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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 09:21

Pas Allemande l’Europe ? JC Juncker Président de la Commission, Martin Schulz Président du Parlement, Angela Merkel… En Europe les postes clés sont sous-direction ou influence rhénane.

En 2005, avant les Anglais, le peuple français avait dit non à cette Europe germanique.

En 2008 le congrès réuni à Versailles revient sur la décision populaire, modifie la constitution et ratifie le traité de Lisbonne : Alea jacta est.

Il n’est pas dit que, d’ici quelque mois, la rébellion anglaise ne subisse le même sort car la loi de la finance est désormais bien plus forte que celle de la démocratie.

Europe oui, germanique non.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 09:58

« Monsieur un homme est là qui veut parler à vous, il est vêtu de noir et parle d’un ton doux ». Si ce n’est qu’il est l’arbitre des élégances dans toutes les couleurs qui soient, Bernard Cazeneuve est là, tout entier défini dans cette phrase. En relançant la mode des pochettes et du « Il faut faire en sorte » il est le guide du bien porter et du bien parler qui fait école aujourd’hui dans la classe politique.

Le génie de cet homme est dans le ton patelin qu’il emploie pour subjuguer l’auditoire en mélangeant suffisamment de vrai dans le faux de telle sorte que la pilule passe facilement.

Imaginons un instant la bronca qu’aurait subi Nicolas Sarkozy ou Manuel Valls, si, en tant que ministre de l’intérieur, ils avaient été incapables de faire arrêter le moindre des voyous qui incendient, pillent et cassent en toute impunité au nez de la police.

Si l’art de l’homme politique est de convertir un échec en atout, si sa première vertu est de savoir pratiquer l’illusion, alors Bernard Cazeneuve est le Premier Ministre qu’il faut à François Hollande pour l’aider à franchir la difficile et dernière étape de son mandat.

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 08:10

A droite nous assistons à une pléthore de candidats qui frise l’indécence dans la mesure où l’afflux de postulants laisse à penser que la fonction de Chef de l’Etat est assez commune pour être briguée par tous.

A gauche c’est exactement le contraire, l’indigence en nombre de candidats susceptibles d’être à la hauteur, marque le niveau de déclin du PS.

Dans l’esprit, celui de De Gaulle et de la cinquième république (version initiale), l’élection du Chef de l’Etat est une affaire qui se joue entre le candidat et les français, à l’exclusion des partis. Seuls les candidats qui, jusqu’à présent, se présentent sans passer par une primaire peuvent prétendre, au moins sur ce point, rester dans l’esprit de la cinquième république telle que l’avait voulue le General De Gaulle.

La primaire est le moyen de faire passer le vote des français par le goulot des partis sans toucher au contrepoids d’une sorte de monarchisme éclairé (49-3) qui permet d’éviter les désordres parlementaires de la quatrième république.

Elle n’a, bien au contraire, rien de démocratique, c’est un plat qui relève de la cuisine politique ; il n’apportera rien de concret aux difficultés du Pays.

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 09:06

Je ne dis pas que le simple citoyen est à la hauteur des « politiques » souvent énarques ou autres normaliens, je ne dis pas que le peuple est assez intelligent pour être souverain, j’observe seulement que du « Non » à la constitution européenne, sorti des urnes en 2005, au « Non » de fait à la loi El Khomri, les pouvoirs successifs n’ont cessé de faire le contraire de ce que le peuple voulait.

J’observe également que, depuis quelques mois, les mouvements sociaux se succèdent, plus ou moins violents, plus ou moins licites et que cela perdure sans que l’on sache où ils vont s’arrêter.

Action-réaction : c’est le principe fondamental (selon lequel à toute action correspond une réaction d'intensité égale mais de sens opposé) dont nous voyons les effets aujourd’hui. On peut prédire que la réaction sera en temps ou en force d’intensité égale à la violence qui fut faite au peuple en 2008 et qui perdure aujourd’hui : Nous ne sommes plus au temps où les enfants devaient se taire à table.

Déjà limite autoritaire, la cinquième république permettait dans sa version septennat de tenir compte de l’avis citoyen jusqu’au point de la cohabitation. Le quinquennat a cassé cette mécanique et réduit l’expression populaire à l’impuissance, au moins tout le temps de la durée du mandat.

Mme. Najat Vallaud Belkacem (*) dit qu’il faut donner plus de pouvoir au pouvoir. Le chemin de la dictature est attirant pour les élites mais l’histoire nous montre que, même en pente douce, c’est le pire à emprunter.

