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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 19:58

Le Président Obama vient de décliner une invitation à un sommet Union Européenne- Etats Unis.

Après bien d’autres, ce nouveau camouflet pose la question de  « Pourquoi son dédain vis-à-vis de l’Europe ? »

Voici une énigme,  bien accessoire pour les Américains, mais qui nous tient ici, au café du village, particulièrement à cœur. Je dis bien à cœur et non pas à raison. En quelques lignes,  Anne Sinclair (voir son blog) traite excellemment des  principales raisons de la désaffection du Président Obama vis-à-vis de l’Europe (quelle Europe ?) et notamment de la France. Dommage car  nous, ici, au pays des croquants, on l’aime bien  Barak  Obama.  Éminent produit des meilleures Universités US, il lie, avec intelligence, le  pragmatisme  à l’eudémonisme   pour relever  l’Amérique et  redonner à ses concitoyens ce  meilleur bonheur réaliste que les populations du Monde entier envient.  Superbe modèle Américain grâce auquel  Chinois et  Indiens peuvent, aussi, espérer les bonheurs ineffables des bouchons matutinaux dans des caisses uniformes aux tableaux de bord en plastic. Pourquoi voudrions-nous que cet éminent élève de Columbia et de Harvard, tout entier imprégné de culture Yankee, s’intéresse à  nous, qui préférons, à la saison des cèpes, les écrins doux et forestiers des châteaux endormis ?  Il est là pour diriger l’Amérique et nous comprenons parfaitement que s’il prenait l’envie à Poutine d’annexer la Géorgie, la Crimée ou chercher  des pouilles à la  Pologne, il ne faudrait pas trop compter sur lui. On n’en est pas là.  Que les Français se rassurent : on peut continuer à l’aimer malgré que sa guerre en Afghanistan, telle qu’il la conçoit, soit une sottise (1), malgré que  sa main tendue aux Ayatollahs Iraniens(2)  nous donne des boutons. N’ayant connu aucun malheur, comment voulez vous qu’il sache que pour profiter de la Démocratie il faut savoir la défendre ? Nous, les vieux peuples  avons, au nom de nos souffrances, le devoir de mémoire mais aussi d’indulgence.

Attendons…

 

 (1) Financement et soutien de Karzaï, qui copine avec les Talibans pendant que les bases  terroristes se déplacent  ailleurs.

(2)  Ahmadinejad  vient de confirmer l’ordre de procéder à l’enrichissement des stocks d’uranium en Iran.  

 

 

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 12:42

 « Avec le bois tordu de l’humanité, il est impossible de faire quelque chose de droit » (Kant)

L’échec inéluctable du Communisme était déjà écrit dans cette phrase.  Camus enfonce le clou : « Le rêve prophétique de Marx et les puissantes anticipations de Hegel ou de Nietzche ont fini par susciter, après que la cité de Dieu eut été rasée, un Etat rationnel ou irrationnel, mais dans les deux cas terroriste »  En voulant redresser le bois tordu de l’humanité le Marxisme l’a cassé.

Le Capitalisme est, au contraire, une redoutable machine à exploiter le bois tordu. C’est aussi un formidable aspirateur d’avenir, qui, en créant une dépression devant  l’économie réelle, la booste en avant. Le danger est dans le vertige que provoque cette trompeuse formule.  Présentement le volume des échanges financiers est dix fois plus important  que la masse globale des PIB mondiaux. Le décalage entre l’économie réelle et l’économie virtuelle est patent.

 

Il me semble que l’Intellectuel moderne (donc optimiste)  projette sa vision de l’avenir en fonction de ses bonheurs présents,  félicités qui se traduisent,  pour le coup, par  une reprise indiscutable de l’économie, parfaitement illustrée  par les bonus des traders, le prompt rétablissement de la santé des Banques, et l’augmentation du chômage.

