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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 10:17

 

Bien que préjudiciable à la santé de la planète et de pas mal de gens, dès l’annonce par Donald Trump de maintenir aux Etats-Unis l’exploitation des huiles et gaz de schiste, les cours du baril de pétrole sont descendus au-dessous de 50 dollars.

Par effet inverse si Emmanuel Macron avait réussi à convaincre le clan Trump de renoncer à produire du pétrole par fracturation hydraulique (et aller de ce fait dans le sens des accords de Paris) le prix du baril aurait immédiatement fait un spectaculaire bon en avant.

Ce faisant, Emmanuel Macron aurait gravement compromis l’équilibre de notre économie, laquelle ne tient debout que grâce à des agios obligeants, une politique d’abondance monétaire et surtout un prix d’énergie anormalement bas qui permet tout à la fois de booster la consommation et de dégrader le climat.

Ceux qui vont partir en vacances à bord de leurs grosses berlines et de leurs 4X4 peuvent dire : Merci Monsieur Trump et après nous le déluge !

 

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 12:49

 

La Cop 21 est une entente intellectuelle, morale, politique de bon aloi qui tend à faire prendre conscience de la nécessité de changer de mode de vie pour éviter de piller et de polluer la planète.

 

Insuffisante, puisqu’elle ne prend pas en compte le fait que l’homme étant, par nature, pollueur il est nécessaire de contrôler, voire de limiter, l’évolution démographique, la Cop 21 est plus une volonté qu’une action. Elle n’ambitionne aucun effet immédiat propre à stopper l’exploitation des gaz de schistes ni les centrales à charbon chinoises ou allemandes.

 

Ceux-là même des Chefs-d ’Etat qui se font les chantres d’un avenir écologique frémissent à l’idée d’un baril à 200 dollars qui aurait pour effet immédiat de limiter les effets nocifs du carbone, de promouvoir considérablement les énergies renouvelables mais qui ficherait en l’air l’économie mondiale dont ils sont, par ailleurs les fervents affidés. La coruscante formule magique « En même temps » de notre nouveau Président prend là toute sa valeur en matière de postulations contradictoires.

 

On reste coi devant l’énigme que pose Donald Trump : Dérangé ? Stupide ? ou simplement comédien. Sans réponse à ce mystère il est hasardeux d’essayer de le combattre de front comme le fait Emmanuel Macron. Faut-il que, par sa voix, la France appelle les américains à la guerre de sécession pour abattre leur Président ? Le Maire de New-York fort content de voir la France prendre la tête de la contestation internationale n’est pas prêt, pour autant, de remplacer ses taxis jaunes par des voitures électriques dont l’énergie serait uniquement issue de productions vertes. « En même temps », aucun féru de la mondialisation n’a intérêt à une dégradation économique des Etats-Unis laquelle avec ses 20000 milliards de dettes (encore insuffisantes) et son solde commercial calamiteux est beaucoup plus fragile qu’il n’y parait.

 

Emmanuel Macron, jeune, beau, intelligent, cultivé se veut en Jupiter maitre des horloges. Pourra-t-il déjà s’imposer comme Maitre du Monde ?

entente intellectuelle, morale, politique de bon aloi qui vise à faire prendre conscience de la nécessité de changer de mode de vie pour éviter de piller et de polluer la planète.

Insuffisante, puisqu’elle ne prend pas en compte le fait que l’homme étant, par nature, pollueur il est nécessaire de contrôler, voire de limiter, l’évolution démographique, la Cop 21 est plus une volonté qu’une action. Elle n’ambitionne aucun effet immédiat propre à stopper l’exploitation des gaz de schistes ni les centrales à charbon chinoises ou allemandes.

Ceux-là même des Chefs-d ’Etat qui se font les chantres d’un avenir écologique frémissent à l’idée d’un baril à 200 dollars qui aurait pour effet immédiat de limiter les effets nocifs du carbone, de promouvoir considérablement les énergies renouvelables mais qui ficherait en l’air l’économie mondiale dont ils sont, par ailleurs les fervents affidés. La coruscante formule magique « En même temps » de notre nouveau Président prend là toute sa valeur en matière de postulations contradictoires.

On reste coi devant l’énigme que pose Donald Trump : Dérangé ? Stupide ? ou simplement comédien. Sans réponse à ce mystère il est hasardeux d’essayer de le combattre de front comme le fait Emmanuel Macron. Faut-il que, par sa voix, la France appelle les américains à la guerre de sécession pour abattre leur Président ? Le Maire de New-York fort content de voir la France prendre la tête de la contestation internationale n’est pas prêt, pour autant, de remplacer ses taxis jaunes par des voitures électriques dont l’énergie serait uniquement issue de productions vertes. « En même temps », aucun féru de la mondialisation n’a intérêt à une dégradation économique des Etats-Unis laquelle avec ses 20000 milliards de dettes (encore insuffisantes) et son solde commercial calamiteux est beaucoup plus fragile qu’il n’y parait.

