Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 08:12

 

Comme lui il est d’origine paysanne, comme lui il a des dons d’auteur, comme lui, il a une idée fixe :  détruire, non pas Carthage, mais Sarkozy.

Il nous a déjà fait le coup en 2012 et il nous le refait aujourd’hui. Pour moi, Il n’y a aucun doute : grâce aux centristes, Sarkozy sera à nouveau détruit.

Si cette obsession comble l’égo de notre homme, il est maintenant prouvé qu’en mettant François Hollande au pouvoir il n’a pas, selon l’opinion des français, servi l’intérêt de la France et il reste à démontrer qu’il aura plus de chance avec Alain Juppé. Car tout le problème est là : est-ce que François Bayrou candidat déchu et aigri à la Présidence de la République aura, cette fois, meilleure main ?

Une réflexion désintéressée et apaisée conduit à admettre que la Présidence de la République n’est plus pour Nicolas Sarkozy. Pour autant l’élection d’Alain Juppé et l’éviction de Nicolas Sarkozy ne va pas, d’un coup de baguette magique, déplacer la droite radicale vers un centrisme mi droite mi gauche déjà largement représenté par le PS de François Hollande et le rassemblement « En Marche » d’Emmanuel Macron. Ceci veut dire que cet électorat de droite qui ne se retrouve ni chez Juppé, ni chez Raffarin ni chez Bayrou, va peut-être continuer sa route vers le Front National.

Dès le 27 novembre les intérêts de François Bayrou et d’Alain Juppé vont diverger : pour l’un, une fois sa vindicte accomplie, l’objectif est d’avoir le plus grand nombre de députés aux législatives, ce qui implique de mettre un bémol à l’effacement de l’ISF, à la baisse des effectifs de la fonction publique, à la suppression des 35heures, la retraite à 65 ans etc. Pour l’autre il s’agit de gagner les Présidentielles et d’avoir un franc soutien du Parlement. Pour ce faire il lui faut éviter l’hémorragie à droite et trop de pertes d’électeurs du Centre vers Emmanuel Macron et le candidat Social-Démocrate quelque sera son nom.

Alain Juppé va gagner une bataille mais il n’a pas encore gagné la guerre.

 

 

 

Repost 0
29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 08:33

 

Quand je vois Jean-François Copé et François Fillon s’étriper pour avoir la présidence d’un Parti qui se servait des cotisations de ses adhérents pour payer de fausses factures destinées à couvrir un financement illégal.

Quand je vois la justice débouter François Fillon de sa plainte en diffamation suite aux accusations de manigances honteuses portées contre lui.

Quand je vois le Centriste François Bayrou inciter à voter François Hollande plutôt que Nicolas Sarkozy.

Quand je vois Alain Juppé faire ami avec François Bayrou pour avoir son soutien.

Quand je vais voir tous ces « Folleville » s’embrasser et faire cause commune pour (parait-il) redresser le pays ; je me demande ce qu’ils entendent par « Valeurs républicaines de la Droite et du Centre » auxquelles ils veulent me faire adhérer avant de voter.

A tout prendre je préfère de loin les pitreries de Frédéric Mitterrand, lesquelles me font hurler de rire lorsqu’il prétend « rentrer à la maison » en soutenant François Hollande au nom de la gloire passée de son oncle.

Repost 0
27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 08:19

 

Je ne suis pas un partisan de François Bayrou. J’ai beaucoup aimé son livre « Henri IV » et il est, peut-être, un maitre à penser qui eut été digne de siéger dans l’aréopage de la colline d’Arès.

 Il n’empêche que c’est un loser de la candidature à la Présidence de la République. Trois fois candidat, trois fois recalé, le voici maintenant réduit au rôle d’affidé à Alain Juppé. Son parcours politique et ministériel est marqué tout à la fois par des propositions intelligentes et des positions qui n’ont cessé d’aller et venir.  Ministre de l’Education nationale il fut celui des réformes « à la hussarde » avant de laisser les clés aux syndicats. Ses positions politiques vont du soutien à Edouard Balladur au vote pour François Hollande.

 « Obsession anti-Bayrou, qui commence à bien faire » dit Alain Juppé. On peut comprendre que le futur Président soit énervé par les critiques faites à son ami par ses adversaires ; mais soyons réalistes : si François Bayrou est, sans conteste, l’homme le plus charismatique du centre, son obsession de faire perdre Nicolas Sarkozy reste intacte et son engouement pour Alain Juppé tient essentiellement à cela.

