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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 20:15

Comme ce fut en Grèce, comme ce sera en Italie, François hollande engage son pays vers une casse sociale où les plus faibles seront ceux qui trinqueront le plus…

A la base un cocktail détonant : Dette et chômage. Ce mélange explosif entraine des dommages qui touchent d’abord les plus faibles avec un impact inversement proportionnel à la puissance du Pays : Plus fort en Grèce, moins en Italie et plus faible en France.

On sait ce qu’il en est de la Grèce, mais l’Italie avec un chômage supérieur à 12% et une dette qui grimpe au-delà de 130% du PIB entre dans la phase des soucis. Pour le moment elle arrive à étaler grâce à une ponction conséquente dans l’épargne de ses citoyens. Mais quand le seuil fatidique sera atteint, L’Italie n’aura d’autre ressource que de se tourner vers l’Europe qui ne pourra pas la laisser tomber. Dès lors on connait le processus : il est terrible pour les couches sociales les plus fragiles.

En arrivant au pouvoir, François Hollande avait le choix entre deux priorités : la compétitivité ou l’impôt : Il a choisi l’impôt. Comme l’impôt freine la compétitivité qui, à son tour, induit du chômage le recours à la dette est inéluctable et c’est bien ce que l’on voit aujourd’hui. La France se place à la deuxième place de la zone Euro en matière d’émission de dettes. (174 milliards d’euros en 2014 juste derrière l’Italie).

C’est en 2015 que la France se trouvera face au mur de la dette. C’est à ce moment que l’échec de François Hollande deviendra patent... A moins qu’il ne change dès à présent de politique.

François Hollande dispose encore de deux leviers : Une relance forcenée de la compétitivité et une réduction des déficits par des restructurations plutôt que par la mise à la diète des services de l’Etat. Cela lui permettrait de racheter un maximum de papier qui arrive à échéance dans le proche avenir.

Faute de quoi, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la France se trouvera juste après l’Italie forcée d’avaler la purge que lui imposeront l’Europe et le FMI. Aussi mal structurée qu’elle soit, la zone euro n’en reste pas moins maitresse du jeu et imposera les ajustements nécessaires même au prix du sang des plus pauvres.

Encore faut-il ajouter deux inconnues : Les réactions sociales et celles des marchés.

L’Homme d’Etat doit prendre conscience de tous ces risques et agir en fonction de l’intérêt général :

  1. Convoquer des Etats Généraux avec les leaders des forces Républicaines : Socialistes, Centre, Droite.
  2. Définir une politique cadre de salut public.
  3. Nommer un gouvernement tripartite dévoué à l’intérêt national.

Le moment est venu pour François Hollande de montrer que les Français ont bien élu un bâtisseur de cathédrales plutôt que le Facteur Cheval.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 09:37

«Vous avez passé en revue mon action de manière subjective et partiale» dit, Madame Taubira aux Magistrats de l’USM (68.4% du corps) lors de leur congrès qui s’est tenu à Paris le 15 novembre 2013.

C’est possible…. Mais encore faudrait-il que la Garde des Sceaux ajuste ses violons. Par quelles pirouettes, quels paralogismes ou quels sophismes, peut-elle accorder son discours enflammé d’octobre 2012. (Celui où le lyrisme et les citations allaient jusqu’à demander le secours du « Mystère et de la Magie du métier de Magistrat » pour justifier la réforme d’indépendance des Magistrats Procureurs en l’appuyant sur la foi de leur parfaite impartialité) avec la conclusion, un an après, qu’une majorité de Magistrats se rendent coupables de subjectivité et de partialité à son égard…

La vérité c’est que si «nul coup de dé n’abolit le hasard», nul lyrisme ne remplace la réalité et nul appel à Aimé Césaire ne supplée un budget déficient.

