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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:46

1) Parce que la Maire de Lille traine la casserole des trente-cinq heures. La loi, telle qu’elle fut conçue, puis appliquée, a coûté et coûte encore cher à la France-- Gerhard Schröder ne s’y était pas trompé : « Bonne nouvelle pour l’Allemagne » avait-il dit…

2) Parce que son élection à la tête du PS (comme celle de Jean-François Copé à l’UMP) n’a pas été claire : « Vous n’imaginez pas dans quelles conditions on a travaillé, on n’avait même pas les copies des PV de toutes les fédérations avant la commission de récolement. C’est la majorité politique qui a tranché, pas les règles juridiques. Voilà la vérité historique, on ne saura jamais qui a gagné. » (Jean-Pierre Mignard)

3) Parce qu’elle a conclu avec les Verts un accord qui leur donne des droits biens au-delà de ceux qui leur ont été conférés par les Français. En ce sens elle a usé de son pouvoir politique pour se subroger à celui du suffrage universel.

4) Parce que Martine Aubry n’a cessé de critiquer et de rabaisser François Hollande : «Comment Martine Aubry pourra-t-elle soutenir soudain un homme qu’elle a cherché à piétiner pendant toute la fin de campagne ? Qui croira à la sincérité de son ralliement ?» a dit Laurent Joffrin le 15/10/2011 sur le nouvel-obs

La France termine l’année 2013 avec un déficit budgétaire de 4.1% du PIB, un léger dérapage des dépenses et, ce qui est plus grave, une carence de recettes de 11 milliards d’euros. Les années 2014 et 2015 auront à faire face à de lourdes échéances de créances de plusieurs centaines de milliards…Devrait-on prendre le risque d’un Premier Ministre qui, en son for intérieur, prend le Chef de l’Etat pour une chose molle ?

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 10:33

Au vu de la loi sur la provocation à «la discrimination, à la haine, ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée», la mise en examen de Bob Dylan en dit long sur le degré de délire psychologique où s’est plongée la société française.

Aliénation au nom de laquelle aucune vérité historique ne peut plus être exprimée sans l’aval préalable d’un juge certifiant qu’elle ne relève pas d’une intention malsaine à la discrimination, à la haine, ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Personnellement, n’ayant l’intention de blesser qui que ce soit, j’espère que les écureuils de la forêt Barade n’ont pas fondé une association.

«L’esclave qui obéit choisit d’obéir» dit Simone de Beauvoir… Faut-il en déduire que choisir d’obéir fait de soi un esclave ? Je ne suis pas loin de le penser… Alors la République Française se dirige vers un monde de bons citoyens, dociles aux lois ; un monde d’esclaves qui obéissent parce qu’ils ont choisi d’obéir.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 15:41

Nous sommes en 1788 clame en 2013 Jean-Luc Mélenchon lors de sa marche sur Bercy….J’admets volontiers qu’il est difficile de prendre au sérieux celui-là même qui, vomissant aujourd’hui François Hollande, demandait, à la veille du second tour de 2012, de voter pour lui «sans conditions et sans rien demander en échange» ! Jean-Luc Mélenchon comme François Bayrou souffre d’inconstance…

Mais il n’empêche que l’on aurait tort de rester sourd à ses foucades… Bien avant 1788 il y eut Malesherbes et ses vaines alertes sur la nécessité d’écouter le peuple et de réduire les impôts. En 1771 le triumvirat de Maupeou prend le pouvoir, Malesherbes rédige les fameuses « Remontrances» qu’il diffuse clandestinement. Peine perdue, on l’exile dans sa province et on connait la suite…

Je ne suis pas Malesherbes, loin, très loin s’en faut, mais je dénonce aujourd’hui ce qui apparaitra dans quelques années comme une évidence : la démocratie française, tant qu’à être uniquement réduite à désigner ses maitres, ne tiendra pas cinquante-cinq ans de plus.

