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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 15:46

Pour comprendre le « François Hollande » il faut parler le «politique». C’est un langage que l’on n’acquiert qu’après une longue pratique et encore y faut-il de bonnes dispositions. Le Président Hollande a l’avantage d’ajouter celles-ci à celles-là. Le problème se trouve dans le décryptage.

Chaque profession à son code : ainsi les médecins, les avocats, les juristes s’ils se comprennent parfaitement entre eux, ont du mal à faire entendre leur jargon par le grand public. Le Président Hollande a tellement pratiqué les roueries du parler politique qu’il en oublie de parler le Français ordinaire.

C’est ainsi que lorsque le gouvernement parle de pause fiscale, le citoyen lambda comprend qu’il ne va pas payer plus d’impôts. Mais dans la langue « politique » cela veut dire que la TVA va augmenter.

On pourrait multiplier les exemples. « L’intervention militaire au Mali sera brève » Traduction : Elle a déjà un an et on ne sait pas combien de temps elle durera…. « Je propose un pacte de responsabilité aux entreprises. Il est fondé sur un principe simple: moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie: plus d'embauches et plus de dialogue social » Traduction : le Cice coute déjà 20 milliards mais plutôt que de prendre sur moi la responsabilité du chômage je vais la leur coller sur le dos… «Nous devons faire des économies partout où elles sont possible, avec notamment les collectivités locales qui doivent voir leurs compétences clarifiées, afin de pouvoir à terme baisser les impôts »…Traduction : on en rajoute des couches : métropoles, communautés de communes etc… et on ne baisse pas les impôts… «Je prendrai donc, dès le printemps prochain, des initiatives avec l'Allemagne pour donner plus de force à notre Union »… Traduction : je verrai avec le SPD si on peut faire plier Angela Merkel …

Tous les élus, de droite comme de gauche, parlent et comprennent ce langage. Mais une majorité de Français n’y entravent que pouic. Il faudrait être aveugle pour ignorer leur désarroi.

Un choix s’impose : ou les politiques parlent le Français (ce qui implique une certaine cohérence entre les paroles et les actes) ou on apprend, dès l’école, le « politique » aux jeunes Français.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 13:06

En France, la séquestration est, en principe, interdite mais cependant tolérée quand elle est pratiquée par des syndicats…

Mais ceux de Goodyear y vont quand même un peu fort : réclamer, au bas mot, une rançon de cent millions d’Euros contre la libération de deux personnes c’est mettre la barre un peu haut.

A ce prix-là mieux aurait valu kidnapper le Président et sa famille, avec de surcroit menace de mort. Ces syndicalistes ne sont que de gentils amateurs et je doute qu’ils obtiennent les quelques cent tente à cent cinquante mille euros réclamés pour chacun.

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 15:17

Avant que lui-même ne s’assoie dans le fauteuil qu’il avait tant décrié, François Mitterrand dénonçât dans un livre «LE COUP D’ETAT PERMANENT » le pouvoir trop personnel du Général de Gaulle. Il y montrait la faiblesse du Gouvernement et du Parlement marginalisés par le Chef de l’Etat. Il s’inquiétait de la précellence d’un Parti (alors le RPF) trop exclusivement au service du Président.

Ce livre avait fait mouche et largement contribué à ce que lui-même puisse, par la suite, accéder au pouvoir. Celui, qui, de nos jours, ferait les mêmes critiques n’en récolterait qu’indifférence, tant le Peuple s’est habitué à une sorte de monarchie républicaine qui le décharge de ses propres responsabilités. Pourtant, la Présidence de la Cinquième République de François Hollande n’est pas exempte de reproches semblables à ceux qui avaient valu tant de succès à Mitterrand :

1) Un Chef de l’Etat au pouvoir personnel quasi absolu.

2) Un Gouvernement aux ordres.

3) Un Parlement majoritairement inféodé qui, selon les dernières instructions du Président, pourra être marginalisé par les décrets et les ordonnances.

4) Un Parti Socialiste godillot.

A l’apathie populaire qui progresse avec le temps, s’ajoute l’effet anesthésiant d’un Etat paternaliste qui participe à l’indolence de la société française. Effet encore plus évident lorsque la gauche est au pouvoir. Jamais la droite n’aurait pu serrer autant la vis sans remplir les rues de protestataires.