· Emission JJ Bourdin.

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 13:11

Lorsqu’un Président pense que la légitimité de ses actions tient aux seules prérogatives que lui donne la Constitution et que son devoir de bien faire prime l’opinion des gens, il lui reste pour susciter la cohésion citoyenne, de démontrer la nécessité d’exporter une guerre laquelle, en retour, importe des attentats.

Quand ce même Président, a peine élu, perd la confiance des français puis, par la suite, celle de sa majorité parlementaire, il n’a plus, au nom de ce même devoir, que le refuge de l’obstination, et du 49-3.

Alors le mécontentement populaire, qui butte sur l’autisme du pouvoir, se fractionne en autant de revendications particulières, successives et plus ou moins violentes : blocages des routes par les agriculteurs et les taxis, arrêt des raffineries, perturbations des trains et des métros, grève des éboueurs, manifestations diverses etc.

Plus grave encore est la colère qui pousse certains à s’en prendre verbalement et physiquement à la police et vont jusqu’à oser attaquer les hôpitaux d’enfants. A cette décomposition du sens citoyen vient s’ajouter l’horreur du crime auprès d’innocents dont la seule faute est de porter, par leur métier, le symbole de la république.

La chance d’une accalmie se niche dans l’apathie (la sagesse ?) d’un vieux peuple qui en a vu bien d’autres, le temps des vacances et la perspective des élections.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 10:24

Le roi François était doté d’une nature enjouée et d’un caractère optimiste. Il n’allait pas jusqu’à dire que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais, pour aussi terrible qu’il soit, il voyait chaque évènement sous son aspect le moins violent : « A quelque chose malheur est bon ».

Il joignait à cela un manque foncier d’imagination qui le protégeait des tourments provoqués par l’attente d’évènements présumés qui pourraient advenir. A chaque malheur avéré il opposait des commentaires affligés parfois suivis de solennités et autres cérémonies propres à servir de catharsis.

Servi par un Premier à la langue de fer mais aux bras d’argile et devant les attaques répétées de tueurs fanatiques, le gouvernement avait fait instaurer un « Etat d’urgence », mou du genou, lequel, quoiqu’il en soit, n’avait pas permis d’éviter l’assassinat de policiers par un individu, un de plus, parmi les mille dangereux bien connus de la justice et des services.

Alors, après les tueurs, les casseurs, les manifs, les grèves, les rixes, les citoyens se demandaient de quoi demain serait fait… « De vacances » augurait le bon roi François.

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 10:42

J’écoutais ce matin Anne hidalgo évoquer le souvenir du front populaire et recommander au gouvernement d’initier un nouveau grenelle pour mettre fin, par la discussion, aux désordres sociaux. Madame Hidalgo, comme bien d’autres responsables politiques, oublie simplement un petit détail : Par son adhésion à l’euro la France a perdu la maitrise de sa propre monnaie.

Un simple coup d’œil sur l’histoire permet de dire comment la France fonctionnait à l’époque du franc. Chaque avancée sociale était suivie, a plus ou moins long terme, d’une inflation monétaire qui conduisait inévitablement à une dévaluation (le gouvernement du front populaire décida deux dévaluations successives 35 et 25%).

Ce système à deux temps qui permettait à la main droite de reprendre en partie ce que la main gauche avait donné (les accords de grenelle de 68 furent suivis d’une dévaluation en 1969) ne peut plus fonctionner aujourd’hui dans le cadre d’une monnaie commune régie par la Banque Centrale Européenne laquelle a précisément pour mission de limiter l’inflation.

On peut comprendre la difficulté du gouvernement qui se trouve pris entre les vigoureuses nostalgies gauchistes de certains et les obligations d’un modus vivendi européen.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 08:14

Il advint qu’un sieur Mélenchon, fort bretteur de paroles, s’avisât que le peuple de France (seulement autorisé à choisir ses maitres tous les cinq ans) aspirait à être plus souvent et plus directement consulté. En reprenant à son compte la citation de Lincoln « Un bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil » (*) le sieur Mélenchon comptait, pour se faire élire roi, sur la crédulité des benêts fous de joie à l’idée qu’ils allaient enfin être entendus.

