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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 08:45

Après s’être brusquement déclaré en désaccord avec la réforme pénale de la Garde des Sceaux, au point d’en appeler à l’arbitrage du Président de la République, Manuel Valls a affirmé, dès le lendemain, qu’il travaillait « la main dans la main » avec Mme Taubira.

Etrange volte-face de la part de celui qui, à l’opposé du Président et de son Gouvernement, se distinguait jusqu’à présent par une ligne de conduite claire et sans reniements.

S’agit-il d’une manœuvre habile, ou bien a-t-il cané devant la pugnacité de Mme Taubira qui n’avait pas manqué de le renvoyer aussitôt dans les cordes en le priant sèchement de ne pas se mêler des affaires de son Ministère.

Il n’empêche que sa retraite en rase campagne est regrettable car M. Valls a électoralement raison: 70% des Français estiment que la Justice est une institution dépassée qui persiste à vouloir courir un grand prix avec un vieux 35 tonnes.

Raison de plus, dirait-on place Vendôme, pour réformer… Sauf que l’une des principales causes de la déficience est un manque de moyens…Le budget de la Justice Française est l’un des plus faibles d’Europe : Selon la dernière étude de la Commission du Conseil de l'Europe pour l'efficacité de la justice, la France ne dépense que 0,20% de son PIB par habitant pour son système judiciaire. Elle se classe 34e sur 40. La France délivre sa justice avec 5.855 juges professionnels qui siègent en juridiction. Cela représente 10,7 juges pour 100.000 habitants, quand la moyenne européenne est à 21,3.

Puisque l’argent est le nerf de la guerre comment s’étonner de la mollesse de la Justice quand elle mène la sienne contre la délinquance ? Comme ses prédécesseurs, Christiane Taubira perdra la bataille pour la sécurité tant que l’appareil Judiciaire sera le parent pauvre de la République.

A moins que la Chancellerie n’ait d’autres objectifs ? Le Ministre de l’Intérieur voulait peut être dénoncer le décalage entre une vision plus ou moins idéologique de la Garde des Sceaux (Je n’ai pas les moyens mais j’ai des idées) et celle de l’opinion publique dont l’objectif est très simple dans sa trivialité : garantir la sécurité des braves gens et empêcher les criminels de récidiver.

  1. 7.7 milliards d’Euros de budget pour la Justice et la protection du peuple Français dans un contexte mondial (bien réel) de montée de la délinquance comparés aux 31.4 milliards adjugés à la Défense pour parer à une (très utopique) attaque d’un ennemi non déclaré.
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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 14:25

Ce n’est pas sûr tant est  fermé le cercle vicieux de leurs intelligences….

Un  «Voltaire»  peut-il comprendre, que les Japonais et les Américains  donnent  priorité à la remise en forme de leur Pays avant de lui infliger le traumatisme de réformes ?

Un «Voltaire»  peut-il concevoir que la cause induit tout naturellement  l’effet et que c’est celle-ci plutôt que celui-là qu’il faut  traiter en premier.

Peut-il  admettre que le chômage est l’effet  d’un manque d’emplois, lequel est   conséquence d’un défaut de compétitivité, suite aux excès des prix de revient et d’une lassitude  des entrepreneurs découragés par la paperasse, les impôts et le manque de considération des politiques. 

Un «Voltaire»  peut-il   s’étonner de voir que sur trois voitures identiques (Citroën C1, Peugeot 107 et Toyota Yaris)  les deux « Françaises » sont produites à l’étranger  (C1 et 107 en Tchéquie)  alors que la Japonaise est  construite en France près de Valenciennes. D’après un Dirigeant de Renault (1)  la Clio assemblée en Turquie revient  1.300 euros de moins que si elle était produite en France…

Seul le vulgum-pécus peut s’énerver d’ignorer, Bon Dieu de Bois, pourquoi les Japonais arrivent à produire en France, quand les Français  en sont incapables.

Peu importe, dirait le « Voltaire »,  puisque le chômage est un luxe que les Français peuvent s’offrir avec leurs impôts.

 

 

1)        D’après La Tribune

 

 

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 08:34

C’est en tous cas le postulat que pose un sondage pour le journal Marianne, qui donne  Manuel Valls vainqueur  de Nicolas Sarkozy au second tour d’une  élection Présidentielle…

Primaires ou pas cela suppose l’éviction de François Hollande avant le second tour. Hypothèse plausible au vu de la perte de confiance  qu’il subit actuellement.

Ce n’est guère étonnant : A une politique confuse et contradictoire, que  ses incantations optimistes n’arrivent pas  à éclairer, Manuel  Valls oppose un discours simple et de bon sens qui plait aux Français.

Ce sondage  conforte le sentiment  que  François Hollande et son Gouvernement, sous des apparences solides,  relèvent, en fait, d’une grande fragilité politique à cause  d’un  manque  d’adhésion de la majorité des Français.

