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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 09:08

Le Président Hollande refuse le choc de compétitivité : c’est un choix. La France subit celui du chômage : c’est un fait.

 

On entend parfois par « Logique » un raisonnement supposé impeccable, bien, qu’en fait, il découle d’un discernement erroné dû à ce que notre propre compréhension relève d’une confusion entre ce qui est et ce que nous voudrions qu’il soit.

 

C’est donc avec grande prudence que je me hasarde à qualifier d’illogique la contradiction du Pouvoir Socialiste entre son aspiration à assurer le Bonheur des Peuples et de porter, désormais, sur ses épaules, mais aussi sur sa conscience, la tragique réalité de mille chômeurs de plus chaque jour.

 

Sauf que, si j’ai bien compris, le Gouvernement en place se défausse de cette responsabilité. Il le fait de telle manière que le présent, pris en tenaille entre le passé et le futur, est subtilement escamoté.

Pour ce qui est du passé, l’antienne rabâchée de «C’est la faute à Sarko » (qui, se fait de plus en plus vague dans la brume du temps) demeurera plausible encore quelques mois, pourvu qu’elle soit, de temps à autres, ravivée par d’habiles contempteurs de l’antan avec, par exemple, l’appui des magiques et fugaces apparitions graphiques, frappantes mais invérifiés, de M. Lenglet. (1)

A peine du passé ferons nous table rase, qu’enjambant le présent, nous voici déjà dans le futur des jardins fleurant bon la rose. M. Sapin le situe vers fin 2013, mais, tel l’horizon qui fuit au fur et à mesure de l’avance, le seuil de l’embellie se pourra reporter d’autant.

 

Abstraction faite de toute notion Morale, la posture Socialiste tient la route : Aussi bien dans les chiffres que dans les faits.

--- Dans les chiffres : A supposer que l’on arrive fin 2013 au pic de 400 à 450.000 chômeurs supplémentaires, la France restera encore au-dessous du seuil de 12%.

--- Dans les faits : Nous voyons aussi bien en Grèce qu’en Espagne, des Pays qui vivent depuis des mois avec des taux de 24 à 25% de chômage, soit plus du double de celui, pessimiste, qui pourrait être atteint en France. Grâce aux pansements sociaux, hors quelques manifestations musclées, aucun soulèvement de masse n’a été constaté.

 

Jean-Marc Ayrault a dit, au congrès de Toulouse, son ambition de changer la Société Française et d’en faire un modèle Mondial. Il reste droit dans ses bottes sur la poursuite de sa méthode qu’il inscrit dans la longévité. En attendant, même indemnisé, le chômage et ses séquelles sont un fléau social qui s’oppose, me semble-t-il, à l’idéal de Gauche sur le bonheur des Peuples dans l’égalité.

Du Paradis de Dieu ou du Socialisme, lequel atteindrons nous en premier ? Affaire à suivre…

 

 

1) Il existe des économistes, insoupçonnables de tropismes droitiers, de grande valeur et rigueur intellectuelle tel M. Elie Cohen.

Ceux-là ne sortent pas d’un chapeau des graphiques aussi spectaculaires que simplistes. Ils connaissent les complexités d’une économie difficile à appréhender sans prendre en compte de multiples paramètres pas toujours faciles à saisir et encore moins à vulgariser auprès d’un Public inexpert d’autant plus facile à duper qu’il n’y voit que la confirmation de ses propres convictions politiques.

Je ne dis pas que M. Lenglet est incompétent et je ne le suspecte d’aucune intention intellectuelle malhonnête mais j’affirme que les sujets qu’il aborde demandent bien plus de temps et d’explications que ce dont il dispose dans une émission telle que « Des Paroles et des Actes » laquelle relève plus du show politico- médiatique que du sérieux.

 

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 14:21

L’article deux de la Constitution de 1958 «Gouvernement du Peuple, par le Peuple, pour le Peuple » tend à faire croire : (Gouvernement par le Peuple) que le Peuple Souverain assure sa propre Gouvernance. Nous savons bien qu’il n’en est pas ainsi puisque ce sont les Représentants du Peuple qui détiennent le Pouvoir. Même dans les rares cas où cela pourrait être, les Elus du Peuple confisquent ce Droit autant que possible. L’appel au référendum est leur bête noire. Ils prétextent, et ce n’est pas toujours faux, que l’incompétence ou l’émotionnel des masses est incompatible avec la connaissance et la sérénité nécessaire aux bonnes décisions. Autrement dit le Citoyen est capable d’élire mais incapable de discerner le bon du mauvais.

