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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 16:37

Ceux qui ont aimé Giscard contre Chirac, Chirac contre Chaban, Baladur contre Chirac, Fillon contre Copé n’adorerons pas forcementBayrou contre Borloo… Pourquoi ?

D’abord, Il faut attendre la fin des élections municipales et européennes avant que ne soit perceptible une légère adduction d’eau dans le gaz.

--Ensuite, ceux qui aiment les combats entre fauves seront déçus par celui des vaches landaises. Rien de péjoratif : c’est, l’une des quatre formes de la tauromachie, qui a toute sa noblesse, sauf qu’il n’y a pas de mise à mort au sens strict et sanglant du terme.

--Encore faut-il que les bêtes, pardon les combattants, aient tous envie d’en découdre… Est-ce vraiment le cas de Jean-Louis Borloo ? Ce ne serait pas la première fois qu’il refuserait l’obstacle…

Les aficionados qui attendent un grand et beau combat risquent d’être fortement déçus. En fait d’arènes ils n’auront que rumeurs de presse plus ou moins vachardes et allusions feutrées sur des plateaux de télévision. En fait d’éclats, plutôt que de grenades, seulement quelques pets de pétards mouillés.

Jean-Louis Borloo s’en étant retourné dans les plaines fleuries, la vraie lutte se fera entre François Bayrou et le leader de L’UMP, sauf s’il advient que ce soit François Fillon. Quoique ! Malgré leurs idées politiques communes, genre copié-collé, il n’en reste pas moins que la même ambition d’être en pole les anime tous deux. Mais le vrai combat serait entre Bayrou et Copé ou mieux encore Bayrou et Sarkozy car l’aversion se mêlera alors à la raison…. Imaginer que François Bayrou pourrait inciter à voter UMP est pur fantasme.

Comme en 2012 il shootera alors, au dernier moment, contre son camp au gros avantage des socialistes. Jean-Louis Borloo le sait et je crois que ça le fait marrer.

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 16:34

Ainsi que nous le conte le Professeur Bayrou dans son livre « Le Roi libre », au temps du bon roi Henri les frasques de DSK, auraient été, tout au plus, saluées par de grands rires tant on trouvait plaisant que le Grand Sully, se livra parfois à des pratiques scabreuses qui lui vaudraient aujourd’hui l’ergastule de la République.

Il est vrai que le «François Hollande» de l’époque était lui-même assez mal placé pour donner des leçons de pruderies… Mais c’est surtout qu’en ce temps-là on savait faire le distinguo entre ce qui relève de la trivialité morale et de la gravité des affaires de l’Etat. Le Peuple lui-même le comprenait : «Mieux valent quelques fredaines pourvu qu’on ait la poule au pot» se disaient-ils.

Imaginons un instant que François Hollande soit Henri IV et que DSK soit son premier Ministre…

Je ne peux dire que les choses iraient mieux, mais je peux affirmer qu’elles iraient autrement :

Depuis Séoul, Sully, pardon DSK a étrillé sans concession les dirigeants Européens allant jusqu’à dire que la stratégie actuelle pourrait déboucher sur un «cauchemar».

«La faible croissance va conduire à des troubles sociaux, puis à des menaces contre la démocratie » s'est-il inquiété. Parlant de signaux favorables que l’on nous fait voir il enfonce le clou... «Personne ne peut croire à cette image rose bonbon. Nous allons avoir une faible croissance qui ne crée pas d'emplois, pendant de longues années, jusqu'à ce que cela crée des problèmes sociaux et politiques…. Si la courbe du chômage se stabilise, en réalité, l'économie ne crée pas de nouveaux emplois.» Par opposition avec le

volontarisme et la détermination dont on fait preuve les Chefs d’Etat Européens (sous-entendu dont Sarkozy) lors de la crise de 2008, il souligne leur mollesse actuelle : «Ils se cachent tous derrière la BCE pour camoufler leur inaction» !

Cet ancien Professeur d’Economie, ancien Président de la Commission des Finances de l’Assemblée, ancien Ministre des Finances, Ancien Président du FMI, actuellement reconnu et prisé comme expert par les plus hautes instances financières mondiales est d’ailleurs rejoint dans son analyse par l’administration d’Obama, qui critiquent vertement l’Allemagne à cause, disent-ils, de sa politique socialement dangereuse à la limite de la déflation…

En vérité tous les dirigeants de ce monde se rendent bien compte que l’Europe file du mauvais coton et que cela peut mettre en péril l’économie de la planète : l’Europe manque d’un leader et il faut d’urgence lui en trouver un.