Mais contrairement à François Mitterrand,  qui n’aurait pas attendu longtemps pour contrer l’ascension de son Ministre, il est probable que le Président Hollande, toujours confiant en sa bonne étoile,  minimisera  le risque de voir Manuel Valls lui voler la vedette en tant qu’homme fort du gouvernement… en attendant d’être celui de l’Etat Français.

 

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 10:27
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Gérard Pendariès
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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 10:27
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gerard pendaries
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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 10:14

La réponse est oui….à condition que  le concept  démocratique se limite  à  glisser une enveloppe  dans une fente tous les cinq ans…

De ce fait, sur quarante-trois millions d’électeurs,  seuls  cent mille   se sont sentis  concernés  par le risque de faillite d’un des deux principaux partis.  Soit  quarante-deux millions  neuf cent mille  citoyens hostiles ou indifférents.

Dans un système où la Cinquième  République  fonde sa démocratie  sur le principe du  bipartisme, cela pose évidemment le problème de l’alternance.  D’autant que, depuis que les candidats à la Présidentielle  sont  préalablement élus par  les partis, le  Président n’est plus, comme le voulait le principe de la Cinquième, celui de tous les Citoyens  mais avant tout  celui de son Parti.

Sauf à répéter que  nul ne doit contester les décisions  du Conseil Constitutionnel (par définition infaillible) la possible banqueroute du principal parti d’opposition laisse de marbre François Hollande. Et quand un élu socialiste (M. Bourquin) donne symboliquement  son obole au nom de la nécessité pluraliste, il est sévèrement tancé par son  Premier Secrétaire,  tant  ce dernier  a le désir de voir  les socialistes au pouvoir ad-vitam aeternam. 

Il n’empêche que si plus de  99 %  des électeurs ne se sentent pas concernés,  même en soustrayant  les nombreux opposants à l’UMP,  cela fait beaucoup d’indifférence citoyenne. Il est vrai que ce parti, entre les erreurs financières et les luttes intestines se donne beaucoup de mal pour se faire détester.

A mots couverts le Président Hollande a fait savoir qu’il avait besoin de deux quinquennats pour mener à bien  les réformes du Pays. En attendant l’heureuse  issue,  sans doute pourra-t-il  compter sur l’apathie des Français. 

 

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 08:00

--On ne respecte pas le Citoyen, quand on donne les clés du coffre de la République à un Ministre délégué  déja  signalé (il y a de ça plusieurs années)   comme présumé fraudeur à l’administration fiscale.

--On méprise le Citoyen,  quand le dit fraudeur ment impudemment  aux  Représentants du Peuple en pleine séance solennelle sans que ce parjure ne  soit même pas  reconnu comme  « manquement au devoir de probité » (articles  432 du code pénal).

--On se moque des gens,  en instituant une Commission Parlementaire qui tout en auditionnant  un fauteur  amnésique,  refuse  d’entendre le témoin principal qui est  au cœur de la hiérarchie.

Le FN progresse parce que les Elus ayant perdu conscience  d’être les Serviteurs du Peuple en sont devenus les Maitres impudents.

Ce n’est pas d’hier et si la Gauche forte de tous les pouvoirs agit aujourd’hui avec tant d’arrogance,  la Droite n’est pas exempte d’affaires dont le fumet, parfois vieux de plus de vingt ans,  s’instille sournoisement dans nos narines. 

Cela vient du fait que la Cinquième République est en mort cérébrale depuis mai 68 et que le Peuple s’est  couché devant ses Maitres…

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 08:24

Grace à une interview parue fin Mai sur l’Express on en sait un peu plus sur la véritable personnalité de François Baroin.  Pour ma part,  je ne vois guère de différence entre ses propos et ceux qui auraient pu être tenus par un ténor socialiste du clan Hollandais …

Sur les grandes questions d’éthique et de société François Baroin épouse les grandes thèses socialistes. En ce qui concerne la peine de mort,  il se félicite que la Loi Badinter  n’ait pas été remise en question. (1)  Sans doute est-il  de ceux pour lesquels la répugnance du crime n’est pas telle qu’elle ôte à l’assassin le droit au statut d’être humain. « L’horreur du crime comme pensée triviale réservée aux imbéciles » vue en tant qu’avancée de la pensée humaniste.  De la même manière il adoube le mariage des hommes homosexuels ce qui implique,  de nier le fait que l’adoption puisse poser problème ou que le recours à la gestation pour autrui  va fatalement  exister.

Sur les questions sociales un socialiste ne dirait  pas mieux :   Nous gaullistes, dit-il, nous croyons au modèle social mais pour le préserver il faut faire des choix courageux.  Cela passe-t-il par la remise en cause des 35 heures ?  Il n’en est pas certain… Les socialistes non plus.

A la question : « Pour offrir une véritable alternative au pays, la droite ne gagnerait-elle pas à assumer un libéralisme économique plus clair? »   Il répond que le libéralisme   n'est pas un projet économique et politique, c'est un outil au service de la création de richesses.  On croirait entendre François Hollande.