 

D’autre part le paradoxe de Condorcet, tant de fois vérifié, démontre que les Majorités ne sont que des Minorités importantes auxquelles l’ajout de petites minorités donne le coup de pouce suffisant pour acquérir le Pouvoir : les minorités sont les vraies maitresses du jeu.

Quoiqu’il en soit la Démocratie Française (elle n’est pas la seule) ayant assis sa légitimité sur l’ambivalence, devient légitime par le fait même que cette ambivalence est soit ignorée soit parfaitement admise par les Citoyens. Aporie qui découle de la nature même de l’espèce Humaine : « Avec le bois tordu de l’humanité, il est impossible de faire quelque chose de droit ». (Kant)

 

Cette légitimité admise et bien admise ne contredit pas le fait que dans le système de Démocratie Représentative, 51% des uns imposent très légitimement leurs dictats aux 49% des autres. C’est d’autant plus vrai quand, aux Pouvoirs du Parlement et des Régions s’ajoute celui des corps intermédiaires (Justice, Syndicats notamment) comme c’est le cas actuellement.

 

Dans un tel contexte l’Opposition n’a en réalité aucun Pouvoir direct sauf gesticulatoire. Pour donner le change et faire croire au «Débat Républicain » la tradition veut que l’opposition apostrophe la Majorité sur un ton venimeux et que la dite Majorité riposte par des propos acerbes de telle sorte que le Citoyen voit dans la violence de l’échange une expression Démocratique sans retenue. C’est ainsi que dernièrement M. le Ministre Vidalis a répondu à M. Larcher ex Président du Sénat. « Ça ne vous a pas échappé, c’est assez rare » Grâce au Ministre chargé des Relations avec le Parlement, on sait maintenant que parfois, hélas ! rarement, un Président du Sénat, deuxième personnage de l'Etat,  cesse d’être un imbécile…

 

 

 

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 14:41

 

Dans l’attente de la concrétisation des promesses du Président Hollande et de M.Sapin, dans l’espérance des mutations sur les nouvelles conditions de vie créatrices d’emploi annoncées par les «Verts », la France a franchi le cap des mille chômeurs de plus par jour (plus de 1500 en septembre).

De ce fait, pour ceux qui considèrent que l’avenir est sujétion du présent, mieux vaudrait, tout de même, ne pas négliger trop tôt les quelques huit cent mille à un million d’emplois induits (au sens large) par le secteur Automobile : d’où l’intérêt porté aux difficultés que connait PSA. (Actuellement 200 millions Euros de déficit mensuel).

 

Le réalisme conduit à constater que, jusqu’ici, des erreurs stratégiques fondamentales ont été commises par la haute Direction de cette Firme. Notamment l’idée saugrenue de faire en sorte que les deux marques (Peugeot- Citroën) se fassent directement concurrence avec des produits similaires sur un marché Français lui-même de plus en plus attaqué par les challengers étrangers… Il eut fallu que l’une des marques (Peugeot) assemble ses produits de basse et moyenne gamme où le prix de revient est le plus attractif, alors que l’autre marque (Citroën), produite en France, monte en gamme pour concurrencer, aussi bien à l’étranger, les voitures Allemandes qui justifient un prix de revient plus élevé.

En se tournant timidement vers Opel (groupe GM lui-même en difficulté) pour faire des produits similaires qui seront en concurrence sur les mêmes marchés la Direction Peugeot persiste et signe dans l’erreur ( perseverare diabolicum est).

La Stratégie de M. Varin, en ce qu’elle est actuellement, est trop timide et trop mal orientée pour, à terme, espérer sauver le groupe autrement que par la reprise d’un autre groupe plus puissant.

 

Ceci étant, positivons : Que représenterait, si elle advenait, la suppression des huit mille emplois prévus ? Au vu de la cadence actuelle du chômage Français : huit jours. Avec (selon les syndicats) les autres chômages induits 16 jours. Allons au pire : Restructuration de Peugeot avec licenciements massifs, comme ce fut le cas pour GM aux USA, 30, 60 jours de chômage supplémentaire au-dessus de la norme actuelle.

