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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 12:55

 

On peut admettre, puisque c’est légal, que des députés rétribuent femme et enfants aux frais de la Princesse. On peut concéder qu’ils usent de leurs relations ou de leurs pouvoirs pour faire embaucher l’un de leurs proches. Le premier moment de rogne passé, cela ne devrait pas empêcher les accros à un parti, un programme et à un candidat de voter pour lui. Mais là est la limite.

Si des soupçons, étayés, de services rémunérés par de grandes entreprises touchent le postulant, si ces soupçons se révèlent contraires aux intérêts des citoyens (plus précisément ceux concernés par la sécurité sociale) alors l’électeur doit, en conscience, peser avec la plus grande attention le risque que son vote puisse favoriser des intérêts privés contraires à ceux de la nation. A peine élu un Président, non encore blanchi du soupçon de connivence avec des mutuelles, serait très mal placé pour faire des réformes drastiques sur les systèmes de santé.

En démocratie c’est à la justice de dire le droit et de dénoncer les manquements. Mais il lui faut des mois et des années pour lever le doute et entretemps tout prévenu est présumé innocent. On a vu par le passé des Ministres et même des Présidents en lesquels le peuple avait toute confiance, trainés en justice et condamnés. Au moment du suffrage, faute de savoir, l’électeur a le choix entre voter avec ses pieds ou s’en remettre au proverbe qui dit ‘’ dans le doute abstient toi ‘’ Dans le premier cas on voit les quinquennats finir en misère, dans le second il y a péril pour la démocratie.

 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 09:58

 

 

Dans un premier temps M. Fillon a collaboré à l’enquête du Parquet National Financier dans l’espoir que celui-ci rendrait rapidement un verdict de classement sans suite en sa faveur. « Je souhaite, pour rétablir la vérité, être reçu au parquet national financier dans les plus brefs délais » disait-il. Voyant les choses tourner autrement il conteste aujourd’hui, au nom de la séparation des pouvoirs, la compétence du PNF et porte plainte pour non-respect du secret de l’instruction.

Cette nouvelle stratégie a pour objet d’entraver ou de ralentir le cours des enquêtes et de remettre l’action judiciaire dans le long cours traditionnel qui reporte la fin des histoires à la Saint Glin-Glin, de telle sorte, qu’entre-temps, l’opinion publique finit par se lasser.

Encore reste-il à expliquer en quoi les relations privées de M. Fillon avec les compagnies d’assurances et les suspicions d’emploi fictif de Mme. Fillon auprès de la Revue des Deux Mondes ont à voir avec la séparation des pouvoirs. Sauf, peut-être, à regretter que dans le cas de M. Fillon cette séparation entre pouvoir financier et politique ne soit pas assez nettement tranchée.

Nous verrons dans un peu plus de deux mois l’impact que cette nouvelle stratégie aura sur les votes du premier tour de l’élection présidentielle. Les « Républicains » prennent le risque de voir s’ajouter à la mauvaise image actuelle, un sentiment d’impunité qui n’est pas du meilleur aloi.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 14:33

 

Suite à la conférence de presse tenue par François Fillon, je livre ici le ressenti d’un citoyen lambda qui, porte plutôt à droite et a donné son obole au Sarkoton.

En trente-deux ans de vie politique M. Fillon atteste qu’il n’a jamais enfreint les règles du droit et de l’éthique. Il est, selon lui, victime d’une machination relayée par des médias mal intentionnés qui portent préjudice au fondement même de la démocratie.

Nonobstant il présente ses excuses : mais pourquoi ? J’ai compris que c’était pour avoir mal apprécié, dans l’opinion publique, le ressentiment populaire envers des prébendes que les législateurs s’accordent à eux-mêmes et qui sont de ce fait parfaitement légales.

En ce qui concerne sa femme et ses enfants il affirme qu’en tant que parlementaire, il était seul juge du travail à faire accomplir et du salaire y afférant. Il dénie, au nom de la séparation des pouvoirs, le droit aux juges du pôle financier d’y mettre le nez. Aurait-il donné à son épouse le soin d’observer, pour trois mille euros par mois, le comportement des pigeons en terre sarthoise que personne ne devrait trouver à redire, lui seul étant libre du choix de cette mission.

Il a publié sur son site plusieurs éléments concernant les rémunérations de son épouse dont le salaire montait quand même jusqu’à six mille euros mensuels lorsqu’elle travaillait (?) comme attachée parlementaire pour Marc Joulaud.

Il publie également les données de son patrimoine immobilier dont sa ‘’maison’’ de province (Corps de bâtiment avec tour, quatorze chambres, bâtiments annexes sur un terrain de douze hectares comprenant la ferme y attenant) mais M. Fillon n’a pas précisé sous quel pont il loge quand il est à Paris. De la même manière nulle trace de la période ‘’ Revue des Deux Mondes’’

Petit détail : lorsqu’il affirme que la journaliste Kim Willsher s’était dite ‘’choquée’’ par les images diffusées dans Envoyé Spécial, ladite nie formellement cet échange : "Je lui ai envoyé un mail pour lui dire que j'étais désolée des conséquences pour elle. Mais les faits sont les faits, cessez de m'attribuer de faux propos. Le film et l'interview sont dans le domaine public", a-t-elle réagit.