Car déficient il est ! Le budget de la Justice…Certes ce n’est pas d’aujourd’hui, certes ce n’est pas de la faute de Madame Taubira qui a même réussi à l’abonder de quelques piastres….N’empêche que le fait est là. Voici ce qu’en disait la Commission Européenne pour l'Efficacité de la Justice (CEPEJ) «La France, déjà classée il y a deux ans au 35ème rang des pays du Conseil de l’Europe pour le budget public annuel total alloué au système judiciaire (tribunaux, ministère public et aide juridictionnelle) rapporté au Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant, a reculé en 2010, de deux places. 37è sur 43 pays, elle se situe désormais derrière l'Azerbaïdjan et l'Arménie... » Ce n’est guère mieux aujourd’hui.

Faux ? Un simple coup d’œil sur les dossiers empilés par terre et la longueur effarante de certaines procédures. Pour ce qui est des conditions de détention dans de nombreuses prisons mieux vaut se taire.

Moyennant quoi, la Ministre de la Justice est non seulement victime d’outrages inacceptables, mais de l’opprobre de près de 70% des Magistrats…Avec, cerise sur le gâteau, la désapprobation d’une majorité de Français.

Le Premier Ministre affirme que le Cap est bon. La difficulté viendrait donc de ce que le Peuple (Magistrats inclus) souffre d’un déficit d’entendement. D’où la nécessité de mieux instruire. Il sort justement ces jours-ci le livre d’un historien connu sur le fil ténu entre com. et propagande. M. «Fairensorte» pourra le lire avec profit.

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 14:04

C'est ce que dit, en substance, le Magistrat Christophe Régnard Président de l'Union syndicale des Magistrats qui représente près de soixante-dix pour cent du corps de la Magistrature...

Inutile de reprendre ici ce qui, peut être lu dans l'article de François Koch publié sur l'Express. J'imagine seulement qu'à front renversé la dent du Magistrat est si dure qu'elle entrainerait un licenciement ou une démission de la personne visée.

«Pour lui et ses collègues, la Ministre de la Justice Christiane Taubira parle bien, et même très bien, mais n'agit pas ou peu...Depuis 18 mois, nous sommes déçus. Nous ne nous comprenons pas ou plus, nos rares rencontres ont tourné à l'aigre ".... "Nous attendions plus de considération et moins de dogmatisme"... "Nous avons travaillé avec les services du ministère de l'Intérieur, car cela n'a pas été possible de le faire avec les vôtres » dit encore M. Régnard qui a été bien reçu à Matignon et à l'Elysée afin de faire corriger le projet de réforme pénale de Christiane Taubira.

Et le Président de l'USM termine par ce qui est pour moi, bien plus grave qu'une injure : une remarque cinglante qui marque au plus profond de l'âme le vrai militant : "J'attendais autre chose d'une Femme de gauche !"

D'abord il convient de remercier Christophe Régnard pour le brio, le courage, l'utilité de son intervention. Le Citoyen doit du respect à cet homme-là. Il est rassurant de penser que ceux qui ont le pouvoir suprême d'ôter notre honneur ou de nous envoyer en ergastule le font sinon avec justice au moins avec conscience.

Ensuite on voit bien que Madame Taubira est utilisée par le gouvernement comme symbole politique bien plus que comme Ministre dotée de réels pouvoirs, puisque les arrangements se font directement entre les syndicats et le Ministère de l'Intérieur et que les vrais pourparlers passent par l'Elysée et Matignon. En bref on ne sait plus qui commande qui et qui fait quoi. A qui la faute ? Au Président, au Premier Ministre, au Ministre de l'Intérieur, qui jouent un double jeu ? Ou à celle de Madame Taubira qui ne sait pas se faire respecter ni du Syndicat de la Magistrature, ni de sa propre Hiérarchie ?

Enfin cela jette un trouble sur la capacité du Premier Ministre à exercer sa mission autrement que dans les circonvolutions et les fumées machiavéliques de ceux qui n'ont pas d'autre autorité que celle d'affirmer leur farouche volonté de se cramponner à leur poste.

Des personnalités, comme M. Juppé, disent que le scalpel étant inapproprié il ne servirait à rien de changer la main qui le tient, mais quand, de surcroit, on voit à quel point cette main est peu sûre on se demande si, faute de mieux, il ne serait pas opportun de la remplacer...

