de « l’Etat de Droit ». Ainsi la république a-t-elle aussi ses martyrs, avec pour catharsis les hommages posthumes et pour gage de bonne foi la Légion d’Honneur au Wahhabisme.

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 08:30

Laissant la croyance au plus profond de l’intimité de chacun, la République se voulait libre d’esprit et de raison. Tolérante, mais n’en pensant pas moins, elle pactisait en douce avec Pascal : « Abêtissez-vous faites dire des messes » et avec Kant quand il fait allusion à la dépendance de l’homme envers le Christianisme : « La religion est l’opium du peuple » (formule reprise par Marx)

Cela marchait très bien avec le Juifs et les Chrétiens lesquels, riant sous cape, savaient que si « C’est le cœur qui sent Dieu et non pas la raison » cette dernière ne pouvait être exclue de la croyance sous peine de justifier le fanatisme, ce qui est socialement impossible.

Cela c’était avant…Manuel Valls veut, à son tour, signer un pacte avec les Musulmans pour fonder un Islam de France. L’idée est bonne à condition d’éviter toute ambiguïté. La charte doit être claire sur les intentions de l’Islam de France : Reconnaissance de la stricte égalité entre les sexes et du droit à l’homosexualité, prééminence des lois de la république sur celles de la religion, rejet de la charia, du wahhâbisme, du salafisme ainsi que d’autres formes encore plus radicales de l’Islam.

Reste à savoir comment trouver des interlocuteurs musulmans mandatés : depuis 1924 et la fin du Califat, nul ne peut plus prétendre parler au nom de l’Islam ou des musulmans.

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 13:24

Prisonnier d’une sorte de fanatisme de « l’Etat de Droit » Manuel Valls a une vision quasi religieuse de la politique. A peine parle-t-il d’erreur lorsque « l’Etat de Droit » commet de lourdes fautes dont la dernière en date a été de permettre à un individu, à la dangerosité reconnue, d’égorger un prêtre.

« Mon gouvernement ne sera pas celui qui créera des Guantanamo à la française » dit le premier ministre. Qui donc pourrait souhaiter un Guantanamo au Larzac ? Simplement l’accumulation des attentats pose le problème objectif du choix entre l’augmentation du nombre de martyrs et de mesures drastiques pour éviter cela. Ne pas se poser la question c’est condamner à l’avance d’autres innocents sur l’autel des principes.

« Cette guerre, qui ne concerne pas que la France, va être longue et nous allons connaître d’autres attentats. Mais nous allons la remporter. Car la France a une stratégie pour gagner cette guerre. Nous devons, d’abord, écraser cet ennemi à l’extérieur » dit encore Manuel Valls. La tranquillité avec laquelle il programme d’autres innocentes victimes fait froid dans le dos. Quand à écraser l’ennemi à l’extérieur c’est une prétention puérile pour qui connait, tant soit peu, l’histoire des antagonismes sunnites et chiites au moyen orient : On ne combat pas les idées avec des missiles. Le redressement politique, religieux et économique de l’Irak n’est pas pour demain et il faudra bien plus qu’un coup de menton pour l’accomplir.

François Hollande et Manuel Valls vont laisser la France en état d’échec sécuritaire, économique et social. Pire, les mesures qu’ils prennent en ce moment vont impacter négativement l’avenir jusqu’en 2020.

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 10:00

Il y aurait quelque hypocrisie à verser tant de larmes sur les victimes tout en sachant que l’on n’a pas tout fait (je dis bien tout fait) pour éviter les crimes. Or il reste à démontrer que cet état de droit, prévu pour en pallier les atteintes en temps de paix, est en mesure de tout faire pour combattre ceux qui nous font la guerre.

Pour moi, l’Etat de Droit a comme premier devoir celui de garantir la sécurité des citoyens. Le nombre de morts et de blessés, par suite d’actions terroristes, est depuis quelques mois suffisamment tragique. Prétendre que tout a été fait pour l’éviter serait faire injure aux victimes.

L’état de droit (celui du délinquant bien plus que celui du brave citoyen), fonctionne, sans états d’âmes, selon sa propre interprétation des lois. Pour l’état de droit « l’horreur du crime est une pensée triviale réservée aux imbéciles ». Problème pour le Pouvoir : Le nombre impressionnant d’imbéciles qui ont le droit de voter.

