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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 12:40

On peut, évidemment, jouer sur les mots et postuler qu’elle n’a pas dit exactement cela : « La droite, qu'a-t-elle encore de républicaine ? Elle nous répète toute la journée les plaines d'Alsace et les pinèdes du sud-ouest. La droite républicaine n'a pas besoin de faire l'esbroufe pétainiste de la terre qui ne ment pas ».

Aimé Césaire, dont on sait l’admiration que lui porte Mme Taubira, va plus loin encore : « Très chrétien bourgeois qui porte en lui un Hitler qui s'ignore, Hitler qui l’habite, Hitler qui est son démon »

Inutile de faire un dessin pour voir que la silhouette de ce bourgeois très chrétien habité par Hitler se calque parfaitement sur le profil de cette « droite » dont parle la Garde des Sceaux.

On sait que lorsqu’elle veut faire mal, les propos de Christiane Taubira relèvent plus du nidoreux que du mellifluent, mais, hors de l’intention blessante, on retrouve l’idée, chère à Manuel Valls, d’exclure toute droite qui ne serait pas « républicaine ».

L’erreur consiste à faire comme si derrière les partis, considérés comme nauséabonds, il n’y avait pas d’électeurs, comme si les partis se suffisaient à eux-mêmes alors qu’ils n’existent que par la volonté de ceux qui votent pour eux.

Dans un temps où l’abstention risque d’être le premier parti de France, refuser à ceux qui ne plaisent pas le droit d’être de la république conduit direct à la mort de la démocratie. Jean-Christophe Cambadelis a bien flairé le danger qu’il y avait à s’engager dans cette voie.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 12:29

Dimanche dernier Manuel Valls, Premier Ministre, a mis en garde contre le "drame" qui s’ensuivrait d’une victoire du FN aux élections régionales.

Puisque ce drame serait la conséquence du vote des citoyens, Le Chef du Gouvernement dénonce, par là même, les dangers du suffrage universel.

Le tropisme totalitariste refoulé qui se fait jour au travers des propos et des attitudes du Premier Ministre mériterait pourtant d’être expliqué au grand jour car quiconque est un peu lucide, voit bien qu’il y a désormais quelque chose qui cloche au cœur même du système de la cinquième république.

Mais, contrairement à Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis ne veut pas se laisser enfermer dans le piège qui consiste à crier au loup, quitte à ne rien faire pour l’empêcher de nuire.

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 12:56

Plus ça va, plus on consomme. Plus on consomme, plus on souille et plus on est plus on pollue. La nécessité de freiner l’emballement de cette machine infernale saute aux yeux. Comment ?

  1. En stabilisant la consommation.

  2. En consommant plus propre.

  3. Enmaitrisant la démographie.

La dualité entre cela et la réalité de nos économies fondées sur la consommation et la croissance, pose le problème de la résolution (dans les faits) de cette contradiction.

Dernièrement, le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) a élu un économiste comme nouveau Président. Cette élection est le résultat d’une négociation politique, dont les tenants et les aboutissants ne sont pas divulgués, le vote étant tenu secret.

Présenter le GIEC comme organisation exclusivement scientifique relève de la contre-vérité. C’est une machine qui s’appuie sur des observations scientifiques pour faire du scientisme et imposer des vues politiques.

L’affaire Verdier pose le problème de savoir jusqu’où va l’emprise du fait climatique désormais imbriqué dans le pouvoir économique et politique. La grande peur est au réchauffement de la planète. Pourtant plus il fait froid, plus on chauffe, plus on pollue. It’s a fact !

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 10:12

Monsieur le Premier Ministre, vous avez un réel potentiel de leader politique et il serait dommage que vous le gâchassiez.

Votre première erreur consiste à croire que le quinquennat est une période suffisante pour permettre tout à la fois de faire des réformes tous azimuts et d’en récolter les fruits : cela aboutit presque immanquablement à une veste électorale.

La seconde erreur est d’accepter telle quelle la feuille de route du Président Hollande : son chemin est bien trop sinueux et piégeur pour s’y lancer sans retenue.

La troisième erreur relève de votre faiblesse à vous laisser imposer certains ministres qui, pour des raisons différentes, ne sont pas de niveau ou agacent l’opinion publique : le minimum serait qu’au moment d’engager une réforme du code du travail, le ou la maitresse du jeu sache, au moins, les règles d’un CDD.

Monsieur le Premier Ministre vous avez un problème : Le Président de la République.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 08:14

Fort de ses convictions et de ses prérogatives, Manuel Valls s’impose à l’Assemblée Nationale, clouant le bec à ses opposants et allant jusqu’à s’accorder le droit de refuser leur légitimité aux élus qui ne lui conviennent pas.

Déjà, Aristote avait, avant lui, dénoncé, les effets pervers de la démocratie(*) lorsqu’elle entrave par ses déviances populistes l’action du pouvoir. Mais qu’est-ce que le populisme ? C’est par exemple, faire croire à des malheureux que leurs difficultés viennent de l’Euro et affirmer que dans des pays qui n’ont pas cette monnaie, comme le Danemark, la Suède ou l’Angleterre, on peut vivre, avec moins de chômage, mieux qu’en France : le Premier ministre dénonce cela.

