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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 11:32

 

 

Je me souviens du temps où, juste ado, je n’avais pas de pneus pour ma bicyclette et à peine de quoi bouffer. Mais j’avais la fierté. La fierté de la France à genoux mais qui ne courbait pas la tête, la fierté de Chefs probes, dignes et indomptables que le monde admirait, la fierté de ceux de ma famille qui se battaient pour la liberté et la fierté de celui qui, à l’aube de ses 17ans, est mort fusillé.

Bien que je n’en eusse moi-même aucune gloire à tirer, j’étais fier des autres et de mon pays et j’en ai gardé la conviction que l’honneur porté à soi-même est une richesse infinie.

De la même manière, pour compter dans le concert des Nations, un pays se doit de mériter l’honneur qui lui est dû.

Aujourd’hui on lit dans la presse étrangère des choses qui nuisent à notre dignité. Elles ne sont pas sans fondement dans la mesure où il est impossible d’imaginer le Général de Gaulle monnayant les services de Tante Yvonne sous prétexte de légalité.

La France peut se permettre de faire des dettes, de laisser filer des déficits et de perdre des marchés, mais elle ne peut pas se permettre de perdre l’honneur, jamais.

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 11:00

 

« Pressé fortement sur ma droite, mon centre cède, impossible de me mouvoir, situation excellente, j'attaque !» Célèbre phrase du Général Foch que François Fillon semble reprendre à son compte par son obstination à foncer comme un taureau. Après la victoire, Clémenceau disait : « Face à la raison de Pétain, J’ai adopté ce fou qu'était Foch. C'est le fou qui nous a tirés de là »

Le « fou » Fillon va-t-il tirer de là les Républicains ? Réponse au soir du 23 Avril… Mais l’histoire ne s’arrête pas là : Alors que les Allemands refusent de signer le traité de Versailles, le Maréchal Foch les y contraint par la menace de reprendre l’offensive- Fatale erreur dont on connait la suite- Forts de l’expérience passée et toutes comparaisons pesées, ne serait-il pas bon d’imaginer, dès maintenant, ce qu’il adviendrait si M. Fillon accédait à la Présidence de la République. ?

  1. Qu’en sera-t-il du succès des ‘’Républicains’’ aux législatives ? Pourront-ils disposer à l’Assemblée du soutien nécessaire ?
  2. Qu’en sera-t-il de la réaction syndicale et populaire face aux mesures drastiques : Suppression de l’ISF et augmentation de la TVA, coupes claires dans la fonction publique et les agents territoriaux, accroissement du temps de travail, basculement d’une partie des remboursements médicaux sur les mutuelles…
  3. Qu’en sera-t-il de la relation tumultueuse avec la justice accusée de vouloir entraver l’élection de François Fillon ?
  4. Qu’en sera-t-il de l’image de la France à l’étranger si M. Fillon, poursuivi par la justice, ne devait sa protection qu’au statut Présidentiel, statut dont, en tout état de cause, la ‘’Première Dame ‘’ ne bénéficierait pas.
  1. pour le citoyen lambda cette élection n’est décidément pas facile : entre la droite percutée, le ludion coruscant, l’apparatchik égaré et la patronne angoissante ; pas facile…pas facile vraiment.

 

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 08:55

 

Bien sûr que certains partis usent de fausses factures, bien sûr que certains élus manient les emplois fictifs, empochent des frais virtuels, pratiquent le trafic d’influence et font négoce de leurs pouvoirs, mais n’est-il pas injuste de ne cibler que celui-ci ou ceux-là au motif de portées politiques ?

En tous cas les visés en souffrent énormément et trouvent cela profondément injuste. Les sondages montrent que nombre de leurs affidés les soutiennent en masse dans cette dure épreuve. Ils ont compris que ces broutilles ne devaient pas masquer l’intérêt supérieur, celui impérieux de redresser la France en supprimant l’ISF et les abus sociaux, en permettant aux mutuelles de pallier les déficits médicaux, en augmentant les impôts ou les taxes, en demandant plus de travail et en diminuant la durée des pensions.

Il y a encore, Dieu merci, de vrais patriotes qui privilégient l’intérêt National. Il est temps que l’on entre en vraie campagne afin que notre esprit s’élève, qu’un souffle patriotique puissant balaye d’un coup les mesquineries dérisoires.

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 12:55

 

On peut admettre, puisque c’est légal, que des députés rétribuent femme et enfants aux frais de la Princesse. On peut concéder qu’ils usent de leurs relations ou de leurs pouvoirs pour faire embaucher l’un de leurs proches. Le premier moment de rogne passé, cela ne devrait pas empêcher les accros à un parti, un programme et à un candidat de voter pour lui. Mais là est la limite.

