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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 10:26

L’histoire dira si George W. Bush a eu raison de faire la guerre en Irak et si Barak Obama a finement joué en retirant ses troupes d’un pays en désordre, laissant ainsi un terrain (et des armes) libre à l’Islamisme de prospérer.

L’histoire dira si François Hollande sert les intérêts de la France en la faisant vassale d’une politique étrangère américaine déjà reconnue comme une des moins brillantes de ces dernières années.

L’histoire dira si la position schizophrène du Premier ministre, qui admet le FN comme parti légal tout en refusant à ses élus le droit d’appartenir à la République, est de nature à inciter les gens à voter pour son parti.

L’histoire dira si Pierre Gattaz, qui reçoit des milliards d’euros sans faire baisser le chômage, n’a pas berné le gouvernement.

L’histoire dira bien des choses, et 2016 sera l’année des rebondissements.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 16:23

L’état totalitaire est celui qui, sur l’assise d’un régime Présidentiel (Gouvernement du Président, par le Président, pour le Président), substitue l’indépendance et le pouvoir judiciaire, de la Justice a l’Etat. Dès lors l’administration peut se servir des forces de police pour écouter, assigner à résidence, perquisitionner, mettre en garde à vue quiconque lui inspire soupçon sans accord préalable d’un juge d’instruction.

Les palinodies parlementaires qui prétendent contrôler de leurs fauteuils dorés le bon respect des droits ne peut tromper que les imbéciles ou ceux qui s’en fichent.

Normalement, vu le péril du contexte, la France aurait dû doubler ou tripler son budget de Justice, de sorte que des permanences de magistrats soient disponibles de jour comme de nuit et que des lieux de rétentions suffisamment nombreux, adaptés, humanisés et cloisonnés en fonction des degrés de délinquance, puissent mettre hors d’état de nuire les individus dangereux.

C’est, à mon sens, volontairement que le pouvoir a mis l’accent sur l’indépendance de la Justice, tout en se gardant bien de lui en donner les moyens.

Je ne connais pas d’exemple d’état autoritaire qui soit, de lui-même, revenu à la franche démocratie. Déjà inscrit dans la constitution de 1958, accentué par le quinquennat, l’embrasement du foyer autoritaire se dit justifié par la nécessité d’empêcher de nouveaux attentats. Cela reste à prouver : Apres les attentats de Madrid (200 morts et 2000 blesses) la démocratie Espagnole est restée « droit dans ses bottes » et aucun état d’urgence n’a été décrété.

Les mesures liberticides prises en France ont pour cause soit la peur, soit l’intention délibérée de permettre au pouvoir d’affirmer son autorité. Seule la gauche pouvait prendre de telles dispositions, adoubée qu’elle est en cela par une droite encore plus sécuritaire. Le contraire eut été impossible : on imagine d’ici les cris de la gauche si la droite avait promu l’état policier.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 12:29

Pour un pouvoir il est plus facile et gratifiant de protéger un pays à coup de mesures sécuritaires que de faire baisser le chômage ou de contenir la dette. Tout pouvoir penche naturellement vers la volonté de puissance car la volonté de puissance est l’essence même du pouvoir.

Lorsque des évènements montrent la nécessité de soumettre les libertés individuelles, lorsque la sauvagerie de ces évènements soulève le cœur, il est alors commode, au nom des valeurs de la république, de les mettre en scène et d’obtenir ainsi, que ceux qui se veulent libres, tendent d’eux-mêmes les mains pour se faire enchainer.

La suite, on la connaît, c’est sous d’autres formes et sous d’autres noms que l’état d’urgence va se perpétuer. Désormais inscrit dans la constitution, il passera de l’état de parenthèse à l’état de droit.

Cet état des écoutes intimes, des assignations à résidence, des intrusions domiciliaires, des gardes à vues et des détentions dites provisoires, permettra (peut-être) d’éviter un nouvel attentat.

Mais la France ne sera plus la France, du moins celle que Jean–Moulin avait voulu et pour laquelle s’est sacrifié.

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 10:15

Bien que l’Allemagne soit en pointe dans la mise en œuvre d’énergies dites « nouvelles », elle n’arrive pas à répondre à ses besoins sans exploiter à outrance des gisements de lignite ; sources de pollutions et d’émissions de CO2, bien au-delà de ses frontières.

Etant donné que les « énergies vertes » ne peuvent pas, même en Allemagne, subvenir seules aux besoins d’une économie moderne, il est peu probable qu’elles y arrivent en Inde même avec l’aide de subventions.

La Cop21 a pour but d’expliquer aux Indiens que ce qui est admis à nos portes pour 80 millions d’Européens serait intolérable pour les 1 milliard deux cent millions de gens qui se trouvent chez eux.

En conséquence la réussite de la COP21 tiendra dans la faculté de persuader une grande partie de la population Indienne à continuer à se baigner dans le Gange plutôt que de prendre des douches chaudes.

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 08:27

L’histoire de la France est une histoire de guerres. Au seuls critères historiques, la guerre relève presque de l’état normal. C’est ainsi que lorsque les autorités ont annoncé que la France était en guerre personne n’a paru surpris ou contrarié.

