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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 10:15

En ce temps, on avait déjà beaucoup glosé sur une certaine médiocrité du règne de François l’Élu. Pourtant plusieurs de ses ministres (Jean-Jacques Urvoas, Thierry Mandon, Jean-Yves Le Drian, Bernard Cazeneuve) faisaient montre, chacun dans leur partie, de grandes qualités. Si le Premier d’entre eux donnait le change par son apparente volonté à bien faire et l’affichage d’une détermination sans faille à servir les intérêts du royaume ; il n’empêche que, sous couvert d’une extrême fidélité, Manuel Valls se soumettait pieds et poings liés à son maitre, ce qui le rendait co-responsable des difficultés du Pays : trop d’impôts, trop de dettes, trop de travailleurs sans travail.

A cela s’ajoutait une curieuse intention de vouloir traiter en tant que crimes de droit commun, ceux commis par des fanatiques, au nom d’une religion qui refusait la prééminence des lois du Royaume sur celles de Dieu. Pour le Peuple, aux dégâts humains déjà considérables que l’on aurait pu, au moins partiellement, éviter, venait s’adjoindre le sentiment confus que le danger à venir était largement sous-estimé.

Cela poussait le vote vers celui qui ferait montre d’un peu moins de pression fiscale, (mais pas trop), un peu moins de dette (mais pas trop), un peu plus de travail (mais pas trop), un peu plus de fermeté (mais pas trop): soit le sieur Alain Juppé.

Le système monarchique conduit à polariser l’élection sur une personnalité plutôt que sur l’ensemble de l’équipe qui est appelée à gouverner--c’est dommage. Même si le temps n’était pas encore venu de porter un jugement définitif, l’indigence de l’entourage d’Alain Juppé faisait tache. Mis à part l’un de ses plus forts soutiens, le seigneur Bayrou, Duc de Pau qui se voulait fils spirituel d’Henri IV. Celui-là se désignait déjà comme l’éminence pas du tout grise du Roi Alain. Je vois, pour ma part, grande difficulté à ce que celui-ci aurait à supporter les pressions de celui-là. « Mon Dieu gardez moi de mes amis… »

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 13:56

« L'extrême esprit est accusé de folie, comme l'extrême défaut ; rien que la médiocrité n'est bon. » La primaire est un concours d’indigence politique dans lequel Alain Juppé a toutes ses chances.

Au temps où l’homme fait danser les molécules, où la science avance en TGV, au temps où l’on forme (à grands frais) les jeunes pour courir après les nouvelles techniques et où les anciens sont obsolètes de plus en plus tôt, voilà que le présumé prochain Président de la République propose la retraite à 65 ans !

Pourtant, on voit bien que l’avenir dessine un monde de « travailleurs sans travail » duquel il serait bon que l’on prenne, dès à présent, toute la mesure. Face à cela, Alain Juppé and Co veulent faire machine arrière et appliquer des solutions propres au siècle dernier.

La manœuvre procède d’une conception boutiquaire qui consiste à retarder les pleins droits à la retraite de façon à diminuer le délai entre le premier versement de la pension et le décès, sans plus se soucier des indemnités de chômage que la société devra, par ailleurs, verser à ceux qui seront, entre temps, hors circuit.

Raisonner comme au temps du plein emploi, celui ou l’argent sentait encore la sueur de ceux qui l’avaient produit, relève de l’absurde puisque maintenant l’argent est fabriqué par les banques centrales et que les machines remplacent les bras et bientôt les cerveaux.

Quelle fatalité, quelle triste fortune, a frappé la France de Montaigne, de Voltaire et du Général ? Le flambeau qui éclaire le monde n’est plus qu’un pale éclat de miroir défraichi qui renvoie l’image du passé. Qui donc va réveiller cette France avachie ?

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 08:38

S’il y avait moins de dette, moins de déficit commercial, moins d’impôts et de chômage. S’il y avait moins de suivisme américain, moins de béni-oui-oui européen, moins de nihilisme scolaire, moins d’idéologie en politique étrangère, moins d’insécurité, on pourrait dire que François Hollande est un bon Président.

-Allez trouver un Président libre de toute action judiciaire, un Président qui, de lui-même, rogne ses émoluments et dont les caves du palais ne contiennent plus que de bonnes bouteilles.