Entendons-nous bien, les opinions de François Baroin sont parfaitement  légitimes et honorables, mais que je sache, ce n’est pas à de Gaulle que nous devons  les 35heures,  l’abolition de la peine de mort, et le mariage des homosexuels. Cela revient aux socialistes et en ce sens M. Baroin est plus proche  d’eux que du Gaullisme.

Reste quand même une  grande divergence entre François Baroin et  (par exemple)  Laurent Fabius : Elle tient au fait que  le second est  Ministre  alors  que le premier  aspire à le redevenir.

 

 1) Je suis, pour ma part, opposé à l’exécution de la peine de mort qui est un acte barbare. Mais je suis pour la condamnation symbolique en tant que refus absolu d’admettre certains actes criminels. 

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 13:58

Au vu des premières leçons que l’on peut  tirer des auditions de la Commission d’enquête Parlementaire ainsi que celles  de Mme Taubira et de  M. Valls la réponse est Oui.

Premièrement : L’audition de la Garde des Sceaux et du Ministre de l’intérieur  font apparaitre que ni l’un ni l‘autre  ne peuvent (ni ne veulent) savoir quoique ce soit sur des membres du Gouvernement et plus généralement sur des Personnalités politiques. C’est disent-ils l’affaire exclusive de l’Administration fiscale et de la Justice.

Deuxièmement : Même dûment averti, du possible dévoiement d’un Ministre,  l’Elysée considère que  ce n’est pas à la Présidence  mais à  l’informateur lui-même de saisir la Justice.

Troisièmement : L’Administration fiscale informée depuis 2001 de l’éventualité  d’une fraude fiscale et de la détention d’un compte à l’étranger   détenu  par M. Cahuzac n’a, malgré d’autres alertes, nullement réagi.

Quatrièmement : La Justice,  qui dans cette affaire a fait convenablement son travail,  serait vraisemblablement restée inerte sans les alertes circonstanciées et publiques de la presse (notamment Médiapart).

Cinquièmement : Il aura fallu la surprenante  négligence de M. Cahuzac  et  son aveu téléphonique  de la détention d’un compte  en Suisse, doublé de l’extraordinaire concours de circonstances  qui a conduit à ce qu’il soit   enregistré,  pour que  les journalistes (Médiapart)  arrivent à soulever cette affaire.

Tous ces éléments donnent à  penser que sans  ses incroyables bévues, M. Cahuzac serait toujours  en poste. Du fait que Mme la Ministre de la Justice considère avec horreur toute idée de s’immiscer  dans les affaires de la Justice, du fait que M. le Ministre de l’Intérieur exclue de  ses compétences  tout ce qui ne touche pas directement à la sécurité des Français, du fait que le Premier Ministre fait prévaloir la parole donnée aux  présomptions  sérieuses et concordantes, il semble difficile au sein de ce gouvernement  de déceler une autre éventuelle brebis galeuse.

Comme l’administration fiscale  fait  preuve  d’une  totale inertie, reste la Justice.  Pourvu toutefois que les Médias lui fournissent des éléments tangibles  dument exploitables et reconnus.

Une autre affaire Cahuzac serait-elle encore possible au sein du Gouvernement Ayrault ?  La réponse est Oui ! Sans aucun doute…

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 07:58

Comment expliquer l’attitude  destructive  de François Fillon au moment même où son Parti connait les pires difficultés ?

C’est la deuxième fois en quelques mois qu’il divise  l’UMP, allant, tant il est sûr de sa raison, jusqu’à  menacer  son Parti de poursuites Judiciaires.

On peut expliquer cette fébrilité par  la souffrance qu’il a  supportée  avec stoïcisme  pendant cinq ans  sous la férule  d’un Président autoritaire et touche à tout.

Premier Ministre d’un Pays  qu’il pensait en faillite, peut-être  a-t-il été empêché de prendre les mesures qui auraient évité  la double peine de perdre les élections ainsi que de laisser un UMP en lambeaux et quasi en faillite. Veut-il, en réclamant l’inventaire, démontrer  que ce fut « à l’insu de son plein gré » ?

Sans doute sa rancœur est-elle pire que l’on pourrait  imaginer  pour qu’il en arrive à courir son  Marathon avant même que le départ soit donné. Ceci  tout en essayant d’évincer un rival à la seule supposition  qu’il pourra l’être, alors qu’il y de fortes chances pour que  la justice,  qui suit de près Nicolas Sarkozy  (affaires  Bettencourt, Karachi, Kadhafi, Tapie, sondages… avec, cerise sur le gâteau, le camouflet du Conseil Constitutionnel)   finisse  bien, à force de persévérance,  par le coincer.

Quoiqu’il en soit des curieuses stratégies de François Fillon,  à côté de la fadeur de la « Présidence Normale »,  son attitude  a le mérite de nous proposer un feuilleton piquant qui risque de nous tenir en haleine pendant  longtemps. Sorte de « Dallas » sans pétrole il y faudra beaucoup de haines et d’ambitions…Ne sont-ce  pas  les moteurs essentiels de la Politique ?

 

  

 

 

 

 

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