Aussi ai je été (très agréablement) surpris lorsque le Président Obama, et le Président Sarkozy, ont dit que la Crise était  en grande partie imputable à des excès spéculatifs dont les gains reviennent aux auteurs quand tout va bien et les pertes aux citoyens quand ça va mal. Ne pas  remédier à cela, disent-ils  serait prendre le risque que les mêmes causes reproduisent les mêmes effets. Aussitôt des voix se sont élevées pour expliquer que le principe même du  Capitaliste étant essentiellement basé sur la spéculation d'enchantements futurs, de la consommation à outrance, le pillage des ressources et le report des difficultés sur les générations à venir, on ne saurait l’amender sans lui porter un coup fatal : «  Vade retro Satanas » !  Les Experts les moins cyniques, les plus eudémonistes, tels ceux du FMI, ont dit eux-mêmes qu’il fallait y aller mollo.

Dès lors je me demande comment la Maison Blanche aussi bien que l’Elysée  peuvent nous sortir d’ici à cinq ans des plans millimétrés,  affirmant l’assainissement des dettes publiques, alors même qu’ils dénoncent le fonctionnement d’un système qu’ils ne sont pas sûrs de pouvoir changer.


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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 17:04

 

Je suis toujours étonné de découvrir ici et là, sur les blogs, des talents ignorés, ô  combien plus prégnants que la soupe fade et superfétatoire servie, sauf rares exceptions, par les médias y compris ceux dits publics.

Si vous goûtez la littérature, la vraie,  celle qui sait les mots pour quelque chose à dire, celle dont la vision donne à la réalité une vrai vérité,  celle qui donne des couleurs à ce monde uniforme seulement perçu à travers l’impression que nous en donne la société à goulées faciles d’écoles convenues et de  médias interposés. Si vous êtes curieux (ses) des autres choses, des autres éclairages, si vous prisez le bonheur d’une certaine tendresse patinée de mélancolie, de sentiments enfroqués de cynisme, si vous avez aimé Céline ou Fréderic Dard : lisez Gérard Brungard.

 

 

 

 

 

« L’arche »  www.lulu.com 

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 12:51

 

La chasse au scooter est-elle dangereuse ?  OUI ,disent les statistiques.

 

1) Du fait de la dangerosité de l’engin lui-même : petites roues, faible garde au sol, suspensions sans grands débattements, centre de gravité  assez  haut, fabrication parfois légère du fait du prix modique de l’appareil. Commode et bon marché, le scooter demande une conduite prudente et attentive peu compatible, en général, avec les comportements des  jeunes  conducteurs.

2)  L’énorme écart en poids et en volume entre un scooter et une voiture,  la différence en matière de protection,  le sentiment d’affolement de l’un par rapport à l’autre font du scooter une victime programmée. De ces faits, un chauffeur qui pourchasse un scooteur devient un criminel en puissance. D’ailleurs le code de la route interdit ce genre de comportement et si le fait est avéré le conducteur risque le Pénal en cas d’accident.

Etant admis que l’on ne saurait différencier, ni au plan physique, ni au plan moral, un conducteur policier d’un conducteur lambda le seul critère  discriminatif  est dans la Loi. 

La Loi autorise t’elle un conducteur policier à pourchasser un scooter ?  La réponse est oui. La Loi autorise t’elle un conducteur policier à devenir un criminel potentiel ? La réponse est oui.

Dès lors que le problème est  posé, les réponses sont plus claires : Les Bonnes Gens disent : Red lex, sed lex : la Loi prime tout et justifie le risque du crime.

Ma conscience me dit non et ma raison itou : ces jeunes viandes étalées sur les trottoirs me donnent un haut le cœur et il me semble que la montée de la délinquance mérite des réflexions et des mesures (qui vont jusqu’à une remise en cause de la société) plus humaines et plus efficaces.