Il n’empêche qu’une fois élu aux Primaires, Alain Juppé aura besoin du soutien de la droite humiliée pour accéder à la Présidence. François Bayrou sera un sérieux obstacle. Un glissement des voix du Centre vers Emmanuel Macron n’est pas à exclure. Entre les Sarkozystes et les Bayrou Alain Juppé devra alors choisir.

Repost 0
25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 17:38

 

Je parle de ce PS de droite, celui de Hollande, de Valls et de Macron.  Celui qui se veut moderne : celui de la social-démocratie, fort soucieuse du CAC 40, affiliée à l’Europe des marchés, fidèle de l’Amérique.

Je voudrais bien qu’on m’explique les différences qui opposent la Social-Démocratie (ou social-libéralisme) de François Hollande au Centrisme d’Alain Juppé et de François Bayrou, lequel n’a pas hésité à faire voter PS en 2012.

Bien sûr, pour se faire élire, il y a les postures :  Celle toute à gauche de François Hollande au Bourget, celle qui se dit de droite d’Alain Juppé, mais sur le fond et dans l’exercice du pouvoir c’est, à quelques nuances près, du pareil au même, au moins sur les grandes causes.

Possible, par ailleurs, que ce soit cela qui plaise aux français, lesquels, dans une large majorité, ne vivent pas trop mal dans ce Pays.

En réalité, on voit bien que les politiques perdent, un peu plus chaque jour, de leurs pouvoirs au profit des marchés, des grands groupes et de la finance. En Europe, la seule BCE par sa politique de quantitative-aesing a plus d’influence que tous les Chefs d’Etat réunis. Déjà, l’excellence procédurière des Etats-Unis, par le jeu des amendes infligées à nos Banques, nous fait participer par milliards aux impôts des américains. Demain, les multi nationales pourront faire des procès aux Etats.

Cette déliquescence du pouvoir politique induit un affaiblissement de la démocratie qui conduit à ne consulter le peuple qu’une fois tous les cinq ans, à ne tenir aucun compte des très rares referendum et à passer outre l’Assemblée quand celle-là cesse de jouer les godillots.

Les choses étant ce qu’elles sont, Alain Juppé serait probablement le meilleur Président que le PS nouveau, celui du social-libéralisme, puisse choisir.

 

Repost 0
19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 14:31

C’est le moment ou jamais…

« L'homme a été taillé dans un bois si tordu qu'il est douteux que l'on puisse jamais en tirer quelque chose de tout à fait droit. » De la même manière et pour la même raison, l’Etat du même nom à tendance à partir de travers et l’on voit bien, tant il y a de signes, qu’il est bien difficile de le maintenir droit.

Je suis de ceux qui seraient assez facilement convaincu que l’aéroport de NDDL a été conçu trop grand, trop cher et contre la nature. Mais la question n’est pas là. Lorsqu’après des années de palabres, le gouvernement, les élus et le peuple se déclarent pour, lorsque, après que tous les recours légaux aient été épuisés, l’on refuse malgré cela d’exécuter la volonté légale : il n’y a plus d’Etat de Droit.

Cette fois, c’est le Président Hollande qui, par la voix de Ségolène Royal, veut surseoir à l’exécution. Fort guerrier lorsque, de son propre aveu, il s’agit d’exécutions sommaires ou de lancer de bombes en Irak, le Chef de l’Etat mouille son marcel à l’idée d’un possible nouveau Sivens.

Hier, à l’Assemblée, Manuel Valls a pris une position nette : en aucune façon et pour aucune raison nul ne peut, dans cette République, contrevenir à l’Etat de droit.

Si le Premier ministre ne saisit pas l’occasion d’une divergence aussi fondamentale pour quitter le gouvernement et poser sa candidature, il enlève toute chance au PS de sauver, au moins les meubles législatifs, afin d’éviter un naufrage absolu qui portera préjudice à la démocratie en laissant le champ libre à la droite et aux extrêmes.

Manuel Valls aurait-il le cran de saisir cette fenêtre de tir ? Après il sera trop tard : tenu par son serment de fidélité, mainte fois répété, la candidature de François Hollande, bientôt venue, le ferait passer pour un apostat.

Je ne suis, pas plus du PS qu’un séide de Manuel Vals. Mais j’estime que ce parti à un rôle essentiel à tenir : il en va de la démocratie. Puisque Emmanuel Macron refuse le PS, je ne vois que Manuel Valls pour relever le flambeau.   C’est le moment ou jamais !

 

Repost 0
17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 08:24

Alain Juppé joue sur du velours…

Jeudi dernier, La politique spectacle nous a permis d’assister à un colloque d’ingénieurs de la politique, sorte de symposium où chacun a donné son idée sur le réglage qui convient au bon vieux moteur français.

