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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 09:47

Comme Sisyphe, Valls est capable de pousser d’énormes cailloux sans plus de résultats. Sa loi, qu’il impose aux français avec la force d’un bulldozer, ne fait que donner plus encore aux grosses entreprises, qui n’en ont nul besoin, plutôt que d’apporter soutien là où il faudrait pour stimuler l’embauche.

Si l’on peut saluer la capacité du Premier ministre à mater ses adversaires, force est de reconnaitre qu’il est faible au plan des résultats. Si la France va mieux, le gain en revient bien plus à des effets de conjoncture qu’à ses propres actions.

Personne ne conteste la légitimité du 49-3, mais fallait-il pour autant bafouer aussi brutalement les prérogatives d’un parlement dont le vrai pouvoir se limite aux débats ?

Lorsqu’une une loi est aussi manifestement rejetée par le peuple mais imposée (même légalement) de force à lui, il y a, sinon dans la lettre, au moins dans l’esprit, imposture à prétendre que le dictat convient au « gouvernement du peuple, par le peuple » ainsi qu’il est inscrit à l’article 2 de la Constitution.

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 12:15

Passons sur la fourberie de la Constitution quand elle proclame (article 2) que son principe est : « gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple » alors que, grâce à la contrainte permise par le 49-3, la loi El Khomri est imposée aux français contre leur évidente hostilité. Le peuple désigne ses maitres mais ne gouverne rien du tout.

Passons également sur l’impotence des représentants du peuple qui, tout en refusant de voter cette loi, crient au viol mais refusent d’aller jusqu’à la motion de censure par crainte de perdre le soutien de leur parti.

Manuel Valls a dans sa manche trois atouts : la faiblesse des frondeurs, le 49-3 et les CRS.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 09:08

Quand le temps des regrets l’emporte sur les rêves,

Lorsqu’il ne reste rien que le vide accompli,

Il faut marcher encore et refuser la trêve,

Que propose le sort d’un sommeil infini.

Il faut marcher encore, sans but et sans espoir,

Marcher devant, toujours, au nom de l’habitude,

Avec pour seul bagage la frêle certitude,

Qu’aimer était le seul et sublime devoir.

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 14:27

Dans ce royaume bonne pâte où les sujets avaient le droit de choisir leur souverain, la démocratie (bien qu’il fût malséant de le dire) portait, en son sein même, un germe corrupteur.

On voyait dans les assemblées ou à la tête des partis (jusqu’à des prétendants au royaume) nombre d’élus, ci-devant repris de justice. Cela ne troublait guère le fonctionnement de la machine, malgré que la somme des sujets s’abstenant de voter allant grandissant poussât la démocratie vers un concept plus symbolique que réel, de telle sorte que les minorités imposassent leurs lois.

Mais si la malhonnêteté et le déclin moral, en tant que composante du système, en devenaient, du coup, d’utilité publique, cela n’allait pas jusqu’à lui donner accès au droit moral du pouvoir d’ergastule.

La force suprême, celle de punir, fut donc confié à une autorité indépendante, surtout pas issue du suffrage universel, avec l’idée que les magistrats recrutés sur concours ou cooptés entre eux, une fois débarrassés du souci de se faire élire, pourraient, tout à loisir, être vertueux.

Kant disait que l’homme a été taillé dans un bois si tordu qu'il est douteux que l'on puisse jamais en tirer quelque chose de tout à fait droit. L’indépendance de la Justice exige, pour croire en son mérite, que le vieux sage avait tort.

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 09:49

Tandis que la Droite cultive de trop nombreux melons et que la Gauche se cherche, des membres du gouvernement sont déjà en campagne pour les présidentielles.

Avec « Hé Ho la gauche » Stéphane Le Foll prend la tête du comité de soutien à la candidature de François Hollande. De son côté Emmanuel Macron fonde « En Marche » mouvement politique dont il espère déployer les voiles pour faire profiter la France des vents de la mondialisation.

Entre Hollande (et son club) et Manuel Macron s’amorce le combat de la Gauche des Anciens contre celle des Modernes.

Entre les deux, Manuel Valls, lui-même prétendant à une Gauche moderne mais irrité de se voir dépassé à droite par Emmanuel Macron, hésite entre ses propres convictions et sa fidélité, mainte fois jurée, à l’égard de François Hollande.

Que va faire le Premier des ministres ? Suspens…

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 13:06

Dans un pays où il est interdit de pousser un brancard sans avoir un diplôme, où chaque jour l’avancée des techniques exige des compétences de plus en plus pointues, la modernité joue les essoreuses et le nombre de Margaux Gilquin (*) ne cesse de grossir. Ils sont comme elle, sans compter les chômeurs, des millions à essayer de vivre avec 16 euros par jour.

Cette « fracture sociale », comme on disait avant, s’augmente aussi par le différentiel scandaleux entre les très hauts et très bas revenus qui dépasse les un pour mille.

Lorsque la machine à broyer les exclus est conduite par la droite, on y trouve une certaine logique, mais quand c’est la gauche qui la mène, l’incohérence surgit.

