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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 08:47

«Je ne dispute jamais d'un nom, pourvu qu'on m'explique le sens qu'on lui donne» (Pascal)

Quel sens précis Vincent Peillon donne t-il à «morale laïque» ? Je ne sais pas.

En tant que prof de philo, le Ministre a, sans doute, une définition précise de ce qu'il veut dire et faire. Pour le moment on sait seulement ce qu'elle n'est pas: ni ordre moral, ni instruction civique. Alors kesako?

 Nietzsche nous dit que la Morale n'est que la forme déguisée du ressentiment des faibles.

--La Morale est elle, comme le disent les Stoïciens un art de vivre heureux, en conformité avec la nature?

--Selon Kant elle résiderait dans une loi universelle que tout sujet raisonnable se donne à lui-même.

--Mais Freud affirme que la Morale est l'intériorisation inconsciente des normes sociales.

Ainsi de suite...Autant de définitions de la morale que de philosophes.

 Faut-il en déduire qu'elle est tout simplement tel ou tel système plus ou moins cohérent de prescriptions concernant la conduite de la vie? Mais quelles prescriptions? Et laïques de surcroit...

Mais comme le Socialisme est fondé sur la morale, celle du respect d'autrui, de la justice sociale, de l'équité, fondé aussi sur le principe de laïcité, enseigner cette morale laïque équivaut en quelque sorte à enseigner le Socialisme lui-même. D'autant que l'école de la République, elle même morale et laïque, est, nous le savons bien, foncièrement Socialiste.

 Puisque le Pouvoir Socialiste est persuadé œuvrer pour le bonheur du Peuple , rien ne serait plus logique que de vouloir perpétuer ce pouvoir au delà de la génération actuelle et pour ce faire former, dés l'enfance, le citoyen. Cette fois ci c'est pour la bonne cause. Honni soit qui mal y pense!

 

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 08:16

Par idéologie, mais aussi par nécessité, la Gauche a besoin d'argent, de beaucoup d'argent pour pallier les difficultés, parfois les méfaits, de l'immigration. (1)

De l'argent pour les aides sociales, pour l'éducation, pour le logement, pour les emplois postiches, pour la police des cités, pour la justice des banlieues etc.

Beaucoup d'argent que la Gauche s'apprête à donner dans une période de crise.

En période électorale et pour gagner les élections les Socialistes ont dit: «On va faire payer les riches». Ce n'est pas sérieux! Hormis quelques slogans qui relèvent du marketing pour lessives, on n'a pas entendu demander que le Luxembourg (dont le Premier Ministre est Président de l'Eurogroup) soit interdit de secret bancaire, pas plus que les nantis, y compris des Ministres, soient assujettis à l'impôt sur la fortune des œuvres d'art... Pour ne citer que cela. En tout état de cause et même si, ça et là, un peu plus de justice fiscale voit le jour au travers de nombreuses exceptions pour raisons diverses, ce sera nettement insuffisant pour compenser le surcout administratif et social: Il en sera pour les riches ce qu'il en est pour le cumul des mandats....pipeau!

 

Or François Hollande doit faire face à deux écueils essentiels:

---A l'extérieur la pression du marché,

---A l'intérieur celle du chômage.

---Pour complaire au marché le Président veut réduire le déficit budgétaire à 3%. Peu de chances qu'il y arrive, mais quoiqu'il en soit et compte tenu des nouvelles dépenses cela veut dire beaucoup plus d'impôts.

---Reste la question du chômage dont il sait bien qu'elle est intimement liée aux performances des entreprises (2). Or le patronat ne cesse de réclamer une diminution des charges sur le coût du travail. A voir l'empressement des Ministres, y compris le Premier d'entre eux, à ouïr les propos du Medef, gageons qu'ils ont reçu et compris le message et que le tabou a sauté. Il faut donc s'attendre, de surcroit, à un report de ces charges sur le citoyen lambda par une augmentation de la CSG.

