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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 10:10

 

« Le progrès » c’est la substitution des lois de la nature par celle des hommes afin de donner libre cours à leurs besoins de confort et de jouissance. C’est l’ascendant des droits de l’homme sur la dignité individuelle et celle des règles communes sur la conscience de chacun. « Le progrès » c’est le droit à l’avortement de femmes qui, par négligence de moyens contraceptifs, conçoivent des enfants dont elles ne veulent pas. C’est le droit aux couples mâles de louer des ventres féminins pour avoir les enfants que la nature leur refuse. C’est le droit aux ménages féminins de faire des enfants qui n’auront pas de père.

La science ouvre au « progrès » des espaces infinis : enfants sur mesure et vies artificielles. Une fois les barrières ouvertes, le besoin de progrès sera sans retenue parce que celui de jouissance est de nature infinie. Que vaut aujourd’hui le serment du mariage alors que les familles de décomposent et se recomposent au gré des humeurs ? Quel « je t’aime » à l’élu (e) peut résister à l’envie « du coup d’un soir » dès lors que les affiches en font la promotion sous couvert de prophylaxie ?

Bien que la civilisation occidentale ait déjà brisé bien des tabous, le cours du « progrès » ne sera pas celui d’un fleuve tranquille. L’homme cherchera encore dans les religions une réponse au scandale de la mort et il n’est pas certain que la loi qui s’impose à tous soit plus efficace que la conscience de chacun. L’un des prochains combats du « progrès » sera celui du droit aux « stupéfiants pour tous » suivi de celui de l’absolution des crimes commis sous leur influence car il y aurait quelque justice à ce que l’Etat, dès lors qu’il a mis à disposition un produit nocif, n’en fasse pas seulement supporter l’effet néfaste à celui qui les utilise.

Je vous le dis : on n’arrête pas le progrès.

 

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 09:56

 

Dans le premier temps, celui de la Primaire, Manuel Valls doit s’attacher à se réconcilier avec la partie de la gauche qu’il prétendait, encore hier, inconciliable avec la sienne.

Dans un second temps, il lui faudra, combiner son pas de telle sorte que de la valse au tango en passant par la zumba il enchante le plus grand nombre d’électeurs.

Dans le troisième temps, enfin Président de la République, il aura, à nouveau, à tenir compte des réalités : la balance commerciale chroniquement déficitaire qui engendre la nécessité d’une forte pression fiscale (ou de la dette) et qui induit un chômage excessif.

Au premier temps, Manuel Valls propose la suppression pure et simple (sauf pour le budget) de l’article 49-3. Après le quinquennat, après les primaires, ce serait faire sauter le dernier verrou qui empêche de revenir à la quatrième république. Cela aurait cependant l’avantage d’éviter que des gouvernants imbéciles puissent utiliser le 49-3 pour imposer des lois dont personne ne veut. Garantie appréciable dans le cas où l’ancien Premier ministre reviendrait au pouvoir.

 

 

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 15:30

 

"La rose est sans pourquoi, fleurit parce qu'elle fleurit, N'a souci d'elle-même, ne désire être vue." (Silesius) "L’homme diffère de la rose en ce que souvent, du coin de l’œil, il suit avidement les résultats de son action dans son monde, observe ce que celui-ci pense de lui et attend de lui. Mais, là même où nous ne lançons pas ce regard furtif et intéressé, nous ne pouvons pas, nous autres hommes, demeurer des êtres que nous sommes, sans prêter attention au monde qui nous forme et nous informe et sans par là nous observer aussi nous-mêmes » (Heidegger). 

La société du spectacle, dont le flot ne cesse de grossir, nous informe et nous forme à un monde que nous ne percevons plus qu’au travers de son regard approximatif, péremptoire, fugace et orienté. Nous ne voyons plus la rose pour ce qu’elle est.   Depuis la nuit des temps l’homme cherche ce « pourquoi » dont, peu à peu, la science dévoile des bribes, mais pour lequel le puzzle est encore loin d’être reconstitué. Méfions-nous de ce monde du spectacle qui nous donne des « pourquoi » en veux-tu en voilà tout mâchés. Sachons, parfois, ne pas chercher à comprendre pour ne voir de la rose que sa mystérieuse beauté.