-Allez trouver un Premier ministre, fidèle comme un caniche, assez puissant pour mettre au pas Assemblée et Syndicats et assez humain pour repêcher quelques centaines ou quelques milliers de gens du grand naufrage de millions de travailleurs sans travail.

-Allez trouver un ministre de la défense capable de vendre des rafales en rafale, de ne tuer que les méchants sans perdre de soldats.

-Allez trouver un ministre de l’agriculture assez rusé pour que le consommateur paye son lait puis couvre les dettes que le paysan et ses vaches ont accumulées pour le produire.

-Allez trouver un secrétaire d’état assez gonflé pour faire en sorte que le voyageur acquitte de son billet, prenne sa part du déficit de la SNCF et participe à l’achat de la locomotive qui va tirer son train.

C’est vrai, ils n’ont pas de très bons résultats, mais, vu le mal qu’ils se donnent, on peut être fier de ces gars-là.

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 13:16

On sait que François Hollande a choisi, pour se faire élire, la carte de la vertu. On sait que lui-même est vierge de tout soupçon judiciaire et qu’il a fait de la morale un atout politique. En tant que « ressentiment des faibles » la morale a d’abord beaucoup plu. Puis on s’est aperçu que la coquine exigeait nombre de devoirs. Devoirs de guerre, devoirs fiscaux, devoirs sociaux, devoirs écolos…tant et si bien que la gourmande fit monter le chômage et augmenter les impôts. Quand la vertu vint à la rescousse en réclamant le comblement du trou de la sécu, l’équilibre des caisses de retraite et la réduction du déficit de l’Etat le peuple en eut un peu par-dessus la casquette.

D’autant que le Roi François, pris par ses obligations bienpensantes, n’arrêtait pas de courir le royaume pour inaugurer, commémorer, célébrer, fêter, honorer, consoler, médailler ; bref il passait le plus clair de son temps en balade et très peu au bureau.

Quand vint le moment de remplacer le Roi François, le peuple s’avisât qu’un peu moins de rigueur pourrait faire l’affaire. Il y avait un seigneur de grande valeur et de bonne figure qui voulait absolument devenir Roi. Bien qu’élevé dans la stricte austérité des meilleures familles catholiques, il présentait l’avantage d’avoir été déniaisé dans un parti fort magouilleur dont la réputation n’est plus à faire. Revenu à de nobles sentiments, son âge, laissait croire qu’il préfèrerait la tiédeur du Palais aux crachins des cimetières. Il prétendait, une fois élu, gouverner avec la force du Lyon et la prudence du Singe : Cela plaisait !

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 08:42

En ce temps les gazettes se firent l’écho de gens de gauche (et de droite ?) qui n’accordaient pas plus de valeur à une déclaration sur l’honneur qu’à celle que l’on donne aux papiers toilettes. De ce fait, au bal masqué des primaires de la droite, nombre d’électeurs de gauche firent basculer le vote en faveur du Seigneur Juppé. Il se trouvait là une certaine logique de continuité puisque le Roi sortant, qui était de gauche, portait à droite et que le suivant, soi-disant de droite, portait à gauche. Ils se retrouvaient donc, ensemble, au milieu.

Ils se déclaraient tous deux fervents partisans de l’Europe et c’était tant mieux, puisque, quoiqu’il en soit, le Pays était depuis bien longtemps engagé sur la route européenne, celle qui mène aux Etats-Unis en passant par la Golden-Sachs et dont nul de sérieux ne pouvait prétendre sortir.

Cette contrainte, qui protégeait des dévaluations à répétition et autorisait les dettes à des taux aimables, n’allait pas sans provoquer une augmentation du chômage et une tendance à la paupérisation des plus faibles. Autrement dit, on ne voyait pas comment le Duc de Bordeaux, qui n’avait pas d’autres choix que se plier aux normes de Bruxelles, ferait beaucoup mieux que le roi François.

Mais pour les français, dont la plupart ne vivaient pas si mal, il était plus important de changer de cheval que de modifier son trot.