L’Allemagne n’ayant pas su tenir cette place, c’est évidemment à la France que revient de prendre le leadership…Il y manque Henri IV, mais nous avons déjà Sully.

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 13:13

Il nous chantait la mer,

Les Peuples à genoux,

Ces Marins fusillés pour une discipline,

Potemkine…

Où est-il ce bateau ?

Il n’y a plus de bruit : écoutez le silence !

Le forgeron du cœur a posé son marteau,

Le feu ne brille plus. Est-ce coïncidence…

Du vallon, en nuées, sont partis les oiseaux.

Il avait dans sa poche un couteau replié,

L’âme pure adossée au mur des injustices,

Comme ce malheureux qu’ils ont exécuté :

La Loi a bien le droit d’avoir ses sacrifices.

Je n’ai pas eu tes mots pour déclarer la guerre,

A toutes ces horreurs, par les hommes, accomplies,

Je n’ai pas eu ta voix, profonde et ouvrière,

Pour crier les souffrances des âmes aboulies.

Ou es-tu maintenant ? Grande, sombre forêt,

Pour toi toujours la mer roulera ses galets…

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 13:57

Oui disent les modérateurs de l’Express…. Voici pourquoi :

Ayant lu avec grand plaisir un article de Bongobi, alias Marquise de Sévigné, «François Hollande inspirez-vous des fables de la Fontaine » j’avais cru malin d’envoyer le commentaire suivant :

Quand le peuple irascible veut son Roi étriper,

On ne voit pas pourquoi, comme dit la Marquise,

Le Roi ne songe point à changer de sujets,

Et modeler son peuple tout de bon à sa guise,

En changeant ses Bretons contre des étrangers.

Cause de l’éviction de ce commentaire : « Merci de ne pas tenir de propos discriminatoires sur notre site. Pas de racisme, d’homophobie, de sexisme, etc. » J’adore le etc…..

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 13:05

La démocratie est fondée sur la nécessité du mensonge sans lequel les politiques ne pourraient se faire élire ainsi que sur l’indispensable crédulité des citoyens sans laquelle ils ne les éliraient pas : Mais pour qu’un mensonge soit utile encore faut-il qu’il soit cru.

C’est ce que l’on appelle, sans doute avec raison, le meilleur des systèmes, car c’est le mensonge de l’un et la crédulité de l’autre qui font, dans un couple, les plus solides mariages. Je veux dire par là que l’indispensable mensonge politique ne présente d’inconvénient que lorsqu’il est réfuté par le peuple.

Les politiques intelligents prennent en compte le facteur d’apathie populaire comme ingrédient majeur de leur cuisine. C’est précisément sur l’atonie populaire que s’appuie François Hollande pour faire l’exact contraire de ce qu’il avait promis… (Je renégocierais le pacte de stabilité etc.)

« Croyez-vous à l’insurrection fiscale ? » demande Yves Calvi à l’éminent politologue Roland Cayrol : « Bien sûr que non » répond celui-ci … Cela veut dire que même en slip le peuple reste indolent, apathique, aboulique et tutti quanti …

Certes, ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on prend les gens pour des imbéciles, sans remonter bien loin, en 1870, juste à la veille d’une branlée mémorable, le Maréchal Leboeuf déclarait sans vergogne à l’Assemblée « Nous sommes prêts, archi prêts ; quand la guerre devrait durer un an, il ne nous manquera pas un bouton de guêtre ! »

En 1940 nos politiques affirmaient que la route du fer était coupée et que nous vaincrions parce que nous étions les plus forts….On a vu la suite !

En a-t-il fallu des Mélenchon pour qu’après des années et des siècles de servage le Peuple se décide enfin à réagir…M. Cayrol a sans doute raison : ce n’est pas demain la veille que les Bretons se reverront en Cadoudal…

Quoique ! Peut-être faudrait-il prendre en compte deux mouvements inverses : tandis que la conscience des peuples se fait plus vive grâce à l’éducation et aux réseaux sociaux, celle des politiques régresse depuis qu’ils ont remplacé le bistrot du coin par des experts et des conseillers.

A propos d’experts, je conçois la colère de Bernard Maris contre les Bretons sous réserve de la circonscrire à un contexte idéologique au sens non péjoratif du terme. De ce point de vue, on comprend sa peine de les voir refuser de sacrifier dans l’immédiat quelques milliers d’emplois contre le nécessaire avenir d’exploitations plus écologiques.