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 16:21

Le dernier rapport de l’OCDE accable la France... Baisse du niveau d’éducation et de formation, fiscalité excessive, sous-utilisation du facteur travail (les 35 heures dans une application généralisée) perte de compétitivité…Inutile d’en dire plus ! De la tautologie on tomberait dans le rabâchage et l’inconvenance…

Puisque nous savons désormais qu’une moindre hausse du chômage est le signe évident qu’il baisse et que les signes les plus négatifs sont porteurs des meilleurs espoirs, prenons plutôt ce nième rapport comme les autres : à savoir qu’il est fait par des gens qui n’ont rien compris à la France.

Car la France est le seul pays d’Europe qui a la capacité de troquer sa monnaie contre celle de l’Allemagne, (Euromark= 7 fois le Franc) sans pour autant devoir mettre son économie au diapason de cette nouvelle maitresse. Au contraire des autres, la France est capable d’être à l’aise dans la zone euro tout en gardant l’optique des réunions électorales et autres comices agricoles des meilleurs temps de la Corrèze, ceux des «petits papiers » d’Henri Queuille, de Jacques Chirac et de François Hollande.

Face à ces alertes, à cette effervescence populaire, à ces rapports alarmistes nos Ministres gardent le cap et leur sérénité, forts de la France, de leur France, superbe cuirassé formidablement membré par la Constitution. Il suffit, disent-ils, que le citoyen respecte la République, qu’il croit en ses élus, qu’il se soumettre aux lois, qu’il se recueille devant les monuments aux morts, et qu’il se débarrasse de sa très vilaine disposition au racisme, lequel, il est vrai, est une belle ânerie. Car s’il est démontré que la couleur de la peau n’a aucune incidence sur la valeur et l’intelligence des hommes, il est également prouvé qu’elle n’influe pas non plus sur leur bêtise.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 15:25

Derrière cette provocation, une réalité : La France est le premier client de l’Allemagne avec un volume d’achats annuel qui dépasse 100 milliards d’euros. Mais la France n’est que le troisième fournisseur de l’Allemagne pour environ 60 milliards. La différence de 40 milliards (données approximatives) correspond, pour la France, à un déficit de production lequel induit une faiblesse d’offre d’emplois qui aboutit au chômage.

Les économistes, selon leurs orientations politiques, peuvent aller jusqu’à prétendre que ce déficit profite à l’économie française.

Mais l’homme de la rue voit bien que les Allemands vendent mieux et plus que les Français d’où un chômage très inférieur au nôtre, Il y a là une logique de cause à effet parfaitement compréhensible.

L’Homme de la rue comprend aussi que le coût du chômage est très élevé et que si d’aventure on y joint une immigration fumeuse et la volonté farouche d’équilibrer coûte que coûte le budget de l’Etat, la seule issue est d’augmenter la pression fiscale ou d’avoir recours à la dette.

La bonne solution, rééquilibrage de notre balance commerciale et des échanges franco-allemands, immigration limpide et raisonnée, demanderait, de notre part, un effort de pragmatisme et de compétitivité que la gauche n’envisage pas pour des questions idéologiques et que la droite, on l’a bien vu, est incapable de mettre en œuvre.

Mais, à la lumière des évènements récents, il se pourrait que l’augmentation des taxes et impôts, dont, du fait de sa politique le gouvernement déclenche chaque jour un nouveau besoin, ne devienne de plus en plus difficile. Si l’Etat socialiste, qui après s’être lui-même leurré avant d’avoir trompé les Français sur la réalité du problème, persiste dans son aveuglement, je crains qu’ils n’aient d’autre ressource que de taper dans l’épargne…Ce serait une terrible erreur!

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 19:50

Tandis que Manuel Valls caracole dans les sondages, Jean-Marc Ayrault est au fond du trou. Serait-il raisonnable de changer de Premier Ministre pour cette seule raison ?

Serait-il raisonnable de conclure, au seul vu des sondages, que l’un est bon et l’autre mauvais ? Serait-il seulement raisonnable d’imaginer qu’un Premier Ministre pourrait être excellent sous la coupe de François Hollande ?Bien sûr que non !