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 08:35

Sous le feu croisé des médias et de ses redevables (Il n’est de pire ennemi que celui qui vous doit quelque chose) Nicolas Sarkozy bouge encore ; du moins tant que la balle de la Justice ne l’aura pas achevé.

Je ne sais pas pourquoi, Alain Juppé me fait penser à Alfred, le vertueux maitre d’hôtel de Superman. Je le vois bien, vieux serviteur, profiter de sa bonne forme pour assurer le meilleur avenir à son maitre. (En l’occurrence l’Etat) …Noble intention.

Après que l’Oncle Sam ait fichu le bordel en Irak, après que la Syrie soit à feu et à sang, après que la Corée du Nord ait nargué la planète à coups d’essais de bombes nucléaires, après que l’Arabie Saoudite ait distillé le Wahhabisme jusque dans nos banlieues, après que l’Amérique se soit dotée, comme patronne, d’une vieille dame au sourire figé, après que d’anciens hauts responsables européens soit allés vendre leurs secrets à la Golden Sachs, après que la Grande Bleue ait charrié les cadavres des migrants, après que ceux qui veulent rallier l’Angleterre soit retenus à Fouilly les Oies, après que vingt-huit pour cent des musulmans de France se déclarent favorables à la Charia, le valeureux Alfred vient nous offrir le thé sur le plateau de « L’identité heureuse » : Crevant !

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 15:11

Ce fut d’abord le rêve : « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » disait Abraham Lincoln. A cette chimère on substitua la « démocratie représentative ». Aux Etats-Unis, le Président peut être élu avec moins de suffrages populaires que son adversaire, s’il parvient à réunir davantage de grands électeurs, mais il reste soumis à la vigilance du congrès. En France son élection dépendra, non plus du suffrage universel, mais, en premier lieu, de la minorité qui lui aura permis de gagner les primaires. Son pouvoir restera quasi monarchique et la Constitution lui permettra de passer outre l’Assemblée.

Dans ces systèmes, une fois l’élection terminée, la cause est entendue jusqu’à la fin des mandats : Les élus décident et le peuple se tait jusqu’à la prochaine séquence.

Jusqu’à présent les électeurs avaient joué le jeu en donnant priorité aux partis traditionnels (Démocrates et républicains là-bas, gauche et droite en France) Les partis « populistes » * étaient loin d’être en capacité d’accéder au pouvoir. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et même si Donald Trump et Marine le Pen ne peuvent espérer être élus, le vent du boulet va siffler aux oreilles d’Hillary Clinton et d’Alain Juppé.

Sachant que L’union Européenne est de nature technocratique et que son aspect démocratique relève d’un habillage qui ne trompe personne** le suivisme européen français qui se profile à l’horizon du prochain mandat ne peut que présager une énorme surprise dès 2022… Si ce n’est pas avant.

Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques qui fait appel aux intérêts du « peuple » et prône à son recours, tout particulièrement en opposant ses intérêts avec ceux de « l'élite », qu'il prend pour cible de ses critiques, s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique » (Wikipédia)

** En 2004 Dominique Strauss-Kahn écrivait : « Aujourd'hui la méthode Monnet est arrivée à épuisement. Le déséquilibre qu'elle a généré — des compétences politiques de plus en plus importantes confiées à une institution de nature technique — provoque une crise institutionnelle profonde : l'Union européenne est malade de son déficit démocratique »

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 08:13

Il était une fois un royaume où il fut dit que les sujets seraient libres et égaux en droit, de leur naissance à leur mort. Cette aubaine fit, que plus il y avait de gens à y vouloir vivre, plus il y avait besoin de droits. Vint un moment où, pour limiter les droits et maintenir l’égalité, la nécessité de lois et règlements de toutes sortes en arriva à la contrainte de la liberté de chacun.

Ce ne fut pas un gros écueil dans la mesure où les hommes sont bien plus attachés au principe de liberté qu’à sa matérialité. « A peine les hommes ont-ils acquis la liberté qu’ils s’empressent de la rendre » Tant que la liberté restait dans le domaine du rêve, il n’y avait pas de soucis.

Dire que tout allait bien dans le meilleur des mondes serait exagéré. Mais les aristocrates disposaient, pour le faire admettre, d’un atout essentiel : celui qui consiste à ne pas faire croire en ce qui est.