 

 

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 13:33

 

Trois fois recalé à l’élection Présidentielle, forcé par le dépit d’appeler à voter Hollande, le voici frustré de sa vindicte contre Nicolas Sarkozy. Privé de son soutien à Alain Juppé, dépassé par Emmanuel Macron, désormais obligé de faire obédience à François Fillon.  

Mais il le fait à sa manière, en posant ses conditions : « Il lui sera impossible de soutenir Fillon dans le cadre de la présidentielle s'il n'infléchit pas ou ne précise pas sa ligne dans plusieurs domaines qu'il juge essentiels pour faire triompher l'alternance en 2017 »

Scrogneugneu ! Voilà qui est dit. Remarquons qu’il laisse sa porte grande ouverte puisqu’il ne demande pas plus que des « précisions » ce que bien entendu François Fillon et son entourage vont s’attacher à faire dans les temps à venir. Ainsi rassérène François Bayrou pourra mettre à son actif le rétropédalage obligé que François Fillon devra consentir s’il veut gagner les présidentielles.

Alors, le Maire de Pau pourra garder la face et sauver quelques bribes d’investitures indispensables à la survie de son Modem… Pauvre François Bayrou.

  

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 10:18

 

Au-delà de tout ce que l’on peut dire, il y a un fait patent, évident, irréfutable : si Alain Juppé ne s’était pas soumis à la Primaire, si au lieu de s’en remettre au verdict d’un dixième il avait fait confiance à celui de tous les Français, il serait encore dans la course et probablement très bien placé. La Primaire de la Droite a donc privé les Français d’un choix de qualité.

Cependant la Primaire a le vent en poupe parce qu’elle convient aux professionnels de la politique, et qu’elle s’inscrit dans la déferlante de la société du spectacle qui conquiert le monde entier.

Jusqu’à présent la droite a réussi sa Primaire parce que ceux qui exprimaient des idées contraires ont choisi de se rassembler derrière celui qu’ils combattaient.  La souplesse de conviction de NKM ou de JF Copé se retrouvera-t-elle à gauche chez Gérard Filoche ou Marie Noëlle Lienemann ? Je n’en suis pas sûr et pourtant tel sera l’enjeu.  Si le vainqueur n’arrive pas à rassembler, la Primaire de la Gauche sera ratée.   

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 09:57

 

A l’idée que le châtelain de Beaucé pouvait encore augmenter les taxes, réduire l’aide médicale, accroitre le temps de travail, sabrer la fonction publique, reculer l’âge de la retraite, supprimer l’ISF ; quatre millions d’électeurs de droite, du centre (?) et de gauche (??) se sont empressés de voter pour François Fillon. C’est bel et bien cette version outrée du programme de l’ex premier ministre de Nicolas Sarkozy, cette conception sacrificielle d’un trop bien être national qui a fait sauter de joie tous ces français.

François Fillon est depuis longtemps ancré dans l’idée que les français vivent trop bien. Dès son arrivée à Matignon il déclarait la France en faillite. Comment, alors, expliquer que des fonds de pension, venus de toutes parts, se battent pour prêter de l’argent à la France ? L’idée d’une France en faillite est tout simplement erronée. Elle découle d’une tactique politique qui fait voir les choses en noir pour mieux faire avaler la purge, mais aussi de la propre personnalité de M. Fillon.

Quiconque est tant soit peu d’aplomb reconnait que la France a besoin de dégraisser et de muscler le mammouth, de rétablir sa balance commerciale et de limiter son déficit. Mais cela doit se faire par des opérations de microchirurgie précise, juste là où c’est nécessaire, sans casser le modèle social français ainsi que la fonction publique (lesquels doivent cependant évoluer).