Si M. Valls acceptait d’être le Premier Ministre du Président Hollande il montrerait, par là même, sa préférence à faire passer son ambition politique avant l’intérêt général. A moins d’inconscience, comment pourrait-il avoir la certitude de faire mieux que son prédécesseur ?Je parle d’aptitude à relancer la croissance, à diminuer le chômage et à réduire le déficit commercial plutôt que de se faire mousser dans les sondages, créneau sur lequel il est, d’ores et déjà, permis de lui tirer le chapeau.

Car le fond du problème n’est pas là :

Sans revenir sur ma conviction que la vraie solution serait à trouver dans un fédéralisme européen, voyons les faits tels qu’ils sont :

1)Sans un tandem franco-allemand, sans une bonne entente et une vraie synergie, non seulement politique mais sociale et économique entre ces deux pays, l’Europe est condamnée à filer du mauvais coton.

2)Comment veut-on qu’il y ait une bonne entente, autre que de façade, entre l’Allemagne et la France quand l’un a un excèdent commercial de 158 milliards d’euros alors que l’autre se traine, dans le même moment, un déficit de 70 milliards ?

Comment veut-on qu’un spread de 40 milliards d’euros de déficit commercial français au bénéfice de l’Allemagne puisse faire que les partenaires discutent sur un pied d’égalité ?

Là est la question ! C’est en étudiant les causes, en examinant ce qui peut se faire, en se mettant d’accord sur les mesures à prendre pour rééquilibrer l’économie Franco-Allemande, que l’on peut aboutir à l’indispensable préalable à partir duquel la synergie de ces deux pays remettra l’Europe à la juste place qui lui revient.

Tant que le Président Hollande aura peur de dire à Mme Merkel que son mark est trop fort pour l’économie française, tant qu’il aura peur de lui conseiller de troquer la bière pour du Château Margaux, tant que nous aurons peur de nous-mêmes en nous croyant supérieurs aux autres, tant que nous nous estimerons assez riches pour combler nos déficiences à coup d’impôts, tant que tout cela… Autant laisser M. Ayrault à sa place et à ses illusions : il est assis sur une grenade mais rien ne l’impressionne. C’est déjà ça !

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:29

L’histoire commence comme un sketch à la Fernand Raynaud : Une bande de sales gosses, après des siècles de bagarres, décide de s’entre-biser et d’aller tous ensembles, costumés pareil, à la fête de l’Euro-- Mais le couturier, plutôt que d’ajuster chaque habit à la taille de chacun, trouve plus simple de les faire identiques à celui qu’il a bâti sur mesure pour le plus grand : un certain Allemand. Comme de juste, les plus petits n’y sont pas à l’aise, mais ordre leur est donné de remonter l’épaule ici, de rentrer le ventre là, bref de «faire en sorte» de porter aussi beau que les autres, avec un habit quine leur va pas du tout…

Si les Pays du Nord s’arrangent plus ou moins d’un «euro-mark » fort et d’un déficit budgétaire réduit, les Pays du Sud ne tiennent pas la distance. Dur marathon, où les plus faibles, à la ramasse, tombent dans le chômage et la pauvreté lesquels pèsent lourd sur le budget social, d’où excès d’impôts, dette et ce qui s’ensuit… Espagne, Italie, Grèce, Portugal compilent un taux de chômage moyen supérieur à 20% de leur population active. «C’est une cause de déséquilibres qui ira inévitablement vers des troubles sociaux » prédit DSK rejoint en cela par les Américains.

De tels taux de chômages, jugés économiquement et socialement insoutenables, (ô ironie par des pays capitalistes comme les Etats-Unis) ne font nullement tiquer nos gouvernements (Y compris ceux de gauche) et encore moins la Commission de Bruxelles attachée comme une moule à son rocher du déficit budgétaire.

«Pour le moment les Chefs d’Etats se cachent derrière la BCE» dit encore DSK. Lequel d’entre ces Chefs d’Etat comprendra que l’Europe, faute de fédération, a besoin d’un leadership ? Un leadership qui instaure et dirige un système d’harmonisation et de régulation prenant en compte les différents aspects économiques et sociaux européens de manière à faire un ensemble de ce qui n’est encore qu’une compilation d’Etats… De les mettre en synergie plutôt qu’en concurrence. (Le déficit Français des échanges avec l’Allemagne est de l’ordre de 40 milliards d’euros par an) (1)

L’Allemagne, qui pour des raisons historiques prétend ne pas vouloir de ce leadership, l’exerce pourtant de fait grâce, notamment à l’ajustement de son économie avec l’Euro. Dès lors que l’Allemagne déclare forfait qui d’autre que la France pourrait prendre le relais ?