Comme à son habitude Alain Juppé ressort premier de la classe et les sondages, les experts et les médias le désignent déjà comme futur Président de la République.

Alain Juppé fut un Premier ministre hautain qui n’a pas laissé, hors un fort chômage, un très bon souvenir. Avec le temps, le voici Maire reconnu et sa campagne présidentielle est, jusqu’ici, sans défaut. C’est là son premier atout.

Son second avantage tient au bénéfice qu’il tire des erreurs (des fautes ?) de son premier concurrent. Ce dernier traqué par la justice et les médias ne pourra pas se relever de la campagne qui est menée contre lui. Il reste à prouver que dans d’autres tempêtes « le meilleur d’entre-eux » fera mieux.

Le troisième point fort relève de la faiblesse du Parti Socialiste. Pendant qu’Alain Juppé s’enracine, la gauche tergiverse, bloquée par un Président qui aura trainé sa finitude tout au long de son mandat et que son obsession de confesses publiques finit d’achever. L’infidèle Macron, risque fort, dans sa complaisance à se faire espérer, d’arriver comme les carabiniers tandis que le fidèle Valls reste paralysé par son serment de loyauté. Si les choses restent en l’état il y a fort à parier qu’une partie de la gauche votera aussi pour Juppé.

Enfin son dernier et (peut-être) son plus fort atout se tient à Berlin, Bruxelles et Francfort. Dans cette Europe fortement germanisée (Merkel, Junker, Schulz) très orientée vers Washington que serait notre économie sans la manne (largement dispensée par Francfort) des liquidités qui irriguent nos banques ? Que serait la France si sa dette n’était pas cautionnée par l’Euro ? Mais si la France a besoin de l’Europe, l’Europe a besoin de la France et de son marché.  Alors, Berlin voit d’un assez bon œil celui qui sera assez réformateur pour sécuriser l’Euromark et assez centriste pour regarder l’UE avec les yeux de Chimène. Le tropisme centriste d’Alain Juppé fait passer un message subliminal de soumission à l’UE qui plait à Bruxelles et rassure Francfort.

Fort du soutien de Bruxelles et Berlin, Alain Juppé profite de la carence du PS et joue sur du velours. Faute de combattants, la démocratie pâtie de la liberté de voter à gauche, mais, en fait de liberté, que peut-on espérer d’un Etat qui n’a plus la maitrise de sa monnaie ?

 

 

 

Repost 0
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 10:13

Puisque l’élite de droite ne donne le choix qu’entre une délinquance passée et celle avenir « En matière judiciaire mieux vaut avoir un passé qu’un avenir » *

Puisque, selon Juppé, les statistiques sur le regroupement familial enlèvent toutes chances aux jeunes d’être assez nombreux pour brûler trop de forces de police.

Puisque l’état propose aux drogués de bonnes conditions d’injection de produits par ailleurs interdits.

Puisque dans un monde du travail qui ne cesse de rétrécir la droite veut faire travailler les gens plus longtemps.

Puisque la droite veut supprimer l’impôt sur la fortune et augmenter la TVA.

Puisque, en Syrie, la France préfère prendre le risque de Daech plutôt que celui de Bachar el-Assad.

Puisque les élites politiques, tout en prêchant le civisme aux jeunes, leur donne l’exemple de la haine et de l’hypocrisie.

Puisque François Bayrou va faire voter Juppé après avoir fait élire Hollande ; devant tant d’incohérences où l’esprit de Descartes se perd, nombre de gens se demandent si, tout compte fait, mieux vaudrait essayer le Front National.

*Alain Juppé

Repost 0
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 10:15

En ce temps, on avait déjà beaucoup glosé sur une certaine médiocrité du règne de François l’Élu. Pourtant plusieurs de ses ministres (Jean-Jacques Urvoas, Thierry Mandon, Jean-Yves Le Drian, Bernard Cazeneuve) faisaient montre, chacun dans leur partie, de grandes qualités. Si le Premier d’entre eux donnait le change par son apparente volonté à bien faire et l’affichage d’une détermination sans faille à servir les intérêts du royaume ; il n’empêche que, sous couvert d’une extrême fidélité, Manuel Valls se soumettait pieds et poings liés à son maitre, ce qui le rendait co-responsable des difficultés du Pays : trop d’impôts, trop de dettes, trop de travailleurs sans travail.

A cela s’ajoutait une curieuse intention de vouloir traiter en tant que crimes de droit commun, ceux commis par des fanatiques, au nom d’une religion qui refusait la prééminence des lois du Royaume sur celles de Dieu. Pour le Peuple, aux dégâts humains déjà considérables que l’on aurait pu, au moins partiellement, éviter, venait s’adjoindre le sentiment confus que le danger à venir était largement sous-estimé.