Pourquoi François Hollande n’a-t-il pas su, dès le départ, profiter de cette opportunité pour réformer la société ? Pourtant cette frilosité ne l’empêche pas de porter une vision négative sur l’aptitude des gens à comprendre les choses. Autrement, comment pourrait-on expliquer qu’il puisse, sans la moindre vergogne, se contredire constamment comme si de rien n’était et affirmer sans rire qu’il y a trop d’impôts au moment même où son gouvernement s’apprête à en remettre une couche ? Quel cynisme ! Quel mépris ! Quel silence… Oui les Français sont des veaux.

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 16:57

Soyons, pour 2014, aussi optimistes que peut l’être l’UMP Fréderic Lefebvre. La France s’est toujours relevée des pires circonstances que ce soit Waterloo, Dien Bien Phu ou le quinquennat de François Fillon et ce n’est pas le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault qui lui fera plier genou.

Rassurons-nous ! On est encore bien meilleurs que les Grecs ou même les Espagnols…. D’autant qu’il n’est pas impossible que l’action de certains sociaux-démocrates, appuyés par les «Verts », n’arrive à faire plonger l’Allemagne au niveau de l’Italie. La France pourrait alors briguer la place de leader européen.

Il n’empêche que le Président Hollande, rejoignant en cela les «cacatoès » de la droite, (ainsi plaisamment baptisés par Bernard Cazeneuve) estime que «Les impôts sont devenus lourds…trop lourds »… Je n’oserai dire, eu égard à sa fonction, qu’il en a de bonnes. Avec un coût budgétaire record (+ 82.2 milliards d’euros en 2014) et une croissance atone, demander à Jean-Marc Ayrault de réduire le déficit à 3.6 % du PIB, tout en maitrisant la dette et sans augmenter les impôts relève de la mission impossible. François Hollande voudrait se débarrasser de lui qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Que ce soit volontaire ou non, le Président Hollande est passé maitre dans l’art de l’ambigu. Il est donc très difficile d’interpréter ses propos. Je vois, pour ma part, dans sa courte allocution, comme un agacement vis-à-vis de son Premier Ministre. Après ses déclarations sur les riches et les entrepreneurs (impénitents quémandeurs) sa façon, un peu pathétique d’appeler, les entreprises au secours devrait, comme on dit vulgairement, lui mettre les boules.

Pour moi, sinon les jours, les mois de ce Gouvernement sont comptés. Reste à savoir si ce sera avant ou après les élections municipales.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 09:32

C’est une façon d’interpréter les choses que les thuriféraires du Président Hollande utilisent à l’envi. Elle relève d’une tournure d’esprit qui refuse d’admettre tout fait qui se révèle différent de celui que l’on aurait voulu. Plutôt que d’accepter une réalité contraire à l’objectif, il suffit de le reporter dans le temps ce qui agit sur le Peuple comme on le ferait d’une carotte devant l’âne pour le faire avancer.

Pour les uns, cette capacité à poursuivre, quoiqu’il en soit, sa route en négligeant les embuches, voire en les déniant, peut faire de François Hollande le plus grand Président que la Cinquième République ait jamais eu (Jacques Attali).

Pour les autres, en choisissant d’emblée de redresser les comptes de la France par l’impôt au lieu de la compétitivité et de la croissance, François Hollande a mis la France dans le camp de l’Italie plutôt que dans celui de l’Allemagne.

Ceux-là voient aussi, dans la conviction partagée des deux côtés du Rhin (Martin Schulz), la volonté des sociaux-démocrates d’harmoniser la puissance économique Allemande avec celle de la France signant ainsi le destin programmé de la déchéance européenne.

Pourtant, parfois, les hommes influent sur la destinée : Ainsi en fut-il du Général de Gaulle quand il refusa d’admettre la défaite. François Hollande va-t-il, lui aussi, grâce à sa ténacité forcer le destin ?

1) Chômage : Plutôt que de jouer d’emblée sur la dynamique des PME/PMI et leurs capacités à offrir des emplois (le CICE a deux ans de retard) François Hollande a choisi de stabiliser le chômage par les subventions de l’Etat. En 2013 elles furent insuffisantes. François Hollande ne pourrait, en 2014, tenir son pari qu’à condition de les augmenter sérieusement. Faute de croissance cela passera par l’impôt ou la dette.

