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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 15:00

François Hollande est élu : Peu à peu ses promesses de campagne vont se dissoudre dans le fleuve du temps, mais restera intact l’objectif essentiel de sa politique : Maintenir le déficit du budget de la France dans les normes dictées par l’Europe, l’Allemagne et les Marchés.

 

Cette mesure n’est en elle-même pas mauvaise et, d’ailleurs, on voit mal comment pourrait longtemps survivre une zone Euro dont les membres continueraient à jeter leurs bonnets par-dessus les moulins. Cependant, force est d’admettre qu’aussi bien en Grèce, qu’en Espagne ou en Italie la purge, si elle n’a pas tué le malade, l’a couché sur le flanc. La récession gagne l’Europe et les plus pauvres de ses Citoyens sont trop durement touchés.

A cela trois raison essentielles :

1) Le contexte international.

2) Des structures Etatiques obsolètes, chères et peu performantes (1)

3) Un manque évident de compétitivité sur les marchés extérieurs.   (2)

Si l’Europe ne peut guère influer sur le premier point, son erreur, qui pourrait être fatale, consiste à requérir la réduction des déficits sans exiger et aider à des mesures drastiques sur les points deux et trois.

En négligeant de prendre des dispositions rapides et draconiennes pour restructurer l’Etat et renouer coûte que coûte avec la compétitivité manufacturière (3) la France n’a que le choix entre laisser filer le déficit ou le chômage et la récession.

François Hollande, s’il a choisi le sérieux budgétaire, ne prendra aucune des autres mesures qui doivent aller avec. Seul un Premier Ministre pugnace, volontaire et réaliste peut lui forcer la main. Foin d’un habile courtisan au service des promesses électorales, c’est Colbert qu’il nous faut !

 

1) En Grèce, par exemple, les Religieux sont fonctionnaires et payés par l’Etat.

2) Voir les chiffres des déficits commerciaux .

3) Vite et vite sans fatras ni palabres syndicales.

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 08:37

 

 

A tort ou à raison, une majorité de Français a voté pour la Gauche sur le thème «On n’aime pas les riches» (1). Et, certains, de clamer haut et fort : «Qu’ils s’en aillent, qu’ils s’en aillent tous !» Mais quand l’un d’eux esquisse un pas vers la sortie, voici qu’un tohu-bohu d’exclamations horrifiées enfle à qui mieux mieux.

Le Peuple Français est ligoté par ses contradictions et François Hollande plutôt que de dénouer les ficelles ne fait que les embrouiller.

 

1) Sauf les nôtres…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 10:41

Fumisteries: Celles qui ont permis aux Socialistes de se faire élire grâce à un faux constat faisant de Nicolas Sarkozy le coupable idéal.( Ce pelé, ce galeux d'où venait tout le mal... rien que la mort n'était capable d'expier son forfait... On le lui fit bien voir)

 Fumisteries: Celles qui prétendent réduire le déficit budgétaire à 3% par la simple magie de faire payer les riches, tout en prenant mesures sur mesures gonflant les dépenses de l'État.

 Fumisteries: Celles qui consistent à fédérer les déficits de la Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Italie....et de la France, puis de les faire absorber par la BCE pour que les marchés ( lesquels, il faut dire, sont souvent stupides) prêtent à nouveau à fonds perdus, pour permettre, de créer jusqu'à la fin des temps de nouveaux déficits. Jusqu'à présent la peste de l'inflation, celle qui a engendré des guerres ne s'est pas propagée. On en voit pourtant les premiers symptômes dans l'augmentation de l'essence, du gaz et des matières premières. Et oui, l'euro baisse face au dollar qui n'est pourtant plus la suprême référence.

 Décidément la Démocratie doit beaucoup à l'idiotie des Peuples.

 

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 08:47

«Je ne dispute jamais d'un nom, pourvu qu'on m'explique le sens qu'on lui donne» (Pascal)

Quel sens précis Vincent Peillon donne t-il à «morale laïque» ? Je ne sais pas.

