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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 17:05

003


La tête  entre les mains, j’écoute

Le récit de mon Père et je vois,

Le mufle des panzers juste à l’orée du bois,

J’entends la teutonne rumeur sur la route.

 

C’était, comme il m’a dit, en juin quarante quatre,

Les épis blondissaient dans la belle saison,

De 16 à 18 ans pourquoi vouloir se battre ?

L’âge de la révolte fait fi de la raison.

 

Les MP ont crachés leurs balles dérisoires,

Un petit  bout de fer fit  taire la chanson

De vies à peine écloses, avides de la gloire,

Que les ainés promettent au nom de la Nation.

 

Tous les ans je reviens sur la tombe moussue,

Y mettre quelques fleurs et gratter l’épitaphe,

« Mort pour la France » : quelle idée saugrenue!

Croyez vous que les morts puissent mettre des baffes ?

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 19:31

En référence à  l’émission « C dans l’air » «  le monde immoral de la finance » du 19/02/2010

 

L’affaire Grecque-Goldman-Sachs (dite « The Firm » dans les milieux financiers, tant elle a d’influence sur l’économie mondiale) pose le problème de l’immoralité des connivences entre le monde financier et politique. Elle pose aussi la question de savoir qui va payer. M. Elie Cohen, éminent économiste,  est formel : si l’on veut éviter la répétition d’un phénomène domino genre Lehman-Brothers il faut, et vite, que la zone Euro (ç-à-d  principalement  Allemands et Français) mettent la main à la poche pour soutenir les finances grecques.

Soit, mais il me semble que la moindre des choses serait de savoir quel est, dans cette affaire, le rôle  exact de « The Firm », et de voir s’il n’ya pas matière à recours.

 Les milieux dits bien informés, ne cessent de répéter que ces combines, bien que magouilles, ne sont pas  illégales.

Je prétends, moi, le contraire, car de quoi s’agit-il ?

1) Dans un premier temps, l’Etat Grec demande à  « The Firm » de les conseiller sur un tripatouillage de leurs dettes afin de blanchir leurs comptes pour entrer dans la zone Euro. « The Firm »,  n’ayant joué, contre large rétribution, qu’un rôle de conseil véreux, il n’y aurait rien à redire….Je veux bien !

2) Dans un deuxième temps,  « The Firm »  profite des informations confidentielles,  acquises en tant que conseil, pour faire des opérations spéculatives juteuses sur des valeurs concernant  la Grèce avec des conséquences sur la parité de l’Euro.  J’appelle cela un délit d’initié, passible des tribunaux.  En fait, le système Goldman-Sachs est assez simple : il consiste, en tant que « Banque de Conseils »  à se faire largement payer pour aller au plus profond de connaissances  dont la « Banque  Gestion d’Actifs »  se sert ensuite au profit de  spéculations  en bourse.

 

Alors comment se fait-il que, ni M. Sarkozy, ni M. Fillon, ni Mme Lagarde, si prompts à épingler le petit fraudeur,  soient, tout à coup, si timides pour demander à l’Europe  d’intenter conjointement  un procès en délit d’initié à Golden-Sachs  avec réclamation de dommages et intérêts pour préjudices causés ?    Pourquoi l’opposition si encline, parfois, à chercher la petite bête sur des futilités, reste t’elle si silencieuse ? Oui pourquoi ?

 

 Cette action en justice, même perdue, aurait l’avantage d’éclairer le peuple sur l’ influence des milieux financiers dans les sphères  politiques et de faire comprendre  aux prédateurs que les risques ne sont pas uniquement réservés aux moutons.  Serait-ce précisément la raison pour laquelle un tel procès ne peut avoir lieu ?

 «  In caput venenum »  Donnée en exemple aux enfants, une telle société leur fait parfaitement comprendre que la qualité de bon citoyen équivaut, en fait, à être un beau couillon.   Voilà  pourquoi il est urgent de  transformer nos écoles en blockhaus.

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 12:31

 

 Sur le blog d’Anne Sinclair «  Deux ou trois choses vues d’Amérique » on peut suivre une actualité politique Américaine qui n’est pas sans nous concerner dans la mesure où la maison blanche et Wall-Street déterminent notre propre condition.

Dans son article «  Comment récupérer le terrain perdu » elle traite les difficultés d’Obama pour  réaliser les promesses de son programme. 

Voici mon commentaire :

 

« Pour ma part, votre article induit une question : Qui gouverne l’Amérique ?

