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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 13:13

Il nous chantait la mer,

Les Peuples à genoux,

Ces Marins fusillés pour une discipline,

Potemkine…

Où est-il ce bateau ?

Il n’y a plus de bruit : écoutez le silence !

Le forgeron du cœur a posé son marteau,

Le feu ne brille plus. Est-ce coïncidence…

Du vallon, en nuées, sont partis les oiseaux.

Il avait dans sa poche un couteau replié,

L’âme pure adossée au mur des injustices,

Comme ce malheureux qu’ils ont exécuté :

La Loi a bien le droit d’avoir ses sacrifices.

Je n’ai pas eu tes mots pour déclarer la guerre,

A toutes ces horreurs, par les hommes, accomplies,

Je n’ai pas eu ta voix, profonde et ouvrière,

Pour crier les souffrances des âmes aboulies.

Ou es-tu maintenant ? Grande, sombre forêt,

Pour toi toujours la mer roulera ses galets…

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 13:57

Oui disent les modérateurs de l’Express…. Voici pourquoi :

Ayant lu avec grand plaisir un article de Bongobi, alias Marquise de Sévigné, «François Hollande inspirez-vous des fables de la Fontaine » j’avais cru malin d’envoyer le commentaire suivant :

Quand le peuple irascible veut son Roi étriper,

On ne voit pas pourquoi, comme dit la Marquise,

Le Roi ne songe point à changer de sujets,

Et modeler son peuple tout de bon à sa guise,

En changeant ses Bretons contre des étrangers.

Cause de l’éviction de ce commentaire : « Merci de ne pas tenir de propos discriminatoires sur notre site. Pas de racisme, d’homophobie, de sexisme, etc. » J’adore le etc…..

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 13:05

La démocratie est fondée sur la nécessité du mensonge sans lequel les politiques ne pourraient se faire élire ainsi que sur l’indispensable crédulité des citoyens sans laquelle ils ne les éliraient pas : Mais pour qu’un mensonge soit utile encore faut-il qu’il soit cru.

C’est ce que l’on appelle, sans doute avec raison, le meilleur des systèmes, car c’est le mensonge de l’un et la crédulité de l’autre qui font, dans un couple, les plus solides mariages. Je veux dire par là que l’indispensable mensonge politique ne présente d’inconvénient que lorsqu’il est réfuté par le peuple.

Les politiques intelligents prennent en compte le facteur d’apathie populaire comme ingrédient majeur de leur cuisine. C’est précisément sur l’atonie populaire que s’appuie François Hollande pour faire l’exact contraire de ce qu’il avait promis… (Je renégocierais le pacte de stabilité etc.)

« Croyez-vous à l’insurrection fiscale ? » demande Yves Calvi à l’éminent politologue Roland Cayrol : « Bien sûr que non » répond celui-ci … Cela veut dire que même en slip le peuple reste indolent, apathique, aboulique et tutti quanti …

Certes, ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on prend les gens pour des imbéciles, sans remonter bien loin, en 1870, juste à la veille d’une branlée mémorable, le Maréchal Leboeuf déclarait sans vergogne à l’Assemblée « Nous sommes prêts, archi prêts ; quand la guerre devrait durer un an, il ne nous manquera pas un bouton de guêtre ! »

En 1940 nos politiques affirmaient que la route du fer était coupée et que nous vaincrions parce que nous étions les plus forts….On a vu la suite !

En a-t-il fallu des Mélenchon pour qu’après des années et des siècles de servage le Peuple se décide enfin à réagir…M. Cayrol a sans doute raison : ce n’est pas demain la veille que les Bretons se reverront en Cadoudal…

Quoique ! Peut-être faudrait-il prendre en compte deux mouvements inverses : tandis que la conscience des peuples se fait plus vive grâce à l’éducation et aux réseaux sociaux, celle des politiques régresse depuis qu’ils ont remplacé le bistrot du coin par des experts et des conseillers.

A propos d’experts, je conçois la colère de Bernard Maris contre les Bretons sous réserve de la circonscrire à un contexte idéologique au sens non péjoratif du terme. De ce point de vue, on comprend sa peine de les voir refuser de sacrifier dans l’immédiat quelques milliers d’emplois contre le nécessaire avenir d’exploitations plus écologiques.