En tant que prof de philo, le Ministre a, sans doute, une définition précise de ce qu'il veut dire et faire. Pour le moment on sait seulement ce qu'elle n'est pas: ni ordre moral, ni instruction civique. Alors kesako?

 Nietzsche nous dit que la Morale n'est que la forme déguisée du ressentiment des faibles.

--La Morale est elle, comme le disent les Stoïciens un art de vivre heureux, en conformité avec la nature?

--Selon Kant elle résiderait dans une loi universelle que tout sujet raisonnable se donne à lui-même.

--Mais Freud affirme que la Morale est l'intériorisation inconsciente des normes sociales.

Ainsi de suite...Autant de définitions de la morale que de philosophes.

 Faut-il en déduire qu'elle est tout simplement tel ou tel système plus ou moins cohérent de prescriptions concernant la conduite de la vie? Mais quelles prescriptions? Et laïques de surcroit...

Mais comme le Socialisme est fondé sur la morale, celle du respect d'autrui, de la justice sociale, de l'équité, fondé aussi sur le principe de laïcité, enseigner cette morale laïque équivaut en quelque sorte à enseigner le Socialisme lui-même. D'autant que l'école de la République, elle même morale et laïque, est, nous le savons bien, foncièrement Socialiste.

 Puisque le Pouvoir Socialiste est persuadé œuvrer pour le bonheur du Peuple , rien ne serait plus logique que de vouloir perpétuer ce pouvoir au delà de la génération actuelle et pour ce faire former, dés l'enfance, le citoyen. Cette fois ci c'est pour la bonne cause. Honni soit qui mal y pense!

 

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 08:16

Par idéologie, mais aussi par nécessité, la Gauche a besoin d'argent, de beaucoup d'argent pour pallier les difficultés, parfois les méfaits, de l'immigration. (1)

De l'argent pour les aides sociales, pour l'éducation, pour le logement, pour les emplois postiches, pour la police des cités, pour la justice des banlieues etc.

Beaucoup d'argent que la Gauche s'apprête à donner dans une période de crise.

En période électorale et pour gagner les élections les Socialistes ont dit: «On va faire payer les riches». Ce n'est pas sérieux! Hormis quelques slogans qui relèvent du marketing pour lessives, on n'a pas entendu demander que le Luxembourg (dont le Premier Ministre est Président de l'Eurogroup) soit interdit de secret bancaire, pas plus que les nantis, y compris des Ministres, soient assujettis à l'impôt sur la fortune des œuvres d'art... Pour ne citer que cela. En tout état de cause et même si, ça et là, un peu plus de justice fiscale voit le jour au travers de nombreuses exceptions pour raisons diverses, ce sera nettement insuffisant pour compenser le surcout administratif et social: Il en sera pour les riches ce qu'il en est pour le cumul des mandats....pipeau!

 

Or François Hollande doit faire face à deux écueils essentiels:

---A l'extérieur la pression du marché,

---A l'intérieur celle du chômage.

---Pour complaire au marché le Président veut réduire le déficit budgétaire à 3%. Peu de chances qu'il y arrive, mais quoiqu'il en soit et compte tenu des nouvelles dépenses cela veut dire beaucoup plus d'impôts.

---Reste la question du chômage dont il sait bien qu'elle est intimement liée aux performances des entreprises (2). Or le patronat ne cesse de réclamer une diminution des charges sur le coût du travail. A voir l'empressement des Ministres, y compris le Premier d'entre eux, à ouïr les propos du Medef, gageons qu'ils ont reçu et compris le message et que le tabou a sauté. Il faut donc s'attendre, de surcroit, à un report de ces charges sur le citoyen lambda par une augmentation de la CSG.