M. Maris a fondamentalement raison sur un certain nombre de points et ce serait un homme épatant s’il voulait bien articuler ses pensées avec la réalité (politique s’entend)

La réalité politique ne s’attache pas tant à l’intrinsèque vérité des choses qu’à la croyance que le peuple en a. On est dans la réalité politique lorsque l’on fait croire à ce que l’on dit.

Encore faut-il ne pas pousser le bouchon trop loin. Comme celui-ci, quand il affirme qu’il n’y pas de relation de cause à effet entre l’augmentation des taxes et le chômage ou celui-là qui prétend que le chômage baisse dès qu’il augmente moins… On peut prendre les gens pour des idiots, à la stricte condition qu’ils ne s’en aperçoivent pas.

En ce moment la difficulté consiste à vendre un bonheur futur contre une peine du présent. L’art politique c’est transformer la souffrance en plaisir, du masochisme en quelque sorte !

En somme, c’est l’art de transformer la souffrance en plaisir…Il faut embaucher des masochistes !

«L’Homme a été taillé dans un bois si tordu qu’on ne pourra jamais en tirer quelque chose de droit » Avec le bois très tordu des Français on peut faire des choses magnifiques …Les socialistes s’acharnent à le redresser…Quel dommage et quelle erreur !

Yves Calvi « C dans l’air » 28/10/2013

Bernard Maris «C dans l’air» 29/10/ 2013

Un constat implacable qui s'explique par l'incapacité des dirigeants européens à prendre les décisions en faveur d'une meilleure compétitivité. Sans jamais attaquer nommément François Hollande ou le gouvernement français, l'ancien ministre socialiste critique vertement l'absence de "leadership" des dirigeants européens. "Ils se cachent tous derrière la BCE pour camoufler leur inaction", juge l'ancien patron du FMI, qui souligne le contraste avec le volontarisme et la détermination des principaux leaders lors de la tempête déclenchée par la chute de Wall Street en 2008. Face à un public d'économistes européens, asiatiques et américains, DSK a brossé le tableau sombre d'une Europe sans cap ni capitaine, vouée à la stagnation et perdant peu à peu sa crédibilité sur la scène internationale. Rien que ça !

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 16:15

Je ne suis pas vraiment fan de la ligne politique de Jean-Luc Mélenchon :

Il me fiche la trouille quand il conduit à tombeau ouvert sa vieille guimbarde marxiste, en tutoyant des ravins dont le silence du présent relève les cris d’horreur des crimes de jadis.

Il m’ égare en faisant de Robespierre ou de Saint Just des héros de la Révolution alors que Sade en portait les véritables valeurs (« Prouvez votre vertu ou entrez en prison » dit Saint Just, ce à quoi Sade répond «Ouvrez les prisons ou prouvez votre vertu « )

Et surtout je crains son idéologie qui pourrait s’avérer dangereuse si sa finalité conduisait jusqu’à Caligula « Caligula adresse à l’humanité et à l’occident en particulier un avertissement que les intellectuels de son temps et probablement encore du nôtre ont bien du mal à entendre. A savoir que l’absolutisme de la raison est aussi terrifiant que n’importe quel autre absolutisme » ( Henri Guaino- Camus au panthéon)

Seulement voilà : Quand il ne s’agit plus de parler de lois, de règlements et de toutes ces choses que l’homme produit pour organiser la société et faire de lui-même un bien-gentil standardisé désormais dispensé par la collectivité de ses propres devoirs à condition de respecter la loi…Quand il ne s’agit plus de ce monde épatant qui ne cesse de garantir l’individu contre les aléas de la vie (et contre blé de ses obsèques), Quand il ne s’agit plus de ce nouveau conformisme de la raison, Jean-Luc Mélenchon oppose le désormais absurde de la conscience et de l’honneur.

Sur cet immense champ en friche Jean-Luc Mélenchon s’élève haut, servi par une intelligence et un talent hors du commun il ajuste des tirs aussi précis que ceux d’un sniper marseillais.

Alors, que voulez-vous, à le voir ainsi dégommer, aussi peu que ce soit, la bêtise ambiante, il me vient comme une gratitude …Comment pourrais-je l’exprimer mieux, sauf à parodier Baudelaire « Je voudrais faire mon ami d’un homme qui n’aurait pas un prix de vertu, car je ne craindrais point de trouver en lui un tyran implacable »

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 16:33

Manuel Valls l’a dit et répété, faire respecter l’ordre établi est pour lui une mission sacrée dont rien ne pourra le faire déroger « Rien ne me détournera de mon cap» dit-il

Or qu’est-ce qu’une pensée de droite ? L’Anthropologue Emmanuel Terray répond précisément : « Le fondement de la pensée de droite reste la défense de l'ordre établi»

Manuel Valls est donc un homme dont la pensée est à droite mais qui roule sur la file de gauche pour atteindre plus facilement et plus vite son objectif.