Emmanuel Macron, jeune, beau, intelligent, cultivé se veut en Jupiter maitre des horloges. Pourra-t-il déjà s’imposer comme Maitre du Monde ?

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 14:10

 

 

Emmanuel Macron est un pur produit de la démocratie française dans le sens où cette démocratie donne le droit aux français de choisir leurs maitres une fois tous les cinq ans. Faut-il comprendre que lorsque la presse sort une affaire de nature à le contrarier, elle contrarie aussi, à travers sa personne, la démocratie elle-même puisqu’il en est le produit ? « Les choses ne vont pas forcement bien quand la presse se fait juge » dit-il. Difficile de tracer la ligne entre le droit d’informer et la proscription de juger.

 

On le voit bien : face à une opposition en miette ou complice, la presse est le seul caillou, dangereux, qui risque de le gêner. Sans la presse il n’y aurait pas d’affaire Ferrand. Sans la presse il n’y aurait pas d’enquête, seule susceptible de dire si ce ministre a oui ou non porté atteinte à cette probité dont il s’est fait le chantre et qui a largement contribué à l’élection de son favori. Grâce à la presse, le Procureur de Brest, qui avait dans un premier temps écarté, d’un revers de main, l’hypothèse de l’illégalité, a décidé de faire la lumière : qu’il en soit remercié.

 

La même main qui a serré fermement celles de Donald Trump et de Vladimir Poutine va-t-elle aujourd’hui trembler ? Le Président Macron va-t-il dire à son compagnon de campagne, auquel il doit beaucoup, « Tu ne peux pas rester » ? Si Le Président attend le verdict des urnes aux régionales et que celui-ci soit favorable il restera l’espoir que l’enquête se termine par un classement sans suite : pari risqué.

Compter sur cela, donner du temps au temps, risque d’être compris comme une faiblesse qui trancherait avec l’image du « Chef » qu’il a voulu (et réussi) jusqu’à présent à donner.

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 13:33

 

Les électeurs vont bientôt donner au nouveau gouvernement la majorité godillot qui a été précédemment voulue et choisie comme telle par le parti « En Marche ». En élisant Emmanuel Macron les français se sont clairement prononcés en faveur de l’Europe et pour une sorte de Présidence monarchique contre l’alternance droite gauche des anciens partis. En donnant la majorité aux députés « En marche » ils offriront à ce pouvoir tous les pouvoirs. Face à lui (pour autant qu’elle ait jamais existé) l’indépendance ‘’politique’’ de la justice ne tiendra pas longtemps et nous verrons de sa part des positions en noir ou blanc en fonction de l’orientation partisane des mis en cause.

 

Ainsi doté de tous les pouvoirs, l’Elysée y adjoindra un cabinet secret dont la vocation principale sera la lutte contre le terrorisme mais qui pourra, subsidiairement, écouter et jeter un coup d’œil sur ce qui se passe dans les salles de rédaction.

 

Pour ma part je crois que le Président Macron usera de cette « démocratie à la Poutine » avec discernement et modération, si cela doit améliorer les choses, on ne pourrait que s’en féliciter.

 

Mais je ne crois pas que cela suffise. Je ne crois pas que la ponction sur les retraites soit de nature à compenser l’augmentation des budgets de la police, de l’armée, de la justice, de l’éducation et à apporter le soutien économique promis à l’Afrique. Je ne crois pas qu’une super loi « EL Khomri » puisse ramener le déficit commercial à l’équilibre, réduire le chômage et la précarité, juguler la dette tout en maintenant le déficit budgétaire sous le seuil des trois pour cent.

 

Selon moi, le Président Macron fait la même erreur que l’ancien conseiller : il veut inscrire la France dans la compétition internationale avec un moteur dont le turbo est en faiblesse. Seule une augmentation de la dette pour investir cent ou deux cent milliards dans une relance judicieuse et concrète pourrait, à bref délais, relancer notre économie.

 

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 13:48

 

Photographiés côte à côte, Emmanuel Macron et Justin Trudeau symbolisent, en tant que « play-boys » de la politique spectacle, le monde dont Nietzche parlait : « Voici venir la contradiction entre le monde que nous vénérons et le monde que nous sommes »

Dans la vénération portée à notre jeune Président de la République (celle qui va le conforter bientôt dans son succès aux législatives) nous sommes en plein dans la réalité d’aujourd’hui : celle de la pub et de l’apparence, de l’allégorie, de l’illusion et de la représentation, qui aboutit au culte de la personnalité.