Au train où vont les choses, il se pourrait que le risque d’attentats dans les bureaux de vote profite (à l’insu de son plein gré) à François Hollande en remettant sine die les élections de 2017. Tout en restant dans le cadre de l’état de droit, cela pourrait se faire en actionnant l’article 36 de la Constitution.

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 08:42

Curieux personnage que ce Président qui ordonne de « détruire », comme des rats, les malfaisants là-bas, mais qui les mets, ici, sous protection de l’Etat de Droit au même titre qu’un voleur de supermarché.

Puisque nous sommes en guerre et que la justice, indigente et débordée, pauvre de prisons, la justice des délinquants routiers et trafiquants en tous genres, est incapable de faire la différence entre un vulgaire malfaiteur et un dangereux terroriste, faisons juger ces derniers par des tribunaux militaires.

Puisque la police, noyée sous la paperasse, multifonction, multi commandements, ne répond pas à la spécificité du terrorisme, créons des sections de renseignements et de recherche placées (puisque nous sommes en guerre) sous le commandement de l’armée.

Puisqu’à la roue qui écrase et au couteau qui saigne le Président et ses ministres n’opposent qu’un état de droit pour temps de paix, des hommages posthumes et le rassemblement dans la dignité, prenons des gens qui fassent passer l’efficacité avant la vertu.

A la guerre comme à la guerre !

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 10:21

Responsable : Mot magique qui transforme instantanément les gens de pouvoir en anguilles impossibles à saisir. A peine sont-ils invités à rendre des comptes qu’ils crient au viol de leur dignité et de leur honneur. La configuration clanique de ce gouvernement n’arrange pas les choses : tout Ministre étant préjugé exemplaire c’est : « circulez-y a rien à voir ».

En ce qui concerne Bernard Cazeneuve, juriste, passé au débotté du budget à la police, il n’est pas plus maitre de cette nébuleuse que ne l’était le karchérisateur.

La police, les polices, structurées pour faire face à une société quasi apaisée, se sont, au fil du temps, bien vite trouvées dépassées par les nombreuses et multiples incivilités, plus ou moins graves, du monde actuel. Déjà débordées, les actions terroristes ont marqué les limites de ce qu’elles pouvaient accomplir. Le Président Hollande, lui-même peu formé aux choses de la guerre, n’a pas compris que la lutte contre la terreur aurait dû être sous commandement militaire plutôt que civil : A la police le maintien de l’ordre, à l’armée la lutte contre l’ennemi.

A Nice, on a traité le rassemblement festif de 30000 personnes comme une sorte de grosse fête de village où gendarmes et mairie se partagent la tâche du maintien de l’ordre. Certes, on ne pouvait pas demander au Ministre de l’Intérieur de s’occuper de toutes les villes de France, mais, et c’est là que le bât blesse, il aurait dû exiger cela de ses collaborateurs. Faute d’engins blindés et d’armes lourdes, sept ou huit cars de CRS au travers de l’avenue auraient suffi à empêcher le drame.

Bernard Cazeneuve n’est pas coupable et comme lui-même ne s’estime pas responsable il ne reste que l’erreur. Erreur qui n’implique ni démission ni dommage sur la carrière. Erreur qui ne pèse que sur la conscience et empêche, parfois, de dormir.

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 10:09

Cette guerre, dont le pouvoir ne cesse de nous rebattre les oreilles, nous ne la voyons que sporadiquement au travers d’attentats qui, une fois passés, ne perturbent guère la vie de tous les jours.

Pourtant, ce coup-ci, celui de Nice fait prendre conscience à beaucoup de gens que nous sommes dans une sorte de drôle de guerre. Guerre d’autant plus inquiétante qu’il est très difficile d’identifier l’ennemi. Après Nice vient le doute : nos chers civils en complets vestons, pochettes et nœuds papillons, plus familiers des joutes oratoires que des combats corps à corps, sont-ils à la hauteur de la situation ?

Clémenceau disait que la guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée à des militaires. Après Nice et ses impérities, bien des gens se demandent si l’affaire n’est pas trop sérieuse pour être confiée à des civils. Plutôt que quelques policiers, deux ou trois chars en travers de la promenade auraient à coup sûr empêché le massacre. Aux grands maux, les grands remèdes.

Jusqu’ici, à chaque controverse, Manuel Valls vient, avec son extincteur, réduire l’incendie tout en laissant derrière lui des tas de cendres fumantes qui ne demandent qu’à se raviver. Le prochain attentat, qu’il ne cesse de prédire, risque fort, après le doute, d’enflammer la colère des français.

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