 

On comprend la sérénité de nos Dirigeants. Même si le chômage atteignait, avant la promise décrue programmée, 12%, ce ne serait encore que la moitié de celui avec lequel vivent les Grecs et les Espagnols…. Pas si bien que ça dit-on, mais ils vivent : n’est-ce-pas l’essentiel ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 16:10

En son absence, Arnaud Montebourg joue sa partition. Il cherche la voie du Redressement Productif….et semble l’avoir trouvée dans la promotion de la cafetière et du maillot rayé made in France. Il est vrai qu’au temps du smartphone et de la télé les Peuples sont plus perceptifs à l’image qu’aux difficultés de l’industrie Française.

En attendant, que l’on procède, du productif au recambrage d’un vieux si courbe, la crise que traverse Florange reste sans solution dans une cacophonie de déclarations qui nous laissent pantois.

 

1) Dans un premier temps, M. Le Ministre Montebourg nomme un expert pour évaluer la rentabilité de Florange : Le rapport mené sous la houlette de Pascal Faure, vice-président du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGEIET), indique que le site intégré (filière chaude et froide), est "viable, fiable et rentable" et nécessite un investissement de 400 à 500 millions d'euros.

 

2) M. Jean-Pierre Jouyet Président de la Banque Publique d’ Investissements annonce qu’il n’aidera pas Florange : «La BPI n’a pas pour vocation d’aider les canards boiteux»

 

3) François Hollande vient à la rescousse : «Non ! Florange n’est pas un canard boiteux»

 

Le sérieux de cette affaire, tant Sociale que symbolique, au regard du déclin industriel Français, ne permet pas, ne devrait pas permettre, que des personnages si éminents puissent avoir, aux yeux du public, des avis diamétralement opposés. Car de deux choses l’une : ou l’expertise est erronée ou M. Jouyet ne veut pas que la BPI contribue au redressement de Florange alors que le Président y serait favorable. Ces comportements contradictoires relèvent d’un manque de sérieux extrêmement préoccupant qui porte un nouveau coup à l’autorité de plus en plus transparente du Premier Ministre tout en effritant chaque jour davantage la posture «normale» du Président. A se demander de quoi ils parlent lors de leurs déjeuners.

 

Mais cela reflète aussi, pour ne pas employer de grands mots, une certaine mésestime vis-à-vis du public. Mésestime qui est plus importante par l’inconscience du trouble ainsi créé, que par le manque de considération lui-même.

 

En ce qui concerne la BPI, si, préalablement aux investissements, on ne résout pas le problème du manque de rentabilité et de compétitivité des Entreprises Françaises, M. Jean-Pierre Jouyet peut dire ce qu’il veut : sa Banque devra choisir entre refuser son soutien aux canards boiteux ou aller dans le mur.

 

 

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 10:45

Dans les coulisses et derrière les déclarations d’intentions sur la supervision des Banques il est une métaphore qui convient au cas Européen : L’histoire de la Tour de Babel.

 

La Bible nous dit que les hommes de Babylone ne parlaient qu’une seule langue et ne formaient qu’un seul Peuple. Quand Il leur vint l’idée de construire une tour pour atteindre le ciel, Dieu, fâché (un peu jaloux peut-être) de ce péché d’orgueil leur fit parler des langues différentes et ce fut, de ce jour, une belle cacophonie.

 

Pierre Rousselin (Figaro économie) nous apprend que cette image est bel et bien représentative de la réalité dans la mesure où « Le Président Français et la Chancelière Allemande n'ont pas la même interprétation de l'accord sur l'union bancaire scellé en juin. La raison ? Un problème de traduction du texte.»

Mince ! Non seulement ils ne parlent pas la même langue mais ils n’ont pas les mêmes traductions. Heureusement, cela n’a guère d’importance puisqu’ils n’ont pas, non plus, les mêmes vues.

 

Tout en préservant son potentiel exportateur, donc sa clientèle, Mme. Merkel veut faire en sorte que le Peuple Allemand n’ait pas à payer les dettes toxiques des Pays du Sud. Elle va d’ailleurs en faire un des thèmes de sa Campagne Electorale.

