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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 13:03

«La compétitivité reste insuffisante et le redressement des comptes publics ne peut plus reposer sur la hausse des impôts», estime Mario Draghi le patron de la BCE en parlant de la France. A l’aube d’une année 2014 qui s’annonce difficile et qui requiert désormais de vraies réformes de structures, voilà un conseil qui devrait suffire au Chef de l’Etat pour l’inciter à renouveler les forces vives de son Gouvernement.

Même s’il serait injuste d’imputer à Jean-Marc Ayrault l’entière responsabilité des revirements et autres rétropédalages qui ont marqué jusqu’ici l’action du gouvernement, il est clair que la démarche du pouvoir se doit d’être plus visible avec un objectif à court et moyen terme clair et plausible.

Ces derniers temps, à la fatigue ministérielle bien compréhensible, sont venus s’ajouter deux fourvoiements qui signent le temps d’un repos mérité :

--L’initiative sur la réforme fiscale, déclenchée à contretemps, risque de faire long feu…  --La demande et la publication d’un rapport, sur des sujets sensibles, si mal venue, que le Président lui-même a été obligé d’intervenir.

Bref tout autre Président que François Hollande penserait que le temps du remaniement a sonné. Pourtant il n’est pas sûr que le Chef de l’Etat accepte de se priver du confort que lui procure l’équipe actuelle car un Premier Ministre efficace risque de vouloir faire valoir ses propres vues et d’empiéter sur ses prérogatives.

Manuel Valls, chouchou des Français, serait le remplaçant tout trouvé…D’autant que le Président et lui ont des visions qui concordent sur de nombreux points : ordre public, sécurité, maitrise des déficits, paternalisme africain…A cela s’ajoute de la part de Manuel Valls une intelligence politique qui l’incite à la souplesse quand les besoins s’en font sentir…Souplesse mise en évidence par ses enjambements entre ses discours de fermeté sur le terrain et sa tolérance des récidives pour ne point fâcher les Magistrats et la Garde des Sceaux.

Nonobstant, sa nomination est loin d’être évidente pour deux raisons essentielles :

1) François Hollande prendrait-il le risque de se mettre à dos les socialistes de la vraie gauche par un évident tropisme à droite ?

2) Mettra-t-il le pied à l’étrier d’un outsider qui peur le coiffer au poteau en 2017 ?

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 14:09

Jean-Luc Mélenchon n’a pas tort : Sur trois points essentiels François Hollande mène une politique de droite.

1) Economie : Réduire le déficit budgétaire en contenant l’évolution de la dette au détriment du chômage et du pouvoir d’achat est caractéristique d’une politique qui accorde plus d’importance à la finance qu’au social. A cet égard le gouvernement socialiste réussit mieux que le précédent. Sous la Présidence de Nicolas Sarkozy le déficit budgétaire s’élevait à 5.2% du PIB fin 2011 contre 4.1 en 2013. Par contre le chômage qui s’établissait (au sens du BIT) à 9.8 (y compris DOM) fin 2011 frôle les 11% fin 2013. Il est clair que François Hollande a choisi de contenter la finance au risque de fâcher le Peuple. 2Sécurité : Le discours de Manuel Valls est aussi ferme et répété que celui précédemment tenu par l’ancien Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy. C’est un discours typiquement de droite. Manuel Valls se targue d’avoir un budget prioritaire.

3) Guerres : La présence de troupes Françaises dans plusieurs Pays d’Afrique et les engagements militaires du Président Hollande au Mali puis au Centrafrique rompent avec les idéologies pacifistes de gauche. L’objectif humanitaire initial se transformera vite, (un an déjà au Mali) en forces d’occupations dont le parfum néocolonialiste a été maintes fois imputé à la droite.

En bref, par certains aspects, François Hollande mène des politiques plus à droite que celles de ses prédécesseurs. Ceci explique d’ailleurs, en partie, la faiblesse des arguments de ces derniers. Alors que reste-il au Président pour continuer à s’ancrer à gauche ?  --Bien que le Front de Gauche et les Communistes persistent à voter pour lui, leur soutien prend de plus en plus souvent forme d’opposition.

