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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 13:01

Fillon, NKM, Raffarin, Apparu, Yade, Muselier, Bertrand… on ne compte plus ceux qui, de son camp, ont brandi le poignard contre Nicolas Sarkozy. Sa présence au stade de France, le soir des régionales, était peut-être sa façon à lui de dire « Et toi aussi mon fils » en parlant d’Estrosi.

Sarkozy kaput ! C’est dans l’ordre des choses puisque la victoire de la gauche s’était déjà fondée sur son agonie. Ce qui est plus méprisable c’est de voir comment les susnommés se servent de son cadavre pour arriver à leurs fins.

Alain Juppé aura eu l’astuce, mais non la gloire, de laisser à son adversaire le soin de nettoyer l’écurie UMP avant d’en devenir le maitre, aidé en cela par Manuel Valls, Hercule valeureux qui l’aura préservé de l’Hydre du FN.

Reste à savoir si le Maire de Bordeaux sera meilleur Président qu’il ne fut médiocre Premier Ministre. Je me souviens du temps (Mai 1995) où il disait : « C’est sur notre capacité à provoquer en France un profond et durable mouvement de création d'emplois que nous demanderons, le moment venu, à être jugés » On a vu en effet : à la fin de son mandat (1997) le chômage était au taux record de 12.2% et les gens étaient dans la rue.

A toute chose malheur est bon, c’est sur l’échec programmé de la droite et du centre que la gauche pourra se refaire une santé. 2018 sera, pour eux, l’année de la « Reconquista » et l’aube de la fortune de Manuel Valls.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 10:11

Parce qu’il a trahi sa promesse de révision du pacte européen, parce qu’il n’a pas remis à jour le code des Impôts et celui du travail, parce qu’il n’a pas baissé la dépense publique, fait le ménage dans les assemblées et libéré les forces vives de la nation, parce qu’il n’a pas incité à travailler plus pour gagner plus, parce qu’il a laissé la Justice aux mains du dogmatisme et sans trop de moyens. Parce qu’il n’a pas pallié la déficience de Schengen en sécurisant nos frontières, parce qu’il a trop suivi les positions atlantiques et celles de Mme Merkel… Bref, comme dit Strauss-Kahn, parce que sa fusée est partie de travers, François Hollande a fait monter le mécontentement et boosté le Front National.

Baisse du pétrole, euro au plus bas, agios avantageux, liquidités abondantes, dans ce contexte inespéré, la France souffre de trop d’impôts, de trop de chômage, de trop de dette, de trop d’insécurité et de trop peu de croissance : Manuel Valls, en tant que Premier ministre en porte la responsabilité.

Incapable, pour cause de suivisme de la politique de François Hollande, d’obtenir de bons résultats, mauvais faiseur mais bon diseur, Manuel Valls a jusqu’ici réussi à donner le change en agitant le chiffon rouge du Front National.

Ce chiffon n’ayant plus lieu d’être, au moins pendant quelques mois, Manuel Valls cherche maintenant des partenaires capables de partager et même d’endosser ses échecs.

Déjà, dans les régions, Xavier Bertrand et Christian Estrosi prennent sur eux la charge de décennies d’impérities. Sur le plan national, si Nathalie Kosciusko-Morizet (mal à l’aise dans un Parti stalinien) est encore indécise, Jean-Pierre Raffarin se porte candidat pour un gouvernement de salut national…Ah ! Les braves gens…

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 10:30

C’est particulièrement flagrant dans les régions Nord et Paca où Xavier Bertrand et Christian Estrosi, deux barons théoriquement de droite, ne doivent leur victoire qu’au report des voix de gauche. Report fortement induit par Manuel Valls qui les avait nommément adoubés comme candidats officiels du Front Républicain.

Chacun à leur manière (« Ta gueule » dit en substance Xavier Bertrand. Mieux vaut PS en tant qu’allié plutôt qu’ennemi, explique Christian Estrosi) ces deux vainqueurs de grandes régions de France disent zut à Nicolas Sarkozy.

L’UMPS qui sévit en douce dans la gouvernance de la France depuis des décennies, trouve là, par opposition au FN, l’occasion de se manifester au grand jour. C’est un succès pour Manuel Valls qui rêve de disposer d’une force unique pour mener à bien sa lutte acharnée contre « les forces du mal ». Pour ce faire, outre le PS qui lui obéit au doigt et à l’œil, il peut compter sur le ressentiment des « Iznogoud » de la droite, NKM en tête.

Reste à savoir si la mayonnaise va prendre : Si (et cela reste considérable) deux tiers des électeurs restent fidèles au « pacte républicain » on voit bien que le nombre des mécontents ne cesse de grandir. Les Ducs de l’UMPS et leurs Barons, doivent maintenant, s’ils veulent réussir à terrasser les « forces du mal » afficher, enfin, des résultats.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 10:14

En votant pour ceux qui, de gauche et de droite, ont, depuis plus de 30 ans mené le pays, les français ont dit oui à la dette et au chômage.