Au lieu de cela François Fillon propose une opération à ventre ouvert et sans anesthésie par-dessus le marché. Mais l’ancien Premier Ministre est un homme politique trop expérimenté et avisé pour ne pas adapter son projet en fonction des intentions de vote et des circonstances. Déjà François Bayrou, (trois fois rejeté par les français à la Présidence mais qui a démontré ses fortes capacités d’empêchements) compte bien l’incliner vers cela.  Si tel n’est pas le cas, si une fois élu François Fillon persistait à appliquer tel quel son programme un fort coup de tabac est à prévoir.  

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 08:26

 

Le fossé entre ce qui se dit pour conquérir le pouvoir et ce qui se fait pour l’exercer ne cesse de se creuser. Le fait que la bascule entre le camp des vainqueurs et des vaincus se joue à peu de chose, conduit au paradoxe d’une déconvenue des vainqueurs, dont les élus, face aux réalités, font le contraire de ce qu’ils avaient promis. Alors, à peine élu, le Président perd le soutien populaire et ne tire plus sa légitimité que des institutions. Après les élections la France passe de la démocratie populaire à la démocratie légale. Cela induit deux effets : d’abord le clan des vainqueurs devient celui des cocus, ensuite la désaffection populaire enferme le Prince dans une forme de pouvoir juridique déconnecté de la population.

Désormais, la démocratie est passée du fantasme du « Gouvernement du Peuple, par le Peuple » au rôle de faiseur de rois. Cela se fait au doigt mouillé bien plus par affects que par réflexion. Les Partis n’hésitent plus à poser leurs conditions :  le vote à la Primaire de Droite est soumis à une profession de foi stipulant que l’électeur agrée aux valeurs républicaines de la droite et du centre. Sauf que les gens vont voter sans savoir de quelles valeurs il s’agit. Il est d’autant plus difficile de s’y retrouver qu’elles (les valeurs) sont douées de métamorphoses :   Hier le Centre incitait à voter à gauche pour contrer la dérive droitière de Nicolas Sarkozy, aujourd’hui ce Parti fait cause commune avec Alain Juppé dont le programme économique est encore plus dur. Où seront demain les « valeurs » du Centre, de la Gauche ou des Républicains ?

 Alors, que peut-on espérer de ces démocraties aux Partis magouilleurs, divisés ou opportunistes, aux citoyens intoxiqués, aux cultures déracinées. Que peut-on espérer de ces démocraties dominées par une Amérique  désormais déboussolée ?    

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 13:26

 

« Il y a trois sortes d’élites. Les unes règnent par l’élection du peuple, les autres par la force des armes, les dernières par succession de race. Si elles arrivent au trône par des moyens divers, leur manière de régner est toujours à peu près la même. Celles qui sont élus par le peuple le traitent comme un taureau à dompter, les conquérantes comme leur proie, les successeurs comme un troupeau d'esclaves qui leur appartient par nature » Extrait fidèle du « Discours de la servitude volontaire » de La Boétie, à ceci près que j’ai remplacé le mot tyran par élite.

L’élection surprise de Donald Trump donne à ce texte une étonnante modernité. Ceux qui glosent sur la personnalité de Trump, passent à côté du problème lequel n’est dans l’effet mais dans la cause de ce coup de théâtre. Parmi les élites qui traitent le peuple comme un taureau à dompter j’ai compté, hier, Alain Juppé « Non au clivage, non à la démagogie qui dresse les Français les uns contre les autres, les élites contre le peuple. Cela ne mène à rien, sinon à des blocages plus dangereux encore »

Dans cette phrase il faut retenir que, dans l’esprit d’Alain Juppé, la démagogie « dresse les élites contre le Peuple ». A mon sens il fait là une lourde erreur : aussi bien dans le cas Trump comme l’éventuel FN ce ne sont pas les élites qui se dressent contre le peuple mais bel et bien le peuple qui se dresse contre les élites. Donald Trump et Marine le Pen ont parfaitement compris qu’il y avait, partout en occident, une colère montante qui n’était pas sans raisons et qui sert de support à la démagogie.