Le peuple qui a élu les démocrates ?

Les Républicains, Wall-Street ou les Lobbies ?

A moins que la maison Blanche ne soit pas à la hauteur ?

A moins que le système démocratique, lui-même, relève d’un mécanisme désormais obsolète ?

Car enfin qui peut croire que l’Amérique pourra encore longtemps éclairer le monde avec une Insécurité Sociale relevant du Moyen Age et des méthodes financières dignes de voyous ?

De voyous ? Les récentes révélations sur le rôle joué par la prestigieuse Banque américaine Goldman Sachs dans la crise grecque ont mis en évidence certaines astuces de la finance fondées sur des failles de la règlementation et des produits opaques pour générer des profits colossaux.

D’après le New York Times, Risk Magazine et le quotidien allemand Der Spiegel, Goldman Sachs, en tant que conseil d’Athènes, a permis à l’Etat Grec de maquiller la réalité de sa dette, portant ainsi préjudice à l’Europe toute entière.

Ce serait folie de croire que de telles magouilles, érigées en systèmes, peuvent répondre encore longtemps aux enjeux qui se posent à l’ensemble de l’humanité. »

 

Réponse d’Anne Sinclair :

«  Anarchaste, j’aime bien les questions que vous avez posées qui sont toutes pertinentes : Qui gouverne l’Amérique ??? Une Maison Blanche un peu maladroite+ des congressmen tt puissants+une opinion publique impatiente…

Le mécanisme démocratique n’est pas obsolète mais on l’a souvent dit ici, le système américain, conçu pour limiter les pouvoirs est devenu un empêchement à gouverner.

Quant aux comptes «  arrangés » de la Grèce pour entrer dans l’euro, je pense que les Européens le savaient mais ont fermé les yeux… »

Oui, les Européens ont fermé les yeux, il serait peut être temps qu’ils les ouvrent.

 

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 13:04
Ref. Le Point du 18/02/2010 n°1953 Bloc notes de BHL  ( Loi sur le port de la Burqa)

 

Il faut lire l’article de BHL pour avoir une petite idée de ce qu’est la Pensée Blanche dans toute  sa splendeur, au sens non péjoratif et le plus glorieux du terme.

Pour faire court, je donnerai, de la Pensée Blanche, l’image d’un scout qui fait traverser la rue à un aveugle alors  même que celui-ci ne le voulait pas. Mais BHL va plus loin : il faut, selon lui, faire une Loi obligeant les aveugles à traverser la rue.

Soyons clairs, moi comme lui,  suis opposé au port de la Burqa dont j’ai la conviction qu’elle est un symbole de la soumission de la Femme, imposé à elle et  contraire aux principes fondamentaux de la morale la plus élémentaire. Et, je vais plus loin, car contrairement à lui, je n’approuve pas le Président Obama dans sa définition des raisons de la guerre en Afghanistan, uniquement basée,  sur la lutte contre le terrorisme, ainsi que sa position vis-à-vis de  ceux sur lesquels BHL jette, justement, l’anathème. Je cite :    «  Si vraiment la Burqa est ce que je dis, si elle est cette insulte faite aux Femmes et à leurs luttes séculaires pour l’égalité, si elle est une injure faite de surcroit, aux Femmes qui, à l’heure même où j’écris, défilent à visage découvert, en Iran, contre un régime d’assassins dont la Burqa est l’un des symboles…. »

Non M. BHL, contrairement à vous, je ne suis pas un inconditionnel du Président Obama quand il tend la main à «  ce régime d’assassins ». Faisons même un pas de plus, en subodorant que le port de la Burqa est une bravade, sorte de petit missile ambulant, visant à  provoquer le fondement laïque de l’esprit Républicain.

Ceci étant, moi qui ne suis pas philosophe, me voici obligé, à ma manière peu orthodoxe, de faire un peu de philosophie :

--Est-ce que la conviction de ce qui est dit plus haut vaut vérité et raison ?

--Est-ce que la Loi doit s’autoriser à être le gendarme de la morale ?

A ces deux questions je réponds non :

1) La conviction n’est bien souvent que l’apparence d’une erreur habillée, et quand bien même elle ne le serait pas, on ne peut évacuer l’hypothèse d’une seule  Femme portant, de sa propre volonté, la Burqa.  L’en empêcher au nom d’un principe de Liberté revient à tomber dans l’absurde.