Bref maintenant tout baigne (?) mais, je ne sais pourquoi François Fillon me fait penser à ce que disait Mirabeau à propos de Robespierre « Il ira loin parce qu’il croit tout ce qu’il dit » …On connait la suite.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 10:57

 

Lorsque mon oncle Roger, qui gagnât quelques tunes en trimant comme un fou, se prit d’acquérir en Corrèze le château de Balager, il y laissa sa fortune ainsi que sa femme qui partit avec le jardinier.

Lorsque François Fillon achète, en 1993, le château de Beaucé (vaste salle à manger, quatorze chambres, chapelle), plus heureux que mon oncle il conserve intact son précieux familial mais s’engage à des charges qui dépassent de loin les moyens d’un simple Député et le salaire de son épouse n’est pas de trop pour venir à la rescousse.

Je m’étonne que des Partis qui prétendent gérer les affaires de la France soient incapables, avant de présenter leurs candidats, de faire sur un coin de table le bilan approximatif entre leurs trains de vie et leurs ressources connues.

On sait qu’il existe des gens qui roulent en Ferrari et ne paient pas d’impôts. Mais ceux-là évitent d’être candidats à la Présidence de la République.

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 08:53

Fils de notaire François Fillon a des goûts et des besoins de grand bourgeois. Château en province, appartement à Paris, amour des belles voitures et nécessité d’un train de vie à la hauteur.

A moins de disposer d’une fortune personnelle ou de soutirer (comme Bernard Tapie) des subsides à des Banques (lesquels reviennent, in fine, à faire payer les citoyens), les émoluments même confortables d’un élu de la République ne suffisent pas. D’où la nécessité de faire contribuer son épouse aux besoins du ménage.

Personnellement je ne blâme pas M. Fillon d’avoir des goûts de luxe, je le plaindrais plutôt de ne pas en avoir les moyens.

 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 08:47

 

Imprudent lorsqu’il s’adonne au népotisme (même légal) sans bien mesurer les risques que cela comporte.

Imprudent lorsqu’il demande à un riche ami d’employer sa femme (sans aval du directeur de la revue) à des tâches confuses, mal définies sujettes à questions.

Imprudent quand il convie à déjeuner l’ami intime et bras droit de François Hollande pour lui faire des confidences controversées sur lesquelles on s’interroge encore aujourd’hui.

Imprudent lorsqu’il se pose comme symbole de la vertu en citant le général De Gaulle.

Imprudent dans ses propos sur la sécurité sociale dont on ne retient que l’aspect négatif.

Imprudent de dire qu’il faut se priver de 500000 fonctionnaires tant l’on sait que la police, la justice, le personnel soignant sont en sous-effectif.

Compte tenu de l’accélération du calendrier, sauf à ce que M. et Mme Fillon bénéficient d’un non-lieu dans les jours qui viennent, les « Républicains » ont des questions à se poser. Ils ont le choix entre le risque de perdre les élections ou de mettre au pouvoir un Président de la République dont l’épouse, même si elle n’est pas mise en examen, serait encore poursuivie par la justice. C’est le prestige de la France qui est en jeu.

 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 14:30

 

Je n’ai pas jusqu’ici répondu à tes lettres et j’ignore pourquoi je le fais aujourd’hui. Ce soir, la grande cuisine s’embrase de reflets sur les cuivres par le feu avivés. Accoudé à la vieille table polie par tant de servitudes, je me laisse aller.

Les chiens vont bien, ils se font vieux mais leur regard patient et doux et fidèle me réchauffe le cœur.

 

Le temps s’avance vers le printemps, déjà, l’aube allume parfois des reflets d’or sur les volets. Après les froidures d’hiver c’est un signe de bonnes récoltes. Les vergers n’ont pas trop souffert et la grande terre couve, en bonne mère, les semences de blé. Les bêtes sont de nouveau aux prés. Dans la ravine le ruisseau s’est remis à chanter.

Je n’ai pas vendu ta voiture, on la remisée dans la vielle grange à côté de celle de mon père dont tu aimais l’odeur des boiseries et du cuir Connoly.

Ta chambre est vide et le salon reste fermé. Je n’ai plus le cœur à chanter. Il me reste le goût de lire et de sentir l’air parfumé mais depuis que tu as pris la fuite j’ai perdu celui d’aimer.

 

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 10:11

Coucou les revoilous ?

Pour nous, braves français chanceux, qui avons reçu cinq cent mille euros de salaires, que d’années de labeur, de rencontres, de bavardages, de cafés, de bistrots, de restos ; que de traces avons-nous laissé (ne serait-ce que celles d’emmerdeurs) qu’il ne faudrait pas plus d’une heure pour retrouver la preuve de nos présences, le témoignage de notre existence, dans des chantiers, des bureaux, des cafètes ou des toilettes.