--Les Verts trop occupés par leurs propres carrières, ne s’opposent pas dans les faits, mais Ils ne sont pas, pour autant, des appuis sur lesquels il peut compter.

Reste Madame Taubira. Pour ce qu’en dit Christophe Régnard, Président du tout puissant Syndicat de la Magistrature USM « Doit-on enfin l’imputer (la difficulté du dialogue social) à votre proximité, réelle ou supposée, avec d’autres que nous dans la magistrature ? » Autrement dit la majorité des Magistrats, tout en soulignant que rien ne va plus entre eux et la Garde des Sceaux, la soupçonne de faire passer son idéologie de gauche avant une objectivité déontologique de bon aloi.

Madame Taubira, elle, est de gauche…et pas n’importe laquelle, la gauche un peu désuète des grands intellos d’après-guerre. Tant qu’il aura Christiane Taubira, François Hollande pourra se dire de gauche, de la vraie, de la pure, humaine et lucide parce qu’elle impute à la victime sa part de responsabilité. Celle d’André Cayatte : « Nous sommes tous des assassins »

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 20:26

--Erreur d’avoir renié sa promesse de renégocier le pacte de stabilité européen.

--Erreur d’avoir fait passer la réduction du déficit de l’Etat par l’impôt et la contrainte budgétaire plutôt que par la production de richesses.

--Erreur d’avoir rigidifié l’application des 35 heures en pénalisant les heures supplémentaires.

--Erreur d’avoir décrété une pause fiscale tout en augmentant les impôts.

--Erreur de laisser M. Peillon transformer en fiasco la bonne idée de réduction des temps scolaires.

--Erreur d’avoir laissé Mme Taubira imposer par la force le mariage pour tous au lieu de dégager, par voie de referendum, un consensus gagné d’avance….

Mais la plus grande erreur du Président Hollande est dans son refus de reconnaitre ses erreurs et dans sa persistance à les commettre.

C’est en cela qu’il se distingue de l’Homme d’Etat qu’était François Mitterrand, lequel avait forte conscience d’avoir à éviter l’écueil de la certitude : « La pire erreur n'est pas dans l'échec mais dans l'incapacité de dominer l'échec. » disait-il.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:46

1) Parce que la Maire de Lille traine la casserole des trente-cinq heures. La loi, telle qu’elle fut conçue, puis appliquée, a coûté et coûte encore cher à la France-- Gerhard Schröder ne s’y était pas trompé : « Bonne nouvelle pour l’Allemagne » avait-il dit…

2) Parce que son élection à la tête du PS (comme celle de Jean-François Copé à l’UMP) n’a pas été claire : « Vous n’imaginez pas dans quelles conditions on a travaillé, on n’avait même pas les copies des PV de toutes les fédérations avant la commission de récolement. C’est la majorité politique qui a tranché, pas les règles juridiques. Voilà la vérité historique, on ne saura jamais qui a gagné. » (Jean-Pierre Mignard)

3) Parce qu’elle a conclu avec les Verts un accord qui leur donne des droits biens au-delà de ceux qui leur ont été conférés par les Français. En ce sens elle a usé de son pouvoir politique pour se subroger à celui du suffrage universel.

4) Parce que Martine Aubry n’a cessé de critiquer et de rabaisser François Hollande : «Comment Martine Aubry pourra-t-elle soutenir soudain un homme qu’elle a cherché à piétiner pendant toute la fin de campagne ? Qui croira à la sincérité de son ralliement ?» a dit Laurent Joffrin le 15/10/2011 sur le nouvel-obs

La France termine l’année 2013 avec un déficit budgétaire de 4.1% du PIB, un léger dérapage des dépenses et, ce qui est plus grave, une carence de recettes de 11 milliards d’euros. Les années 2014 et 2015 auront à faire face à de lourdes échéances de créances de plusieurs centaines de milliards…Devrait-on prendre le risque d’un Premier Ministre qui, en son for intérieur, prend le Chef de l’Etat pour une chose molle ?