Je ne crois pas à cette Europe des laissés pour compte et des emplâtres sociaux, sans qu’il montât, venant des peuples, un sentiment de rejet qui pourrait profiter aux extrêmes.

Il est clair que, ni Angela Merkel, ni François Hollande ne se passionnent pour le patchwork européen. Ils tricotent, chacun à leur manière, l’avenir avec les laines égocentristes du passé. Le Président Hollande persiste et signe dans la continuité d’un redressement franco-français recroquevillé, inscrit dans la symbolique (illusoire) d’un pacte de stabilité dont les recommandations pinailleuses font se tordre de rire les instances de Berçy : Aucun des pactes européens n’a jamais été respecté !

En boudant l’évidente nécessité d’une Europe Politique, en subjuguant le problème français au défaut de l’hégémonie monétaire Allemande, François Hollande et ses Ministres prennent le risque (et la responsabilité) de tensions sociales et d’un vote FN en 2017.

  1. Source Chambre Franco-Allemande de Commerce AHK

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 15:39

Hier soir François Bayrou crevait l’écran…. Il est clair qu’il n’y aura pas d’«alternative» au moins en ce qui concerne le leadership de cette formation : Le Chef c’est lui !

Sa stratégie est facile à comprendre : obtenir le plus de suffrages possibles au Centre et au PS en siphonnant un maximum de voix à la gauche de l’UMP.

Pour ce faire sa tactique va dans un premier temps consister à obtenir le meilleur score possible aux prochaines élections quitte à donner un bon coup de main au PS. Dans un second temps faire les choses de telle manière qu’au second tour de 2017 le plus grand nombre de voix socialistes puissent se reporter sur son nom.

Il dispose pour cela de trois atouts :

1) Blotti dans le bunker «opposition » à l’abri des coups du pouvoir il lui sera facile de rallier des mécontents.

2) Sa ligne politique parfaitement compatible avec celle du PS dite «Social-Démocrate» va lui permettre de faire comprendre que ce ne sont pas tant les idées de la gauche (pour lesquels il a déjà incité à voter) qui sont en cause, mais bel et bien ceux qui les mettent en œuvre…( la voiture est bonne mais les pilotes ne vaillent rien)

3) Son expérience et son intelligence politique sont bien au-dessus du potentiel que peut, actuellement, lui opposer le staff du PS.

Vat-il, pour autant, réussir ? Rien n’est moins sûr !

  1. Sa propre personnalité joue contre lui : Hier, encore, il s’est trop imposé il aurait dû la jouer un peu plus modeste, mais il ne peut pas…c’est plus fort que lui !
  2. Son ambition et sa ligne trop à gauche font peur à certains leaders du Centre! Il n’est pas certain qu’il recueille, sinon l’unanimité, tout au moins assez d’adhésions dans son propre camp.
  3. Où en est l’opinion publique ? Pour le moment elle est affolée….Entre une Europe, sorte de marteau sans maitre, et une France déboussolée, les subtiles manœuvres Bayrouriennes qui relèvent des meilleurs moments de la quatrième République collent elles avec l’air du temps ?

A suivre….

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 16:37

Ceux qui ont aimé Giscard contre Chirac, Chirac contre Chaban, Baladur contre Chirac, Fillon contre Copé n’adorerons pas forcementBayrou contre Borloo… Pourquoi ?

D’abord, Il faut attendre la fin des élections municipales et européennes avant que ne soit perceptible une légère adduction d’eau dans le gaz.

--Ensuite, ceux qui aiment les combats entre fauves seront déçus par celui des vaches landaises. Rien de péjoratif : c’est, l’une des quatre formes de la tauromachie, qui a toute sa noblesse, sauf qu’il n’y a pas de mise à mort au sens strict et sanglant du terme.