 

Dans d'autres circonstances et sous d'autres gouvernements, la réaction Populaire eut été difficilement supportable, mais François Hollande a toutes les chances qu'il n'en soit pas ainsi. D'abord les Syndicats, dont certains ont appelé à voter à Gauche, sont du même bord politique et mis à part quelques manifs de circonstance, ils ont déjà entériné auprès de Jean-Marc Ayrault le principe du consensus. Ensuite la Gauche dispose d'un formidable dispositif de convictions aussi bien dans les médias qu'au près d'excellents chroniqueurs dévoués à leur cause. Après avoir réussi à faire avaler que le «désastre» (?) de la situation Française était entièrement imputable à l'action de Nicolas Sarkozy, sans doute leur sera t-il facile d'attribuer à la crise (laquelle, à contrario, existe bel et bien) la nécessité pour le Peuple de se serrer la ceinture.

 

1)Personne ne conteste l'apport de l'immigration dans la société Française. Nombre d'élites en font foi. C'est aussi un plus considérable en matière de consommation,de main d'œuvre avantageuse et de votes pour la gauche. Notons simplement que le bénéfice de l'immigration va plutôt aux riches alors que son coût pèse essentiellement sur les classes moyennes.

2)Le déficit commercial pour les six premiers mois de 2012 s'élève déjà à plus de 35 milliards €

 

 

 

 

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 08:36

Tous deux ont en commun une distinction du temps différente de celle communément perçue.

 Selon Zénon la flèche n'atteint jamais sa cible. Puisqu'elle doit d'abord parcourir la moitié de la distance qui la sépare de son objectif, puis la moitié de cette moitié puis la moitié de la moitié de la moitié.... ainsi à l'infini, elle ne pourra jamais toucher son but.

La raison se trouve, pour les Grecs, dans le concept qu'une suite infinie d'éléments ne pouvait donner une somme finie. Depuis, nous savons que par l'idée de séries convergentes l'addition d'une multitude d'éléments peut aboutir à une quantité finie et, de fait, il n'est guère prudent de se donner pour cible à la flèche.

Zénon ne l'aurait pas fait non plus, car il savait très bien que la flèche touche sa cible. Il voulait démontrer que si le mouvement existe il n'est pas facilement intégrable par notre pensée.

 Ainsi en est-il de cette difficulté qu'a François Hollande pour intégrer l'idée de la mouvance du temps. Il n'a de cesse de répéter ( hier encore en Espagne) d'avoir cinq ans devant lui pour atteindre ses objectifs. C'est évidemment faux ,car d'ici à la fin de son mandat il n'y a déjà plus que quatre ans et huit mois, alors même que cette durée diminue de jour en jour et d'heure en heure.

Son idée que le temps s'est figé à cinq ans à partir du jour de son élection a quelque chose de touchant par sa naïveté, mais aussi de préoccupant car elle porte le germe d'un immobilisme viscéral incompatible avec l'évolution des problématiques.

 Il a beau dans son discours d'aujourd'hui faire volte face, reconnaître que les difficultés mille fois imputées à Nicolas Sarkozy, relèvent en vérité d'une crise grave exigeant des mesures rapides, je ne crois pas François Hollande capable de trancher dans le vif. Mais, en France, les médias comme l'opinion publique sont sensibles aux paroles. Ce discours peut encore donner le change......Pour combien de temps?

 

 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 10:33

On a vu récemment comment l'écologie pouvait être utilisée à des fins politiques ou personnelles. Libre à chacun de juger ces comportements.

Mais même les «purs», ceux qui aspirent à un mode de vie respectueux de la planète, plus probe vis à vis de l'avenir de nos enfants, même ceux là, relèvent d'ambitions mesquines au regard du véritable enjeu.

 Le besoin écologique va bien au delà de l'intérêt égoïste que l'homme éprouve pour assurer la continuité des générations futures.

Comme l'a très bien vu Luc Ferry, l'écologie relève de la métaphysique (si ce n'est de la religion) dans le sens où nous avons le devoir «Sacré» de perpétuer le devenir de l'humanité.

Avant lui, Hans Jonas explique que notre responsabilité ne s'inspire pas d'un droit à venir, mais plutôt comme l'obligation d'un droit éthique autonome de la nature. Il écrit: «Du moins n'est-il plus dépourvu de sens de demander si l'état de la nature extra-humaine de la biosphère n'est pas devenu, par le fait même, un bien confié à l'homme et qu'elle a quelque chose comme une prétention morale à notre égard-- non seulement pour notre propre bien-- mais également pour son propre bien et son propre droit»------  «En clair, il s'agit de reconnaître que les hommes ne sont qu'une infime partie de l'univers, qu'ils en dépendent de part en part et qu'a ce titre, ce dernier doit faire l'objet d'une valorisation et d'un respect que ceux que nous réservons d'ordinaire à l'humanité».