 

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 12:50


Bien que je sache assez  bien feindre pour me couler dans la  société et  en tirer quelque profit, j’y suis, et ce depuis mon plus jeune âge, complètement étranger. Plutôt que de me révolter contre elle, comme ce fut le cas dans ma famille, et aller jusqu’en mourir, j’ai préféré, par lâcheté, calcul ou réalisme, jouer le jeu, m’adapter et par la force de l’habitude arriver à penser comme elle.

Dans cette disposition je suis un convive agréable, appréciant la compagnie et tout à fait capable de me faire des amis.

Cependant dès que l’ivresse des bonheurs convenus se dissipe, le décor s’effondre et la réalité de ma propre vision des choses s’impose à moi. Je suis,  quand j’écris sur ce blog, en état de solipsisme,  à l’aise dans la solitude.

 

Je viens par exemple me dire ici, combien je trouve stupide, combien je trouve criminel de poursuivre en voiture, avec ou sans  gyrophares, des écervelés sans casques à trois sur un scooter. A moins d’être d’une rare bêtise,  l’on sait très bien que c’est le meilleur moyen  de les retrouver  écervelés au sens propre du terme dès le premier virage.

Je viens me dire ici, que je comprends le chagrin et la révolte du petit peuple contre la connerie légale  qui tue au nom d’un règlement en laissant les grands délinquants et les grands criminels se pavaner au nom de la justice.

Je viens me dire ici,  qu'être obligés de lâcher les chiens, comme ils l'ont fait, pour mater une mini révolte est, dans une société qui se dit démocratique et  apaisée, une action qui devrait poser question.

 

 

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 12:29

 

 

Dans un contexte Mondial en pleine évolution, il fut un temps où les actions de la gauche et des syndicats ont contribué à détériorer le tissus industriel Français qui s’est réduit comme peau de chagrin. Ceci a pour conséquence :

a) de favoriser le chômage avec son coût social, sociologique et sociétal.

b) de creuser le déficit chronique de la balance commerciale, forcément compensé par l’emprunt.

Jadis les Maitres de Forges avaient les bras si courts que les mains étaient près du cerveau.

Aujourd’hui les Multinationales ont les bras si longs que le cerveau ne voit plus les mains.

Ces mains, maintenant dédaignées et dont Einstein disait qu’elles étaient la partie visible de l’intelligence. 

Et voici (favorisée par la « Crise ? ») venir la nouvelle vague des délocalisations.

 

 Je cite ici le Président de Renault comme exemple frappant et récent de cette politique, mais c’est bien du credo général Patronal et Gouvernemental dont il s’agit. D’ores et déjà 85% des véhicules du groupe Renault sont produits à l’étranger et dans le cadre de la nouvelle vague de délocalisations industrielles, le nombre de voitures produites en France tendra encore à diminuer.

Ainsi le Président de Renault est bien décidé à appliquer le principe de Ghosnerie qui consiste à laisser en France la partie « noble » du métier de constructeur d’automobiles, (études, engineering, ordonnancement, organisation, marketing etc.) le tout groupé dans une technopole où les élites cogitent dans des bureaux et autour de la cafète, pourvu que la fabrication, aspect trivial, mais néanmoins utile, aille dans des endroits où la main-d’œuvre est abondante et peu chère. Certes la comparaison avec l’esclavagisme serait erronée, injuste et mal venue, mais dans le principe qui était de trouver une main d’œuvre nombreuse et bon marché, il faut bien  admettre quelques similitudes.

Savez vous par exemple que  le salaire moyen d’un ouvrier de Dacia est de 300 euros par mois ? Il faudrait à lui, ses enfants et petits enfants 228ans de travail pour payer une seule prime de M. Domenech.