Ils ont dit oui à la mondialisation polluante, oui à l’Europe invertébrée, oui à l’Amérique hégémonique, oui à l’Ukraine, non à la Russie, oui à la Turquie, (Pays laïc peuplé de musulmans). Les français ont dit oui aux écoutes individuelles, à l’Etat d’urgence, aux gardes à vues, aux assignations à résidence sur simple dictat administratif.

Ils ont dit oui à la guerre en Irak. (Suite effrayante de l’aberration américaine que la France avait en son temps dénoncée).

En bon démocrates le tiers des électeurs actifs qui sont pour un amendement de la mondialisation, une révision de l’Europe, pour l’indépendance d’outre atlantique, pour une réconciliation russe, pour la distance avec la Turquie, pour un poids fiscal plus faible et mieux reparti, pour un droit du travail revu…doivent s’incliner devant le suffrage universel.

Ceux-là, le front républicain, gauche et droite confondues, les considère immoraux. Peut-être ne sont-ils que malheureux ?

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 16:09

Pendant que Claude Bartolone se méfie de l’opinion des gens* et de la « race blanche », Manuel Valls broie du noir.

Après le conflit avec l’Etat Islamique, les attentats, l’état d’urgence, voici, dit-il, qu’un terrible fléau, bien pire encore, menace les français : la guerre civile. La France serait, comme au temps de la guerre d’Espagne, divisée en deux camps. D’un côté les républicains (gauche extrême gauche, centre et droite molle), de l’autre les nationalistes (droite dure et extrême droite).

Lorsque (CSA oblige) la France est privée des prédictions catastrophiques que sa voix puissante et métallique propage sur les ondes, il se fait comme un silence salvateur, sorte de répit après la tempête, où chacun se tâte en riant, tout content d’être encore en vie.

A l’approche de Noël et des fêtes de fin d’années quelques jours de rémission dans la distillation des angoisses seraient les bienvenus. Pour ma part, tout en constatant la généralisation de la montée des peurs, je me pose la question de savoir pourquoi le Premier ministre les brandit à chaque instant. Je vois deux réponses possibles :

--L’intérêt politique : la peur comme moyen de faire admettre des mesures contraignant les libertés.

--La sincère obsession que des factions extrémistes ne s’en prennent à la république.

Un psychanalyste pourrait y voir plus clair, mais je suis frappé par la redondance de certaines de ses expressions qui reviennent comme un leitmotiv.

--D’abord les « je veux » … Je veux dire ici, je veux prendre mes responsabilités…

--Ensuite « J’aime » … J’aime la France, j’aime la République etc.

Y aurait-il dans son inconscient comme un besoin de s’affirmer ? L’amour violent qu’il porte à la France n’entraine-t-il pas chez lui un besoin, un devoir, excessif d’avoir à la protéger ?

IL se pourrait aussi qu’après de longs mois de dur travail et d’épreuves, Manuel Valls soit tout simplement fatigué.

* « Dans l’opinion, si vous voyez les positions dominantes, on rétablirait la peine de mort et on virerait tous les immigrés ; Soyons attentifs »

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 15:46

Immoral, raciste, dangereux, clament en cœur les plus hautes instances de la république, soutenus en cela par une majorité d’élites et de faiseurs d’opinion. « Si le FN gagnait, ne serait-ce qu’une seule région, ce serait un drame national » dit le premier ministre.

Bigre ! Mais si le FN est si dangereux, ceux qui votent pour lui ne le sont-ils pas plus encore ? Alors puisque le suffrage universel est potentiel de crimes, pourquoi la république laisse-t-elle (sous forme de bulletins) les couteaux à portée des assassins sur la table des bureaux de vote ?

Autrement dit, est-ce que le Président de la République et son Premier ministre ne faillissent-ils pas à leur devoir en refusant d’engager des actions pour interdire ce parti ?

Ce jour, Mme de Sarnez dit que ceux qui votent pour le FN font un acte immoral : Plus de six millions de français qui s’adonnent à l’immoralité ça commence à faire beaucoup. Ne serait-il pas temps que son Parti (et d’autres aussi), interpelle à la tribune, entame des procédures, bref fasse du bruit pour démontrer en quoi le FN est immoral et nuisible et empêcher de donner l’occasion à des salauds ou des imbéciles de s’adonner à des pratiques que la morale réprouve.

Enfin cette république qui sait, qui dit qu’elle nourrit en son sein un Parti immoral et dangereux, république qui ne fait rien pour le soustraire au vote des citoyens mais qui l’utilise à des fins politiciennes, cette république n’est-elle pas, elle-même, dans un comportement immoral ?

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 10:40

Si un bon Premier ministre est celui qui a un chômage élevé, une forte dette, une imposition record, une monnaie en baisse, une guerre à financer, des attentats à pleurer et un état d’urgence à renforcer : assurément, Manuel Valls est un excellent Premier ministre.

Tout irait donc bien, si une coutume issue d’un passé qui remonte à 1848, (je veux parler du vote universel masculin) puis étendu en 1944 aux Femmes, ne venait perturber, de loin en loin, la mécanique bien huilée du régime Présidentiel de 1958.