 Au moment où l'homme aborde l'exploration du cosmos, puisse t-il ce faire que sa conscience guide la science. Ce problème d'éthique essentielle, que l'homme, dans sa boulimie de jouissance, a rejeté, jusqu'à présent, hors de sa propre maison, se pose désormais à l'échelle de l'univers.

Mais il n'y a pas d'illusions à se faire: l'homme ne se soucie pas des finalités trop lointaines, seules les conséquences immédiates peuvent (et encore?) le faire réagir.

Le Peuple a vu, sans regimber, se tramer, au nom de l'écologie, une manipulation politique entre les Socialistes et les Verts et une majorité a voté pour cela....«Quand le Peuple sera intelligent, alors, seulement, il sera souverain » (Victor Hugo)

 Dès la rentrée, la Politique (Industrie nationale qui reste florissante et chérie des Français) va reprendre ses droits.

Avec le développement des techniques politiques et notamment des sondages, c'est un sujet d'extrême actualité à la croisée des sciences politiques et d'une problématique philosophique.

 

 

 

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 16:30

Plus exactement ce n'est pas la totalité du Peuple qui est masochiste mais une majorité de celui ci; celle qui décide de l'élection des Élites Dirigeantes.

En fait, j'avais le choix entre deux hypothèses: Crétinisme ou masochisme.

Il m'est apparu logique d'écarter d'emblée l'idée que la majorité des électeurs étaient atteints de déficience mentale. Il est peu vraisemblable que des gens, parfaitement d'aplomb dans la vie, deviennent subitement idiots lorsqu'ils votent en masse. D'autant que l 'équation n'est pas difficile à saisir:

 D'un coté un État qui, au moment ou le prix de l'énergie monte en flèche envisage de réduire la seule dont nous ayons une maitrise bon marché.

Un État qui dépense plus dans un contexte de crise économique:

Plus pour les retraites

Plus pour l'école

Plus pour la police

Plus pour la justice

Plus pour le carburant

Plus pour le travail factice etc. etc...

 Et d'un autre coté un État qui, dans le même temps, prétend réduire son déficit budgétaire à 3%.

Le résultat que toute personne sensée peut en déduire est d'une simplicité à faire pleurer les poules: Des impôts, des impôts, des milliards d'impôts avec pour corollaire la réduction du pouvoir d'achat.

 Toutes ces choses ayant été annoncées à l'avance la majorité des électeurs a donc voté pour payer plus d'impôts, la réduction du pouvoir d'achat et l'augmentation du chômage. Il y a donc là une évidente tendance masochiste de masse qui, selon moi, relève de la psychiatrie.

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 10:43

 

Dans l'antiquité Aristote distinguait deux formes de gouvernements, l'une juste, l'autre pervertie. Il appelait la seconde «Démocratia » qu'il traduisait par démagogie.

La démagogie n'est pas forcement imputable à une sorte de vice qui habiterait (seulement) l'homme politique. C'est également la tyrannie du Peuple, qui par ses revendications populaires pousse le Politique à faire des promesses parfois inconsidérées. Le ressentiment des plus pauvres se donnant alors libre cours, ils demandent l'exil des plus riches et le partage de leurs biens... Ainsi en jugeaient les Anciens... Rien de nouveau sous le soleil!

Le danger démagogique est plus que jamais au cœur de la démocratie: c'est désormais un moyen électoral performant que la science politique manie avec des techniques de plus en plus pointues.

 

L'élection de François Hollande est, à cet égard, particulièrement instructive, car elle résulte d'une stratégie de longue haleine et parfaitement élaborée. En théorie, la démagogie de François Hollande devait être suffisamment contenue et équivoque pour permettre d'articuler l'inconciliable qui est, tout à la fois, de plaire au Peuple et de faire face aux réalités.

 

Dans les mois qui suivent, on verra que les Socialistes ont commis, au moins, deux erreurs:

1) Rejeter toute la faute sur le précédent gouvernement et Nicolas Sarkozy. Non pas parce que c'est un mensonge, mais parce que cette tromperie va se retourner contre eux et, pire encore, contre la France.