Si des soupçons, étayés, de services rémunérés par de grandes entreprises touchent le postulant, si ces soupçons se révèlent contraires aux intérêts des citoyens (plus précisément ceux concernés par la sécurité sociale) alors l’électeur doit, en conscience, peser avec la plus grande attention le risque que son vote puisse favoriser des intérêts privés contraires à ceux de la nation. A peine élu un Président, non encore blanchi du soupçon de connivence avec des mutuelles, serait très mal placé pour faire des réformes drastiques sur les systèmes de santé.

En démocratie c’est à la justice de dire le droit et de dénoncer les manquements. Mais il lui faut des mois et des années pour lever le doute et entretemps tout prévenu est présumé innocent. On a vu par le passé des Ministres et même des Présidents en lesquels le peuple avait toute confiance, trainés en justice et condamnés. Au moment du suffrage, faute de savoir, l’électeur a le choix entre voter avec ses pieds ou s’en remettre au proverbe qui dit ‘’ dans le doute abstient toi ‘’ Dans le premier cas on voit les quinquennats finir en misère, dans le second il y a péril pour la démocratie.

 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 09:58

 

 

Dans un premier temps M. Fillon a collaboré à l’enquête du Parquet National Financier dans l’espoir que celui-ci rendrait rapidement un verdict de classement sans suite en sa faveur. « Je souhaite, pour rétablir la vérité, être reçu au parquet national financier dans les plus brefs délais » disait-il. Voyant les choses tourner autrement il conteste aujourd’hui, au nom de la séparation des pouvoirs, la compétence du PNF et porte plainte pour non-respect du secret de l’instruction.

Cette nouvelle stratégie a pour objet d’entraver ou de ralentir le cours des enquêtes et de remettre l’action judiciaire dans le long cours traditionnel qui reporte la fin des histoires à la Saint Glin-Glin, de telle sorte, qu’entre-temps, l’opinion publique finit par se lasser.

Encore reste-il à expliquer en quoi les relations privées de M. Fillon avec les compagnies d’assurances et les suspicions d’emploi fictif de Mme. Fillon auprès de la Revue des Deux Mondes ont à voir avec la séparation des pouvoirs. Sauf, peut-être, à regretter que dans le cas de M. Fillon cette séparation entre pouvoir financier et politique ne soit pas assez nettement tranchée.

Nous verrons dans un peu plus de deux mois l’impact que cette nouvelle stratégie aura sur les votes du premier tour de l’élection présidentielle. Les « Républicains » prennent le risque de voir s’ajouter à la mauvaise image actuelle, un sentiment d’impunité qui n’est pas du meilleur aloi.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 14:33

 

Suite à la conférence de presse tenue par François Fillon, je livre ici le ressenti d’un citoyen lambda qui, porte plutôt à droite et a donné son obole au Sarkoton.

En trente-deux ans de vie politique M. Fillon atteste qu’il n’a jamais enfreint les règles du droit et de l’éthique. Il est, selon lui, victime d’une machination relayée par des médias mal intentionnés qui portent préjudice au fondement même de la démocratie.

Nonobstant il présente ses excuses : mais pourquoi ? J’ai compris que c’était pour avoir mal apprécié, dans l’opinion publique, le ressentiment populaire envers des prébendes que les législateurs s’accordent à eux-mêmes et qui sont de ce fait parfaitement légales.

En ce qui concerne sa femme et ses enfants il affirme qu’en tant que parlementaire, il était seul juge du travail à faire accomplir et du salaire y afférant. Il dénie, au nom de la séparation des pouvoirs, le droit aux juges du pôle financier d’y mettre le nez. Aurait-il donné à son épouse le soin d’observer, pour trois mille euros par mois, le comportement des pigeons en terre sarthoise que personne ne devrait trouver à redire, lui seul étant libre du choix de cette mission.

Il a publié sur son site plusieurs éléments concernant les rémunérations de son épouse dont le salaire montait quand même jusqu’à six mille euros mensuels lorsqu’elle travaillait (?) comme attachée parlementaire pour Marc Joulaud.

Il publie également les données de son patrimoine immobilier dont sa ‘’maison’’ de province (Corps de bâtiment avec tour, quatorze chambres, bâtiments annexes sur un terrain de douze hectares comprenant la ferme y attenant) mais M. Fillon n’a pas précisé sous quel pont il loge quand il est à Paris. De la même manière nulle trace de la période ‘’ Revue des Deux Mondes’’

Petit détail : lorsqu’il affirme que la journaliste Kim Willsher s’était dite ‘’choquée’’ par les images diffusées dans Envoyé Spécial, ladite nie formellement cet échange : "Je lui ai envoyé un mail pour lui dire que j'étais désolée des conséquences pour elle. Mais les faits sont les faits, cessez de m'attribuer de faux propos. Le film et l'interview sont dans le domaine public", a-t-elle réagit.