 

Certains penseront que je fais de l’altruisme, du sentimentalisme voire du communisme mais ce serait me prêter des qualités que je suis loin d’avoir. Au nom du cynisme et du réalisme, je dis que si le Patronat, les Experts et les Politiques croient que ça va durer autant que les impôts, ils se fourrent le doigt dans l’œil. Pour la bonne raison que la logique finit toujours par rattraper l’arrivisme et la  facilité. L’échec de Napoléon fut  écrit par Bonaparte. Le Roumain d’aujourd’hui ne sera pas le même que celui de demain et ils sont assez intelligents pour former, eux aussi, leurs propres ingénieurs.

L’automobile courante n’est pas un produit de très  haute technologie et tout le monde peut faire des ressorts à boudins et des tableaux de bord en plastic.

Les Allemands l’ont bien compris : tout en se pliant aux exigences des marchés et de la Mondialisation, ils se réservent, grâce à la notoriété d’une certaine qualité, un maximum de production sur le sol national. Mieux : Le « made in Germany » est payant en nombre de ventes et en profits.

Je ne vais pas ennuyer plus longtemps en démontrant que le calcul est d’ailleurs d’ordre plus doctrinaire qu’économique : aujourd’hui le coût de fabrication d’une petite voiture ne dépasse guère 50% du prix de vente. Une Clio Turque revient à 10% moins cher qu’une Clio Flins. Soit  un prix moyen de 14000Euros, d’où un coût de fabrication de 7000 E  la différence est de 700 euros. Et le transport ?  Grâce à sa politique M. Ghosn va nourrir l’économie de certains autres  pays et finir de déshabiller la France de ses outils de production.

Mais, vous dirait M. Elie Cohen, il vaut mieux payer du chômage que d’intervenir auprès des entreprises. C’est, parait-il, la seule démarche permise par la Commission Européenne. 

 

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 13:38

 

Si j’étais Républicain, un vrai, pas celui élevé en batteries dans les écoles nationales, nourri aux granulés  des programmes ministériels, mais plutôt celui qui, à travers les vastes espaces de la pensée humaine, s’est forgé une vraie conviction sur la valeur des mots Liberté, Egalité, Fraternité : Si j’étais ce dernier, je me ferais du mouron.

 

A voir par exemple qu’un  smicard (ils sont des millions) n’arriverait pas au bout de 70ans de labeur à ramasser assez d’argent pour égaler une  seule des  primes d’un entraineur de foot.

 

A voir M. Ghosn (Et le Patronat) (1) organiser froidement la deuxième vague de démantèlement de l’Industrie Française au plus grand mépris  de l’impact  social.

 

A voir les Syndicats Français (Plus de 20 millions de gabegies rien qu’au CCE d’Air France) repus et inertes, alors que ceux des  Allemands ont réduit les effets pervers de la Mondialisation en négociant avec le Patronat. L'industrie Allemande n'en est pas moins, que je saches, compétitive.

 

A voir le  principe d’associer la  pollution à l’argent, c'est-à-dire créer une nouvelle et terrible inégalité en donnant au Citoyen le Droit de polluer en fonction de sa fortune.

 

A voir un Ministre, oser remettre en cause les décisions du Conseil Constitutionnel (même si celui-ci a fait preuve d’une réaction épidermique politique déplacée en signifiant sa décision 3 jours avant  l’application)

 

Mais pourquoi multiplier les exemples d’une Société qui s’enfonce dans l’injustice, pire, toutes proportions gardées,  qu’au temps de Louis XVI alors que tout le monde, y compris les plus démunis, s’en foutent complètement ?

 

(1)  Le Patronat, les Experts, les Politiques de tous bords sont persuadés et bien d’accord sur le fait qu’il n’y a plus de place en France que pour des technopoles et du service. L’industrie déjà réduite à seulement 14% du pib est appelée  à se restreindre encore comme peau de chagrin. Des bureaux d’études  et des plombiers, quelques agriculteurs voilà la France de demain.

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 18:01

 

 

Après l’horreur des massacres perpétrés par le régime Islamiste de Khartoum au Darfour, après bien des années, après bien des  difficultés, Le Président Al Bachir a été inculpé, excusez du peu, de Crimes de Guerre et de Crimes contre l’Humanité par la Cour pénale internationale.