2) Faire semblant de vouloir tenir les promesses de François Hollande. Aussi valables qu'elles furent pour le faire élire, elles sont néfastes et contre productives dans le contexte économique actuel. Dans un Pays comme la France dont l'économie orientée vers la consommation est en période de faible croissance, augmenter les impôts relève de la manœuvre suicidaire. Il faudrait avoir le cynique courage politique pour, au risque du parjure, prendre les vraies mesures propres à faire face aux réalités.

 

Le temps n'est pas loin où les discours vont faire place aux chiffres: Celui du chômage, celui du déficit commercial, celui de la dette ainsi que celui, loin des promesses de M. Moscovici, du réel déficit budgétaire. Alors des grognes sont à craindre: le premier courroux venant de l'Europe et du marché alors que le second verra monter celui de l'opinion publique.

 

 









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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 10:20

Le seul bon point vient du marché : Il nous donne de l’argent pour nous prêter à court terme.  Hormis cela et le Discours de la Méthode, la pression fiscale s'accroît et la dette augmente. Contrairement à ce que pensent les bonnes âmes, ce n'est pas le droit au chômage mais bel et bien celui au travail qui cimente la cohésion sociale. Or aucune mesure véritablement concrète ne vient endiguer la vague montante des demandeurs d'emploi.

On connaît François Hollande par les postes éminents qu'il a occupé au parti Socialiste, ainsi qu'en Corrèze, mais en tant que Président de la République ses actions restent floues.

 

Florange lui donne l'occasion de passer à l'acte.

Le rapport mené sous la houlette de Pascal Faure, vice-président du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies, indique que le site intégré (filière chaude et froide), est "viable, fiable et rentable" et nécessite un investissement de 400 à 500 millions d'euros ainsi qu'une solution rapide.

 

Puisque Florange est fiable et rentable, pourquoi ne pas donner un signal fort au redressement productif Français ? Comment les Syndicats et le monde Ouvrier pourraient-ils admettre que celui, qui ayant été élu parce qu'il était de Gauche et "n'aimait pas les riches", laisse pourrir aux griffes d'un Nabab étranger une entreprise Française, dûment reconnue par ses propres experts, viable, fiable et rentable. Cette affaire est un véritable test de vérité non seulement pour le Gouvernement mais aussi pour les Syndicats qui y jouent leur crédibilité. 

 

François Hollande va-t-il démontrer sa véritable capacité à endosser l'habit d'un Président de Gauche ? Veut-il, sérieusement, puisque Florange est rentable, redresser la production Française et mettre, dès à présent, en harmonie actes et convictions ?

 

Mais les "convictions" sont-elles autre chose que des outils Politiquespropres à favoriser l'accès au Pouvoir ? Alors, peut-être faut-il bénir les élus qui s'empressent de les oublier quand ils sont amenés à gouverner.

 

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 11:13

 C’est quoi une voiture électrique ? Dans une version berline, imaginez une Mégane dont le réservoir aurait un encombrement de 100litres mais dont la contenance réelle ne dépasserait pas  cinq litres, lesquels, de surcroît, ne se peuvent remplir  que goutte à goutte en plusieurs heures.

 Evidemment une telle voiture a  sa place dans des conditions d’utilisations très particulières, notamment en ville. Elle n’émet pas, (du moins directement (1)) de CO2, elle est silencieuse et d’emploi facile. Mais elle ne pourra  prétendre au titre de voiture d’avenir que lorsque des batteries d’un encombrement de 100 litres  rendront un rendement énergétique comparable à 50 ou 60  litres d’essence avec un remplissage inférieur à une heure.

 

Les dispositions prises par le Président et le Gouvernement sont donc, une nouvelle fois, essentiellement Politiques et n’auront pas, ou très peu, d’impact sur l’emploi. Les Socialistes ont décidemment le plus grand mal à se mettre dans le bain des réalités. Chez Valéo François Hollande se dit «Un phare pour éclairer l’avenir» : Je crains qu’il ait oublié les piles.

 

1)        L’affirmation selon laquelle  une voiture électrique n’émet pas de CO2 relève de la fable. Le CO2 est émis en amont lors de la production électrique et varie en fonction du mode de celle-ci. (Eolienne, nucléaire ou carbonée) Mais il est exact qu’en ville la voiture électrique est moins polluante pour l’environnement.