 

Mais le monde que nous sommes n’est pas celui de la fuite en avant : Le monde que nous sommes ce n’est pas l’image d’Emmanuel Macron mais celui de la dette de vingt mille milliards de dollars contractée par les Etats Unis (qui doit relever à nouveau son plafond) ou celle de la Chine qui dépasse les deux cent sept pour cent de son PIB. « L’assimilation d’une volonté étendue sur de longs espaces de temps, le choix des conditions et des évaluations qui permettent que l’on puisse disposer de l’avenir sur de siècles tout entiers » dit encore Nietzche qui en tire « De quoi il faut conclure que ce sont les principes ‘’désorganisateurs’’ qui donnent un caractère à notre époque »

 

La culture de l’image est partout : dans la vitrine de l’Otan à un milliard d’euros plutôt que dans la traque des terroristes sur le terrain. Cette contradiction entre le monde de la vénération et celui bien réel dans lequel nous sommes n’est pas étrangère aux terribles atteintes à la vie, ainsi moins cruelles mais pas moins insidieuses que celles que nous faisons subir à la nature.

 

Lassés de l’alternance droite gauche, dont ils voient bien que c’est la même chose, les français ont opté pour le milieu que leur proposait Emmanuel Macron. Penser à gauche et agir à droite : cette nouvelle vénération ne résout en rien le problème fondamental.

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 13:31

 

Aller à Berlin pour dire à Angela Merkel que la France doit se réformer avant d’envisager une refonte des traités : c’est du Hollande.

Aller à Berlin affirmer que l’Europe doit, rapidement (sans préjudice des réformes à mettre en œuvre dans tels pays) harmoniser sa fiscalité, son droit du travail et ses retraites, hélas ! ce n’est pas du Macron.

 

Aller au Mali pour dire que la France va continuer son effort de guerre et soutenir l’économie du Sahel : c’est du Hollande.

Aller au Mali pour dire aux Maliens qu’après cinq ans de soutiens militaires et financiers il serait temps qu’ils se prennent en main, hélas ce n’est pas du Macron.

 

Recevoir les syndicats pour la forme et refiler le mistigri au gouvernement : c’est du Hollande.

Dire aux syndicats qu’ils doivent revoir leur copie : moins d’organismes plus d’adhérents, moins de subsides de l’état plus de cotisations, moins de politique plus de soutiens pragmatiques dans une vision de l’intérêt général y compris celui des chômeurs, hélas ce n’est pas du Macron.

 

Reprendre en matière de terrorisme les mesures déjà en vigueur et y rajouter un staff de hauts fonctionnaires dépendant de l’Elysée : c’est du Hollande.

Remédier au fait que nombre de tueurs sont déjà connus des services mais que, par suite de quelques raisons, la justice ne peut pas les mettre hors de nuire, hélas ce n’est pas du Macron.

 

J’ai, jusqu’à présent, l’impression de voir la bande annonce d’un remake en couleur du film de François Hollande. Attendons le film. Cela fait déjà cinq ans que le metteur en scène Macron siège à l’Elysée : Il serait temps !

 

 

 

 

 

 

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 13:27

 

Même si cette opposition est à côté de la plaque, même si elle est injuste, brutale, partisane, même si elle va au contraire des intérêts du pays, elle est indispensable à la démocratie. Mieux vaudrait, bien sûr, qu’elle soit intelligente et utile mais, surtout et avant tout, à condition qu’elle ne soit pas connivente.

 

A entendre le concert de louanges pour ce Président et son gouvernement, à voir les sondages qui lui donnent pleins pouvoirs à l’Assemblée, à observer les « Républicains » (qui sur le fond pensent comme « En Marche ») prêts à « l’opposition constructive » (sic) je me dis qu’il ne faut rien attendre de ces gens-là.

 

Reste alors ceux qui ne sont pas en amour de l’Europe, en extase devant le modèle Allemand, en estime du libre-échange, en faveur de frontières communes, en connivence avec le Luxembourg et la Golden-Sachs, mais ceux-là sont tellement incrédibles avec la sortie impossible de la zone euro ou leur vision Cubanesque du bonheur des peuples, tellement incapables de faire cause commune, éparpillés façon puzzle aux quatre coins des personnes et des idées, qu’ils auront trop de mal à se disputer entre eux pour peser tant soit peu.

 

Pourtant, il y a trente ou quarante pour cent de citoyens qui, pour des raisons diverses, sont dans la contestation du pouvoir actuel et de ceux qui l’ont précédé. Faute d’une opposition crédible et démocratique à l’Assemblée il ne leur reste qu’une voie possible : celle du terrain. En dynamitant les partis de droite et de gauche (eux-mêmes prédisposés à se suicider), sans opposition franche et brutale Emmanuel Macron et son gouvernement prennent le risque de la rue.