La gauche intelligente serait-celle qui pourrait configurer le progrès de telle sorte qu’il cesse d’être un outil à exclusion et non celle qui nous sert des bobards.

*Reportage de BMFTV

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 13:35

En ce temps, venait peu à peu celui où le Roi, devait remettre en lice sa couronne. Sa nature stoïque le poussait à un optimisme auquel sa bonne étoile avait jusqu’ici répondu.

Pourtant, au moins dans le moment relaté par ce grimoire, les augures n’étaient pas bons : ils prédisaient, de la part du bon peuple, un désamour massif pour le Roi.

Ce n’était point que son fidèle « Premier » ne se démenât pour porter haut les couleurs de son maitre. Jusqu’à crier « J’aime l’Entreprise » au risque de froisser la meilleure noblesse, celle de la pensée, qui porte à détester toute action visant l’exploitation de l’homme par l’homme.

Heureusement, cela ne fut que dans les premiers moments, avant que son revirement ne lui fasse à nouveau comprendre que la gauche, dont se prévalait son prince, n’existait que pour haïr les ducats, qu’il convenait cependant d’emprunter d’abondance pour arroser les mécontents.

L’histoire relate, qu’au cours d’un banquet, un sire haut en couleurs et fort amateur de ribaudes, avait, dans un grand rire, dit qu’un pet qui ne pars pas droit ne monte jamais au ciel. Métaphore dont l’indigence poétique fut compensée par la justesse du trait : le roi avait bel et bien loupé son coup dès le départ.

Les choses en étaient là et plus le temps avancerait, plus il serait évident que le « Premier » devrait donner priorité à servir les intérêts de son maitre plutôt que ceux du pays.

Cependant cette allégeance à la cause du maitre n’était pas partagée par un autre influent, fort prisé du roi lequel se persuadait de son obédience par la seule reconnaissance de ce que ce ministre lui devait.

Ce ministre intelligent, donc lucide, n’avait, non plus, aucun goût pour le suicide. A la dernière page on voit que le malin se démarque, à petits coups de fleuret moucheté, désolé, semble-t-il, de devoir préférer servir le pays plutôt qu’un homme aussi prestigieux qu’il fut. Le livre s’arrête là.

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 16:52

En poste de Premier ministre depuis le 31 mars 2014, Manuel Valls arrive, deux ans après, au terme de la première phase de son mandat marquée par son fameux « J’aime l’entreprise »

A un an de la présidentielle, le voici maintenant obligé de promouvoir la candidature de François Hollande dans un contexte économique et social qui suscite, à tort ou à raison, le désamour des français.

Manuel Valls entame donc la deuxième phase qui consiste à essayer de renverser la vapeur par un tropisme à gauche censé redresser la cote de popularité du Président.

Jusqu’à présent François Hollande et ses ministres ont feint de négliger la portée des votes et sondages défavorables, mais chaque jour, chaque mois qui passent, l’obligation de « reconquista » deviendra plus pressante. Jusqu’à présent Manuel Valls a fait preuve de personnalité plutôt que de résultats. Le moment est, pour lui, venu de montrer ce dont il est capable : Faire passer la cote de François Hollande de 15 à 51% en un an.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 09:30

Après que François l’Impavide et son Premier, eurent légalisé les écoutes, établi l’état d’urgence, institué des fichiers et autres mesures censées distinguer les fous d’Allah des bons citoyens, le Peuple ressentit comme un soulagement, tant il est vrai que l’homme ayant acquis la liberté s’empresse toujours de la rendre.

Nonobstant, entre deux pastis, l’homme de la rue constate que la haute surveillance de millions de braves gens n’a pas empêché les assassins de loger tranquillement dans des quartiers de Bruxelles et de faire le va et vient entre chez eux et Paris.

En élevant la sécurité au rang d’idéal, le ministre de la police va un peu vite…On voit bien, dans la rue, que la jeunesse, à peine a-t-elle perdu la liberté, s’emploie à la reconquérir.

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 10:26

D’aucuns s’étonnent que François Hollande voit son quinquennat au travers de lunettes roses…

Comment en serait-il autrement pour celui qui vit dans un palais, roule en belle voiture, voyage en jet privé et à l’âge de 62ans reçoit l’attachement d’une jeune et jolie femme ? Comment en serait-il autrement pour celui qui est suivi et obéi à la lettre par un premier ministre réputé de fort caractère ? De la même manière comment celui qui est complimenté et embrassé par les grands de ce monde ne serait-il pas convaincu d’être sur la bonne voie ?

Il faudrait avoir une sacrée lucidité sur soi-même et les réalités du Monde pour voir les choses telles qu’elles sont : François Hollande, lui, croit dur comme fer que le chômage des jeunes est en France dans la bonne moyenne… Il croit de même, que les palinodies de son « Premier » font office de vraies réformes.

Pourquoi François Hollande ne serait-pas réélu par ceux-là même assez jobards pour croire que ce bourgeois bon teint haïssait la finance ?

MM. Cambadelis et consort tablent sur le fait que ceux qui ont été assez stupides pour l’élire une fois sont restés assez bêtes pour le faire à nouveau.

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