 

 

 

 

 

 

 

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 13:57

"Dans la mesure où l'ampleur des primes souveraines handicape le fonctionnement des canaux de transmission de la politique monétaire, elles entrent dans le cadre de notre mandat", a dit Mario Draghi "Dans ce cadre, la BCE est prête à faire tout ce qu'il faudra pour préserver l'euro." "Et croyez-moi, ce sera suffisant", a-t-il ajouté.

 

Et voici que le Président de la BCE qui, hier encore, se retranchait derrière ses statuts  

pour ne prêter qu’aux Banques, découvre qu’il lui est possible par des mécanismes, plus ou moins compliqués (obscurs pour le  profane)  d’intervenir directement auprès des Etats en difficultés.

 Pour faire simple la BCE dit : je peux faire comme la FED et fabriquer autant de liquidités qu’il sera nécessaire pour pallier les déficits des Etats et relancer l’économie. La seule annonce de ce sirop typhon a suffi  à redonner confiance aux marchés lesquels visiblement n’ont rien à faire des problèmes de l’économie réelle. Ils croient aux pouvoirs des Banques Centrales comme en celui de Dieu «Dites seulement une  parole et nous serons guéris»

 Si ceci pose la question de savoir pourquoi on travaillerait  pour gagner de l’argent alors qu’il est si facile d’en fabriquer, cela cloue aussi le bec des oiseaux de mauvais augure qui prédisent que  les mesures prises par le Gouvernement vont mener la France  à la récession. Aurions-nous 25% de chômeurs comme en Espagne et 130%  de PIB en dettes comme en Italie que Super Mario viendrait à notre secours.

 

Tout est donc pour le mieux dans un  meilleur des mondes, où  M. Mario Draghi a la possibilité de renflouer les caisses et de rendre la confiance rien qu’en faisant des annonces ou en tapant sur un clavier sans créer le moindre PIB. Alors que ceux qui en produisent, ou sont censés le faire,   subissent en Grèce, en Espagne, au Portugal et, peut-être, demain en France le régime de la portion congrue.

N’y aurait-il pas là comme un défaut ?

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 19:28

Il est vrai que le système Capitaliste a fait tant de faux pas que,  pour le soutenir, les béquilles n’en peuvent plus.  De ce fait, la tentation de revenir  à des solutions faciles  est quasi inévitable. D’autant que cela suscite des espoirs, lesquels, étant promis sans trop d’efforts,  ne sont pas pour déplaire aux électeurs.

 

Dans le libéralisme pur et dur, une industrie non compétitive est appelée à disparaître ou à s’adapter aux lois du marché.

Le pseudo-marxisme proposé par Arnaud Montebourg pallie la difficulté par l’intervention de l’Etat, la subvention et la protection. L’avantage est de doper sans douleur le déficit de compétitivité tout en satisfaisant les syndicats, source d’apaisement du dialogue social.

Cependant, il semble  que les Socialistes veuillent  procéder par touches et le choix de la première expérience qui porte sur la subvention de la voiture électrique  n’est pas dénué d’opportunité :

1)      C’est une réelle solution d’avenir pour les voitures circulant en grandes villes.

2)      Cela tire une sacré épine du pied de Renault et accessoirement d’Heuliez.

3)      Coup politique très réussi notamment auprès des «Verts».

4)      Opération «pare-feu» détournant l’attention du grave problème Peugeot.

Par contre, je ne crois pas que cette mesure ait  une réelle influence sur le problème du chômage qui va frapper, de plein fouet, la Gauche dès le dernier trimestre 2012. Mais on a vu le Ministre du travail, Michel Sapin, parfaitement satisfait, alors….

 

L’autre mesure est de lancer un ballon d’essai sur le protectionnisme, en cherchant des pouilles à la Corée du Sud pour limiter la concurrence  de leurs voitures y compris celles sous la marque Américaine «Chevrolet».

On verra ce que donne cette tentative dans une Mondialisation qui se dit ouverte  mais qui, dans le contexte actuel, ne l’est finalement pas tant que ça.

Reste à savoir combien M. Montebourg va coûter, non pas aux riches mais aux pauvres. Sans doute ne le saurons-nous jamais.

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