Non ! Le rejet de referendums pour les décisions les plus importantes, celles qui engagent des guerres, y compris même celles qui touchent à la conscience du citoyen ne tiendra pas dix ans de plus Sans parler du mépris que le pouvoir affiche à l’égard de l’opinion publique ou de l’hypocrisie qui consiste à accepter le principe du vote blanc pour le refuser dans les faits. L’apathie populaire ne perdurera pas jusqu’au point de considérer comme normal qu’un parti qui a recueilli 3.3% (les Verts) de ses voix ait un pouvoir de gouvernement considérable, alors qu’un autre (Front de Gauche) porté par 11% des électeurs en soit réduit à battre le pavé.

Je vois plusieurs raisons à cela :

1) La paresse populaire est trop contente de refiler à ses élus le boulot du «Pouvoir du Peuple par le Peuple » inscrit au fronton de la Constitution.

2) Une nouvelle vague de «Politiques de métier » sont formés par les partis, dès l’école (ou la faculté), pour faire de la politique. On voit, de plus en plus nombreux aux postes clé, des gens qui n’ont pas connu autre chose que servir la cause publique pour gagner leur vie. Ceux-là ne demandent en toute innocence au Peuple, que de les élire, de leur confier leur bonheur et de la fermer.

3) Nous nous dirigeons, comme l’avait prédit Hannah Arrendt, vers une société de «Travailleurs sans travail » …Ceci, ajouté aux possibilités offertes par les techniques nouvelles, oriente les individus vers les jeux et la frivolité … C’est ainsi que l’on peut faire haro sur la retraite chapeau d’un patron d’entreprise qui tient entre ses mains des milliers d’emplois, pourvu que l’on ne touche pas d’un kopek au salaire faramineux d’un joueur de foot au pied d’or. Le grand sujet d’actualité est l’investissement à consacrer aux stades.

4) Pour quelque raison que ce soit, peut-être par inadvertance, les électeurs ont donné aux socialistes tous les autres pouvoirs en sus de ceux qu’ils possédaient déjà (syndicats et corps intermédiaires en général) Malgré leur volonté de respecter les institutions et leur souci du suffrage universel, les dirigeants de gauche sont soumis à un tropisme vers l’autoritarisme qui est à la racine même du socialisme. C’est, fort heureusement, pour le bonheur des Peuples…

Ce ne sont ni les barrages routiers, ni les bonnets rouges, ni les marches sur Bercy qui peuvent, aujourd’hui, poser problème : ils ne sont encore que les prémices incompris d’un défaut de démocratie…François Hollande sera-t-il le Louis XV des temps modernes ? Le Prince du «Celui qui n’a rien vu venir» ?

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 12:52

François Hollande avait promis, sauf pour lui, le Mariage pour Tous : Il l’a fait !

François Hollande avait promis l’inversion de la courbe du chômage avant fin 2013 : il l’a fait !

J’entends ici et là des esprits chagrins émettre doutes, controverses ou railleries…

Taratata…la courbe du nombre d’inscrits à pôle emploi qui montait jusqu’à fin octobre s’est inversée à fin novembre : Point !

Bravo l’Artiste ! L’exercice est d’autant plus remarquable qu’il se fait à l’encontre de toutes les conventions jusque-là reconnues : Point de croissance point d’emplois.

François Hollande démontre le contraire à la face du monde entier : Pas besoin de croissance pour créer de l’emploi, l’impôt suffit.

Ne boudons pas notre plaisir et, ceux de plus en plus nombreux qui se demandent où va la ponction fiscale, reçoivent une réponse claire. Le travail effectif des uns sert à payer le travail fictif des autres.

M. Mélenchon a beau dire, c’est un bel exemple de justice et d’égalité… Merci Président !

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 09:40

La réponse dépend de la fameuse formule selon laquelle on voit le verre à moitié plein ou à moitié vide.

Il faut dire que la photographie de l’instant ne plaide pas en faveur du Chef de l’Etat, mais quelques éléments positifs éclairent l’horizon.