Que faut-il craindre de lui ?

1) Sa position ambivalente : pourquoi lorsqu’on pense à droite rouler pour la gauche ? Je n’ai qu’une réponse plausible : son ambition. Manuel Valls se sert de la gauche pour nourrir son ambition et il sert d’alibi à la gauche. Fragile combinazione.

2)Sa rigueur républicaine, ou, mieux encore, sa vertu … « Je ne voudrais pas faire mon ami d’un homme qui aurait eu un prix de vertu je craindrais de trouver en lui un tyran implacable »(Baudelaire)

3)Sa conception de l’altruisme : «Le geste du Président est un geste de générosité pour Leonarda mais la famille ne reviendra pas...» a-t-il déclaré.

J’imagine que Vincent Peillon pourrait en faire un exemple d’école : C’est quoi la générosité ?

--Moi M’sieur, je sais M’sieur !

-- Dis-moi

--Ben c’est quand on pique une fille dans sa classe pour l’envoyer hors de France dans un avion.

--C’estça pour toi la générosité ?

Un frisson parcours la classe et plus d’un regrette de n’être pasorphelin.

Je crains surtout Manuel Valls parce qu’il souffre d’une sorte de daltonisme de la conscience : il confond le vert de la générosité avec le rouge de l’odieux.

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 19:29

«On ne peut concilier l’inconciliable» dit Camus… C’est, pourtant, l’objectif que François Hollande s’est attaché à poursuivre tout au long d’une carrière brillante, en se servant de la politique comme outil essentiel pour rapprocher les points de vue : «faire du mécontentement de chacun le contentement de tous ». Mais ce qui était vrai au parti socialiste ne l’est plus, me semble-t-il, quand il s’agit de diriger la France. Il ne lui a fallu que dix-sept mois pour que le contentement de chacun ne devienne le mécontentement de tous.

Fidèle à sa méthode : «concilions l’inconciliable» le Chef de l’Etat a, une fois de plus, indisposé tout le monde : La Droite en proposant le retour de Léonarda, la Gauche en refusant à l’enfant le droit de vivre avec ses parents et en négligeant le principe du regroupement familial. En oubliant Jean-Marc Ayrault, il relègue le Premier Ministre au second plan et j’y vois comme une curieuse prise de distance.

Mis à part le dandysme anti-FN parisien, il y a une vraie sensibilité humaniste de Gauche, celle qui, en passant par Cécile Duflot et Christiane Taubira, va de Jean-Luc Mélenchon à Claude Bartolone et qui se heurte de plein fouet à la rigueur légaliste de Manuel Valls.

«La Gauche perd son âme !» s’écrie Claude Bartolone au sujet de l’affaire Dibrani. Vrai cri du cœur qui en dit long sur le degré d’énervement ambiant... Religion du cœur contre celle de la raison : Il n’y a de pires guerres que celles de religions !

Il faut «sanctuariser » l’école dit Vincent Peillon. Curieux langage pour un laïc… «La loi on s’en fout» scandent les Lycéens enivrés de générosités à bon compte. Quand la droite dit par la voix de Saint-Just «Prouvez votre vertu ou entrez en prison » la gauche répond par celle de Sade «Ouvrez les prisons ou prouvez votre vertu »

De toute évidence Manuel Valls tient le haut du pavé : L’éviction du Ministre de l’Intérieur équivaudrait à un suicide électoral. Bien au contraire de celle de Jean-Marc Ayrault qui se retrouve face à un Ministre indéboulonnable, porté par les sondages, alors que lui, désavoué par l’opinion publique, est assis sur un siège éjectable, provisoirement verrouillé par la grâce du Président de la République.

Cette situation qui met en relief les qualités de souplesse et d’abnégation du Premier Ministre n’en révèle pas moins, elle aussi, sa capacité d’effacement et l’appétence de François Hollande pour les situations inconciliables.

Nul doute que le Président va, pour calmer le jeu, esquisser un petit pas à gauche…La France n’a pas fini de danser le tango !

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 10:46

Pour ma part j’ai du mal à croire que l’incroyable bêtise qui illustre si tristement l’interpellation de Léonarda ne soit que le fruit du hasard.

