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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 10:01

« La France sans les musulmans ne serait pas la France » Sans doute est-ce vrai puisque c’est le très sérieux journal « Le Monde » qui le dit…Cela suppose qu’un pays peut être à la fois laïque et musulman, comme la Turquie par exemple. Mais tandis que l’Islam est présent en Turquie depuis la seconde moitié du XI ème siècle, la France (précédemment judéo-chrétienne) ne se voit musulmane (à un degré bien moindre) que récemment (en masse depuis les accords d’Evian).

Mais c’est quoi être musulman ? C’est se conformer à un minimum de règles du Coran et de l’Hadith telle que celle-ci : « <Ordonnez à vos enfants de faire la prière lorsqu’ils atteignent la septième année et contraignez-les à la faire lorsqu’ils atteignent la dixième année »

Dans un pays laïc, mais où 97% de la population est musulmane, cela ne pose aucun problème. Il n’en est pas de même en France où la progression de l’islam n’a pas encore atteint un point tel que l’école et les institutions de la république se trouvent en parfaite concordance avec une religion qui impose à ses enfants le devoir de croyance.

Il serait trop facile d’attribuer le malaise psycho-social qui règne ici et là (et qui débouche parfois sur de terribles drames) au fait que les enfants du Livre sont tiraillés entre une vieille radiation française laïque pure et dure et l’obligation de croyance en Allah.

Face à cela la République a le tournis : tandis que son président décore de la légion d’honneur le wahhabisme, Elle (la république) tient un discours altier sur les principes intangibles de la révolution française tout en faisant passer des spots de propagande pour juguler d’éventuelles vindictes de petits blancs contre les musulmans.

Dans le même temps Amar Lasfar, président de l’UOIF, tient un discours difficile à comprendre pour un esprit cartésien : « Je suis français, dit-il, avant d’être musulman » … Impossible : On peut être français et musulman, musulman et français (droit du sol) mais pas l’un avant plus que l’autre. En l’espèce la priorité est impossible du fait de l’antinomie qui existe entre le laxisme (principe fondamental) de la laïcité et la rigueur de l’islam.

Quoiqu’il en soit les migrations musulmanes qui se profilent à l’horizon de mois et d’années à venir vont renforcer l’impact de l’Islam en France et ce sera pour le futur président de la République un problème majeur auquel il devra réfléchir.

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 12:45

Suite aux attentats pilotés par le Califat de l’EI, la France a été le premier des Etats Européens à se mettre sur la défensive. Sous la pression de Daech, le gouvernement a pris des mesures sécuritaires drastiques : Renforcement des effectifs et des moyens de police, fichiers, écoutes, état d’urgence, projets de lois diverses, concrètes et symboliques, visant à la protection réelle ou psychique.

L’attentat de Bruxelles pousse les Européens à prendre de semblables mesures quitte à aller plus loin encore. Désormais, la question qui se pose est de savoir si des états, pour se dire démocratiques, ont à se fixer des limites aux atteintes des libertés.

Reste aussi une question essentielle : Si la France (l’Europe ?) est en guerre, comme le dit Manuel Valls, pourra-t-elle gagner celle-ci en restant sur la défensive ? Ne devra -t-elle pas passer à l’offensive pour couper les têtes pensantes qui sont en Syrie, probablement à Raqqa…

Alain Juppé, futur Président de la République, répond d’avance à cette question : « Non la France n’enverra pas des troupes au sol pour combattre Daech ».

Reste à savoir comment concilier le principe de sociétés libres et ouvertes avec la nécessité de contraintes pour des questions de sécurité. « A peine les hommes ont-ils acquis la liberté qu’ils s’empressent de la rendre »

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 13:25

Quand les français se laissent aller à voter pour des réformes, c’est à la condition expresse d’en empêcher l’application. L’histoire montre que la France ne se transforme qu’au bord du chaos. Ce qui est encore loin d’être le cas aujourd’hui.

On voit bien les difficultés du pouvoir actuel à ne faire que des réformettes, tant elles sont contrées par ceux de leur propre bord. On imagine la bronca suscitée par celles qui seraient instiguées par un parti de droite.

