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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 10:53

1) A l’approche des élections, un taux de chômage excessif pousse Matignon à concocter une loi censée stimuler l’embauche. Loi aussitôt rejetée par une majorité de syndicats et de français.

2) Bruxelles, par la voix de Jean-Claude Junker, soutient le Premier Ministre : « La réforme du droit du travail voulue et imposée par le gouvernement Valls est le minimum de ce qu'il faut faire »

3) Fort de cet appui et de la connivence Bruxelles-Paris, Manuel Valls passe en force, tord le bras du Parlement et impose la Loi Travail. (Entre-temps déroutée de son objectif initial)

4) Majoritairement opposé à cette loi mais renonçant à utiliser ses droits, l’Assemblée plie le genou.

En muselant l’Assemblée, Manuel Valls réduit la démocratie au seul privilège laissé aux français d’exprimer leur avis deux ou trois jours tous les cinq ans. Lorsque l’Assemblée se couche la démocratie n’est pas loin de périr.

Toute allusion à des évènements passés serait mal venue.

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 08:39

Lorsque la France a échangé son vieux Franc malade contre l’Euro naissant et pétant de santé, elle n’avait pas les épaules pour endosser cette monnaie : la France avait besoin de se muscler ! Peu encline aux exercices douloureux la France a, jusqu’à présent, compensé sa carence par la dette et le chômage.

La zone euro étant d’inspiration typiquement capitaliste (le meilleur de tous les mauvais systèmes) les gouvernements de gauche, enamourés d’Europe, sont à contre-emploi lorsqu’ils jouent le jeu de Bruxelles.

La scission, entre la gauche porteuse du bonheur des masses par la redistribution égalitaire de la richesse et celle qui prétend pouvoir y arriver par la voie du capitalisme, relève de la plus parfaite logique.

L’ancienne gauche renâclant à donner ses voix à la nouvelle, Manuel Valls l’y incite à grands coups de pied au derrière. Nous verrons bientôt ce que cela va donner.

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 09:53

L’école et l’habitude font croire au peuple qu’il est en démocratie parce qu’on lui donne, de temps à autres, le droit de choisir ceux qui le gouvernent, puis de défiler dans les rues entre deux rangées de CRS lorsqu’il n’est pas content--On est loin du slogan « Gouvernement du peuple, par le peuple… » inscrit au préambule de la Constitution.

Cependant il est vrai, plus encore aujourd’hui, que la complexité des problématiques gouvernementales appelle connaissances, expériences, hors de portée du vulgum pecus. La démocratie représentative était censée, par le mandat que le peuple cédait au Parlement, donner la main au peuple et l’outil aux experts.

En permettant au gouvernement de passer outre le vote de l’Assemblée, la Constitution rompt le lien qui empêche la dérive vers un dirigisme plus ou moins éclairé. : faiblesse du parlement, directives européennes, les français subissent bien plus qu’ils ne pèsent sur les décisions du pouvoir.

Avec sa légitimité restreinte par des records d’abstention, le parlement européen est l’exemple même de cette démocratie de façade qui cède le pas à des pouvoirs dirigistes.

A l’instar de l’Amérique (si chère à Jean Monnet) l’UE nous offre la grande bouffe. Que veut-on de plus ?

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 08:20

François Hollande, déjà préoccupé par l’élection présidentielle, voit dans le Brexit l’occasion de contrer le Front National. Il milite à toutes occasions afin que l’Angleterre puisse s’affranchir au plus vite, donc au plus mal, de la construction européenne afin de montrer aux français que sortir de l’Europe est une absurdité. Michel Sapin résume cela en disant qu’il faut frapper vite et fort tout en sachant qu’il n’a pas de marteau.

Tout au contraire Angela Merkel a un objectif pragmatique : Faire que le départ du deuxième PIB européen et du cinquième mondial se fasse dans la douceur, ce qui engage de la patience et du temps, avec, in fine, l’espoir de raccrocher les wagons. Elle compte sur l’imbroglio politique que le Brexit provoque en Grande Bretagne : ceux qui vont devoir enclencher la machine ne se bousculent pas au portillon.

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 09:35

On se demande pourquoi le « non » opposé à l’Europe, qu’il soit français ou grec, a compté pour du beurre quand celui des british a été pris en compte illico.

C’est, pour le Président Hollande, l’occasion rêvée de montrer la bêtise des peuples lorsque des dirigeants peu scrupuleux se laissent aller au populisme en autorisant des référendums. Telle est du moins sa version qui relève de la dévotion qu’il porte à Jacques Delors lui-même digne continuateur de Jean Monnet.