Dix-huit mois après la prise de fonction du Président Hollande, il est vrai que le chômage, la pression fiscale et la dette ont augmenté. La croissance qui était de 1.7 du PIB à fin 2011 est depuis en encéphalogramme plat. Sa popularité est en berne et le risque de voir la France engluée dans des conflits africains reste préoccupant. Ceci étant, il n’est pas sûr qu’un gouvernement de droite ait pu faire beaucoup mieux…

Les aspects positifs viennent de l’étranger :

  1. Le Président de la Commission Européenne, Manuel Barroso, a qualifié le budget français de 2014 de «globalement satisfaisant». Ce faisant, l’Europe renforce la France dans sa propre conviction de suivre le bon cap.
  2. Les « Marchés » continuent de faire confiance à la France et leurs taux d’intérêts restent très raisonnables.
  3. A défaut de voir la compétitivité Française rebondir, celle de l’Allemagne, du fait de la coalition SPD, devrait légèrement fléchir avec en corolaire un chômage en progression. Bien qu’il se fasse par le bas, ce nivellement ne peut que mettre du baume au cœur de nos élus.

Sur le plan politique, il suffirait que les élections municipales se soldent par une non-défaite pour qu’elles se transforment en victoire du Président Hollande. Or Marseille peut revenir aux Socialistes, Lyon et Toulouse leur sont acquis et à Paris une partie du MODEM de François Bayrou opte pour la gauche…Quand l’opposition se range au côté de la majorité tous les espoirs sont permis…

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 15:55

C’est à Bernard Cazeneuve que revient le mérite d’avoir introduit le «fairensorte» dans le langage politique courant.

Mais qu’est-ce que le «fairensorte» ? Un outil genre couteau suisse, tout à la fois tirebouchon, lime à ongles et décapsuleur que chacun peut utiliser en fonction du besoin qu’il en a.

Pour le Ministre du Budget le « fairensorte» consiste essentiellement, à répartir l’enveloppe des impôts entre les différents Ministères pour «fairensorte» que le déficit public ne dépasse pas 3.6 du PIB en 2014. Si cette méthode ne règle pas le problème de la restructuration et de la productivité, elle a au moins le mérite d’être simple. Elle subordonne le résultat à l’économie en espérant que chacun fera, avec ce qu’il a, du mieux possible.

C’est ainsi que selon M. Cazeneuve la France s’impose plus de 15 milliards d’économies par an jusqu’en 2017. Quel en sera l’impact sur la croissance ? On ne sait pas, on ne le dit pas et peu importe…

De mon point de vue, on aurait tort de trop faire confiance au sérieux apparent du Ministre du Budget. Sa méthode est trop simpliste pour répondre efficacement à la complexité des enjeux :

1) Le déficit budgétaire prévu pour 2013 ne sera pas tenu.

2) La dette est, malgré les restrictions, en train de croitre au-delà du raisonnable compte tenu du ratio croissance/ coûts financiers.

A un journal spécialiste de l’économie Bernard Cazeneuve avoue qu’un surcroit d’impôts supplémentaires de l’ordre de 60 milliards d’euros (30 par la droite et 30 par la gauche) a déjà été ponctionné.

Le «fairensorte » du Gouvernement Ayrault condamne donc les Français à un nouveau recours aux impôts… C’est exactement ce que mijote actuellement le Premier Ministre grâce à sa fameuse méthode : «je consulte, j’étudie, je décide »…. La question n’est pas de savoir si ça va faire mal, mais plutôt de savoir qui va souffrir le plus.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 12:16

Se pourrait-il que des personnes particulièrement douées et gâtées par la vie, bercées par les succès, puissent développer un sentiment d’invincibilité qui les ferait se prendre pour superman ?

Joseph Kennedy se prenait-il pour superman quand il pensait échapper à la déflagration de son avion kamikaze bourré de 11 tonnes d’explosifs ?

John Kennedy se prenait-il pour superman lorsqu’il défilait, au ralenti, tête nue dans une Lincoln découverte, à Dallas, ville connue et reconnue pour être celle de tous les dangers ?