Le Parti socialiste affaibli et divisé n’étant plus capable, à lui seul, de barrer la route au Front National, Manuel Valls cherche donc à former une coalition avec ceux qui, bien qu’adversaires (mais pas ennemis**) sont censés partager des valeurs républicaines communes.

J’écoutais, hier, sur France Info, M. Alain Juppé parler de la Syrie. Nonobstant le phrasé et le timbre de voix, j’avais l’impression d’écouter Laurent Fabius. Sur ce sujet comme sur d’autres, M. Juppé est bien plus proche de la social-démocratie européo-atlantiste de François Hollande que de Nicolas Sarkozy. La concordance des visions politiques entre « Les Républicains », version Juppé, et ceux du Centre et du PS, saute aux yeux et rend l’idée de « Front Républicain », chère à Manuel Valls, tout à fait plausible.

Bien que ce ne soit pas le cas de tous les leaders de droite, M. Juppé et les centristes ne sont pas si loin de M. Valls et des socialistes éclairés qu’ils ne puissent, au nom de la république en danger, faire une sorte d’Union Sacrée. Si le « Front Républicain » était une force capable de gagner les élections, cela ferait de cette coalition (et de celui qui en prendrait la tête) un faiseur de Roi à la prochaine présidentielle.

Depuis Nicolas Sarkozy en 2007, puis François Hollande en 2012, l’élection d’Alain Juppé en 2017 puis celle de Manuel Valls en 2022 permettrait de renouer avec la désormais tradition démocratique française : l’alternance République recherche « Charlie » désespérément

* « Démocratie corruptrice de la République »

**Christiane Taubira

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 13:06

L’article 4 de la Constitution précise : « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie »

Question : Le Front National répond-t-il aux conditions de l’article 4 de la constitution ? Non répond le Chef du Gouvernement ! A une élue du FN : « Vous n’êtes ni la République ni la France »*

Il appartient au Président de la République de pallier l’ambiguïté qui consiste à donner droit au citoyen d’élire un député, dont le Premier ministre conteste, en plein hémicycle, la légitimité. Un tel manque de respect du citoyen contrevient au principe du suffrage universel.

L’article 5 de la Constitution donne au Président mission de « veiller au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État »

A moins de laisser se déliter la démocratie française jusqu’au point de non-retour, il est urgent, que le Président Hollande demande au Conseil Constitutionnel de statuer sur la légitimité des élus et en particulier ceux du Front National. Si les élus du FN ne sont « Ni de la République ni de la France » il y a imposture à laisser des citoyens voter pour eux.

*A Marion Marechal le Pen le 10 mars 2015 : « Alors Madame, jusqu'au bout, je mènerai campagne pour vous stigmatiser et pour vous dire que vous n'êtes ni la République, ni la France »…. « Hors de question de laisser la FN remporter une région »
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 14:08

Comme bien d’autres, je réponds aux deux critères essentiels grâce auxquels on est Français : Appartenir à l’espèce humaine et posséder un carton plus ou moins plastifié qui atteste : « Nationalité Française ». Bien qu’il m’arrive parfois, au soir des douces brises, de ressentir comme une insuffisance d’avoir à m’en contenter, cela m’a permis d’échapper à « Mort pour la France », sorte de rite qui sévissait jusqu’ici dans ma famille depuis plusieurs générations…

Je vivais donc, entre cassoulet et vins de Pécharmant, des jours paisibles : « Ecoutez c’est le val, la lande, la forêt, c’est la verte douceur des soirs de la Dordogne, écoutez les Gascons c’est toute la Gascogne », jusqu’à ce que (je ne les citerai pas tous) Manuel Valls, Anne Hidalgo, Claude Bartolone, Malek Boutih, Nathalie Kosciusko-Morizet, Rama Yade, Nadjat Vallaud-Belkacem, Harlem Désirviennent troubler ma quiétude en me faisant toucher du doigt le distinguo qu’il convenait de faire entre deux sortes de français : les bons, dits « Républicains » et « les autres » dont je suis.

Si j’ai bien compris, être « Républicain » (aussi dits Charlie) c’est, pour l’essentiel, adhérer à des « Valeurs » humanistes pré-codifiées et se déterminer résolument, fermement, quoiqu’il en fût, quoiqu’il en soit, quoiqu’il en sera, Européen. C’est aussi et surtout ne voter que pour des partis « Républicains », c’est à dire Socialiste, Centriste, et… « Les Républicains ». (Malinx !)

La masse « des autres » se décompose principalement entre ceux qui ne votent pas (dont, de ce fait, tout le monde se fout) et ceux qui votent par millions FN, lesquels commencent à friser fortement les moustaches des « Républicains » et en particulier celles, en possible devenir, du premier Ministre.