Le paradoxe, l’ironie, c’est que l’Angleterre va quitter cette Europe d’inspiration anglo-saxonne qu’elle a contribuée à enfanter et dont jean Monnet, au service des américains, a été l’artisan pugnace et dévoué.

--Jean Monnet qui avait demandé aux alliés de « détruire » le général de Gaulle en tant qu’ennemi du peuple français. (*)

--Jean Monnet qui avait réussi à convaincre le Bundestag de réaffirmer la prééminence de l’alliance germano-américaine sur le partenariat franco-allemand (**)

Si Jean Monnet a été l’architecte de l’Europe des marchands, Jacques Delors en fut le maitre d’œuvre. Grâce à son enthousiasme pour les projets de la « table ronde des industriel européens » Jacques Delors joua un rôle déterminant dans la libéralisation de la circulation des marchandises et des capitaux, favorisant ainsi le néomercantilisme allemand.

En 2004 Dominique Strauss-Kahn écrivait : « Aujourd'hui la méthode Monnet est arrivée à épuisement. Le déséquilibre qu'elle a généré — des compétences politiques de plus en plus importantes confiées à une institution de nature technique — provoque une crise institutionnelle profonde : l'Union européenne est malade de son déficit démocratique »

Le Brexit, est de toute évidence le premier coup de semonce induit par « une crise institutionnelle profonde de l’union européenne malade de son déficit démocratique ».

En 2017 le Peuple français sera amené à choisir entre l’Europe de François Hollande celle de Jacques Delors et de jean Monnet et celle qu’aurait voulu de Gaulle et Adenauer : Une « Europe européenne » qui tient compte des peuples---de l’Atlantique à l’Oural.

*… « Il faut se résoudre à conclure que l'entente est impossible avec lui (de Gaulle); qu'il est un ennemi du peuple français et de ses libertés ; qu'il est un ennemi de la construction européenne, qu'en conséquence il doit être détruit dans l'intérêt des Français. » (Jean Monnet)

**… « Le lobbying de Monnet et des Américains auprès des parlementaires allemands parvint néanmoins à neutraliser celui-ci. Le Bundestag, en ratifiant le traité de 1963, le fait précéder d'un préambule replaçant celui-ci dans le cadre de l'Alliance atlantique et réaffirmant la priorité de l'alliance germano-américaine sur le partenariat franco-allemand »

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 08:42

Je veux rassurer ici tous ceux qui se déchainent pour éviter que le vote démocratique des Anglais ne devienne réalité.

Affidés euro-files soyez tranquilles : Jusqu’ici aucune tentative démocratique s’opposant à Bruxelles n’a été suivie d’effet : ni la française de 2005, ni la grecque de 2015 et il y a fort à parier que la britannique sera, de la même manière, tuée dans l’œuf.

La raison en est simple : la complexe machine européenne (commission, parlement, conseil, cour de justice BCE …) a été conçue dans la crainte de l’opinion des peuples, pour fonctionner en interne et si l’appel au vote populaire de certaines de ses institutions sauve le principe démocratique, il ne pèse guère en tant que réel pouvoir.

Il est donc normal que cette Union Européenne typiquement rhénane, (Bruxelles, Strasbourg, Francfort) reste sourde au chant des cigales méditerranéennes et du « God Save the Queen »

Jean-Dominique Giuliani affirme que l’Union européenne « gâte » (trop ?) ses enfants. C’est un argument qui ne suffit pas à justifier que tous les pays de l’Union puissent s’aligner sur l’économie allemande basée sur une sorte de mercantilisme moderne (balance commerciale excédent 10% du PIB) tout à leur honneur.

Le Brexit est, pour la France, l’occasion de reprendre la main en initiant un nouveau traité prenant en compte les spécificités de chaque état, associant davantage les peuples à la gouvernance de l’union avec un projet stratégique clair de ce que veut faire l’Europe Urbi et Orbi. Nouveau traité auquel les anglais pourraient adhérer à nouveau.

Restons lucides, on va voir ressurgir le fameux couple franco-allemand, lequel, pour le coup, fait ménage à trois. Sauf que personne n’ignore que c’est l’un d’entre eux qui porte la culotte. De la même manière on sait bien qu’aucun gouvernement de pays engrossés comme des tonneaux par des dettes en euros, n’oserait dire non à Bruxelles.