2) Si le port de la Burqa rejoint, comme je le crois, le principe d’asservissement de la Femme, il s’agit d’un problème éminemment moral. Or la Loi n’a rien à voir avec la morale,  la Loi c’est la nécessaire contrainte de l’individu à des règles de société. Et puis, quand vous dites «  N’y aurait-il qu’une seule femme en France, se présentant encagée à l’hôpital ou à la Mairie, qu’il faudrait la libérer » faut il rire ou pleurer en pensant à qu’il faudrait, au nom de la Loi, la déshabiller ou lui refuser des soins ?

Ceci n’est pas sérieux : arrêtons de faire des Lois pour le principe en sachant très bien qu’elles ne seront pas appliquées. C’est par la protestation, l’affirmation du bien fondé de nos convictions, c’est par la poursuite légale de ceux qui font acte de contrainte (alors la Loi à lieu d’être) qu’il faut aller.

Ne confondons pas les victimes et les bourreaux.

 

 

 

 

 

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 20:03
Commentaire sur l'article " La Marelle" d'au Grenier de la Lune que je n'ai pu passer pour raison technique .

« Quand elle me regarde c’est comme si je recouvrais la vue,

La vraie,

Celle qui observe, pas celle qui balaie,
Celle qui scrute, pas celle qui survole….. »


Alors,si nous adultes, sommes aveugles, ce que je crois, comment pouvons-nous accepter de faire nôtres les principes d’éducation de l’école Républicaine, ceux de Rousseau, ceux de Renan, ceux de Ferry, de Sartre et de tous autres qui pensent ainsi :

«  La nature n’ayant pas doté l’homme, à la différence de l’animal, d’instincts adaptés à toutes les circonstances de sa vie, il faut prendre en charge cet être, originellement immature, et l’élever au-dessus de sa condition animale. Par l’éducation (qu’on doit distinguer de l’instruction, qui transmet des connaissances et des savoir-faire) on peut développer une personne, constituer un sujet. »

Par déférence envers la merveilleuse hôtesse qui, encore une fois, nous donne ici le régal de son talent et de sa finesse de cœur, je m’abstiens de tout commentaire…I would prefer not to. 

Si mon exécration exigeait une soutenance, j’appellerais Socrate qui fait la différence entre apprendre et éduquer. (Education dont Aristote disait  que nul Maitre ne peut y prétendre) L’instruction est tout autre chose pourvu qu’elle soit assortie à l’exemple.

Nos sociétés Occidentales sont si dévoyées que, quand  la nature donne à nos enfants des yeux d’Ange, nous les faisons adultes en leur crevant les yeux.

 

 

 

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 20:16

 « Je est un autre »  (Rimbaud).  L’expression « Je Me demande » (littéralement  «  Je demande à Moi) implique que Moi soit  autre que Je  dans la mesure où la confusion de Moi avec Je  rendrait l’interrogation absurde.

Je rejoins donc la troupe de ceux qui voient dans chaque personnalité une ambivalence. Docteur Jekyll et Mister Hyde, en quelque sorte, sans que, pour autant, Hyde soit forcément mauvais ou assassin.

 

Chez moi, Jekyll s’intègre à la société,  tandis que Hyde est profondément attaché aux  principes anarchiques : Ni Dieu ni Maitre, l’Etat c’est le Crime. Cependant, Hyde n’est pas dupe, il sait très bien que cela reste utopique, car l’anarchie en tant que système reviendrait à constituer un Etat contre le principe duquel il est précisément opposé.

Alors que l’anarchiste juge que  le mal vient de la société, l’anarchaste pense que la problématique est dans l’individu lui-même qui par paresse morale et peur panique d’être seul,  exonère  sa responsabilité sur l’organisation de la  société. C‘est dommage, car il ne peut y avoir de progrès, le Vrai c’est- à- dire Moral, que dans l’individu et par l’individu lui-même. Mais le Monde est fait de gens qui ne peuvent penser qu’en commun, en bandes. Il y a aussi des gens qui ne peuvent s’amuser qu’en troupe.  «  Le vrai Héros s’amuse seul »,  disait Baudelaire. «  La croyance au progrès est une doctrine de paresseux, disait-il encore. C’est l’individu qui compte sur le voisin pour faire la besogne ».

Le principe même d’une société harmonieuse est basé sur le sentiment profond du  respect sacré de l’individu  pour  lui-même et envers  l’autre.

