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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 10:11

Coucou les revoilous ?

Pour nous, braves français chanceux, qui avons reçu cinq cent mille euros de salaires, que d’années de labeur, de rencontres, de bavardages, de cafés, de bistrots, de restos ; que de traces avons-nous laissé (ne serait-ce que celles d’emmerdeurs) qu’il ne faudrait pas plus d’une heure pour retrouver la preuve de nos présences, le témoignage de notre existence, dans des chantiers, des bureaux, des cafètes ou des toilettes.

Cela pour le « vulgum pecus » … mais il n’en est pas de même pour nos chers élus. Ce matin Philippe Gosselin (Député de la Manche, soutien d’Alain Juppé) dit n’avoir jamais vu, au sein de l’Assemblée, Madame Penelope Fillon… mais, s’empresse-t-il d’ajouter, il y a tant de cloisons, tant de couloirs, qu’il n’est point étonnant de ne l’avoir jamais rencontrée--Après le fantôme de l’Opéra, cette nouvelle version de l’ectoplasme du Palais Bourbon ne manquera pas de combler les amateurs d’énigmes fantastiques.

Il n’empêche que, dans le temps ou Hercule Poirot fera son enquête, il y a place pour qu’un hologramme d’Alain Juppé puisse donner le change. J’y vois bien François Bayrou, l’obstiné et éternel candidat à la Présidence de la République dont on imagine à quel point le démange l’envie de remettre ça. J’augure que d’ici peu il se pourrait bien que l’on assiste à l’acte trois : « Bayrou ou la revanche de Juppé » … Coucou les revoilous ?

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 09:53

Pourvou qué ça douré !

 

Vendredi dernier François Hollande a dénoncé le protectionnisme économique prôné par "celui qui prête serment" le désormais (et contesté) Président des Etats-Unis dont le seul nom lui écorche la gorge.

"Nous sommes dans une économie mondiale, ouverte et il n'est pas possible et souhaitable de vouloir s'isoler de l'économie mondiale", a plaidé François Hollande. Ça serait des pertes d'emplois, des pertes de compétences et des pertes considérables de développement pour notre économie ".

A en croire François Hollande, (un million de chômeurs de plus en cinq ans) sans cette économie mondiale le nombre de sans-emploi aurait encore augmenté.

Voilà pour le discours et si, comme le dit l’establishment, la mondialisation a épargné une catastrophe sociale à la France, ce n’est pas, comme en Allemagne, grâce à une balance commerciale en excédent.

En ce qui concerne les Etats-Unis, leur balance commerciale est en déficit de 370 milliards de dollars avec la chine, 80 avec l’Allemagne, 60 avec le Mexique. La Chine quant à elle, fait 510 mds d’excédents commerciaux et l’Allemagne 300. Tout comme la France et le Royaume-Uni l’Amérique est un pays déficitaire. La dette américaine qui frôle les 20.000 milliards a presque doublé sous Obama. Si une telle situation convient très bien aux élites, (les classes hautes sont de plus en plus riches) elle n’en pénalise pas moins les moyennes dont les compétences sont disputées à bas prix par des pays moins développés. Avec la poussée des robots, les ouvriers subissent, quant à eux, la double peine. Alors que Detroit se meurt, Shenzen, grâce aux investissements étrangers, développe une croissance moyenne de plus de 25% par an.

Le vote Républicain a, d’une manière plus ou moins intuitive, pris conscience que la perdurance d’une telle situation mènerait inévitablement l’Amérique à la perte de son leadership mondial.

La France, elle, se blottit derrière le bouclier de la zone euro qui, notamment grâce à l’Allemagne, est en excèdent commercial. Cela lui permet d’envisager, bon an mal an, un déficit cial moyen de l’ordre de 54 milliards de dollars et d’admettre une fois pour toutes (on a tout essayé*) que le chômage induit relève de la fatalité.

« Pourvou qué ça douré !»

 

*François Mitterrand

 

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 16:40

 

Il n’y a pas de plus grande obligation de soumission que celle de l’ambition.