 

De son coté, François Hollande sait très bien que les mesures dures doivent être prises au début des mandats. Sa tactique consiste à taper les Français dès 2013 en fondant sa manœuvre sur l’espoir d’un échec de Mme Merkel et la reprise de la croissance en 2014. En attendant il s’agit de donner le change vis-à-vis des marchés lesquels, pour le moment, semblent avoir confiance. Combien de temps ?

 

 

 

 

 

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 20:03

Vincent Peillon : Un professeur de Philosophie également Philosophe. C’est assez rare ! Alors, comme Socrate, l’envie le démange de dénoncer un certain nombre d’artefacts. Alors, comme pour Socrate, tous se liguent pour le forcer à boire la cigüe. Las ! Quand Socrate s’exécute, Peillon s’excuse……..Et de quoi grand Dieu ? D’avoir dit que le problème de la drogue est récurent, dangereux, croissant et mal maitrisé. Vincent Peillon est-il, comme le laisse entendre le propos bête et méchant de Rachida Dati, un lâche insensible aux dégâts des stupéfiants ? Certes pas ! Mais M. Peillon, au contraire de Socrate n’est pas un Homme libre. Captif de son Parti et de sa Fonction il a commis l’erreur de sortir de ses chaines, alors tête basse et forcé par ses pairs il a bien vite repris son rang.

 

Que dire aussi de ceux qui, à droite, demandent sa démission au titre du crime de vérité ?

Mais le pompon revient à M.Valls. Ce valeureux Général de la Force Publique serait-il aveugle quand il enfonce jusqu’aux yeux son Képi d’Adjudant ? La drogue, dit-il est la guerre moderne qu’il faut mener jusqu’au bout….On rêve ! Peut-on nier que le tabac est une drogue terrible aux effets dépendants ? Qui n’a vu, ne serait ce qu’une fois, un cancer de la langue ou de la gorge ? Combien de morts par les effets de ce poison ? Combien d’argent empoché par l’Etat hypocrite grâce à ce fléau ? Et l’Alcool ? Ravages terribles et familiaux.

Oui la drogue est une calamité sociale contre laquelle il faut lutter, mais toutes les drogues y compris celles dont la vente est permise l’Etat. La guerre est-elle, comme le dit M. Valls le meilleur moyen de combattre ? Si oui, encore faut-il la gagner !

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 08:36

Derrière les tohu-bohus Démocratiques d’élections successives qui n’en finissent pas, derrière les soi-disant Femmes ou Hommes providentiels dont les Peuples attendent chaque fois des miracles, où est le vrai Pouvoir ? On dit souvent que c’est celui de la Finance. Mais qu’est-ce que la Finance ? Les Financiers ont tellement emmêlé les ficelles qu’ils sont, eux-mêmes, aujourd’hui, incapables de distinguer le vrai et du faux.

 

« Noire finance »…. « Bal des vautours » Pendant plus de deux heures des intervenants de haut vol ont (un peu) dissipé sur Arté les brouillards qui camouflent les circuits embrouillés et pervers de la haute Finance Mondiale : « Une enquête magistrale au cœur d'un capitalisme financier que plus personne ne maîtrise... »

« Qu’est-ce que le Système financier ? C’est l’ensemble des institutions dont la matière première est la dette. La Finance émet de la dette, elle fait circuler de la dette, elle place de la dette, elle négocie de la dette. On retient que la grande crise que nous connaissons depuis cinq ans est venue d’une défaillance des systèmes de régulations…Crise essentiellement due à des mauvaises pratiques , mauvaises règles comptables établies non pas par les Banques, mais par les Banques Centrales, par les Lois, par les Ministères des Finances qui permettent aux Banques au travers de jeux d’écritures ouvertes comme des boulevards, d’augmenter, d’empiler des risques au-delà de leurs fonds propres …..Tant que cela dure tout le monde est ravi…….» Tant que cela dure….et cela durera… au moins autant que, comme on le voit dans les dessins animés, l’économie (à l’instar du héros) ignorera qu’elle pédale au-dessus du vide. Wall-Street est le symbole de cet immense casino où, à partir des courbes de Gauss, des génies en mathématiques pondent des martingales mais sans savoir exactement où sont les dés pipés. Ces produits, dit dérivés, n’ont, en fait, souvent de valeur que celle qu’on leur porte. Ce sont d’abord les Compagnies d’Assurances spécialisées dans les transactions de produits dérivés qui ont provoqué la chute de Lehman-Brothers puis par phénomène de dominos l’écroulement en chaine….Qui a payé ? Les Etats et bien sûr les contribuables.