Or les lois qui  ajustent  la responsabilité de chacun en fonction des règles de la société, ont des effets castrateurs  sur la Morale individuelle dont on voit les conséquences dans la restriction des libertés et les pages des faits divers.  Chaque jour,  l’actualité trace les limites de règlements foisonnants complètement débordés. De surcroit la démocratie moderne, du fait notamment de la faible  durée des mandats, pose problème car à peine les élus(1) sont ils au pouvoir, que, déjà, ils sont en campagne pour la prochaine investiture. Les actions pérennes sont exclues au profit de gestions à court terme lesquelles, de surcroit doivent être profitables sur le plan d’un intérêt  actualisé médiatique et politicien. Il en découle une fébrilité de la recherche du salut par des lois de plus en plus nombreuses, de plus en plus contraignantes, nécessité qui se révèle être, en soi, une absurdité.

 

Je n’exclue pas que tout ceci soit faux car parfois la révolte n’est que douleur d’ignorance et la conviction erreur fagotée.

 

1) Encore faut-il remarquer qu’ils sont plus victimes que responsables du système.  Heureusement ou malheureusement ce ne sont pas tant les élus qui gouvernent  que, bel et bien,  les hauts fonctionnaires.  La démocratie n’est, en partie, qu’apparence.

 

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 10:11

 

C’est quasiment de la Maison Blanche qu’Anne Sinclair écrit, sur son blog, ses chroniques Américaines. Elles sont très bon chic bon genre mais ce sont surtout les commentateurs qui font dans la Gentry. Evidemment mes gros sabots font tache mais, je ne sais pourquoi, elle accepte,  parfois, que  je salisse ses tapis. Voici ma réponse (très civile celle-ci) à son dernier article.

 

 « Bonjour Anne Sinclair,

Ici au village, dans le café des bouseux,  nous ne comprenons pas au nom de quoi les Républicains s’opposent à ce que les soins relèvent d’un concept d’égalité humanitaire plutôt que du portefeuille de chacun. Ils donnent, à cet égard, une triste image de l’Amérique.

A propos d’injustice sociale l’Europe n’est pas en reste. J’ai calculé que la  seule  prime d’un entraineur de l’Equipe Française de Foot équivaut à 72ans de  salaire d’un smicard Français et à 228 ans de labeur d’un travailleur  Roumain.  A 3 heures de distance, un ouvrier Renault  Roumain  touche  6 fois moins qu’un ouvrier Renault  Français. Et maintenant ils vont devoir payer les primes de cendrier des fonctionnaires Grecs. Dans les temps qui viennent le déplacement de la crise financière vers une crise sociale sera-t-elle  évitable ? »

 

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 10:43

La  seule  prime d’un entraineur de l’équipe Française de foot équivaut à 72ans de  salaire d’un smicard Français et à 228 ans de labeur d’un travailleur  Roumain.  A 3 heures de distance, un ouvrier Renault  Roumain  touche  6 fois moins qu’un ouvrier Renault  Français.

 Normal ? Non pas normal, seulement on s’en fout.

Le volume du secteur financier nomade et spéculatif est 16 fois plus important que le volume Mondial de l’économie réelle (PIB global)

Normal ? Non pas normal, seulement on s’en balance. 

Pourquoi ?  Un jour à Bretton Woods  quand  on abandonné la parité or, sans surveillance redoublée des spéculations financières,  c’est comme si on avait mis un  pot de confiture au milieu de la classe et que les profs soient  partis en disant «  Soyez sages et régalez vous »

Aujourd’hui, les élèves ont mangé la confiture et cassé le pot.

Alors, au lieu de renvoyer chacun à sa place pour le mettre au travail, au lieu de réguler la différence de niveau entre les groupes, au lieu de surveiller la classe, on préfère remplir à nouveau de confiture le pot fêlé.

Question ?   Combien reste-t-il de confiture ? Qui va la payer ?

Les Grands de ce Monde font le pari que dans ce contexte ils vont apporter le bonheur social et la stabilité financière…Ô Miracolo !

 

 

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 19:58

Le Président Obama vient de décliner une invitation à un sommet Union Européenne- Etats Unis.