Ce que je dis de Manuel Valls pourrait s’appliquer à bien d’autres, mais pourquoi chercher ailleurs quand on a un tel spécimen sous la main ?

Il fût soumis au Président de la République dans sa période « Premier ministre » notamment (comme il le dit lui-même) lorsqu’il fut « obligé » (?) de dégainer prématurément un 49.3 qu’il dénonce maintenant.

Fort de son envie de gagner les primaires, il est contraint aujourd’hui à dire des choses contraires à ses convictions d’hier.

Demain pour accéder à la présidentielle il devra encore changer de costume et se plier à un discours capable de plaire à une majorité d’électeurs.

Enfin, une fois Président de la République, Manuel Valls devra se soumettre au dictat de Francfort puisque c’est là que se pilote la politique monétaire de la France, à Bruxelles puisque c’est là que se juge la cohérence de notre budget, à Berlin puisque c’est là que se prennent les décisions sur l’immigration et les rapports internationaux ainsi qu’à la « City » ou à « Wall-Street » parce que c’est là que se dit ce qu’il convient de prêter à la France et à quel taux.

D'où un inévitable  désamour populaire pour les Présidents élus. Nicolas Sarkozy est passé par là, François Hollande aussi et tous ceux qui viendront y passeront aussi pour la simple raison qu’il y a dichotomie entre les nécessités franco-françaises pour se faire élire et celles qui viennent d’ailleurs pour gouverner.

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 10:10

 

« Le progrès » c’est la substitution des lois de la nature par celle des hommes afin de donner libre cours à leurs besoins de confort et de jouissance. C’est l’ascendant des droits de l’homme sur la dignité individuelle et celle des règles communes sur la conscience de chacun. « Le progrès » c’est le droit à l’avortement de femmes qui, par négligence de moyens contraceptifs, conçoivent des enfants dont elles ne veulent pas. C’est le droit aux couples mâles de louer des ventres féminins pour avoir les enfants que la nature leur refuse. C’est le droit aux ménages féminins de faire des enfants qui n’auront pas de père.

La science ouvre au « progrès » des espaces infinis : enfants sur mesure et vies artificielles. Une fois les barrières ouvertes, le besoin de progrès sera sans retenue parce que celui de jouissance est de nature infinie. Que vaut aujourd’hui le serment du mariage alors que les familles de décomposent et se recomposent au gré des humeurs ? Quel « je t’aime » à l’élu (e) peut résister à l’envie « du coup d’un soir » dès lors que les affiches en font la promotion sous couvert de prophylaxie ?

Bien que la civilisation occidentale ait déjà brisé bien des tabous, le cours du « progrès » ne sera pas celui d’un fleuve tranquille. L’homme cherchera encore dans les religions une réponse au scandale de la mort et il n’est pas certain que la loi qui s’impose à tous soit plus efficace que la conscience de chacun. L’un des prochains combats du « progrès » sera celui du droit aux « stupéfiants pour tous » suivi de celui de l’absolution des crimes commis sous leur influence car il y aurait quelque justice à ce que l’Etat, dès lors qu’il a mis à disposition un produit nocif, n’en fasse pas seulement supporter l’effet néfaste à celui qui les utilise.

Je vous le dis : on n’arrête pas le progrès.

 

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 09:56

 

Dans le premier temps, celui de la Primaire, Manuel Valls doit s’attacher à se réconcilier avec la partie de la gauche qu’il prétendait, encore hier, inconciliable avec la sienne.

Dans un second temps, il lui faudra, combiner son pas de telle sorte que de la valse au tango en passant par la zumba il enchante le plus grand nombre d’électeurs.

Dans le troisième temps, enfin Président de la République, il aura, à nouveau, à tenir compte des réalités : la balance commerciale chroniquement déficitaire qui engendre la nécessité d’une forte pression fiscale (ou de la dette) et qui induit un chômage excessif.