Chez les grecs un certain Tsipras accéda au pouvoir sur la foi qu’il consulterait le peuple et tiendrait compte de ses avis. « Le "verdict populaire" pèsera davantage que la volonté du gouvernement » avait-il dit. Las ! Bien que le peuple ait dit non, Tsipras s’empressa de dire oui à des mesures exigées par les créanciers et imposa, contre celle du peuple, la volonté du gouvernement.

De la même manière, si le sieur Mélenchon était élu il devrait compter avec ceux qui, bon an mal an, renflouent le royaume à coup de milliards d’écus. Alors il se pourrait, qu’à son corps défendant, la parole populaire pesât moins lourd que celle du grand argentier de Francfort, du grand manitou de Bruxelles et des grands financiers qui siègent à Washington.

* « Un bulletin de vote est plus fort qu’une balle » : Celle qui tua Lincoln lui fit un sérieux démenti.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 10:21

Par son discours aux Maires de France François Hollande dévoile les grandes lignes qui vont soutenir sa candidature à la Présidentielle de 2017.

1) Face à la dramatisation du terrorisme, François Hollande se pose en protecteur de la Nation.

2) Alors qu’il s’était servi de la mauvaise conjoncture pour enfoncer son prédécesseur, François Hollande va, de la même manière, exploiter les bienfaits de la conjoncture actuelle pour l’endosser à son profit.

3) Le programme de la Droite lui sert de repoussoir pour démontrer sa position de gauche, ce qui n’était guère évident jusqu’ici.

4) Enfin et surtout, le futur candidat va profiter de sa fonction actuelle pour redonner aux possibles acteurs directs et indirects de sa réélection, du grain à moudre sous forme de subsides subtilement repartis et étalés dans le temps de telle sorte que les bénéficiaires aient intérêt à le remettre en position de tenir ses promesses.

Cette dernière option, pour une part déjà mise en œuvre, risque de contrevenir au programme des grandes orientations politiques économiques de Bruxelles (Gopé) auxquelles François hollande s’est attaché de répondre, jusqu’à présent. (Manuel Valls, Emmanuel Macron). La loi travail n’a d’autre utilité que de servir de gage à la commission. « La réforme du droit du travail voulue et imposée par le gouvernement Valls est le minimum de ce qu'il faut faire » a dit Jean Claude Juncker.

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 14:53

En ce temps, il y avait belle lurette que le royaume de France s’était allié à d’autres états européens en vue de former une monnaie commune propre à faire moult commerces. Cela impliquait que le pays dut se soumettre à un certain nombre de règles édictées par Bruxelles et Francfort.

Or il se trouvait que depuis bien longtemps, le France avait du mal à y répondre pour la simple raison que la bonne marche de ce pays passe par une dépense plus forte que ses recettes. Autrement dit, comme au temps de Louis IV, la France dépensait plus qu’elle ne gagnait, ce qui lui permettait de soutenir un train de vie agréable mais au-dessus de ses moyens.

Pour se faire élire, le Roi François avait fait croire qu’il pourrait en donner plus encore par sa capacité à tordre le bras de l’Alliance, elle-même soupçonnée de connivence avec la finance exécrée.

Il se trouve, qu’à peine élu par un peuple trop content de voir qu’il avait été compris, le Roi François fit la bise à la reine de la Ligue et se lança dans le pari fou de réduire les déficits pour ramener les comptes dans les clous de Bruxelles. Une volée d’impôts jointe à une mise au régime des administrations eurent pour effet de diminuer le déficit public qui restât cependant au-dessus du seuil espéré avec, en prime, une forte augmentation du chômage.

A l’approche de la fin de son mandat, le Roi François avait, pour se faire réélire, besoin de lâcher du lest, afin de ramener à lui ses électeurs de cœur. Il comptait, pour cela, sur la bienveillance de Bruxelles qui, en échange, lui demanda, fermement, de faire preuve de bonne volonté en faisant, au moins, une vraie réforme.

Ainsi naquit, dans la fébrilité, la loi travail, ni faite ni à faire, qui déplut immédiatement à une majorité de parlementaires ainsi que de français et qui entraina la fureur de nombre guildes de travailleurs avec protestations, défilés, grèves et forts ennuis pour les populations.

Cependant le Roi François restait droit dans ses richelieus et, sauf à consentir quelques retouches, entendait bien imposer sa loi. C’était le gage grâce auquel l’Alliance fermerait les yeux sur la pluie d’or qu’il devrait dispenser pour assurer sa réélection.

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