 

Dans d'autres circonstances et sous d'autres gouvernements, la réaction Populaire eut été difficilement supportable, mais François Hollande a toutes les chances qu'il n'en soit pas ainsi. D'abord les Syndicats, dont certains ont appelé à voter à Gauche, sont du même bord politique et mis à part quelques manifs de circonstance, ils ont déjà entériné auprès de Jean-Marc Ayrault le principe du consensus. Ensuite la Gauche dispose d'un formidable dispositif de convictions aussi bien dans les médias qu'au près d'excellents chroniqueurs dévoués à leur cause. Après avoir réussi à faire avaler que le «désastre» (?) de la situation Française était entièrement imputable à l'action de Nicolas Sarkozy, sans doute leur sera t-il facile d'attribuer à la crise (laquelle, à contrario, existe bel et bien) la nécessité pour le Peuple de se serrer la ceinture.

 

1)Personne ne conteste l'apport de l'immigration dans la société Française. Nombre d'élites en font foi. C'est aussi un plus considérable en matière de consommation,de main d'œuvre avantageuse et de votes pour la gauche. Notons simplement que le bénéfice de l'immigration va plutôt aux riches alors que son coût pèse essentiellement sur les classes moyennes.

2)Le déficit commercial pour les six premiers mois de 2012 s'élève déjà à plus de 35 milliards €

 

 

 

 

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 08:36

Tous deux ont en commun une distinction du temps différente de celle communément perçue.

 Selon Zénon la flèche n'atteint jamais sa cible. Puisqu'elle doit d'abord parcourir la moitié de la distance qui la sépare de son objectif, puis la moitié de cette moitié puis la moitié de la moitié de la moitié.... ainsi à l'infini, elle ne pourra jamais toucher son but.

La raison se trouve, pour les Grecs, dans le concept qu'une suite infinie d'éléments ne pouvait donner une somme finie. Depuis, nous savons que par l'idée de séries convergentes l'addition d'une multitude d'éléments peut aboutir à une quantité finie et, de fait, il n'est guère prudent de se donner pour cible à la flèche.

Zénon ne l'aurait pas fait non plus, car il savait très bien que la flèche touche sa cible. Il voulait démontrer que si le mouvement existe il n'est pas facilement intégrable par notre pensée.

 Ainsi en est-il de cette difficulté qu'a François Hollande pour intégrer l'idée de la mouvance du temps. Il n'a de cesse de répéter ( hier encore en Espagne) d'avoir cinq ans devant lui pour atteindre ses objectifs. C'est évidemment faux ,car d'ici à la fin de son mandat il n'y a déjà plus que quatre ans et huit mois, alors même que cette durée diminue de jour en jour et d'heure en heure.

Son idée que le temps s'est figé à cinq ans à partir du jour de son élection a quelque chose de touchant par sa naïveté, mais aussi de préoccupant car elle porte le germe d'un immobilisme viscéral incompatible avec l'évolution des problématiques.

 Il a beau dans son discours d'aujourd'hui faire volte face, reconnaître que les difficultés mille fois imputées à Nicolas Sarkozy, relèvent en vérité d'une crise grave exigeant des mesures rapides, je ne crois pas François Hollande capable de trancher dans le vif. Mais, en France, les médias comme l'opinion publique sont sensibles aux paroles. Ce discours peut encore donner le change......Pour combien de temps?

 

 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 10:33

On a vu récemment comment l'écologie pouvait être utilisée à des fins politiques ou personnelles. Libre à chacun de juger ces comportements.

Mais même les «purs», ceux qui aspirent à un mode de vie respectueux de la planète, plus probe vis à vis de l'avenir de nos enfants, même ceux là, relèvent d'ambitions mesquines au regard du véritable enjeu.

 Le besoin écologique va bien au delà de l'intérêt égoïste que l'homme éprouve pour assurer la continuité des générations futures.

Comme l'a très bien vu Luc Ferry, l'écologie relève de la métaphysique (si ce n'est de la religion) dans le sens où nous avons le devoir «Sacré» de perpétuer le devenir de l'humanité.