Alain Juppé est un homme politique aguerri pourvu d’une longue expérience, il sait tout cela. Alors pour redresser la France il fera comme François Hollande : il ira mollo mollo.

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 10:14

En venant à sa rescousse, Laurent Berger permet à Manuel Valls de sortir la tête haute et les jambes propres, de l’incroyable galère dans laquelle il s’était fourré. Pour autant (et pourvu qu’il ne l’aggrave pas) le projet Berger-Valls ne soulage en rien la fracture sociale. Fracture sociale entre ceux (et ils sont nombreux) qui disposent d’un bon job, roulent en cross over, vont au ski ou en croisière et les autres, dont on maintient la bouche hors de l’eau à coup de RSA et de restos du cœur. « Vae victis » disaient les romains.

Il pourrait en être ainsi encore longtemps, sauf que, jour après jour, le temps des élections approche et que le projet Berger-Valls participe, en tant que pièce maitresse, à la préparation de la plus belle veste que la gauche ait connue depuis longtemps.

Pour le moment François Hollande, Manuel Valls et son gouvernement feignent de ne pas en avoir conscience : ils sont comme ces gens qui tombant du 15eme étage disent « jusqu’ici tout va bien » jusqu’à l’impact fatal. Je situe à septembre le temps où ceux qu’ils entrainent dans leur chute vont s’enquérir de trouver un parachute. J’augure qu’il sera trop tard !

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 16:57

La reculade de Manuel Valls sur la loi initiale dite El Khomri, donne raison aux nombreux commentateurs politiques qui avaient prévu que la CFDT et son patron Laurent Berger, joueraient un rôle déterminant. Désormais il est clair que ce dernier a imposé au premier ministre des aménagements, propices aux syndicats, mais qui tout en neutralisant l’aspect contraignant du premier texte le prive de réelle efficacité. Mme. El Khomri étant promise au rôle de l’intendance, Laurent Berger a gagné la bataille face au duo Manuel Valls-Macron. At-il pour autant gagné la guerre ? Rien n’est moins sûr.

  1. Il est désormais en opposition frontale avec la CGT, FO, FSU, UNEF (pour ne citer que ceux-là) lesquels réclament le retrait pur et simple de cette loi.

  2. Son projet, une fois validé par le conseil d’état puis par le gouvernement, devra encore passer par le parlement dont on imagine que la navette entre Assemblée et Sénat risque de prendre du temps.

  3. Dans la meilleure hypothèse la mise en œuvre de la loi percutera les élections présidentielles dont j’augure que la gauche ne sortira pas vainqueur, auquel cas (sauf, peut-être, si Alain Juppé est élu) tout sera remis en question.

Mais, entre-temps, Laurent Berger risque de freiner la légère tendance à la baisse du chômage que l’on observe depuis quelques mois. Quand Renaud Dély (*) dit que ce n’est pas au MEDEF de décider la politique, il a raison. Sauf que l’embauche, hormis la fonction publique, se fait bel et bien par les entreprises. Quand on sait que le manque de visibilité est un des principaux obstacles à l’embauche, à moins d’une improbable remontée de la croissance au-delà de 2% du PIB, avec la loi Berger nombre de patrons vont se montrer frileux tant qu’ils seront dans l’incertitude des textes à venir.

*LCP émission de Fréderic Haziza.

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 09:57

Même au nom de son indéfectible fidélité à l’égard du président, Manuel Valls ne devrait pas suivre François Hollande lorsque celui-ci se conduit en notaire matois, digne d’un roman de Maupassant et leurre les français.

En faisant croire que le problème se situe dans un trop plein d’embauches en CDD par rapport au CDI le finaud président désigne le doigt pour masquer la lune.

La difficulté essentielle n’est pas dans le choix de l’embauche mais dans l’insuffisance de celle-ci : entre la mi-2013et la mi-2015 l’économie française a créé 57000 emplois. Dans le même temps l’Allemagne en a généré 482000, l’Espagne 650000 et l’Italie 300000.