Après bien d’autres, ce nouveau camouflet pose la question de  « Pourquoi son dédain vis-à-vis de l’Europe ? »

Voici une énigme,  bien accessoire pour les Américains, mais qui nous tient ici, au café du village, particulièrement à cœur. Je dis bien à cœur et non pas à raison. En quelques lignes,  Anne Sinclair (voir son blog) traite excellemment des  principales raisons de la désaffection du Président Obama vis-à-vis de l’Europe (quelle Europe ?) et notamment de la France. Dommage car  nous, ici, au pays des croquants, on l’aime bien  Barak  Obama.  Éminent produit des meilleures Universités US, il lie, avec intelligence, le  pragmatisme  à l’eudémonisme   pour relever  l’Amérique et  redonner à ses concitoyens ce  meilleur bonheur réaliste que les populations du Monde entier envient.  Superbe modèle Américain grâce auquel  Chinois et  Indiens peuvent, aussi, espérer les bonheurs ineffables des bouchons matutinaux dans des caisses uniformes aux tableaux de bord en plastic. Pourquoi voudrions-nous que cet éminent élève de Columbia et de Harvard, tout entier imprégné de culture Yankee, s’intéresse à  nous, qui préférons, à la saison des cèpes, les écrins doux et forestiers des châteaux endormis ?  Il est là pour diriger l’Amérique et nous comprenons parfaitement que s’il prenait l’envie à Poutine d’annexer la Géorgie, la Crimée ou chercher  des pouilles à la  Pologne, il ne faudrait pas trop compter sur lui. On n’en est pas là.  Que les Français se rassurent : on peut continuer à l’aimer malgré que sa guerre en Afghanistan, telle qu’il la conçoit, soit une sottise (1), malgré que  sa main tendue aux Ayatollahs Iraniens(2)  nous donne des boutons. N’ayant connu aucun malheur, comment voulez vous qu’il sache que pour profiter de la Démocratie il faut savoir la défendre ? Nous, les vieux peuples  avons, au nom de nos souffrances, le devoir de mémoire mais aussi d’indulgence.

Attendons…

 

 (1) Financement et soutien de Karzaï, qui copine avec les Talibans pendant que les bases  terroristes se déplacent  ailleurs.

(2)  Ahmadinejad  vient de confirmer l’ordre de procéder à l’enrichissement des stocks d’uranium en Iran.  

 

 

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 12:42

 « Avec le bois tordu de l’humanité, il est impossible de faire quelque chose de droit » (Kant)

L’échec inéluctable du Communisme était déjà écrit dans cette phrase.  Camus enfonce le clou : « Le rêve prophétique de Marx et les puissantes anticipations de Hegel ou de Nietzche ont fini par susciter, après que la cité de Dieu eut été rasée, un Etat rationnel ou irrationnel, mais dans les deux cas terroriste »  En voulant redresser le bois tordu de l’humanité le Marxisme l’a cassé.

Le Capitalisme est, au contraire, une redoutable machine à exploiter le bois tordu. C’est aussi un formidable aspirateur d’avenir, qui, en créant une dépression devant  l’économie réelle, la booste en avant. Le danger est dans le vertige que provoque cette trompeuse formule.  Présentement le volume des échanges financiers est dix fois plus important  que la masse globale des PIB mondiaux. Le décalage entre l’économie réelle et l’économie virtuelle est patent.

 

Il me semble que l’Intellectuel moderne (donc optimiste)  projette sa vision de l’avenir en fonction de ses bonheurs présents,  félicités qui se traduisent,  pour le coup, par  une reprise indiscutable de l’économie, parfaitement illustrée  par les bonus des traders, le prompt rétablissement de la santé des Banques, et l’augmentation du chômage.

Aussi ai je été (très agréablement) surpris lorsque le Président Obama, et le Président Sarkozy, ont dit que la Crise était  en grande partie imputable à des excès spéculatifs dont les gains reviennent aux auteurs quand tout va bien et les pertes aux citoyens quand ça va mal. Ne pas  remédier à cela, disent-ils  serait prendre le risque que les mêmes causes reproduisent les mêmes effets. Aussitôt des voix se sont élevées pour expliquer que le principe même du  Capitaliste étant essentiellement basé sur la spéculation d'enchantements futurs, de la consommation à outrance, le pillage des ressources et le report des difficultés sur les générations à venir, on ne saurait l’amender sans lui porter un coup fatal : «  Vade retro Satanas » !  Les Experts les moins cyniques, les plus eudémonistes, tels ceux du FMI, ont dit eux-mêmes qu’il fallait y aller mollo.

Dès lors je me demande comment la Maison Blanche aussi bien que l’Elysée  peuvent nous sortir d’ici à cinq ans des plans millimétrés,  affirmant l’assainissement des dettes publiques, alors même qu’ils dénoncent le fonctionnement d’un système qu’ils ne sont pas sûrs de pouvoir changer.


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