Quelle force, sinon celle du syndrome de superman, a poussé ces choyés de la vie à une forme de suicide ?

Jérôme Cahuzac, souffrait-il de ce même symptôme ? Il savait que son compte en Suisse était compromettant, il savait que cela se savait…Il pouvait, avant de devenir Ministre, rapatrier les fonds et se mettre en règle avec le fisc. Au lieu de cela cet homme habile, rompu aux affaires, se lance dans une série de mensonges infantiles qui le conduisent où l’on sait.

Quelle force, sinon celle du syndrome de superman, a poussé Jérôme Cahuzac au suicide politique ?

François Hollande, hautement diplômé et versé en économie se croit-il, lui-aussi, invulnérable ? Quand il devient Président de la République, la dette de la France atteint déjà plus de 85% du PIB. Fait aggravant (et contrairement à l’Italie) l’obligation française est essentiellement tributaire de fonds étrangers. En tant qu’expert François Hollande sait qu’il faut d’urgence dégraisser l’état-mammouth et relancer la croissance par la compétitivité industrielle.

Se prend-il pour superman quand faisant fi de toute donnée rationnelle, il engraisse le mammouth et affaiblit la croissance par l’impôt ? Moyennant quoi, dix-huit mois après et 200 milliards en plus, la dette frôle les 95% du PIB (hors retraites des fonctionnaires)---Qu’est-ce qui pousse le Chef de l’Etat à croire que la France, malgré son fort chômage, malgré sa faible croissance, malgré ses forts emprunts, échappera par miracle au mur de la dette ainsi programmé pour 2015 ?

Quelle force, sinon celle du syndrome de superman, pousse le Président Hollande au suicide économique ?

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:49

Depuis que le «Haut» s’est donné pour mission d’assurer le bonheur du «Bas», depuis que la Société prend le relais de l’Individu, depuis que la science est passée du soutien à l’emprise des affects les plus intimes, jusqu’aux élans de l’amour, jusqu’à ses spasmes, viendra le temps ou la conscience individuelle, désormais inutile, ne sera plus.

En attendant cela…

Faut-il croire le Ministre de l’Intérieur quand il évoque à mots couverts un possible retour à la peste brune ?

Faut-il croire ce patron de presse quand il crie à l’atteinte de la liberté d’informer ?

Faut-il croire, comme il est dit sur les plateaux de télé, que ce sont les extraordinaires moyens policiers qui ont permis l’arrestation rapide de l’homme au fusil plutôt que la dénonciation de son ancien logeur ?

Faut-il croire M. Moscovici quand il affirme que la France est sur la voie du redressement ?

Faut-il croire M. Arthuis quand il dénonce l’exact contraire ?

Faut-il croire M. Peillon et les études selon lesquelles après 4h.30 de cours les élèves deviennent brusquement imperméables à la magie des fleuves impassibles ?

Faut-il croire que la qualité (la valeur) du Maitre vaut moins que le tic-tac de l’horloge ?

Faut-il croire que les intercommunalités vont «fairensorte» d’apporter plus de bonheurs que « Le petit pâtre brun sous le rouge béret et les vertes douceurs des soirs de la Dordogne » ?

Bienheureux ceux qui pourront encore mourir avec le souvenir des yeux qui les ont, un jour, choisis pour fonder une famille…

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 20:16

Le rêve est donc accompli : La France a battu l’Ukraine et aura droit au Brésil…

M. Peillon, Professeur de philosophie en tire une leçon, celle, selon lui, de la vraie, (de la seule ?), de la profonde difficulté française : le pessimisme et l’auto flagellation. On a vu, nous dit-il, les commentaires mortifères de la presse et du public honteusement démentis par la coruscante prestation des Bleus. De même en est-il de l’erreur de l’opinion française dans sa bouderie face à la réussite éclatante du gouvernement actuel.