 

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 13:18

 

 

Je lis, sur un journal, la profession de foi du Premier ministre…c’est d’une banalité à faire pleurer les poules ! Le coup de « Il » (le Président) décide, je (Premier ministre) consulte les ministres, je tranche, ils (les ministres) exécutent : vieille ritournelle chaque fois rabâchée. Après tout pourquoi pas ? Sauf que ce n’est pas conforme à l’article vingt de la Constitution : « Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation » Or, le Gouvernement (y compris ce dernier) ne « détermine » rien du tout : il exécute les ordres du Chef de l’Etat et je m’étonne que le Conseil Constitutionnel ne trouve pas là l’occasion d’une mise au point…Passons : On a compris que la Constitution française, pas plus que les Traités européens, ne sont pas faits pour être respectés mais seulement interprétés selon l’humeur du moment.

 

Les choses étant ce qu’elles sont, le profil de notre Premier ministre est assez conforme au poste qu’il doit tenir : Enarque, compètent, bien sûr intelligent, grand, sportif, dans la force de l’âge et au caractère suffisamment souple pour accepter qu’après une vingtaine d’années de consultations, d’expertises, de jugements, de médiations, de referendum, bref de palinodies diverses et variées pour gagner du temps et éviter toute décision, au caractère suffisamment souple , disais-je, pour que l’on continue dans cette voie en nommant un médiateur dont on ne voit pas bien ce qu’il pourra médiater en dehors de la facture qui va s’ajouter à ce que les contribuables ont déjà payé pour rien. Ayant montré dès son entrée ses capacités à la flexibilité nous voici rassurés sur les capacités du Chef du gouvernement y compris celle à courber l’échine.

 

Je parle ici d’une qualité tout à fait nécessaire pour travailler avec un Président assez de droite pour plaire à l’Allemagne et susciter le ralliement des Républicains et assez de gauche pour augmenter les impôts.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 08:13

 

 

En fait, nous ne savons pas (du moins je ne sais pas) quel a été l’impact de l’action d’Emmanuel Macron sur la politique de François Hollande lorsqu’il fut son conseiller puis ministre. Jusqu’ici, je ne peux donc le juger que sur sa capacité à séduire les foules sans préjudice de le voir à l’œuvre lorsque le moment sera venu.

 

Cependant je décèle dans la mise en scène de son intronisation deux symboles forts :

Le premier, signe le très moyen intérêt qu’il porte à l’écologie en choisissant pour descendre les Champs Elysées une grosse Citroën conventionnelle plutôt qu’un véhicule électrique ou hybride aptes à réduire les effets nocifs pour la santé dans les grandes villes.

Le second, en faisant passer l’Hymne à la Joie avant la Marseillaise, révèle un tropisme européen flagrant : Beethoven devant Rouget de l’Isle ; c’est tout un symbole.

 

Monnaie commune, frontières communes, défense commune, fiscalité commune, règles communes, seuls les réflexes nationalistes (désormais largement combattus) freinent l’élan fédéraliste sous-jacent. Napoléon se voulait Empereur de l’Europe, Emmanuel Macron s’en espère peut-être Président.

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 13:54

 

 

J’écoutais ce matin l’émission de Jean-Jacques Bourdin qui recevait Laurent Berger : beaucoup de bonnes idées pour améliorer le monde du travail, mais pas un mot sur le chômage. Pas un mot sur les trente à quarante pour cent d’électeurs qui votent non pas, comme le disent maints commentateurs, pour Mélenchon ou Le Pen, mais qui votent avant tout contre un système mondial qu’ils rendent responsables de les mettre dans le trou.

 

Or s’il est vrai qu’une large majorité de Français a voté pour l’Europe, le libre-échange, l’abondance de monnaies, les matérialités réelles et virtuelles confondues, un monde où la nécessité de connaissances de plus en plus pointues rejette les moins pourvus ; il n’empêche que les trente à quarante pour cent qui s’estiment exclus méritent une attention que je ne perçois pas dans les élites, qui se disent (peut-être un peu légèrement) qu’après les législatives le problème des « sans dents » ne se reposera que dans cinq ans.

 

Puisque l’Europe est au centre du dispositif voulu par les français, notons que l’Allemagne n’est pas contre une révision des traités européens à condition que la France ait, au préalable, remis de l’ordre dans ce qui contrevient aux engagements actuels : dette et déficit budgétaire pour l’essentiel. De ce fait, coincé entre les impératifs de la zone euro et la dolence économique du pays (déficit commercial, croissance molle, chômage élevé) Emmanuel Macron n’a, comme ses prédécesseurs, que la ressource d’augmenter les impôts. Ce faisant il fera, une nouvelle fois, basculer une partie de la classe moyenne inferieure vers les « sans dents »

 

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