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 10:33

Au vu de la loi sur la provocation à «la discrimination, à la haine, ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée», la mise en examen de Bob Dylan en dit long sur le degré de délire psychologique où s’est plongée la société française.

Aliénation au nom de laquelle aucune vérité historique ne peut plus être exprimée sans l’aval préalable d’un juge certifiant qu’elle ne relève pas d’une intention malsaine à la discrimination, à la haine, ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Personnellement, n’ayant l’intention de blesser qui que ce soit, j’espère que les écureuils de la forêt Barade n’ont pas fondé une association.

«L’esclave qui obéit choisit d’obéir» dit Simone de Beauvoir… Faut-il en déduire que choisir d’obéir fait de soi un esclave ? Je ne suis pas loin de le penser… Alors la République Française se dirige vers un monde de bons citoyens, dociles aux lois ; un monde d’esclaves qui obéissent parce qu’ils ont choisi d’obéir.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 15:41

Nous sommes en 1788 clame en 2013 Jean-Luc Mélenchon lors de sa marche sur Bercy….J’admets volontiers qu’il est difficile de prendre au sérieux celui-là même qui, vomissant aujourd’hui François Hollande, demandait, à la veille du second tour de 2012, de voter pour lui «sans conditions et sans rien demander en échange» ! Jean-Luc Mélenchon comme François Bayrou souffre d’inconstance…

Mais il n’empêche que l’on aurait tort de rester sourd à ses foucades… Bien avant 1788 il y eut Malesherbes et ses vaines alertes sur la nécessité d’écouter le peuple et de réduire les impôts. En 1771 le triumvirat de Maupeou prend le pouvoir, Malesherbes rédige les fameuses « Remontrances» qu’il diffuse clandestinement. Peine perdue, on l’exile dans sa province et on connait la suite…

Je ne suis pas Malesherbes, loin, très loin s’en faut, mais je dénonce aujourd’hui ce qui apparaitra dans quelques années comme une évidence : la démocratie française, tant qu’à être uniquement réduite à désigner ses maitres, ne tiendra pas cinquante-cinq ans de plus.

Non ! Le rejet de referendums pour les décisions les plus importantes, celles qui engagent des guerres, y compris même celles qui touchent à la conscience du citoyen ne tiendra pas dix ans de plus Sans parler du mépris que le pouvoir affiche à l’égard de l’opinion publique ou de l’hypocrisie qui consiste à accepter le principe du vote blanc pour le refuser dans les faits. L’apathie populaire ne perdurera pas jusqu’au point de considérer comme normal qu’un parti qui a recueilli 3.3% (les Verts) de ses voix ait un pouvoir de gouvernement considérable, alors qu’un autre (Front de Gauche) porté par 11% des électeurs en soit réduit à battre le pavé.

Je vois plusieurs raisons à cela :

1) La paresse populaire est trop contente de refiler à ses élus le boulot du «Pouvoir du Peuple par le Peuple » inscrit au fronton de la Constitution.

2) Une nouvelle vague de «Politiques de métier » sont formés par les partis, dès l’école (ou la faculté), pour faire de la politique. On voit, de plus en plus nombreux aux postes clé, des gens qui n’ont pas connu autre chose que servir la cause publique pour gagner leur vie. Ceux-là ne demandent en toute innocence au Peuple, que de les élire, de leur confier leur bonheur et de la fermer.

3) Nous nous dirigeons, comme l’avait prédit Hannah Arrendt, vers une société de «Travailleurs sans travail » …Ceci, ajouté aux possibilités offertes par les techniques nouvelles, oriente les individus vers les jeux et la frivolité … C’est ainsi que l’on peut faire haro sur la retraite chapeau d’un patron d’entreprise qui tient entre ses mains des milliers d’emplois, pourvu que l’on ne touche pas d’un kopek au salaire faramineux d’un joueur de foot au pied d’or. Le grand sujet d’actualité est l’investissement à consacrer aux stades.