M. Maris a fondamentalement raison sur un certain nombre de points et ce serait un homme épatant s’il voulait bien articuler ses pensées avec la réalité (politique s’entend)

La réalité politique ne s’attache pas tant à l’intrinsèque vérité des choses qu’à la croyance que le peuple en a. On est dans la réalité politique lorsque l’on fait croire à ce que l’on dit.

Encore faut-il ne pas pousser le bouchon trop loin. Comme celui-ci, quand il affirme qu’il n’y pas de relation de cause à effet entre l’augmentation des taxes et le chômage ou celui-là qui prétend que le chômage baisse dès qu’il augmente moins… On peut prendre les gens pour des idiots, à la stricte condition qu’ils ne s’en aperçoivent pas.

En ce moment la difficulté consiste à vendre un bonheur futur contre une peine du présent. L’art politique c’est transformer la souffrance en plaisir, du masochisme en quelque sorte !

En somme, c’est l’art de transformer la souffrance en plaisir…Il faut embaucher des masochistes !

«L’Homme a été taillé dans un bois si tordu qu’on ne pourra jamais en tirer quelque chose de droit » Avec le bois très tordu des Français on peut faire des choses magnifiques …Les socialistes s’acharnent à le redresser…Quel dommage et quelle erreur !

Yves Calvi « C dans l’air » 28/10/2013

Bernard Maris «C dans l’air» 29/10/ 2013

Un constat implacable qui s'explique par l'incapacité des dirigeants européens à prendre les décisions en faveur d'une meilleure compétitivité. Sans jamais attaquer nommément François Hollande ou le gouvernement français, l'ancien ministre socialiste critique vertement l'absence de "leadership" des dirigeants européens. "Ils se cachent tous derrière la BCE pour camoufler leur inaction", juge l'ancien patron du FMI, qui souligne le contraste avec le volontarisme et la détermination des principaux leaders lors de la tempête déclenchée par la chute de Wall Street en 2008. Face à un public d'économistes européens, asiatiques et américains, DSK a brossé le tableau sombre d'une Europe sans cap ni capitaine, vouée à la stagnation et perdant peu à peu sa crédibilité sur la scène internationale. Rien que ça !

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 16:15

Je ne suis pas vraiment fan de la ligne politique de Jean-Luc Mélenchon :

Il me fiche la trouille quand il conduit à tombeau ouvert sa vieille guimbarde marxiste, en tutoyant des ravins dont le silence du présent relève les cris d’horreur des crimes de jadis.

Il m’ égare en faisant de Robespierre ou de Saint Just des héros de la Révolution alors que Sade en portait les véritables valeurs (« Prouvez votre vertu ou entrez en prison » dit Saint Just, ce à quoi Sade répond «Ouvrez les prisons ou prouvez votre vertu « )

Et surtout je crains son idéologie qui pourrait s’avérer dangereuse si sa finalité conduisait jusqu’à Caligula « Caligula adresse à l’humanité et à l’occident en particulier un avertissement que les intellectuels de son temps et probablement encore du nôtre ont bien du mal à entendre. A savoir que l’absolutisme de la raison est aussi terrifiant que n’importe quel autre absolutisme » ( Henri Guaino- Camus au panthéon)

Seulement voilà : Quand il ne s’agit plus de parler de lois, de règlements et de toutes ces choses que l’homme produit pour organiser la société et faire de lui-même un bien-gentil standardisé désormais dispensé par la collectivité de ses propres devoirs à condition de respecter la loi…Quand il ne s’agit plus de ce monde épatant qui ne cesse de garantir l’individu contre les aléas de la vie (et contre blé de ses obsèques), Quand il ne s’agit plus de ce nouveau conformisme de la raison, Jean-Luc Mélenchon oppose le désormais absurde de la conscience et de l’honneur.

Sur cet immense champ en friche Jean-Luc Mélenchon s’élève haut, servi par une intelligence et un talent hors du commun il ajuste des tirs aussi précis que ceux d’un sniper marseillais.

Alors, que voulez-vous, à le voir ainsi dégommer, aussi peu que ce soit, la bêtise ambiante, il me vient comme une gratitude …Comment pourrais-je l’exprimer mieux, sauf à parodier Baudelaire « Je voudrais faire mon ami d’un homme qui n’aurait pas un prix de vertu, car je ne craindrais point de trouver en lui un tyran implacable »

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 16:33

Manuel Valls l’a dit et répété, faire respecter l’ordre établi est pour lui une mission sacrée dont rien ne pourra le faire déroger « Rien ne me détournera de mon cap» dit-il

Or qu’est-ce qu’une pensée de droite ? L’Anthropologue Emmanuel Terray répond précisément : « Le fondement de la pensée de droite reste la défense de l'ordre établi»

Manuel Valls est donc un homme dont la pensée est à droite mais qui roule sur la file de gauche pour atteindre plus facilement et plus vite son objectif.