En vérité, dans la course européenne de l’emploi la France est en queue de peloton… In cauda venenum.

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 12:56

Selon Camus, Sisyphe est heureux. Il est heureux de pousser son caillou car c’est l’action qui le comble, non pas le résultat.

François Hollande et Manuel Valls sont comme Sisyphe : ils trouvent leur bonheur dans l’accomplissement de réformes qui restent sans bénéfices. Depuis le début du mandat et même après la venue de Manuel Valls aucune de leurs dispositions n’a fait baisser le chômage, réduit la dette et poussé la croissance de façon significative.

Cette volonté de faire plutôt que d’obtenir, risque d’avoir pour effet que la loi Khomri, une fois élaguée de ses branches vives, ne donne des résultats contraires à ceux espérés.

Pourtant le Président et son Premier ministre auront, par la seule conscience d’avoir fait des efforts l’impression du devoir accompli.

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 12:59

--En programmant, une loi (par nature explosive) en fin de mandat de telle sorte qu’elle ne puisse apporter le moindre avantage à ce quinquennat.

--En confiant sa mise en œuvre à une ministre inexpérimentée qui, faute de mieux, se réfugie dans la leçon apprise et la langue de bois.

--En donnant en pâture, dans un mauvais timing, aux syndicats et aux médias un projet mal ficelé dressant contre lui une bonne part de la population active ayant un emploi.

--En redonnant du grain à moudre à une partie de la gauche qui dit son « ras le bol » de ce gouvernement.

--En obligeant le premier ministre à monter au créneau avec pour seul recours l’appui de la CFDT…

Stimulant, de surcroit, une bronca estudiantine, une telle accumulation de bévues pourrait avoir pour cause une certaine appétence au masochisme politique.

Honni soit qui mal y pense.

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 16:58

Après avoir entendu Florian Philippot, il me vint à l’esprit qu’une bonne part du succès de la pétition contre la loi Khomri bénéficiait de l’appui du Front National.

Mais dans un champ plus général, il semble qu’une des causes du rejet massif de cette loi relève d’un réflexe humain qui consiste à défendre son bout de gras. En effet si, selon L’Insee, le chômage s’établit à 10% de la population active et si cela ne veut pas dire que 90% de celle-ci est au travail, cela permet d’affirmer que la très grande majorité de français qui a un emploi voit son intérêt dans le maintien de celui-ci, avec, si possible, une évolution vers le « travailler moins pour gagner plus »

Autrement dit, une large majorité, soutenue par les syndicats, ne veut pas travailler plus pour gagner moins et prendre le risque de licenciements plus faciles pour permettre (l’hypothétique) accès au travail de chômeurs qui sont en minorité et de surcroit sans défense.

Cette vision est trop triviale pour être reprise par les politiques et les commentateurs. On lui préfère, pour les uns, la nécessité de donner aux entreprises françaises les moyens d’être en bonne concurrence dans le contexte européen et mondial.

Pour les autres, être moderne c’est plutôt, comme disait Hannah Arrendt, prendre conscience que nous allons vers un monde de « travailleurs sans travail » où le partage de ce dernier sera la voie à prendre.

Quoiqu’il en soit en lançant ce débat en fin de quinquennat François Hollande et Manuel Valls ne feront que brouiller un peu plus les cartes sans espoir d’en tirer le moindre bénéfice pour les français.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 15:51
Du rififi chez les hommes

On a vu, ce WE, les candidats LR à la présidentielle prendre, vis-à-vis de leur parti, la position du dos tourné. Bagatelle ! Il est dit (Embrassons-nous Folleville…) que les clans ennemis vont se retrouver comme un seul homme derrière celui qui aura gagné. Rien n’est moins sûr et l’électeur avisé devra, avant de voter pour lui, évaluer les chances de son héros de tenir ses promesses car, vu le contexte, il risque de ne pas être soutenu par son parti à l’assemblée.

Pour pallier cela, certains candidats disent déjà vouloir gouverner par ordonnances. Après les lois sur les écoutes et les états d’urgence, après les discordes, on sent comme un parfum de dictature dans ce pays.

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