D’autant que si les guerres ont parfois créé plus de malheurs qu’on ne pourrait dire, elles ont au moins l’avantage de rassembler. Lorsqu’un pays, malgré les promesses et les surcroits d’impôts, a trop de chômage et de dettes, le peuple a tendance à regimber, au moins dans les urnes, parfois dans la rue. La guerre fige les citoyens devant le drapeau de sorte que la France sera le premier pays de l’UE à renoncer aux libertés accordées par la convention européenne des droits de l’homme.

Après la guerre au Mali, le Président Hollande a décidé de la poursuivre en Irak et en Syrie. Il s’agit maintenant de détruire l’état Islamique, grâce à des bombes capables de viser une aiguille dans une botte de foin, tout en s’assurant de l’appui des combattants capables de combattre au sol. (Al-Nostra proche d’Al-Qaida, Front Islamiste, Armée syrienne libre, Armée Syrienne Bachar-el-Assad, Kurdes du YPG, Armée Irakienne…)

L’ennui c’est que la plupart de ses groupes se réclament de l’Islam et se battent aussi entre eux. Mais le vrai risque, le vrai danger, serait que Washington et Moscou profitent de la circonstance pour régler leurs différends par Turquie interposée. Pour le moment le score revient aux Alliés : Soukhoï 1, F1 zéro.

François Hollande a reçu la France en Paix, va-t-il la rendre en Guerre ?

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 16:01

Son nom est Vladimir Poutine. Pour cause de Georgie, d’Ukraine, de Crimée, de Bachar el Assad, on l’a détesté, humilié, sanctionné, on a livré à l’Egypte les navires qui lui étaient destinés, la Turquie, membre de l’Otan, a descendu un de ses avions. Ils (les Syriens « modérés » ?) ont sauvagement achevé le pilote…

Lors de sa dernière visite à Washington, François Hollande a reçu les consignes d’Obama : Demander à Poutine de combattre l’Etat Islamiste tout en lâchant Bachar el Assad de sorte que les « modérés » affidés à l’occident puissent fonder un régime démocratique et apporter bonheur et paix au Moyen-Orient.

Que peut-on vraiment attendre d’une coalition ou, peu importe le mot, d’une coopération avec un pays de moujiks aussi peu considéré ? Si la Turquie continue à faciliter le transit du pétrole des ennemis et si elle persiste à descendre les avions alliés, si par la voix de Laurent Fabius et de Manuel Valls, notre premier souci consiste toujours à éliminer Bachar el Assad et à espérer le salut en l’Islam modéré c’est, comme on dit chez moi, bien mal barré.

Que veut-on en fin de compte ? Faire plaisir à Obama ? Eliminer Bachar el Assad ? Mettre l’économie russe à genoux tout en leur demandant de gros efforts militaires ? Combattre le terrorisme en ouvrant les frontières ? Fermer les yeux sur les intentions plus ou moins louches d’Erdogan ? Bref, comme disait Foch une seule chose est à se dire : « Où est la question ? »

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 12:37

Après les attentats, François Hollande se devait de donner des gages à l’opinion publique. C’est chose faite : De l’état d’urgence à la révision de la Constitution, des cartes prépayées à l’envoi du porte-avion, les médias ne savent plus où donner de la tête, tant les mesures pleuvent, nombreuses et disparates.

La plus spectaculaire d’entre elles, concerne les bombardements sur des objectifs ciblés de l’Etat Islamiste, dont le Président Hollande nous assure (contre l’avis de la plupart des experts) que leurs actions, liées avec celles des alliés, seront suffisantes pour mettre Daech à genoux. Acceptons-en l’augure : contre toute attente les prévisions optimistes de François Hollande se sont souvent réalisées.

Mais, même en admettant que les bombes alliées, à 200.000 euros le pétard, puissent détruire à coup sûr l’objectif fixé sans dommages collatéraux, même en admettant qu’il ne reste plus aucun djihadiste capable de passer à l’action, quid du devenir de l’Irak et de la Syrie ? Quid de l’organisation politique, administrative, policière et militaire capable d’assurer le redressement et la stabilité de ces pays ? NI Barak Obama ni François Hollande n’ont de réponse à ces questions.

Après que les champions de la démocratie aient « détruit » les régimes d’Irak et de Lybie, après qu’ils aient laissé ces pays en état de déshérence avec les résultats que l’on sait, François Hollande parle de « détruire » Daech sans dire ce qu’il envisage pour l’avenir de ce pays après que les bombes aient accompli leur besogne. C’est une nouvelle erreur que les français ne devraient pas accepter.

La seconde erreur consisterait à croire que la destruction de l’Etat Islamiste résoudrait le problème de l’islamisme franco-français avec ses métastases Belges et européennes. Selon les « vrais » * intellectuels (Laurent Joffrin par exemple) il y a deux sortes de musulmans : les bons qui font passer les lois de la République avant celle d’Allah et les mauvais qui mettent la loi de Dieu avant celle des hommes.

La difficulté est de les distinguer avant qu’ils aient commis leurs forfaits, parce qu’après, au vu du carnage, on ne peut plus se tromper.