Que faut-il craindre de lui ?

1) Sa position ambivalente : pourquoi lorsqu’on pense à droite rouler pour la gauche ? Je n’ai qu’une réponse plausible : son ambition. Manuel Valls se sert de la gauche pour nourrir son ambition et il sert d’alibi à la gauche. Fragile combinazione.

2)Sa rigueur républicaine, ou, mieux encore, sa vertu … « Je ne voudrais pas faire mon ami d’un homme qui aurait eu un prix de vertu je craindrais de trouver en lui un tyran implacable »(Baudelaire)

3)Sa conception de l’altruisme : «Le geste du Président est un geste de générosité pour Leonarda mais la famille ne reviendra pas...» a-t-il déclaré.

J’imagine que Vincent Peillon pourrait en faire un exemple d’école : C’est quoi la générosité ?

--Moi M’sieur, je sais M’sieur !

-- Dis-moi

--Ben c’est quand on pique une fille dans sa classe pour l’envoyer hors de France dans un avion.

--C’estça pour toi la générosité ?

Un frisson parcours la classe et plus d’un regrette de n’être pasorphelin.

Je crains surtout Manuel Valls parce qu’il souffre d’une sorte de daltonisme de la conscience : il confond le vert de la générosité avec le rouge de l’odieux.

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 19:29

«On ne peut concilier l’inconciliable» dit Camus… C’est, pourtant, l’objectif que François Hollande s’est attaché à poursuivre tout au long d’une carrière brillante, en se servant de la politique comme outil essentiel pour rapprocher les points de vue : «faire du mécontentement de chacun le contentement de tous ». Mais ce qui était vrai au parti socialiste ne l’est plus, me semble-t-il, quand il s’agit de diriger la France. Il ne lui a fallu que dix-sept mois pour que le contentement de chacun ne devienne le mécontentement de tous.

Fidèle à sa méthode : «concilions l’inconciliable» le Chef de l’Etat a, une fois de plus, indisposé tout le monde : La Droite en proposant le retour de Léonarda, la Gauche en refusant à l’enfant le droit de vivre avec ses parents et en négligeant le principe du regroupement familial. En oubliant Jean-Marc Ayrault, il relègue le Premier Ministre au second plan et j’y vois comme une curieuse prise de distance.

Mis à part le dandysme anti-FN parisien, il y a une vraie sensibilité humaniste de Gauche, celle qui, en passant par Cécile Duflot et Christiane Taubira, va de Jean-Luc Mélenchon à Claude Bartolone et qui se heurte de plein fouet à la rigueur légaliste de Manuel Valls.

«La Gauche perd son âme !» s’écrie Claude Bartolone au sujet de l’affaire Dibrani. Vrai cri du cœur qui en dit long sur le degré d’énervement ambiant... Religion du cœur contre celle de la raison : Il n’y a de pires guerres que celles de religions !

Il faut «sanctuariser » l’école dit Vincent Peillon. Curieux langage pour un laïc… «La loi on s’en fout» scandent les Lycéens enivrés de générosités à bon compte. Quand la droite dit par la voix de Saint-Just «Prouvez votre vertu ou entrez en prison » la gauche répond par celle de Sade «Ouvrez les prisons ou prouvez votre vertu »

De toute évidence Manuel Valls tient le haut du pavé : L’éviction du Ministre de l’Intérieur équivaudrait à un suicide électoral. Bien au contraire de celle de Jean-Marc Ayrault qui se retrouve face à un Ministre indéboulonnable, porté par les sondages, alors que lui, désavoué par l’opinion publique, est assis sur un siège éjectable, provisoirement verrouillé par la grâce du Président de la République.

Cette situation qui met en relief les qualités de souplesse et d’abnégation du Premier Ministre n’en révèle pas moins, elle aussi, sa capacité d’effacement et l’appétence de François Hollande pour les situations inconciliables.

Nul doute que le Président va, pour calmer le jeu, esquisser un petit pas à gauche…La France n’a pas fini de danser le tango !

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 10:46

Pour ma part j’ai du mal à croire que l’incroyable bêtise qui illustre si tristement l’interpellation de Léonarda ne soit que le fruit du hasard.