Cela poussait le vote vers celui qui ferait montre d’un peu moins de pression fiscale, (mais pas trop), un peu moins de dette (mais pas trop), un peu plus de travail (mais pas trop), un peu plus de fermeté (mais pas trop): soit le sieur Alain Juppé.

Le système monarchique conduit à polariser l’élection sur une personnalité plutôt que sur l’ensemble de l’équipe qui est appelée à gouverner--c’est dommage. Même si le temps n’était pas encore venu de porter un jugement définitif, l’indigence de l’entourage d’Alain Juppé faisait tache. Mis à part l’un de ses plus forts soutiens, le seigneur Bayrou, Duc de Pau qui se voulait fils spirituel d’Henri IV. Celui-là se désignait déjà comme l’éminence pas du tout grise du Roi Alain. Je vois, pour ma part, grande difficulté à ce que celui-ci aurait à supporter les pressions de celui-là. « Mon Dieu gardez moi de mes amis… »

Repost 0
8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 13:56

« L'extrême esprit est accusé de folie, comme l'extrême défaut ; rien que la médiocrité n'est bon. » La primaire est un concours d’indigence politique dans lequel Alain Juppé a toutes ses chances.

Au temps où l’homme fait danser les molécules, où la science avance en TGV, au temps où l’on forme (à grands frais) les jeunes pour courir après les nouvelles techniques et où les anciens sont obsolètes de plus en plus tôt, voilà que le présumé prochain Président de la République propose la retraite à 65 ans !

Pourtant, on voit bien que l’avenir dessine un monde de « travailleurs sans travail » duquel il serait bon que l’on prenne, dès à présent, toute la mesure. Face à cela, Alain Juppé and Co veulent faire machine arrière et appliquer des solutions propres au siècle dernier.

La manœuvre procède d’une conception boutiquaire qui consiste à retarder les pleins droits à la retraite de façon à diminuer le délai entre le premier versement de la pension et le décès, sans plus se soucier des indemnités de chômage que la société devra, par ailleurs, verser à ceux qui seront, entre temps, hors circuit.

Raisonner comme au temps du plein emploi, celui ou l’argent sentait encore la sueur de ceux qui l’avaient produit, relève de l’absurde puisque maintenant l’argent est fabriqué par les banques centrales et que les machines remplacent les bras et bientôt les cerveaux.

Quelle fatalité, quelle triste fortune, a frappé la France de Montaigne, de Voltaire et du Général ? Le flambeau qui éclaire le monde n’est plus qu’un pale éclat de miroir défraichi qui renvoie l’image du passé. Qui donc va réveiller cette France avachie ?

Repost 0
5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 08:38

S’il y avait moins de dette, moins de déficit commercial, moins d’impôts et de chômage. S’il y avait moins de suivisme américain, moins de béni-oui-oui européen, moins de nihilisme scolaire, moins d’idéologie en politique étrangère, moins d’insécurité, on pourrait dire que François Hollande est un bon Président.

-Allez trouver un Président libre de toute action judiciaire, un Président qui, de lui-même, rogne ses émoluments et dont les caves du palais ne contiennent plus que de bonnes bouteilles.

-Allez trouver un Premier ministre, fidèle comme un caniche, assez puissant pour mettre au pas Assemblée et Syndicats et assez humain pour repêcher quelques centaines ou quelques milliers de gens du grand naufrage de millions de travailleurs sans travail.

-Allez trouver un ministre de la défense capable de vendre des rafales en rafale, de ne tuer que les méchants sans perdre de soldats.

-Allez trouver un ministre de l’agriculture assez rusé pour que le consommateur paye son lait puis couvre les dettes que le paysan et ses vaches ont accumulées pour le produire.

-Allez trouver un secrétaire d’état assez gonflé pour faire en sorte que le voyageur acquitte de son billet, prenne sa part du déficit de la SNCF et participe à l’achat de la locomotive qui va tirer son train.

C’est vrai, ils n’ont pas de très bons résultats, mais, vu le mal qu’ils se donnent, on peut être fier de ces gars-là.

Repost 0

Présentation

  • : billets d'une pensee ordinaire
  • billets d'une pensee ordinaire
  • : "Les Démocraties ne peuvent pas plus se passer d'être hypocrites que les Dictatures d'être cyniques" Il n’y a qu’une Liberté : celle à se déterminer d’agir de façon morale
  • Contact

Recherche

Liens