Au premier temps, Manuel Valls propose la suppression pure et simple (sauf pour le budget) de l’article 49-3. Après le quinquennat, après les primaires, ce serait faire sauter le dernier verrou qui empêche de revenir à la quatrième république. Cela aurait cependant l’avantage d’éviter que des gouvernants imbéciles puissent utiliser le 49-3 pour imposer des lois dont personne ne veut. Garantie appréciable dans le cas où l’ancien Premier ministre reviendrait au pouvoir.

 

 

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 15:30

 

"La rose est sans pourquoi, fleurit parce qu'elle fleurit, N'a souci d'elle-même, ne désire être vue." (Silesius) "L’homme diffère de la rose en ce que souvent, du coin de l’œil, il suit avidement les résultats de son action dans son monde, observe ce que celui-ci pense de lui et attend de lui. Mais, là même où nous ne lançons pas ce regard furtif et intéressé, nous ne pouvons pas, nous autres hommes, demeurer des êtres que nous sommes, sans prêter attention au monde qui nous forme et nous informe et sans par là nous observer aussi nous-mêmes » (Heidegger). 

La société du spectacle, dont le flot ne cesse de grossir, nous informe et nous forme à un monde que nous ne percevons plus qu’au travers de son regard approximatif, péremptoire, fugace et orienté. Nous ne voyons plus la rose pour ce qu’elle est.   Depuis la nuit des temps l’homme cherche ce « pourquoi » dont, peu à peu, la science dévoile des bribes, mais pour lequel le puzzle est encore loin d’être reconstitué. Méfions-nous de ce monde du spectacle qui nous donne des « pourquoi » en veux-tu en voilà tout mâchés. Sachons, parfois, ne pas chercher à comprendre pour ne voir de la rose que sa mystérieuse beauté.

 

 

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 13:33

 

Trois fois recalé à l’élection Présidentielle, forcé par le dépit d’appeler à voter Hollande, le voici frustré de sa vindicte contre Nicolas Sarkozy. Privé de son soutien à Alain Juppé, dépassé par Emmanuel Macron, désormais obligé de faire obédience à François Fillon.  

Mais il le fait à sa manière, en posant ses conditions : « Il lui sera impossible de soutenir Fillon dans le cadre de la présidentielle s'il n'infléchit pas ou ne précise pas sa ligne dans plusieurs domaines qu'il juge essentiels pour faire triompher l'alternance en 2017 »

Scrogneugneu ! Voilà qui est dit. Remarquons qu’il laisse sa porte grande ouverte puisqu’il ne demande pas plus que des « précisions » ce que bien entendu François Fillon et son entourage vont s’attacher à faire dans les temps à venir. Ainsi rassérène François Bayrou pourra mettre à son actif le rétropédalage obligé que François Fillon devra consentir s’il veut gagner les présidentielles.

Alors, le Maire de Pau pourra garder la face et sauver quelques bribes d’investitures indispensables à la survie de son Modem… Pauvre François Bayrou.

  

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 10:18

 

Au-delà de tout ce que l’on peut dire, il y a un fait patent, évident, irréfutable : si Alain Juppé ne s’était pas soumis à la Primaire, si au lieu de s’en remettre au verdict d’un dixième il avait fait confiance à celui de tous les Français, il serait encore dans la course et probablement très bien placé. La Primaire de la Droite a donc privé les Français d’un choix de qualité.

Cependant la Primaire a le vent en poupe parce qu’elle convient aux professionnels de la politique, et qu’elle s’inscrit dans la déferlante de la société du spectacle qui conquiert le monde entier.

Jusqu’à présent la droite a réussi sa Primaire parce que ceux qui exprimaient des idées contraires ont choisi de se rassembler derrière celui qu’ils combattaient.  La souplesse de conviction de NKM ou de JF Copé se retrouvera-t-elle à gauche chez Gérard Filoche ou Marie Noëlle Lienemann ? Je n’en suis pas sûr et pourtant tel sera l’enjeu.  Si le vainqueur n’arrive pas à rassembler, la Primaire de la Gauche sera ratée.   