--Encore faut-il que les bêtes, pardon les combattants, aient tous envie d’en découdre… Est-ce vraiment le cas de Jean-Louis Borloo ? Ce ne serait pas la première fois qu’il refuserait l’obstacle…

Les aficionados qui attendent un grand et beau combat risquent d’être fortement déçus. En fait d’arènes ils n’auront que rumeurs de presse plus ou moins vachardes et allusions feutrées sur des plateaux de télévision. En fait d’éclats, plutôt que de grenades, seulement quelques pets de pétards mouillés.

Jean-Louis Borloo s’en étant retourné dans les plaines fleuries, la vraie lutte se fera entre François Bayrou et le leader de L’UMP, sauf s’il advient que ce soit François Fillon. Quoique ! Malgré leurs idées politiques communes, genre copié-collé, il n’en reste pas moins que la même ambition d’être en pole les anime tous deux. Mais le vrai combat serait entre Bayrou et Copé ou mieux encore Bayrou et Sarkozy car l’aversion se mêlera alors à la raison…. Imaginer que François Bayrou pourrait inciter à voter UMP est pur fantasme.

Comme en 2012 il shootera alors, au dernier moment, contre son camp au gros avantage des socialistes. Jean-Louis Borloo le sait et je crois que ça le fait marrer.

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 16:34

Ainsi que nous le conte le Professeur Bayrou dans son livre « Le Roi libre », au temps du bon roi Henri les frasques de DSK, auraient été, tout au plus, saluées par de grands rires tant on trouvait plaisant que le Grand Sully, se livra parfois à des pratiques scabreuses qui lui vaudraient aujourd’hui l’ergastule de la République.

Il est vrai que le «François Hollande» de l’époque était lui-même assez mal placé pour donner des leçons de pruderies… Mais c’est surtout qu’en ce temps-là on savait faire le distinguo entre ce qui relève de la trivialité morale et de la gravité des affaires de l’Etat. Le Peuple lui-même le comprenait : «Mieux valent quelques fredaines pourvu qu’on ait la poule au pot» se disaient-ils.

Imaginons un instant que François Hollande soit Henri IV et que DSK soit son premier Ministre…

Je ne peux dire que les choses iraient mieux, mais je peux affirmer qu’elles iraient autrement :

Depuis Séoul, Sully, pardon DSK a étrillé sans concession les dirigeants Européens allant jusqu’à dire que la stratégie actuelle pourrait déboucher sur un «cauchemar».

«La faible croissance va conduire à des troubles sociaux, puis à des menaces contre la démocratie » s'est-il inquiété. Parlant de signaux favorables que l’on nous fait voir il enfonce le clou... «Personne ne peut croire à cette image rose bonbon. Nous allons avoir une faible croissance qui ne crée pas d'emplois, pendant de longues années, jusqu'à ce que cela crée des problèmes sociaux et politiques…. Si la courbe du chômage se stabilise, en réalité, l'économie ne crée pas de nouveaux emplois.» Par opposition avec le

volontarisme et la détermination dont on fait preuve les Chefs d’Etat Européens (sous-entendu dont Sarkozy) lors de la crise de 2008, il souligne leur mollesse actuelle : «Ils se cachent tous derrière la BCE pour camoufler leur inaction» !

Cet ancien Professeur d’Economie, ancien Président de la Commission des Finances de l’Assemblée, ancien Ministre des Finances, Ancien Président du FMI, actuellement reconnu et prisé comme expert par les plus hautes instances financières mondiales est d’ailleurs rejoint dans son analyse par l’administration d’Obama, qui critiquent vertement l’Allemagne à cause, disent-ils, de sa politique socialement dangereuse à la limite de la déflation…

En vérité tous les dirigeants de ce monde se rendent bien compte que l’Europe file du mauvais coton et que cela peut mettre en péril l’économie de la planète : l’Europe manque d’un leader et il faut d’urgence lui en trouver un.

L’Allemagne n’ayant pas su tenir cette place, c’est évidemment à la France que revient de prendre le leadership…Il y manque Henri IV, mais nous avons déjà Sully.

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