Avant lui, Hans Jonas explique que notre responsabilité ne s'inspire pas d'un droit à venir, mais plutôt comme l'obligation d'un droit éthique autonome de la nature. Il écrit: «Du moins n'est-il plus dépourvu de sens de demander si l'état de la nature extra-humaine de la biosphère n'est pas devenu, par le fait même, un bien confié à l'homme et qu'elle a quelque chose comme une prétention morale à notre égard-- non seulement pour notre propre bien-- mais également pour son propre bien et son propre droit»------  «En clair, il s'agit de reconnaître que les hommes ne sont qu'une infime partie de l'univers, qu'ils en dépendent de part en part et qu'a ce titre, ce dernier doit faire l'objet d'une valorisation et d'un respect que ceux que nous réservons d'ordinaire à l'humanité».

 Au moment où l'homme aborde l'exploration du cosmos, puisse t-il ce faire que sa conscience guide la science. Ce problème d'éthique essentielle, que l'homme, dans sa boulimie de jouissance, a rejeté, jusqu'à présent, hors de sa propre maison, se pose désormais à l'échelle de l'univers.

Mais il n'y a pas d'illusions à se faire: l'homme ne se soucie pas des finalités trop lointaines, seules les conséquences immédiates peuvent (et encore?) le faire réagir.

Le Peuple a vu, sans regimber, se tramer, au nom de l'écologie, une manipulation politique entre les Socialistes et les Verts et une majorité a voté pour cela....«Quand le Peuple sera intelligent, alors, seulement, il sera souverain » (Victor Hugo)

 Dès la rentrée, la Politique (Industrie nationale qui reste florissante et chérie des Français) va reprendre ses droits.

Avec le développement des techniques politiques et notamment des sondages, c'est un sujet d'extrême actualité à la croisée des sciences politiques et d'une problématique philosophique.

 

 

 

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 16:30

Plus exactement ce n'est pas la totalité du Peuple qui est masochiste mais une majorité de celui ci; celle qui décide de l'élection des Élites Dirigeantes.

En fait, j'avais le choix entre deux hypothèses: Crétinisme ou masochisme.

Il m'est apparu logique d'écarter d'emblée l'idée que la majorité des électeurs étaient atteints de déficience mentale. Il est peu vraisemblable que des gens, parfaitement d'aplomb dans la vie, deviennent subitement idiots lorsqu'ils votent en masse. D'autant que l 'équation n'est pas difficile à saisir:

 D'un coté un État qui, au moment ou le prix de l'énergie monte en flèche envisage de réduire la seule dont nous ayons une maitrise bon marché.

Un État qui dépense plus dans un contexte de crise économique:

Plus pour les retraites

Plus pour l'école

Plus pour la police

Plus pour la justice

Plus pour le carburant

Plus pour le travail factice etc. etc...

 Et d'un autre coté un État qui, dans le même temps, prétend réduire son déficit budgétaire à 3%.

Le résultat que toute personne sensée peut en déduire est d'une simplicité à faire pleurer les poules: Des impôts, des impôts, des milliards d'impôts avec pour corollaire la réduction du pouvoir d'achat.

 Toutes ces choses ayant été annoncées à l'avance la majorité des électeurs a donc voté pour payer plus d'impôts, la réduction du pouvoir d'achat et l'augmentation du chômage. Il y a donc là une évidente tendance masochiste de masse qui, selon moi, relève de la psychiatrie.

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 10:43

 

Dans l'antiquité Aristote distinguait deux formes de gouvernements, l'une juste, l'autre pervertie. Il appelait la seconde «Démocratia » qu'il traduisait par démagogie.