Bref maintenant tout baigne (?) mais, je ne sais pourquoi François Fillon me fait penser à ce que disait Mirabeau à propos de Robespierre « Il ira loin parce qu’il croit tout ce qu’il dit » …On connait la suite.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 10:57

 

Lorsque mon oncle Roger, qui gagnât quelques tunes en trimant comme un fou, se prit d’acquérir en Corrèze le château de Balager, il y laissa sa fortune ainsi que sa femme qui partit avec le jardinier.

Lorsque François Fillon achète, en 1993, le château de Beaucé (vaste salle à manger, quatorze chambres, chapelle), plus heureux que mon oncle il conserve intact son précieux familial mais s’engage à des charges qui dépassent de loin les moyens d’un simple Député et le salaire de son épouse n’est pas de trop pour venir à la rescousse.

Je m’étonne que des Partis qui prétendent gérer les affaires de la France soient incapables, avant de présenter leurs candidats, de faire sur un coin de table le bilan approximatif entre leurs trains de vie et leurs ressources connues.

On sait qu’il existe des gens qui roulent en Ferrari et ne paient pas d’impôts. Mais ceux-là évitent d’être candidats à la Présidence de la République.

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 08:53

Fils de notaire François Fillon a des goûts et des besoins de grand bourgeois. Château en province, appartement à Paris, amour des belles voitures et nécessité d’un train de vie à la hauteur.

A moins de disposer d’une fortune personnelle ou de soutirer (comme Bernard Tapie) des subsides à des Banques (lesquels reviennent, in fine, à faire payer les citoyens), les émoluments même confortables d’un élu de la République ne suffisent pas. D’où la nécessité de faire contribuer son épouse aux besoins du ménage.

Personnellement je ne blâme pas M. Fillon d’avoir des goûts de luxe, je le plaindrais plutôt de ne pas en avoir les moyens.

 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 08:47

 

Imprudent lorsqu’il s’adonne au népotisme (même légal) sans bien mesurer les risques que cela comporte.

Imprudent lorsqu’il demande à un riche ami d’employer sa femme (sans aval du directeur de la revue) à des tâches confuses, mal définies sujettes à questions.

Imprudent quand il convie à déjeuner l’ami intime et bras droit de François Hollande pour lui faire des confidences controversées sur lesquelles on s’interroge encore aujourd’hui.

Imprudent lorsqu’il se pose comme symbole de la vertu en citant le général De Gaulle.

Imprudent dans ses propos sur la sécurité sociale dont on ne retient que l’aspect négatif.

Imprudent de dire qu’il faut se priver de 500000 fonctionnaires tant l’on sait que la police, la justice, le personnel soignant sont en sous-effectif.

Compte tenu de l’accélération du calendrier, sauf à ce que M. et Mme Fillon bénéficient d’un non-lieu dans les jours qui viennent, les « Républicains » ont des questions à se poser. Ils ont le choix entre le risque de perdre les élections ou de mettre au pouvoir un Président de la République dont l’épouse, même si elle n’est pas mise en examen, serait encore poursuivie par la justice. C’est le prestige de la France qui est en jeu.

 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 14:30

 

Je n’ai pas jusqu’ici répondu à tes lettres et j’ignore pourquoi je le fais aujourd’hui. Ce soir, la grande cuisine s’embrase de reflets sur les cuivres par le feu avivés. Accoudé à la vieille table polie par tant de servitudes, je me laisse aller.

Les chiens vont bien, ils se font vieux mais leur regard patient et doux et fidèle me réchauffe le cœur.

 

Le temps s’avance vers le printemps, déjà, l’aube allume parfois des reflets d’or sur les volets. Après les froidures d’hiver c’est un signe de bonnes récoltes. Les vergers n’ont pas trop souffert et la grande terre couve, en bonne mère, les semences de blé. Les bêtes sont de nouveau aux prés. Dans la ravine le ruisseau s’est remis à chanter.

Je n’ai pas vendu ta voiture, on la remisée dans la vielle grange à côté de celle de mon père dont tu aimais l’odeur des boiseries et du cuir Connoly.

Ta chambre est vide et le salon reste fermé. Je n’ai plus le cœur à chanter. Il me reste le goût de lire et de sentir l’air parfumé mais depuis que tu as pris la fuite j’ai perdu celui d’aimer.

 

 

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