Fidèle à sa nature, Manuel Valls a choisi de mener le combat en picador. Arrivera-t-il, ainsi que promis, à terrasser l’ignoble taureau d’extrême droite ? Nous le saurons bientôt.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 08:11

Manuel Valls : « Hors de question que le FN remporte une région » Dans un climat tendu et à la veille d’élections on imagine mal un Premier Ministre plaisanter sur ce sujet.

Mis à part les périodes que j’ai connues dans mon enfance, jamais je n’aurais imaginé, qu’en France, un pouvoir pourrait, à nouveau, décider par lui-même du résultat d’un scrutin.

Jamais je n’aurai imaginé qu’un régime démocratique puisse prétendre imposer avec autant d’impudence sa volonté au peuple souverain.

Est-ce la fatigue ? Est-ce la fréquentation de régimes totalitaires ? Manuel Valls doit choisir entre se reprendre ou entamer une carrière de dictateur.

« Hors de question que le FN remporte une région » Par cette phrase Manuel Valls laisse entendre qu’il maitrise le résultat des élections…Et si c’était vrai ?

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 12:46

Pourvu qu’il soit doux…Je parle du régime Républicain Français… Pourvu qu’il reste paternel ! Pourvu que, débonnaire, ce régime laisse aux français, le droit de désigner, de temps en temps, leurs maitres, même si le choix doit rester limité aux deux partis qui se partagent le pouvoir depuis des décennies. Pourvu que la justice reste indépendante, la presse libre et la pensée aussi.

Bien entendu il y aura plus de lois restrictives, plus de moyens d’écoutes et panoptiques de surveillance, plus de règlements, plus de police, plus de mal pour se loger, pour rouler, pour se garer, pour courir pour bronzer, pour nager…Il y aura plus de monde dans nos pays, plus de monde dans nos villes, bref moins de place pour vivre et pour travailler mais plus pour polluer.

Puisqu’il en est ainsi, puisque les pays qui ont vu naitre nos civilisations s’abandonnent, puisque l’Europe avide de consommateurs les invite à venir, on voit s’organiser nos sociétés comme des fourmilières où chaque individu se fond dans un moule commun : la République. On comprend l’importance de l’école, on comprend le souci de former, dès l’enfance, le futur citoyen de telle sorte que quelle que soit son origine, sa culture, il lui soit inculqué, tant qu’il est malléable, l’idée qu’il est pareil aux autres puisque Républicain.

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 13:12

De droite à gauche, de gauche à droite, tous les partis, y compris ceux du centre, condamnent, combattent, redoutent, le Front National. Il y a chez ces contempteurs un tel acquit de valeurs, un tel bagage intellectuel, une telle routine de gouvernance, que leur alliance dans l’exécration du FN, ne peut qu’inspirer de la méfiance envers ce parti.

Alors que ce parti est reconnu légal par les instances juridiques, faut-il, pour autant, passer de la méfiance au rejet ? Manuel Valls, Premier Ministre, n’hésite pas à le faire en déniant, dans l’hémicycle, aux élus du FN le droit d’appartenir à la République.

Cela appelle plusieurs questions :

  1. Est-ce à l’exécutif (Président de la République, Premier ministre…)de décider de l’appartenance ou du rejet de tel ou tel parti ?

  2. Peut-on accuser Marine Le Pen sans mettre aussi et d’aborden cause ceux qui votent pour elle et sans lesquels le FN n’existerait pas ?

A la première question la réponse est non, du moins si l’on s’en tient à l’esprit de la Constitution : « Gouvernement du Peuple, par le Peuple » A ce titre, seul les représentants du Peuple, devraient, par leur vote, avoir le droit d’exprimer le rejet de tel ou tel parti.

Mais, dans les faits, la réponse est oui: la France est régie par un système Présidentiel, dans lequel, une fois élu, c’est l’exécutif qui commande.

La seconde question appelle en simple logique une réponse claire : de même qu’une maison ne peut se faire sans les matériaux qui la constituent, de même un parti ne peut exister sans les femmes et les hommes qui votent pour lui. Cela veut dire que lorsque Manuel Valls refuse à un élu du FN d’être de la république il refuse, ipso-facto, à celle ou celui qui vote pour ce parti le droit de citoyen.

Sauf que la politique ne relève pas de la simple logique : Le but de chacun étant de se faire élire il faut, tout en salissant le parti adverse, se bien garder de froisser leurs électeurs.

En conclusion : Le système politique de la cinquième République (surtout dans sa forme quinquennale) relègue l’expression populaire au rang de moyen permettant à ceux qui y aspirent d’accéder au pouvoir et d’en user sans vergogne.

Faute d’ambition pour porter la France au sommet de l’Europe, la droite et la gauche l’ont (chacun leur tour) maintenue, au prix du chômage et de la dette, au rang de second couteau.

La Cinquième née de la chienlit de 68 ne peut que finir dans sa fonction première : le totalitarisme. Totalitarisme violent du FN ou plus sensiblement cucu des socialistes et républicains.

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