La démagogie n'est pas forcement imputable à une sorte de vice qui habiterait (seulement) l'homme politique. C'est également la tyrannie du Peuple, qui par ses revendications populaires pousse le Politique à faire des promesses parfois inconsidérées. Le ressentiment des plus pauvres se donnant alors libre cours, ils demandent l'exil des plus riches et le partage de leurs biens... Ainsi en jugeaient les Anciens... Rien de nouveau sous le soleil!

Le danger démagogique est plus que jamais au cœur de la démocratie: c'est désormais un moyen électoral performant que la science politique manie avec des techniques de plus en plus pointues.

 

L'élection de François Hollande est, à cet égard, particulièrement instructive, car elle résulte d'une stratégie de longue haleine et parfaitement élaborée. En théorie, la démagogie de François Hollande devait être suffisamment contenue et équivoque pour permettre d'articuler l'inconciliable qui est, tout à la fois, de plaire au Peuple et de faire face aux réalités.

 

Dans les mois qui suivent, on verra que les Socialistes ont commis, au moins, deux erreurs:

1) Rejeter toute la faute sur le précédent gouvernement et Nicolas Sarkozy. Non pas parce que c'est un mensonge, mais parce que cette tromperie va se retourner contre eux et, pire encore, contre la France.

2) Faire semblant de vouloir tenir les promesses de François Hollande. Aussi valables qu'elles furent pour le faire élire, elles sont néfastes et contre productives dans le contexte économique actuel. Dans un Pays comme la France dont l'économie orientée vers la consommation est en période de faible croissance, augmenter les impôts relève de la manœuvre suicidaire. Il faudrait avoir le cynique courage politique pour, au risque du parjure, prendre les vraies mesures propres à faire face aux réalités.

 

Le temps n'est pas loin où les discours vont faire place aux chiffres: Celui du chômage, celui du déficit commercial, celui de la dette ainsi que celui, loin des promesses de M. Moscovici, du réel déficit budgétaire. Alors des grognes sont à craindre: le premier courroux venant de l'Europe et du marché alors que le second verra monter celui de l'opinion publique.

 

 









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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 10:20

Le seul bon point vient du marché : Il nous donne de l’argent pour nous prêter à court terme.  Hormis cela et le Discours de la Méthode, la pression fiscale s'accroît et la dette augmente. Contrairement à ce que pensent les bonnes âmes, ce n'est pas le droit au chômage mais bel et bien celui au travail qui cimente la cohésion sociale. Or aucune mesure véritablement concrète ne vient endiguer la vague montante des demandeurs d'emploi.

On connaît François Hollande par les postes éminents qu'il a occupé au parti Socialiste, ainsi qu'en Corrèze, mais en tant que Président de la République ses actions restent floues.

 

Florange lui donne l'occasion de passer à l'acte.

Le rapport mené sous la houlette de Pascal Faure, vice-président du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies, indique que le site intégré (filière chaude et froide), est "viable, fiable et rentable" et nécessite un investissement de 400 à 500 millions d'euros ainsi qu'une solution rapide.

 

Puisque Florange est fiable et rentable, pourquoi ne pas donner un signal fort au redressement productif Français ? Comment les Syndicats et le monde Ouvrier pourraient-ils admettre que celui, qui ayant été élu parce qu'il était de Gauche et "n'aimait pas les riches", laisse pourrir aux griffes d'un Nabab étranger une entreprise Française, dûment reconnue par ses propres experts, viable, fiable et rentable. Cette affaire est un véritable test de vérité non seulement pour le Gouvernement mais aussi pour les Syndicats qui y jouent leur crédibilité. 

 

François Hollande va-t-il démontrer sa véritable capacité à endosser l'habit d'un Président de Gauche ? Veut-il, sérieusement, puisque Florange est rentable, redresser la production Française et mettre, dès à présent, en harmonie actes et convictions ?

 

Mais les "convictions" sont-elles autre chose que des outils Politiquespropres à favoriser l'accès au Pouvoir ? Alors, peut-être faut-il bénir les élus qui s'empressent de les oublier quand ils sont amenés à gouverner.

 

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