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 09:57

 

A l’idée que le châtelain de Beaucé pouvait encore augmenter les taxes, réduire l’aide médicale, accroitre le temps de travail, sabrer la fonction publique, reculer l’âge de la retraite, supprimer l’ISF ; quatre millions d’électeurs de droite, du centre (?) et de gauche (??) se sont empressés de voter pour François Fillon. C’est bel et bien cette version outrée du programme de l’ex premier ministre de Nicolas Sarkozy, cette conception sacrificielle d’un trop bien être national qui a fait sauter de joie tous ces français.

François Fillon est depuis longtemps ancré dans l’idée que les français vivent trop bien. Dès son arrivée à Matignon il déclarait la France en faillite. Comment, alors, expliquer que des fonds de pension, venus de toutes parts, se battent pour prêter de l’argent à la France ? L’idée d’une France en faillite est tout simplement erronée. Elle découle d’une tactique politique qui fait voir les choses en noir pour mieux faire avaler la purge, mais aussi de la propre personnalité de M. Fillon.

Quiconque est tant soit peu d’aplomb reconnait que la France a besoin de dégraisser et de muscler le mammouth, de rétablir sa balance commerciale et de limiter son déficit. Mais cela doit se faire par des opérations de microchirurgie précise, juste là où c’est nécessaire, sans casser le modèle social français ainsi que la fonction publique (lesquels doivent cependant évoluer).

Au lieu de cela François Fillon propose une opération à ventre ouvert et sans anesthésie par-dessus le marché. Mais l’ancien Premier Ministre est un homme politique trop expérimenté et avisé pour ne pas adapter son projet en fonction des intentions de vote et des circonstances. Déjà François Bayrou, (trois fois rejeté par les français à la Présidence mais qui a démontré ses fortes capacités d’empêchements) compte bien l’incliner vers cela.  Si tel n’est pas le cas, si une fois élu François Fillon persistait à appliquer tel quel son programme un fort coup de tabac est à prévoir.  

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 08:26

 

Le fossé entre ce qui se dit pour conquérir le pouvoir et ce qui se fait pour l’exercer ne cesse de se creuser. Le fait que la bascule entre le camp des vainqueurs et des vaincus se joue à peu de chose, conduit au paradoxe d’une déconvenue des vainqueurs, dont les élus, face aux réalités, font le contraire de ce qu’ils avaient promis. Alors, à peine élu, le Président perd le soutien populaire et ne tire plus sa légitimité que des institutions. Après les élections la France passe de la démocratie populaire à la démocratie légale. Cela induit deux effets : d’abord le clan des vainqueurs devient celui des cocus, ensuite la désaffection populaire enferme le Prince dans une forme de pouvoir juridique déconnecté de la population.

Désormais, la démocratie est passée du fantasme du « Gouvernement du Peuple, par le Peuple » au rôle de faiseur de rois. Cela se fait au doigt mouillé bien plus par affects que par réflexion. Les Partis n’hésitent plus à poser leurs conditions :  le vote à la Primaire de Droite est soumis à une profession de foi stipulant que l’électeur agrée aux valeurs républicaines de la droite et du centre. Sauf que les gens vont voter sans savoir de quelles valeurs il s’agit. Il est d’autant plus difficile de s’y retrouver qu’elles (les valeurs) sont douées de métamorphoses :   Hier le Centre incitait à voter à gauche pour contrer la dérive droitière de Nicolas Sarkozy, aujourd’hui ce Parti fait cause commune avec Alain Juppé dont le programme économique est encore plus dur. Où seront demain les « valeurs » du Centre, de la Gauche ou des Républicains ?

 Alors, que peut-on espérer de ces démocraties aux Partis magouilleurs, divisés ou opportunistes, aux citoyens intoxiqués, aux cultures déracinées. Que peut-on espérer de ces démocraties dominées par une Amérique  désormais déboussolée ?    

 

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