  1. Comment a-t-on pu procéder à l’expulsion de la famille Dibrani, par bribes, en omettant un des enfants?
  2. Comment l’Agent de la police de l’air et des frontières, qui a insisté pour faire arrêter le bus, pouvait-il ignorer que l’interpellation d’un enfant en cours de classe poserait un problème, si ce n’est juridique, du moins moral ?

Tout cela est troublant, mais, quoiqu’il en soit, voici encore une preuve de la déficience de nos administrations et de notre justice qui mettent plus de quatre ans pour procéder à des reconductions d’illégaux aux frontières juste à la veille de leurs droits aux papiers et juste au moment où la réalité de l’intégration est, en principe, la plus évidente.

Dans un temps où le Gouvernement socialiste n’en finit pas de promettre, sans effet, des réussites que le Chef de l’Etat appelle de ses vœux jusque depuis Johannesburg : «La politique qui est menée depuis maintenant 16 mois a demandé des efforts et aujourd'hui les Français sont en droit de demander, même d'exiger, qu'il y ait des traductions de ce qu'ils ont consenti durant ces derniers mois »

Dans un temps où le Premier Ministre est boudé par l’opinion publique, Manuel Valls jouit d’un score à faire pâlir un potentat. L’honnêteté, l’honneur de Jean-Marc Ayrault ne saurait être mis en cause de même que celui des autres Ministres, mais il arrive que les évènements prennent d’eux-mêmes le relais. L’opposition entre le «dura lex sed lex» martelé par Manuel Valls et les visions humanistes de nombreuses Eminences de Gauche atteint maintenant un degré d’antagonisme qui frise l’insupportable au sein d’un même gouvernement.

Faudra-t-il remanier avant ou après les municipales ? François Hollande tentera-t-il le non-retour ? La question est posée… Pierre Moscovici a compris, Vincent Peillon se tâte….

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 10:18

Passons sur le côté irrationnel du Premier Ministre qui, au nom du Front Républicain, pourfend le parti dont il a besoin pour mener à bien son combat contre le FN.

Venons en plutôt à la déclaration du Président de la République. Reprenant la formule qui a fait mouche pendant sa campagne « Le changement c’est maintenant », il dit en substance : « Les résultats c’est maintenant »…Est-ce à dire que, comme son Ministre des Finances, il estime que la France a gagné sa bataille économique et qu’elle est en passe de gagner celle du chômage ? Faut-il, au contraire, comprendre cela comme un sévère avertissement lancé au Gouvernement ? Doit-on l’entendre comme une sorte d’ultimatum précurseur d’un possible remaniement ? I don’t know…

Quoiqu’il en soit le fait que François Hollande donne la réussite économique comme meilleur moyen de combattre le FN a piqué au vif le Président de l’Assemblée Nationale qui l’a aussitôt contredit en mettant en avant le «vivre ensemble» comme première nécessité. Si la synergie entre les résultats économiques et le vivre ensemble ne gâtent rien, force est d’admettre que sans bonne économie il n’y a pas de bon «vivre ensemble»

Le moment est-il bien choisi pour ouvrir des débats idéologiques ? Nier le communautarisme ne l’empêche pas d’exister. Le FN est lui-même une forme de communautarisme qui fait son lit du combat d’autres communautarismes pour le moment minoritaires mais qui progressent fatalement. Mais outre ce fait, M. Bartolone, et c’est là où je voulais en venir, ne retiens pas les bons exemples. « Regardez l’Autriche nous dit-il, trente% d’extrême droite et quatre% de chômeurs» S’il veut dire par là que l’extrême droite est pire que le chômage, on le comprend. Heureusement que le FN ne l’entend pas, car il pourrait dire à nos chômeurs «Regardez l’Autriche trente% d’extrême droite et seulement quatre% de chômeurs ».