Aussitôt, dans toutes les Ambassades, y compris les nôtres, y compris celles des USA, (et oui !), ce fut la ruée pour préparer des chiottes, dans l’hypothèse de débâcles intestinaux s’il s’avérait qu’il y eut la moindre suite à cet arrêt.

Bien heureusement, pour les calbars, il n’en est rien et Al-Bachir continue à se pavaner en ne se gênant pas pour conchier nos si fières civilisations de Droits de-ci et de-là.

Dix mois après, il  s’avère que ni le Président Sarkosy, ni le Président Obama ne veuillent prendre acte de la décision de la Cour et monter au créneau pour la faire respecter.

 

En conséquence, et au nom d’un minimum  de décence, ils seraient bien inspirés :

1) De ne plus nous faire chier avec leurs discours sur les Droits de l’Homme.

2) De mesurer leurs responsabilités dans l’hypothèse d’un nouveau génocide en ne donnant pas à Al Bachir un signal fort à la veille des élections générales prévues en Avril et, surtout, du référendum d’autodétermination prévu en 2011.

 

Puissent, un jour, nos consciences prendre le pas sur nos ventres mous et repus en retrouvant le sens de l’honneur.

 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 17:58


Phase1 : l’Homo erectus
.

L’Homo sapiens  a définitivement adopté la station droite, laquelle détermine deux particularités  physiques propres :

a)  Du fait que le cerveau a des zones réservées permises par la station debout, un développement spécifique permet l’intelligence et la parole.

b)  les bras sont ainsi libérés et  les mains (pouces opposables), deviennent  des outils.

L’homo erectus est  un outil pensant.

 

Phase2 : L’intelligence induit la conscience (faculté d’avoir l’intuition de soi-même et du monde).

La conscience amène à l’étonnement, l’étonnement au questionnement : Pourquoi la mort ? Pourquoi la vie ?  A cela deux voies sont envisageables :

a) La non réponse qui débouche sur un sentiment d’absurde.

b) Le refuge dans une  croyance métaphysique, d’un au delà possible  hors de la perception humaine.

 

Phase3 : L’instinct grégaire implique la hiérarchie : d’où le Chef. Or le propre du Chef est de savoir. Le Chef est celui qui répond aux questions. Entre l’absurde qui implique d’admettre les limites de notre raison  et la croyance qui  induit la  vérité  de forces obscures et  transcendantes,  le choix  est évident. Alors que déjà l’humain craint le doute, l’instinct grégaire a largement contribué à faire pencher la balance vers la croyance.

 

Phase4 : L’organisation de la société implique des règles de conduites individuelles de plus en plus élaborées et contraignantes, Les Dieux,  avant même la mythologie, donnent des leçons aux humains et les plient à des règles morales. Puis viendront les Religions aux systèmes conceptuels de plus en plus sophistiqués mais qui garderont un point commun : la connivence avec le pouvoir temporel.

 

Tronqué de l’analyse de l’évolution de l’Athéisme dans nos sociétés modernes, ce qui est dit ci-dessus est sans grand intérêt, mais j’ai un début de fatigue et je dois aller me ressourcer en regardant

 «  Plus belle la Vie »    Désolé….

               

 

 

 

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 13:53

(La fable est de Martine SBF (sans blog fixe) qui sème, comme ça, au gré d’obscurs dédales de blogs ou de commentaires les joyaux de son talent étonnamment  prolifique et éclectique. Haier avait été le premier, à la remarquer.)