Encore que le suffrage universel soit, en France, particulièrement atone puisque les dernières élections montrent que 50% des électeurs potentiels ne votent pas. Il est vrai que la démocratie représentative évite au citoyen le fardeau de contribuer aux affaires publiques. L’inaction conduisant à l’indifférence, font que lorsque le suffrage est sollicité, le reflexe républicain s’en trouve ankylosé.

Les choses étant ce qu’elles sont, sur 44 millions d’électeurs appelés aux urnes seuls 22 millions se sont déplacés desquels il faut soustraire les six à sept millions qui ont voté FN, mais déclarés officiellement bannis de la République par le Premier ministre et plus informellement proscrits par la classe politique et la majorité de la presse. De 44 millions voici le suffrage, correctement admis, réduit à 15 millions : Quoi qu’ils en disent ce n’est pas un signe de très bonne santé démocratique.

Le sacrifice des postulants socialistes, voulu par le gouvernement pour faire barrage au FN dans les régions où le peuple vote pour lui, sera-t-il suffisant pour permettre à la puissance des appareils de primer la volonté populaire ? Le blocage de la soupape démocratique n’empêchera pas la pression de monter.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 10:26

L’histoire dira si George W. Bush a eu raison de faire la guerre en Irak et si Barak Obama a finement joué en retirant ses troupes d’un pays en désordre, laissant ainsi un terrain (et des armes) libre à l’Islamisme de prospérer.

L’histoire dira si François Hollande sert les intérêts de la France en la faisant vassale d’une politique étrangère américaine déjà reconnue comme une des moins brillantes de ces dernières années.

L’histoire dira si la position schizophrène du Premier ministre, qui admet le FN comme parti légal tout en refusant à ses élus le droit d’appartenir à la République, est de nature à inciter les gens à voter pour son parti.

L’histoire dira si Pierre Gattaz, qui reçoit des milliards d’euros sans faire baisser le chômage, n’a pas berné le gouvernement.

L’histoire dira bien des choses, et 2016 sera l’année des rebondissements.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 16:23

L’état totalitaire est celui qui, sur l’assise d’un régime Présidentiel (Gouvernement du Président, par le Président, pour le Président), substitue l’indépendance et le pouvoir judiciaire, de la Justice a l’Etat. Dès lors l’administration peut se servir des forces de police pour écouter, assigner à résidence, perquisitionner, mettre en garde à vue quiconque lui inspire soupçon sans accord préalable d’un juge d’instruction.

Les palinodies parlementaires qui prétendent contrôler de leurs fauteuils dorés le bon respect des droits ne peut tromper que les imbéciles ou ceux qui s’en fichent.

Normalement, vu le péril du contexte, la France aurait dû doubler ou tripler son budget de Justice, de sorte que des permanences de magistrats soient disponibles de jour comme de nuit et que des lieux de rétentions suffisamment nombreux, adaptés, humanisés et cloisonnés en fonction des degrés de délinquance, puissent mettre hors d’état de nuire les individus dangereux.

C’est, à mon sens, volontairement que le pouvoir a mis l’accent sur l’indépendance de la Justice, tout en se gardant bien de lui en donner les moyens.

Je ne connais pas d’exemple d’état autoritaire qui soit, de lui-même, revenu à la franche démocratie. Déjà inscrit dans la constitution de 1958, accentué par le quinquennat, l’embrasement du foyer autoritaire se dit justifié par la nécessité d’empêcher de nouveaux attentats. Cela reste à prouver : Apres les attentats de Madrid (200 morts et 2000 blesses) la démocratie Espagnole est restée « droit dans ses bottes » et aucun état d’urgence n’a été décrété.

Les mesures liberticides prises en France ont pour cause soit la peur, soit l’intention délibérée de permettre au pouvoir d’affirmer son autorité. Seule la gauche pouvait prendre de telles dispositions, adoubée qu’elle est en cela par une droite encore plus sécuritaire. Le contraire eut été impossible : on imagine d’ici les cris de la gauche si la droite avait promu l’état policier.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 12:29

Pour un pouvoir il est plus facile et gratifiant de protéger un pays à coup de mesures sécuritaires que de faire baisser le chômage ou de contenir la dette. Tout pouvoir penche naturellement vers la volonté de puissance car la volonté de puissance est l’essence même du pouvoir.

Lorsque des évènements montrent la nécessité de soumettre les libertés individuelles, lorsque la sauvagerie de ces évènements soulève le cœur, il est alors commode, au nom des valeurs de la république, de les mettre en scène et d’obtenir ainsi, que ceux qui se veulent libres, tendent d’eux-mêmes les mains pour se faire enchainer.

La suite, on la connaît, c’est sous d’autres formes et sous d’autres noms que l’état d’urgence va se perpétuer. Désormais inscrit dans la constitution, il passera de l’état de parenthèse à l’état de droit.

Cet état des écoutes intimes, des assignations à résidence, des intrusions domiciliaires, des gardes à vues et des détentions dites provisoires, permettra (peut-être) d’éviter un nouvel attentat.

Mais la France ne sera plus la France, du moins celle que Jean–Moulin avait voulu et pour laquelle s’est sacrifié.

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