4) Pour quelque raison que ce soit, peut-être par inadvertance, les électeurs ont donné aux socialistes tous les autres pouvoirs en sus de ceux qu’ils possédaient déjà (syndicats et corps intermédiaires en général) Malgré leur volonté de respecter les institutions et leur souci du suffrage universel, les dirigeants de gauche sont soumis à un tropisme vers l’autoritarisme qui est à la racine même du socialisme. C’est, fort heureusement, pour le bonheur des Peuples…

Ce ne sont ni les barrages routiers, ni les bonnets rouges, ni les marches sur Bercy qui peuvent, aujourd’hui, poser problème : ils ne sont encore que les prémices incompris d’un défaut de démocratie…François Hollande sera-t-il le Louis XV des temps modernes ? Le Prince du «Celui qui n’a rien vu venir» ?

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 12:52

François Hollande avait promis, sauf pour lui, le Mariage pour Tous : Il l’a fait !

François Hollande avait promis l’inversion de la courbe du chômage avant fin 2013 : il l’a fait !

J’entends ici et là des esprits chagrins émettre doutes, controverses ou railleries…

Taratata…la courbe du nombre d’inscrits à pôle emploi qui montait jusqu’à fin octobre s’est inversée à fin novembre : Point !

Bravo l’Artiste ! L’exercice est d’autant plus remarquable qu’il se fait à l’encontre de toutes les conventions jusque-là reconnues : Point de croissance point d’emplois.

François Hollande démontre le contraire à la face du monde entier : Pas besoin de croissance pour créer de l’emploi, l’impôt suffit.

Ne boudons pas notre plaisir et, ceux de plus en plus nombreux qui se demandent où va la ponction fiscale, reçoivent une réponse claire. Le travail effectif des uns sert à payer le travail fictif des autres.

M. Mélenchon a beau dire, c’est un bel exemple de justice et d’égalité… Merci Président !

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 09:40

La réponse dépend de la fameuse formule selon laquelle on voit le verre à moitié plein ou à moitié vide.

Il faut dire que la photographie de l’instant ne plaide pas en faveur du Chef de l’Etat, mais quelques éléments positifs éclairent l’horizon.

Dix-huit mois après la prise de fonction du Président Hollande, il est vrai que le chômage, la pression fiscale et la dette ont augmenté. La croissance qui était de 1.7 du PIB à fin 2011 est depuis en encéphalogramme plat. Sa popularité est en berne et le risque de voir la France engluée dans des conflits africains reste préoccupant. Ceci étant, il n’est pas sûr qu’un gouvernement de droite ait pu faire beaucoup mieux…

Les aspects positifs viennent de l’étranger :

  1. Le Président de la Commission Européenne, Manuel Barroso, a qualifié le budget français de 2014 de «globalement satisfaisant». Ce faisant, l’Europe renforce la France dans sa propre conviction de suivre le bon cap.
  2. Les « Marchés » continuent de faire confiance à la France et leurs taux d’intérêts restent très raisonnables.
  3. A défaut de voir la compétitivité Française rebondir, celle de l’Allemagne, du fait de la coalition SPD, devrait légèrement fléchir avec en corolaire un chômage en progression. Bien qu’il se fasse par le bas, ce nivellement ne peut que mettre du baume au cœur de nos élus.

Sur le plan politique, il suffirait que les élections municipales se soldent par une non-défaite pour qu’elles se transforment en victoire du Président Hollande. Or Marseille peut revenir aux Socialistes, Lyon et Toulouse leur sont acquis et à Paris une partie du MODEM de François Bayrou opte pour la gauche…Quand l’opposition se range au côté de la majorité tous les espoirs sont permis…

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 15:55

C’est à Bernard Cazeneuve que revient le mérite d’avoir introduit le «fairensorte» dans le langage politique courant.

Mais qu’est-ce que le «fairensorte» ? Un outil genre couteau suisse, tout à la fois tirebouchon, lime à ongles et décapsuleur que chacun peut utiliser en fonction du besoin qu’il en a.