Ce n’est pas la première fois que Le Président de l’Assemblée exprime son désaccord avec le Chef de l’Etat. Peut-être a-t-il raison dans le sens où il a le droit d’exister. Mais, selon moi, il a tort sur le plan de l’intérêt général : D’abord parce que le temps est au rassemblement plutôt qu’à la division, ensuite parce que son argumentation est boiteuse et enfin parce que c’est l’imprécarité et le chômage qui font le lit du FN. François Hollande a raison de vouloir le traiter en priorité, mais il a tort de ne pas appuyer sa raison sur des faits : Oui ! M. Ayrault, les résultats c’est maintenant.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 19:55

Alors que le Président de la République et le Premier Ministre sont au plus bas dans les sondages, alors qu’à Brignoles la gauche est éliminée au premier tour et que Mme la Ministre Carlotti est désavouée par les électeurs socialistes, M. Moscovici, dans une interview au JDD nous assure que tout va bien …

«L'économie française va mieux, dit-il, incontestablement. Elle fait mieux que la zone Euro. Tous les indicateurs sont bien orientés. Les anticipations de production industrielle, notamment, sont à la hausse. Sur les trois derniers trimestres, la croissance progresse à un rythme annuel de 1%. La France fait mieux que la zone euro, mieux que ce qui était prévu avant l'été. Une chose me frappe pourtant, c'est la défiance dans laquelle nous vivons. Elle n'est pas fondée : nous sommes une grande économie, diversifiée, et nous renforcerons au contraire la croissance par la confiance. La reprise est là, la confiance va suivre. Ces chiffres et ces réalités sont de nature à éclairer notre pays! »

Petit bémol: «La seule obligation que nous avons c'est d'obtenir des résultats, sur l'emploi, la croissance, la sécurité. Obtenir des résultats, c'est une obligation » Faut-il comprendre, de ces propos tenus par le Président de la République, que ces résultats ne sont pas encore acquis ? C’est, me semble-t-il, un peu contraire à ce que dit le Ministre des Finances.

Fort de l’estime que je lui porte, je n’imagine pas un instant qu’il pourrait se tromper ou, pire encore, mentir ainsi sciemment aux Français…Je prends donc acte que l’économie française se porte bien, mieux que la zone euro, que la croissance progresse et que l’inversion du chômage se fera, comme l’a voulu François Hollande, dès la fin de l’année.

Ceci étant Pierre Moscovici se pose lui-même la question qui fait énigme : «Une chose me frappe pourtant, c'est la défiance dans laquelle nous vivons » dit-il. Question à laquelle ce magicien capable de réduire le déficit budgétaire en augmentant la pression fiscale sans impact sur la croissance, capable de contenir la dette puis de la réduire dès 2015 et d’inverser la courbe du chômage d’ici 2mois, est incapable de répondre.

Puisque plus de réussite économique conduit à plus de spleen chez les Français, puisque plus les socialistes réussissent moins les Français votent pour eux, il ne faut pas chercher les raisons du côté de la logique mais plutôt de la psychiatrie. Restez zen Mister Président : il reste trois ans à la Gauche pour se pencher sur la question.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 08:13

C’est, au moins, le troisième coup de poignard que François Fillon porte à l’UMP.

De menaces de procès à sa propre formation, en passant par l’affirmation de son exécration envers le Président de l’UMP, le voici qui se déclare en guerre ouverte avec celui qui fut par deux fois son Patron, d’abord en tant qu’ancien Chef de l’UMP puis celui de la République.

Visiblement François Fillon profite de l’extrême faiblesse de ce Parti pour remuer le couteau dans la plaie. François Fillon a-t-il un problème de personnalité ? J’y vois comme un mélange d’ambitions et de ressentiments mal maitrisés qui le pousse à combattre son camp au nom de l'intérêt de la France.

Est-ce du courage ou de l’inconscience ? Quoiqu’il en soit, il exprime carrément son mépris à l’égard de ceux (supposés anciens amis) qui, tout en se déclarant de Droite, ont gouverné à Gauche, celle-là même qui est maintenant taxée de se porter à droite.

Sa position a au moins le mérite d’essayer d’animer l’opposition, bien que d’aucuns puissent s’offusquer qu’il tire si violemment sur une ambulance.

En politique tout est possible, du meilleur au pire, mais il y a des barrières qu’il ne faut pas franchir. Par exemple celle de confondre une ligne politique avec la personnalité de ceux qui la partagent ou la conduisent. Il y a au FN comme à Gauche ou à Droite des personnalités parfaitement honorables ou que l’on juge comme telles en fonction des atomes crochus… Mais s’il est tout à fait plausible de discuter pour savoir si la personnalité de tel ou tel doit ou non prévaloir sur la politique, n’empêche que cela ouvre un abime d’irraison de la part de celui qui, précisément fait métier de prôner la politique. Pour faire court, dire cela c’est nier la nécessité politique, dire cela c’est de l’antipolitisme pur. Force Républicaine ? Mon œil !

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