Quelles leçons les Etats en ont-ils tiré ? Nada ! Jamais, aux Etats-Unis, les salaires de ceux qui ont contribué à la catastrophe n’ont été aussi élevés. Jamais la masse des « Edge-fonds » n’a été aussi importante.

Les « Yes we can » eux-mêmes ont été incapables de mettre un peu d’ordre dans le système, pour la bonne et simple raison que c’est Wall-Street qui tire les ficelles.

Alors, pourquoi préférer Obama ? D’abord parce qu’il a une réelle empathie sociale : C’est quand même mieux que rien.

Ensuite et surtout, parce que son image brillante, relayée par les médias et les «bien-pensant», couvre d’un voile pudique les agissements libidineux des maitres de la finance casino. C’est important à double titre :

---Les masses sont psychologiquement rassurées, moins fébriles plus sereines.

---Ainsi qu’il est dit plus haut ce n’est pas la réalité mais la confiance qui colle le système, d’où l’intérêt qu’un voile de vertu cache le dévoiement d’institutions dégénérées.

 

L’économie Mondiale (en Europe pareil) repose sur une pyramide de dettes, que les uns et les autres se refilent au rythme des chaises musicales, tout en prenant au passage des dimes conséquentes….Il parait que la crise est finie : on verra bien !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 10:27

Tous les chemins mènent à Rome…Madame Merkel est prête, selon les circonstances, à prendre n’importe lequel d’entre eux pourvu qu’il la mène à son but… Jeudi dernier, nouveau changement de cap : « Il faut relancer la croissance », dit la Dame…. Ô Ironie ! C’est exactement ce que François Hollande voulait faire par la renégociation du traité. Ce qu’il voulait faire et ce qu’il n’a pas fait à cause du véto de la Chancelière. Mais à peine François Hollande s’est-il rendu à merci, à peine la France a-t-elle signé le Traité, qu’Angela Merkel reprend à son compte l’évidente nécessité d’un seuil minimal de croissance, qu’elle fixe pour l’Allemagne (en priorité 2013) à 1%. C’est dit-elle la limite en dessous de laquelle il ne faut pas aller, car l’Allemagne risquerait de subir trop de chômage et de récession. (Ce qui, ajoute- t-elle avec culot et raison ne serait pas bon pour l’Europe). Pour ce faire Mme Merkel se dit prête à réduire les impôts.

D’aucuns disent qu’il s’agit là d’une déclaration à visée purement politique. Mais, à supposer qu’il n’en soit pas ainsi, on tomberait dans la situation absurde où celui qui voulait la croissance ferait de la rigueur en augmentant les impôts, alors que celle qui prônait la rigueur préserverait en priorité un minimum de croissance en diminuant la pression fiscale….Quel paradoxe ! Qu’elle incohérence Européenne !

Or, une évidence prime : L’évolution positive Européenne dépend de la parfaite harmonie du couple Franco-Allemand.

 

Alors pourquoi ne pas saisir de suite la perche que nous tend l’Allemagne ?

--- Oui à de rapides avancées Européennes plus Politiques, plus Sociales que celles qui consistent seulement à conforter les banques.

---Oui à un seuil minimum de croissance à 1%, mais pour la France également (que l’Allemagne nous aide à cela).

 

L’Atonie de François Hollande s’explique par des raisons politiciennes (Sans intention péjorative à ce mot). Il ne veut pas faire connivence avec l’ennemie de ses amis du SPD. Il veut la victoire des Socialistes Allemands et il faudra donc attendre fin 2013 pour, qu’enfin les mains libres, il joue pleinement sa partie dans le concert Européen.

 

En attendant combien de Pauvres (déjà 8 millions sous le seuil de pauvreté), combien de Chômeurs, combien de sous smicards et tant d’autres seront sacrifiés ?