Europa Über Alles…mais pour combien de temps ?

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 08:11

Si le Brexit n’est pas une victoire pour l’Angleterre c’est, à coup sûr un gâchis, une défaite pour l’Europe et un revers pour ceux qui la pilotent : Jean-Claude Juncker, Martin Schulz, Angela Merkel…

Une défaite aussi pour la France et ceux de ses Présidents qui ont laissé s’imposer la technostructure et flotter les rubans :

-Ecologie : Centrales à charbon (Allemagne Pologne) polluantes et encore subventionnées.

-Politique étrangère : Sous la pression de l’Oncle Sam, sus à la Russie, bises à l’Ukraine et câlins à la Turquie.

-Immigration : Schengen en tant que passoire, appel à l’immigration dont l’histoire retiendra la responsabilité de milliers de morts en méditerranée.

-Pas de normes sociales communes, pas de normes fiscales, seule l’obligation donnée à chaque pays, tous différents, de respecter un pacte de règle unique calquée sur l’économie d’outre Rhin.

-Pas de politique de défense commune : seules la France et l’Angleterre mouillent le maillot.

L’Europe est mal aimée, parce qu’ayant peur de la démocratie, elle s’est construite à côté des peuples, comme une sorte de machine programmée pour servir les tripes plutôt que les cœurs.

David Cameron a perdu : il démissionne. Mme. Merkel remonte au créneau… et Paris se rend à Berlin… Damned !

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 09:21

Pas Allemande l’Europe ? JC Juncker Président de la Commission, Martin Schulz Président du Parlement, Angela Merkel… En Europe les postes clés sont sous-direction ou influence rhénane.

En 2005, avant les Anglais, le peuple français avait dit non à cette Europe germanique.

En 2008 le congrès réuni à Versailles revient sur la décision populaire, modifie la constitution et ratifie le traité de Lisbonne : Alea jacta est.

Il n’est pas dit que, d’ici quelque mois, la rébellion anglaise ne subisse le même sort car la loi de la finance est désormais bien plus forte que celle de la démocratie.

Europe oui, germanique non.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 09:58

« Monsieur un homme est là qui veut parler à vous, il est vêtu de noir et parle d’un ton doux ». Si ce n’est qu’il est l’arbitre des élégances dans toutes les couleurs qui soient, Bernard Cazeneuve est là, tout entier défini dans cette phrase. En relançant la mode des pochettes et du « Il faut faire en sorte » il est le guide du bien porter et du bien parler qui fait école aujourd’hui dans la classe politique.

Le génie de cet homme est dans le ton patelin qu’il emploie pour subjuguer l’auditoire en mélangeant suffisamment de vrai dans le faux de telle sorte que la pilule passe facilement.

Imaginons un instant la bronca qu’aurait subi Nicolas Sarkozy ou Manuel Valls, si, en tant que ministre de l’intérieur, ils avaient été incapables de faire arrêter le moindre des voyous qui incendient, pillent et cassent en toute impunité au nez de la police.

Si l’art de l’homme politique est de convertir un échec en atout, si sa première vertu est de savoir pratiquer l’illusion, alors Bernard Cazeneuve est le Premier Ministre qu’il faut à François Hollande pour l’aider à franchir la difficile et dernière étape de son mandat.

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 08:10

A droite nous assistons à une pléthore de candidats qui frise l’indécence dans la mesure où l’afflux de postulants laisse à penser que la fonction de Chef de l’Etat est assez commune pour être briguée par tous.

A gauche c’est exactement le contraire, l’indigence en nombre de candidats susceptibles d’être à la hauteur, marque le niveau de déclin du PS.

Dans l’esprit, celui de De Gaulle et de la cinquième république (version initiale), l’élection du Chef de l’Etat est une affaire qui se joue entre le candidat et les français, à l’exclusion des partis. Seuls les candidats qui, jusqu’à présent, se présentent sans passer par une primaire peuvent prétendre, au moins sur ce point, rester dans l’esprit de la cinquième république telle que l’avait voulue le General De Gaulle.

La primaire est le moyen de faire passer le vote des français par le goulot des partis sans toucher au contrepoids d’une sorte de monarchisme éclairé (49-3) qui permet d’éviter les désordres parlementaires de la quatrième république.

Elle n’a, bien au contraire, rien de démocratique, c’est un plat qui relève de la cuisine politique ; il n’apportera rien de concret aux difficultés du Pays.

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