  1. Comment a-t-on pu procéder à l’expulsion de la famille Dibrani, par bribes, en omettant un des enfants?
  2. Comment l’Agent de la police de l’air et des frontières, qui a insisté pour faire arrêter le bus, pouvait-il ignorer que l’interpellation d’un enfant en cours de classe poserait un problème, si ce n’est juridique, du moins moral ?

Tout cela est troublant, mais, quoiqu’il en soit, voici encore une preuve de la déficience de nos administrations et de notre justice qui mettent plus de quatre ans pour procéder à des reconductions d’illégaux aux frontières juste à la veille de leurs droits aux papiers et juste au moment où la réalité de l’intégration est, en principe, la plus évidente.

Dans un temps où le Gouvernement socialiste n’en finit pas de promettre, sans effet, des réussites que le Chef de l’Etat appelle de ses vœux jusque depuis Johannesburg : «La politique qui est menée depuis maintenant 16 mois a demandé des efforts et aujourd'hui les Français sont en droit de demander, même d'exiger, qu'il y ait des traductions de ce qu'ils ont consenti durant ces derniers mois »

Dans un temps où le Premier Ministre est boudé par l’opinion publique, Manuel Valls jouit d’un score à faire pâlir un potentat. L’honnêteté, l’honneur de Jean-Marc Ayrault ne saurait être mis en cause de même que celui des autres Ministres, mais il arrive que les évènements prennent d’eux-mêmes le relais. L’opposition entre le «dura lex sed lex» martelé par Manuel Valls et les visions humanistes de nombreuses Eminences de Gauche atteint maintenant un degré d’antagonisme qui frise l’insupportable au sein d’un même gouvernement.

Faudra-t-il remanier avant ou après les municipales ? François Hollande tentera-t-il le non-retour ? La question est posée… Pierre Moscovici a compris, Vincent Peillon se tâte….

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 10:18

Passons sur le côté irrationnel du Premier Ministre qui, au nom du Front Républicain, pourfend le parti dont il a besoin pour mener à bien son combat contre le FN.

Venons en plutôt à la déclaration du Président de la République. Reprenant la formule qui a fait mouche pendant sa campagne « Le changement c’est maintenant », il dit en substance : « Les résultats c’est maintenant »…Est-ce à dire que, comme son Ministre des Finances, il estime que la France a gagné sa bataille économique et qu’elle est en passe de gagner celle du chômage ? Faut-il, au contraire, comprendre cela comme un sévère avertissement lancé au Gouvernement ? Doit-on l’entendre comme une sorte d’ultimatum précurseur d’un possible remaniement ? I don’t know…

Quoiqu’il en soit le fait que François Hollande donne la réussite économique comme meilleur moyen de combattre le FN a piqué au vif le Président de l’Assemblée Nationale qui l’a aussitôt contredit en mettant en avant le «vivre ensemble» comme première nécessité. Si la synergie entre les résultats économiques et le vivre ensemble ne gâtent rien, force est d’admettre que sans bonne économie il n’y a pas de bon «vivre ensemble»

Le moment est-il bien choisi pour ouvrir des débats idéologiques ? Nier le communautarisme ne l’empêche pas d’exister. Le FN est lui-même une forme de communautarisme qui fait son lit du combat d’autres communautarismes pour le moment minoritaires mais qui progressent fatalement. Mais outre ce fait, M. Bartolone, et c’est là où je voulais en venir, ne retiens pas les bons exemples. « Regardez l’Autriche nous dit-il, trente% d’extrême droite et quatre% de chômeurs» S’il veut dire par là que l’extrême droite est pire que le chômage, on le comprend. Heureusement que le FN ne l’entend pas, car il pourrait dire à nos chômeurs «Regardez l’Autriche trente% d’extrême droite et seulement quatre% de chômeurs ».

Ce n’est pas la première fois que Le Président de l’Assemblée exprime son désaccord avec le Chef de l’Etat. Peut-être a-t-il raison dans le sens où il a le droit d’exister. Mais, selon moi, il a tort sur le plan de l’intérêt général : D’abord parce que le temps est au rassemblement plutôt qu’à la division, ensuite parce que son argumentation est boiteuse et enfin parce que c’est l’imprécarité et le chômage qui font le lit du FN. François Hollande a raison de vouloir le traiter en priorité, mais il a tort de ne pas appuyer sa raison sur des faits : Oui ! M. Ayrault, les résultats c’est maintenant.

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