*On connait les « pseudos » désignés par Najat Vallaud-Belkacem.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 09:06

Le monde occidental s’accorde pour dire que l’Etat Islamiste procède d’une déviance religieuse particulièrement cruelle et dangereuse. Que pensent de cela les grands pays musulmans comme l’Algérie, la Turquie ou l’Egypte ? N’est-il pas étonnant de voir que ceux qui sont proche de la Syrie et de l’Irak et qui aspirent à un Islam apaisé et compatible avec des valeurs universelles, ne se trouvent pas en première ligne, je veux dire sur le terrain, pour lutter contre Daech ?

Contre la barbarie, dit Jean-Marie le Guen, la France sert de bouclier à l’Europe. Bravo ! Mais est-ce à dire que les frappes aériennes (qui nous coutent très cher) seront suffisantes pour mettre Daech à genoux ? Non répondent la plupart des experts militaires : il faut combattre sur le terrain. Si les russes pourront, le moment venu, compter sur les forces de l’Armée Syrienne, il n’en est pas de même pour nous puisque nous combattons aussi Bachar el Assad.

En vérité, jusqu’à présent, nos frappes ciblées n’ont guère d’impact probant sur la mise à mal de l’Etat Islamiste, par contre elles participent à importer le terrorisme chez nous. Et quand bien même nos bombes seraient efficaces, l’Islamisme est comme l’hydre de Lerne : on coupe les têtes mais la bête vit toujours.

Pour faire court et parler poliment, François Hollande est en train d’engager la France dans un fichu merdier.

.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 13:16

Derrière la litanie d’afflictions effarées, pointe la propagande visant à faire croire aux français qu’ils sont en guerre* et justifier ainsi « l’Union Sacrée »

En dehors de considérations affectives, force est de dire que les attentats apportent une légitimation imparable aux objectifs que Manuel Valls** s’est fixé : Parti unique et Etat policier. Aidé par les évènements il progresse clairement vers son but. Après que la loi sur le renseignement, qui donne aux policiers le droit d’écoute et d’ingérence dans la vie privée, se soit avérée incapable d’empêcher de nouveaux attentats, voici maintenant « l’Etat d’urgence » qui attribue les pouvoirs exceptionnels, précédemment requis lors de la (vraie celle-là) guerre d’Algérie.

Après l’Etat policier il reste au Premier Ministre à nourrir l’idée que, compte tenu des circonstances, l’Union Sacrée entre majorité et opposition est le devoir patriotique qui s’impose à la Nation. La difficulté ne vient pas des partis, du Centre ou de Droite, trop heureux que la gauche vienne appuyer leurs convictions tout en favorisant l’élection de leurs candidats. La difficulté sera d’occulter suffisamment la vision de bon sens des électeurs. Est-ce que, par exemple, les citoyens seront assez naïfs pour croire que c’est à la Grèce ou à la Bulgarie qu’il revient d’assurer la sécurité des frontières de la France ?

Pour ma part je suis entièrement d’accord sur le constat de Michel Houellebecq : « La situation malheureuse dans laquelle nous nous trouvons est due à nos responsables politiques ; et ces responsabilités politiques devront être tôt au tard analysées » D’accord aussi sur la solution proposée :« Il me semble que la seule solution, que nous avons pour le moment laissé de côté, est l’application de la seule forme de démocratie réelle, et je veux dire par là la démocratie directe »

*Pour ceux qui l’ont connue, « la guerre » ce n’est pas ça.

** « retardé congénital » selon Michel Houellebecq

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 13:21

On mesure la santé d’un pays à son besoin de police. Plus il est malade, plus il faut de gendarmes et de prisons. Dans un pays en bonne santé, les filles peuvent sortir (même la nuit) sans risques et les voitures ne sont pas brulées. Dans un pays en bonne santé on se respecte les uns les autres, on ne conduit pas sous effet de drogue et on ne tue pas des innocents en se faisant exploser à coup de TATP.

La nécessité de doter la France de toujours plus de police, de plus de moyens d’écoutes et de surveillance, de plus de rigueur dans l’état d’urgence montre à l’évidence que la France est malade, très malade.

Comme on le fait d’une maladie honteuse, ce mal qui la ronge de l’intérieur doit rester caché. Alors la France cherche un prétexte : elle fait la guerre. Ce ne sont pas les méchants qui lui manquent : Poutine, Bachar el Assad et (depuis peu) l’Etat Islamique que l’on persiste à designer sous son nom arabe ou de lessive : Daech. A l’un elle fait la guerre économique, à l’autre la guerre politique et aux derniers elle envoie quelques bombes sur des objectifs ciblés.

Le régime présidentiel de la Cinquième République porte en lui le germe du Parti Unique que Manuel Valls appelle de ses vœux. L’état de guerre est un prétexte qui le justifie amplement. Depuis que le Président de la République a pris à son compte les mesures préconisées par la droite et que MM. Alain Juppé et consort se disent d’accord avec François Hollande, c’est chose faite.

Il reste encore à promouvoir la doctrine unique et trouver celui qui en sera le héraut : je propose Laurent Joffrin

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