Que voulez-vous, c’est la vie mon pauvre Monsieur !

 

 

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 15:39

« La Femme est, selon la Bible, la dernière chose que Dieu a faite. Il a dû la faire le samedi soir, on sent la fatigue »

 

Sachez d’abord (et avant tout) que je sais de quoi je parle : élevé par des Femmes je n’ai eu que des filles et l’état de délabrement physique et mental dans lequel elles m’ont mis justifierait amplement, à lui seul, mon ressentiment.

Mais ce serait là une conception typiquement féminine à laquelle ma condition de mâle ne saurait s’abaisser.

Je vais donc passer sur le fait évident que la Femme est physiquement plus faible, la preuve étant que quand je bats la mienne elle n’a pas le dessus. (Sauf une fois grâce à la barre d’un cric ce qui m’a valu huit jours d’Hôpital. Cet acte particulièrement sournois illustre d’ailleurs un autre aspect, celui-ci moral, de la condition féminine)

Elevons donc le débat au niveau de la compréhension masculine le seul dans lequel je me sens à l’aise et auquel je m’adresse exclusivement.

 

Toute Femme qui par fouinarde curiosité lirait ces lignes est priée de retourner à sa vaisselle. Elle y fera œuvre utile tout en s’évitant une forte colère par suite d’une agueusie mentale congénitale due à son sexe. Quoique…….avez-vous déjà vu quelque chose de plus risible qu’une femme en colère ?

 

Mais sacrifions ce plaisir pour atteindre le niveau spirituel et philosophique qui justifie, au de la de tout aspect trivial, la haute portée de mon sentiment misogyne.

Je sais qu’il y a, parmi les Hommes des traitres de plus en plus nombreux pour dire que la Femme doit être considérée et traitée à égalité de sexe. On voit d’ailleurs dans l’effondrement du Mariage qui symbolisait la différence consentie de la Femme par rapport à l’Homme un nivellement préoccupant dû au renoncement masculin. Fort heureusement le Mariage Homosexuel va faire remonter la statistique mais sera-ce suffisant ?

 

Parmi ces traitres, certains se piquant de culture, se feraient un plaisir de planter le poignard dans le dos d’une insuffisance dont je n’ai pas honte car elle m’a permis de courir les filles pendant qu’ils planchaient sur l’exégèse du boson de Higgs dans le cadre de la théorie de la relativité.

 

Je me retranche donc, un peu lâchement, derrière les textes Sacrés et les grands Penseurs :

Passons, si j’ose dire, sur Eve issue d’une cote d’Adam et toutes les vicissitudes sexistes du Christianisme, pour arriver plus sérieusement au Coran qui gagnerait à être lu notamment par les extrémistes car on y relève plus de morale Humaniste que de dictats imbéciles.

Or que nous dit le Livre ? « Les hommes sont supérieur aux femmes en raison des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles –ci……Vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre l’inobéissance ; vous les reléguerez dans des lits à part, vous les battrez ; mais aussitôt qu’elles vous obéissent ne leur cherchez point querelle » (sourate 4 verset 38) Voyez comme l’Homme est grand et magnanime : Obéissance il suffit !

 

Faut-il citer Schopenhauer ?

«La femme par nature est destinée à obéir. Et la preuve en est que celle qui est placée dans cet état d’indépendance absolue contraire à sa nature s’attache aussitôt à n’importe quel homme par qui elle se laisse diriger et dominer, parce qu’elle a besoin d’un maître. », « Ce qui rend les femmes particulièrement aptes à soigner, à élever notre première enfance, c’est qu’elles restent elles-mêmes puériles, futiles et bornées ; elles demeurent toute leur vie des enfants… » Sortant de ce schéma, la civilisation de l’homme est censée décliner.