Pour le Ministre du Budget le « fairensorte» consiste essentiellement, à répartir l’enveloppe des impôts entre les différents Ministères pour «fairensorte» que le déficit public ne dépasse pas 3.6 du PIB en 2014. Si cette méthode ne règle pas le problème de la restructuration et de la productivité, elle a au moins le mérite d’être simple. Elle subordonne le résultat à l’économie en espérant que chacun fera, avec ce qu’il a, du mieux possible.

C’est ainsi que selon M. Cazeneuve la France s’impose plus de 15 milliards d’économies par an jusqu’en 2017. Quel en sera l’impact sur la croissance ? On ne sait pas, on ne le dit pas et peu importe…

De mon point de vue, on aurait tort de trop faire confiance au sérieux apparent du Ministre du Budget. Sa méthode est trop simpliste pour répondre efficacement à la complexité des enjeux :

1) Le déficit budgétaire prévu pour 2013 ne sera pas tenu.

2) La dette est, malgré les restrictions, en train de croitre au-delà du raisonnable compte tenu du ratio croissance/ coûts financiers.

A un journal spécialiste de l’économie Bernard Cazeneuve avoue qu’un surcroit d’impôts supplémentaires de l’ordre de 60 milliards d’euros (30 par la droite et 30 par la gauche) a déjà été ponctionné.

Le «fairensorte » du Gouvernement Ayrault condamne donc les Français à un nouveau recours aux impôts… C’est exactement ce que mijote actuellement le Premier Ministre grâce à sa fameuse méthode : «je consulte, j’étudie, je décide »…. La question n’est pas de savoir si ça va faire mal, mais plutôt de savoir qui va souffrir le plus.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 12:16

Se pourrait-il que des personnes particulièrement douées et gâtées par la vie, bercées par les succès, puissent développer un sentiment d’invincibilité qui les ferait se prendre pour superman ?

Joseph Kennedy se prenait-il pour superman quand il pensait échapper à la déflagration de son avion kamikaze bourré de 11 tonnes d’explosifs ?

John Kennedy se prenait-il pour superman lorsqu’il défilait, au ralenti, tête nue dans une Lincoln découverte, à Dallas, ville connue et reconnue pour être celle de tous les dangers ?

Quelle force, sinon celle du syndrome de superman, a poussé ces choyés de la vie à une forme de suicide ?

Jérôme Cahuzac, souffrait-il de ce même symptôme ? Il savait que son compte en Suisse était compromettant, il savait que cela se savait…Il pouvait, avant de devenir Ministre, rapatrier les fonds et se mettre en règle avec le fisc. Au lieu de cela cet homme habile, rompu aux affaires, se lance dans une série de mensonges infantiles qui le conduisent où l’on sait.

Quelle force, sinon celle du syndrome de superman, a poussé Jérôme Cahuzac au suicide politique ?

François Hollande, hautement diplômé et versé en économie se croit-il, lui-aussi, invulnérable ? Quand il devient Président de la République, la dette de la France atteint déjà plus de 85% du PIB. Fait aggravant (et contrairement à l’Italie) l’obligation française est essentiellement tributaire de fonds étrangers. En tant qu’expert François Hollande sait qu’il faut d’urgence dégraisser l’état-mammouth et relancer la croissance par la compétitivité industrielle.

Se prend-il pour superman quand faisant fi de toute donnée rationnelle, il engraisse le mammouth et affaiblit la croissance par l’impôt ? Moyennant quoi, dix-huit mois après et 200 milliards en plus, la dette frôle les 95% du PIB (hors retraites des fonctionnaires)---Qu’est-ce qui pousse le Chef de l’Etat à croire que la France, malgré son fort chômage, malgré sa faible croissance, malgré ses forts emprunts, échappera par miracle au mur de la dette ainsi programmé pour 2015 ?

Quelle force, sinon celle du syndrome de superman, pousse le Président Hollande au suicide économique ?

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