 

Lorsque j’étais Sultan, j’avais un palais magnifique qui, faute de collines,  était pendu aux nues par des fils d’or.  D’un coté, par les ouvertures polylobées aux arcs délicatement ouvragés on  apercevait, tout en bas, la médina grouillante d’un peuple endurci à vivre en suçant des cailloux. De l’autre, ma chambre immense, aux soieries de Damas, donnait sur des terrasses d’où partaient vers l’infini, des jardins merveilleux  aux fontaines bruissantes qui  abreuvaient  mille fleurs parfumées. On trouvait là toutes espèces d’arbres, dont les plus rares comme les Quichottins aux cent livres ou le condacier, stupide et dur, dont le fruit d’or ne pouvait être cueilli, sauf par moi, sans qu’il crie au voleur.

Mon Premier Ministre, fieffé gredin mais néanmoins avisé Vizir, avait trouvé le filon en me déchargeant des soucis de la gouvernance et j’aurais vécu ainsi, comme le  plus heureux des Sultans si, par coutume ancestrale,  je n’eus été obligé d’organiser les réjouissances populaires dont on sait qu’elles sont indispensables pour maintenir les peuples indigents dans le calme.  Le malheur étant  une valeur relative qui s’estompe devant celui des autres, les fêtes les plus prisées  étaient celles des exécutions capitales. Que ce soit à la hache émoussée ou au pal pimenté (à l’huile de palme au temps de miséricordes) le succès  ne se démentait pas.

Jusqu’au  jour, ou plutôt une nuit, alors que sur ma couche je m’étais endormi, les âmes des suppliciés vinrent troubler mon sommeil du juste. Ce n’étaient que chairs pantelantes, cous tuméfiés, yeux exorbités, bouches tordues et des ruisseaux de sang à l’odeur fade, écœurante dans lesquels je me noyais. Bref je ne dormais plus, la panse flasque et la cornée jaune je donnais bien du souci à mon Vizir qui craignait de perdre en moi un être mou et peu regardant. Même ma favorite ne parvenait pas à me faire trouver le sommeil. C’est alors qu’un marin, qui s’appelait Simbad, eut vent de mon malheur et vendit (contre 2000 testicules de lézards argentés, aphrodisiaque hautement apprécié en Occident) une captive qui avait le don d’apaiser les cœurs en racontant plus de mille  histoires  merveilleuses. Après avoir posé, sur mon front enfiévré une main apaisante, fraiche comme rosée un matin de soleil,  voici ce qu’elle me dit :

 

Une mouche volant aux abords d’un étang,

Fut attirée, d’un coup, par un oiseau chantant,

C’est assez hasardeux car il est de coutume,

Qu’un insecte se cache de ceux qui portent plumes.

 

Mais notre mouche n’est pas d’un naturel méfiant,

Et,  se laissant bercer par le son de ce chant,

Se pose sur la rive tout au bord de l’étang,

 

Un oiseau lyre est là et remarque la bête,

Mais étant inspiré de l’âme des poètes,

Une telle nourriture ne l’intéresse pas,

Et  il se moque bien de s’en faire un repas.

 

Voyant que la mouche a refermé ses ailes,

Il reprend son discours et chante devant elle,

La mouche reconnaissante de cet air mélodieux,

Souhaitant le remercier s’applique de son mieux.

 

Sa pensée, à son gré, toujours insuffisante,

En vain elle se reprend, s’applique et se tourmente,

Maudissant ses phrases au verbe maladroit,

Elle voudrait mille choses mais n’y arrive pas.

 

Elle porte à l’oreille de son hôte siffleur,

Qu’elle le remercie pour autant de douceur…

« Je voulais vous écrire que votre chant me touche,

Excusez l’écriture de ma patte de mouche »

 

L’oiseau lyre répondit de sa plus belle plume,

Ces jolies phrases que pour vous je résume :

«  Je ne veux pas juger seulement votre mine,

Mais fais plus attention aux gestes qui l’animent,

Je mange de l’esprit et ne prend pas la mouche,

En écrivant ceci, sachez ma belle Amie :

C’est toujours bien écrit lorsque l’on dit Merci »

 

 

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