Cela pour le « vulgum pecus » … mais il n’en est pas de même pour nos chers élus. Ce matin Philippe Gosselin (Député de la Manche, soutien d’Alain Juppé) dit n’avoir jamais vu, au sein de l’Assemblée, Madame Penelope Fillon… mais, s’empresse-t-il d’ajouter, il y a tant de cloisons, tant de couloirs, qu’il n’est point étonnant de ne l’avoir jamais rencontrée--Après le fantôme de l’Opéra, cette nouvelle version de l’ectoplasme du Palais Bourbon ne manquera pas de combler les amateurs d’énigmes fantastiques.

Il n’empêche que, dans le temps ou Hercule Poirot fera son enquête, il y a place pour qu’un hologramme d’Alain Juppé puisse donner le change. J’y vois bien François Bayrou, l’obstiné et éternel candidat à la Présidence de la République dont on imagine à quel point le démange l’envie de remettre ça. J’augure que d’ici peu il se pourrait bien que l’on assiste à l’acte trois : « Bayrou ou la revanche de Juppé » … Coucou les revoilous ?

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 09:53

Pourvou qué ça douré !

 

Vendredi dernier François Hollande a dénoncé le protectionnisme économique prôné par "celui qui prête serment" le désormais (et contesté) Président des Etats-Unis dont le seul nom lui écorche la gorge.

"Nous sommes dans une économie mondiale, ouverte et il n'est pas possible et souhaitable de vouloir s'isoler de l'économie mondiale", a plaidé François Hollande. Ça serait des pertes d'emplois, des pertes de compétences et des pertes considérables de développement pour notre économie ".

A en croire François Hollande, (un million de chômeurs de plus en cinq ans) sans cette économie mondiale le nombre de sans-emploi aurait encore augmenté.

Voilà pour le discours et si, comme le dit l’establishment, la mondialisation a épargné une catastrophe sociale à la France, ce n’est pas, comme en Allemagne, grâce à une balance commerciale en excédent.

En ce qui concerne les Etats-Unis, leur balance commerciale est en déficit de 370 milliards de dollars avec la chine, 80 avec l’Allemagne, 60 avec le Mexique. La Chine quant à elle, fait 510 mds d’excédents commerciaux et l’Allemagne 300. Tout comme la France et le Royaume-Uni l’Amérique est un pays déficitaire. La dette américaine qui frôle les 20.000 milliards a presque doublé sous Obama. Si une telle situation convient très bien aux élites, (les classes hautes sont de plus en plus riches) elle n’en pénalise pas moins les moyennes dont les compétences sont disputées à bas prix par des pays moins développés. Avec la poussée des robots, les ouvriers subissent, quant à eux, la double peine. Alors que Detroit se meurt, Shenzen, grâce aux investissements étrangers, développe une croissance moyenne de plus de 25% par an.

Le vote Républicain a, d’une manière plus ou moins intuitive, pris conscience que la perdurance d’une telle situation mènerait inévitablement l’Amérique à la perte de son leadership mondial.

La France, elle, se blottit derrière le bouclier de la zone euro qui, notamment grâce à l’Allemagne, est en excèdent commercial. Cela lui permet d’envisager, bon an mal an, un déficit cial moyen de l’ordre de 54 milliards de dollars et d’admettre une fois pour toutes (on a tout essayé*) que le chômage induit relève de la fatalité.

« Pourvou qué ça douré !»

 

*François Mitterrand

 

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 16:40

 

Il n’y a pas de plus grande obligation de soumission que celle de l’ambition.

Ce que je dis de Manuel Valls pourrait s’appliquer à bien d’autres, mais pourquoi chercher ailleurs quand on a un tel spécimen sous la main ?

Il fût soumis au Président de la République dans sa période « Premier ministre » notamment (comme il le dit lui-même) lorsqu’il fut « obligé » (?) de dégainer prématurément un 49.3 qu’il dénonce maintenant.

Fort de son envie de gagner les primaires, il est contraint aujourd’hui à dire des choses contraires à ses convictions d’hier.

Demain pour accéder à la présidentielle il devra encore changer de costume et se plier à un discours capable de plaire à une majorité d’électeurs.

Enfin, une fois Président de la République, Manuel Valls devra se soumettre au dictat de Francfort puisque c’est là que se pilote la politique monétaire de la France, à Bruxelles puisque c’est là que se juge la cohérence de notre budget, à Berlin puisque c’est là que se prennent les décisions sur l’immigration et les rapports internationaux ainsi qu’à la « City » ou à « Wall-Street » parce que c’est là que se dit ce qu’il convient de prêter à la France et à quel taux.

D'où un inévitable  désamour populaire pour les Présidents élus. Nicolas Sarkozy est passé par là, François Hollande aussi et tous ceux qui viendront y passeront aussi pour la simple raison qu’il y a dichotomie entre les nécessités franco-françaises pour se faire élire et celles qui viennent d’ailleurs pour gouverner.

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