Tant qu’à croire M. Peillon, acceptons l’idée que l’enfant tire un plus grand bénéfice à écouter un adulte lui expliquer en champ clos la différence entre la fauvette noire (Sylvia atricapilla) et celle des jardins (Sylvia borin) plutôt que d’écouter leur chant couchés dans l’herbe la tête à l’ombre et le reste au soleil.

Mais quelque fois, à force de ne rien apprendre à l’école il se trouve que l’on en sait un peu de la vie. Assez pour constater que toutes ces classes, tous ces profs, tous ces instructeurs doivent, en partie, leur existence grâce à l’argent des pauvres bougres, souvent incultes, qui nourrissent de leurs sueurs le gaspillage des Pays dits «avancés» …

La France va sur les 2000 milliards d’euros de dettes. Bien que vous n’en soyez pas conscient, sachez M. Peillon, que, chaque fois que vous menez une action, vous prenez, vous aussi, quelque chose du labeur des pays pauvres. Sachez que le gouvernement actuel, votre gouvernement, profite en ce moment, tout autant que les autres, de ces gens-là. Voilà, me semble-t-il, qui devrait nous rendre un peu plus modestes, sinon en paroles, au moins en consciences…Croyez-vous, que ce soit possible ?

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 20:15

Comme ce fut en Grèce, comme ce sera en Italie, François hollande engage son pays vers une casse sociale où les plus faibles seront ceux qui trinqueront le plus…

A la base un cocktail détonant : Dette et chômage. Ce mélange explosif entraine des dommages qui touchent d’abord les plus faibles avec un impact inversement proportionnel à la puissance du Pays : Plus fort en Grèce, moins en Italie et plus faible en France.

On sait ce qu’il en est de la Grèce, mais l’Italie avec un chômage supérieur à 12% et une dette qui grimpe au-delà de 130% du PIB entre dans la phase des soucis. Pour le moment elle arrive à étaler grâce à une ponction conséquente dans l’épargne de ses citoyens. Mais quand le seuil fatidique sera atteint, L’Italie n’aura d’autre ressource que de se tourner vers l’Europe qui ne pourra pas la laisser tomber. Dès lors on connait le processus : il est terrible pour les couches sociales les plus fragiles.

En arrivant au pouvoir, François Hollande avait le choix entre deux priorités : la compétitivité ou l’impôt : Il a choisi l’impôt. Comme l’impôt freine la compétitivité qui, à son tour, induit du chômage le recours à la dette est inéluctable et c’est bien ce que l’on voit aujourd’hui. La France se place à la deuxième place de la zone Euro en matière d’émission de dettes. (174 milliards d’euros en 2014 juste derrière l’Italie).

C’est en 2015 que la France se trouvera face au mur de la dette. C’est à ce moment que l’échec de François Hollande deviendra patent... A moins qu’il ne change dès à présent de politique.

François Hollande dispose encore de deux leviers : Une relance forcenée de la compétitivité et une réduction des déficits par des restructurations plutôt que par la mise à la diète des services de l’Etat. Cela lui permettrait de racheter un maximum de papier qui arrive à échéance dans le proche avenir.

Faute de quoi, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la France se trouvera juste après l’Italie forcée d’avaler la purge que lui imposeront l’Europe et le FMI. Aussi mal structurée qu’elle soit, la zone euro n’en reste pas moins maitresse du jeu et imposera les ajustements nécessaires même au prix du sang des plus pauvres.

Encore faut-il ajouter deux inconnues : Les réactions sociales et celles des marchés.

L’Homme d’Etat doit prendre conscience de tous ces risques et agir en fonction de l’intérêt général :

  1. Convoquer des Etats Généraux avec les leaders des forces Républicaines : Socialistes, Centre, Droite.
  2. Définir une politique cadre de salut public.
  3. Nommer un gouvernement tripartite dévoué à l’intérêt national.

Le moment est venu pour François Hollande de montrer que les Français ont bien élu un bâtisseur de cathédrales plutôt que le Facteur Cheval.

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