Je passe sur Nietzche dont les citations sont par trop violentes. Sauf que, comme souvent chez lui, il faut aller au-delà de l’au-delà pour saisir la perle qui se cache dans la coquille de ses pensées….L’inimitié serait en l’occurrence utilisée comme révélateur de ce que pourrait être une si solide amitié que, même, le ressentiment ne pourrait la briser. (Sartre et Camus par exemple) A ce titre Nietzche aurait été un sauvage amoureux des Femmes y compris celles de ses amis. (Wagner lui-même idolâtré au point de justifier sa haine)

 

Bref……Puisque je suis misogyne, j’ai bien aimé sur L’Express « Ces Femmes qui gâchent la vie de François Hollande » ….(et de Jean-Marc Ayrault ?). Reste à savoir lesquelles sont Messaline, Lucrèce Borgia, Catherine de Russie ou Dalila peut-être ? Bien que ces Sanson n’aient plus grand-chose à craindre d’elle : Ils sont déjà passablement déplumés.

 

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 14:29

 

On ne saurait reprocher au Président de la République de vouloir faire en sorte que l’Ecole soit le creuset de l’homogénéité Républicaine et le tremplin de la réussite sociale. Pourtant, dans son discours à la Sorbonne, je n’ai pas vu de vision créative et je ne suis pas certain que ses idées ne se fondent sur des critères aujourd’hui largement dépassés.

 

En 1880, la consolidation du régime politique Républicain passe par l'Instruction Publique. En laïcisant l'école, ils veulent affranchir les consciences de l'emprise de l'Eglise et fortifier la Patrie en formant les Citoyens, toutes classes confondues, sur les mêmes bancs.

C’est le début du formatage Citoyen aux normes de la République. Mais Jules Ferry était conscient qu’un enseignement purement scolaire aurait son talon d’Achille dans le dédain des principes distinguant le bien du mal. Dans une lettre il le rappelle aux enseignants : « En vous dispensant de l'enseignement religieux, on n'a pas songé à vous décharger de l'enseignement moral : c'eût été vous enlever ce qui fait la dignité de votre profession »

Les Instituteurs de l’époque (Hussards noirs de la République) s’étaient investis dans cette mission sacrée et ils s’attachaient à la promouvoir par l’exemple.

 

Mais, que de chemins parcourus ….

D’abord il y avait une sorte de compétition morale entre Religieux et Laïques dans un contexte d’aspirations spirituelles (la richesse des pauvres) devenue obsolète par l’abondance et la culture de consommation actuelle.(1)

Ensuite il y avait aussi, au plus haut point, la notion de Patrie qui n’a lieu d’être que dans un sentiment de Nation en danger.

Pour comprendre cela il faut lire, ou relire, la « Dernière Classe » d’Alphonse Daudet :

 

« ………Tout de même il (M. Hamel l’Instit Alsacien) eut le courage de nous faire la classe jusqu'au bout…. Là-bas au fond de la salle, le vieux Hauser avait mis ses lunettes, et, tenant son abécédaire à deux mains, il épelait les lettres avec eux. On voyait qu'il s'appliquait lui aussi; sa voix tremblait d'émotion, et c'était si drôle de l'entendre, que nous avions tous envie de rire et de pleurer. Ah! Je m'en souviendrai de cette dernière classe...

Tout à coup l'horloge de l'église sonna midi, puis l'Angelus. Au même moment, les trompettes des Prussiens qui revenaient de l'exercice éclatèrent sous nos fenêtres... M. Hamel se leva, tout pâle, dans sa chaire. Jamais il ne m'avait paru si grand.

«Mes amis, dit-il, mes amis, je... je... »

Mais quelque chose l'étouffait. Il ne pouvait pas achever sa phrase.

Alors il se tourna vers le tableau, prit un morceau de craie, et, en appuyant de toutes ses forces, il écrivit aussi gros qu'il put:

«VIVE LA FRANCE!»

Puis il resta là, la tête appuyée au mur, et, sans parler, avec sa main il nous faisait signe:

«C'est fini...allez-vous-en.»

 

Et oui c’est fini, la Patrie n’est plus en danger et d’ailleurs, c’est quoi la Patrie aujourd’hui ? Heureux M. Hamel qui vivait les émotions de son cœur plutôt que celles des balades en camping-car.

 

Maintenant le problème est de trouver des Maitres pour remplacer ceux qui sont absents…. et pour cause : la Médecine a fait tellement de progrès.

Ô Tempora, Ô Mores !

 

1) On retrouve encore dans les Populations Immigrées un besoin de spiritualité, parfois barbare, que nos cœurs désormais desséchés par les excès d’abondance ont du mal à percevoir.

 

 

 

 

 

 

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