Plus les hommes sont nombreux, plus ils aspirent au bien être, plus ils polluent. A cette réalité qui induisait la normalisation des naissances et la restriction de chacun en besoin d’énergie, on opposait le fantasme des éoliennes qui compenseraient largement les dépenses énergétiques, sans cesse croissantes, de millions et de millions de logements à construire de millions de gens à transporter, à nourrir et à distraire.

Il est plus important, disait le Roi, de faire croire en ce qui pourrait être, que de dire ce qui est. D’autant, ajoutait-il, que personne ne peut affirmer que la captation de l’énergie solaire ne nous donne pas, un jour, une source de puissance infinie. Alors, les populations pullulèrent, les consommations bondirent, les magasins se marièrent : ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 12:54

Je constate, pour ma part, un net basculement de l’ordre des valeurs, en ce sens que de la laïcité tolérant la religion, telle que je l’ai connue, on glisse doucement vers la religion tolérant la laïcité.

Mon nom est Pendariès, c’est celui d’un lieu-dit près de Gaillac dans le Tarn. Pas loin de Carmaux, de ses mines, le pays des premières grèves et de Jean Jaurès. Peu importent le nom de mes ancêtres qui sont morts « Pour la France » en pleine jeunesse. 1870, 1914, 1940, chaque génération a eu son lot de sacrifiés. Encore enfant, je me souviens du dernier, fusillé en 1944, pour délit de résistance à l’âge de 17ans. Comme en ce moment, il n’était pas bon de s’opposer aux allemands et de leur préférer les russes qui bloquaient la wehrmacht à Stalingrad.

Aujourd’hui il y a des mots interdits tel celui de gaulois qui fait, en ce moment, le buzz. On m’explique et j’y trouve quelque raison, qu’il y a, en tant qu’étranger, plus de mérite à avoir choisi d’être français que de l’être, comme moi, par hasard. Dire que je n’en ressens pas quelque honte serait mentir mais j’oppose pour ma défense le fait que je n’y suis pour rien.

Par suite de l’esclavage et de la colonisation, l’auteur du « Retour au Pays Natal » cachait, sous un vrai talent poétique, son ressentiment et, peut-être, son dédain pour les « petits blancs ». Son admiratrice Christiane Taubira va plus loin : l’égérie de la morale officielle qualifie le « blanc » qu’elle méprise de « Déchet de la pensée humaine ». D’où la question, très sérieuse : désormais, les « gaulois » sont-ils encore bienvenus dans ce pays ?

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 12:47

J’écoutais hier, chez Ruth Elkrief, quatre cousins de droite tenir, à l’occasion des primaires, une dispute de cour d’école : Affligeant ! Les entendre donne une petite idée du degré d’animosité qui doit régner chez les parents. A voir cela, je doute que celui qui touchera l’héritage reçoive, comme il est dit, le plein appui des déçus. Ils n’ont pas fini de rouler sur la route des bisbilles et tel que c’est parti, l’éventuel futur Président de la République aura à se garder de ses amis plus que de ses ennemis.

De même que la nature a horreur du vide, la démocratie aussi. Quelle soit directe ou indirecte, le déficit de participation citoyenne aux affaires de l’état, conduit les partis à se doter, par compensation, d’un surcroit de gesticulations démocratiques : d’où les primaires. On fait croire au peuple que puisque les partis fonctionnent d’une manière démocratique (la dispute en tant qu’élément essentiel) l’action populaire est inutile. Elisez nous et dormez en paix !

Ce matin, l’excellente Caroline Roux recevait Valérie Pécresse avec une idée fixe : lui faire dire lequel des postulants à la Présidences elle allait soutenir. Cette médiocratisation du débat, que l’on retrouve un peu partout, n’est pas de son fait mais bien celui du dictat de l’audience qu’il faut maintenir à tous prix.

Les succès de Donald Trump, de Marine le Pen, la montée, ici et là, de divers partis populistes montrent que le système de Papa, jalousement maintenu contre vents et marées, est en train de prendre l’eau. Le maudit canot du FN n’est autre chose qu’un secours dans lequel le peuple va se précipiter puisqu’il voit que le Titanic est en train de couler.

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