L’erreur des élites n’est pas tant dans la surestimation de leur intelligence que dans la sous-estimation de l’entendement populaire. On voit bien aux Etats-Unis comme en France que l’évolution du PIB, la baisse du prix du pétrole et des agios, ne profite pas aux classes moyennes et ouvrières, on voit bien que dans cette Europe du Luxembourg et de la Golden-Sachs il y a quelque chose qui manque ou qui ne va pas, on voit bien que le taureau a peur et devient méchant. En disant qu’il veut apaiser Alain Juppé ne trompe que ceux qui n’ont pas lu son programme : en fait il veut dompter le taureau.

 

 

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 16:54

 

Alain Juppé se dit de droite et son programme confirme cette position : réduction des charges sur le capital, plus de taxes à la consommation, plus de durée de travail, moins de temps de retraite… Les classes moyennes et ouvrières vont encore en prendre un coup.

A l’époque de Nicolas Sarkozy, le Centre aurait pris ses distances ; quitte à aller carrément à gauche comme cela s’est déjà vu.  Or voici qu’aujourd’hui (François Bayrou en tête) le Centre se porte sans vergogne au côté d’Alain Juppé.

Dans la phase électorale des intérêts se rejoignent. Alain Juppé a besoin des centristes pour assurer son élection et les centristes ont besoin d’investitures aux législatives. La Primaire passée, il en sera d’une autre paire de manches lorsque les candidats centristes devront expliquer à leurs électeurs en quoi ils tireront avantage de la réduction des charges sur le grand capital, de l’augmentation de la TVA, du passage à 39 heures et de la retraite à 65 ans.

Fort heureusement la deuxième phase, celle de la confrontation avec la vérité, n’implique pas que les promesses soient tenues et que les alliances se respectent. Parfois, souvent, les circonstances contreviennent aux idées patiemment élaborées lors des candidatures, brillamment consignées dans des livres et largement expliquées à la télé. Bien d’autres avant Nicolas Sarkozy et François Hollande ont fait, par obligation des réalités, le contraire de ce qu’ils avaient promis. Cela peut se faire brutalement ou en douce par dilution des renoncements dans la durée.

Une fois le Président élu, les Centres, s’ils sont de connivence avec lui, seront confrontés à ce dilemme et ce d’autant plus qu’en la personne d’Emmanuel Macron un concurrent qui se veut plus moderne leur disputera l’espace qu’ils avaient jalousement conservé jusqu’ici.

 

 

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 08:11

 

Le Peuple devra attendre quelques mois pour avoir le droit de désigner ses Maitres, mais fin Décembre il y verra plus clair sur les opportunités qui s’offrent à son choix.

Fin Décembre nous connaitrons le Patron du Centre élargi à Droite, ou si l’on préfère celui de la Droite recentrée. Nous verrons si la Droite de droite fait allégeance ou scission pour créer un mouvement propre à combler le vide entre le Centre-Droit d’Alain Juppé et le FN de Marine Le Pen.

Fin Décembre nous saurons si le mouvement « En Marche » d’Emmanuel Macron est enfin arrivé.

Fin Décembre nous apprendrons le nom de celui qui aura la lourde charge de relever le flambeau du Centre-Gauche.

Alors nous pourrons commencer à juger les programmes, à apprécier leurs faisabilités, à voir si ceux qui les portent en ont les capacités intellectuelles, morales, physiques et si leurs soutiens politiques rendent plausibles les promesses qu’ils n’auront pas manqué de dispenser.

Les cafés étant passés, l’on pourra en comparer les arômes, lesquels, pour le moment, ne sont pas du meilleur cru.  

   

 

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