2) Impôts : Avec un déficit budgétaire record en 2014 (82.2 milliards) et une croissance atone le Chef de l’Etat ne pourra tenir sa promesse européenne (3.6 % du PIB) sans la contrepartie de solides recettes fiscales. Or on a vu en 2013 une carence importante des rentrées. Sauf à laisser grossir la dette il lui faudra vraisemblablement recourir à de nouveaux impôts : Le prétexte d’une remise à plat de la fiscalité prépare déjà le terrain.

3) Guerres : De même qu’il avait sous-estimé la durée de l’intervention des troupes françaises au Mali, François Hollande a sous-évalué le contingent nécessaire pour la mission en Centre Afrique. Il s’est également trompé sur la capacité des forces Africaines à rétablir l’ordre et celle des Politiques à assurer un semblant d’Etat. Si son appel tant à l’Europe qu’à l’ONU n’est pas entendu il aura du mal à sortir la France du guêpier africain.

En attendant que l’action boutiquière des habiles comptables de Bercy porte ses fruits, la technique du renvoi des résultats de mois en mois et d’années en années donne le change avec un certain succès…. Au moins tant que les ânes continuent à croire qu’ils pourront, un jour, manger la carotte.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 16:51

Le jour même où, après des mois d’efforts, Jean-François Copé voulait, solennellement, mettre en avant l’image d’un UMP rassemblé, on voit sur une vidéo François Fillon lui tourner ostensiblement le dos devant l’aréopage de ceux dont il est censé être le Président.

Je sais bien qu’un homme politique se doit d’avoir le cuir dur et de ne point céder à des impulsions épidermiques. Une telle grossièreté de la part de François Fillon pourrait donc passer par pertes et profits si elle n’était le signe évident de graves dissensions, source d’échecs à venir.

En effet, il suffit que le PS maintienne à peu près ses positions aux Municipales pour que cela se transforme en succès. Or on voit bien les difficultés de NKM à Paris et il n’est pas sûr qu’à Marseille Jean-Claude Gaudin puisse être réélu.

Jean-François Copé devrait tenir compte de deux faits patents : 

L’UMP a besoin du rassemblement de toutes ses forces unies derrières un Président incontesté. 

Il n’est pas ce Président incontesté…Il a contre lui François Fillon et tous ses affidés dont bon nombre d’anciens Ministres et de ténors de l’opposition.

Plutôt que de faire, une fois de plus, comme si de rien n’était, Jean-François Copé, pour le bien de son Parti et le sien propre, devrait remettre sa démission ou, du moins, reposer aux ténors du Parti la question de confiance.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 13:04

Y a-t-il une raison objective pour que la France fasse moins bien que l’Allemagne ? La réponse est non ! Sur nombre de points la France est même mieux dotée. L’énergie par exemple, élément essentiel de développement et de compétitivité économique.

Pourtant le fait est là : l’Allemagne surclasse la France sur presque tous les points : Déficit budgétaire, solde commercial, chômage, PIB par habitant, pouvoir d’achat… Même l’indice de qualité de vie : l’OCDE ne classe la France que 18 ème après l’Allemagne et ses brumes du nord.

Je ne veux pas reprendre ici la litanie des raisons factuelles mises en avant par les économistes de droite et réfutées de même par ceux de gauche. Je note simplement que le taux d’imposition global des PME/PMI Françaises et de 64.7 % contre 49.5 % pour celles de l’Allemagne.

Il fut un temps où l’on disait que l’Europe avait besoin du couple Franco-Allemand. Cela était peut-être vrai quand un certain équilibre de forces leur permettait de courir côte à côte en entrainant les autres dans leur synergie. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui ; l’Allemagne fait son jogging loin devant. Quand la France lui demande de ralentir en criant au dopage, l’Allemagne espère un sursaut de la France pour la rattraper.

Les sourires de complaisance ne suffiront pas à faire que ces deux-là courent à nouveau de concert : la France n’est plus dans une position de coopération mais de concurrence. En dehors des tautologies récurrentes sur les atouts économiques Allemands j’y vois d’abord une différence criante en matière de philosophie politique et syndicale.

--Philosophie politique : La Française se caractérise par une opposition tranchée entre droite et gauche. C’est une guerre permanente qui consiste à traiter l’adversaire d’incompétent, d’irresponsable, d’idiot et de menteur. L’intérêt du Parti ou de la Personne prime celui de l’Etat.

Tout au contraire l’Allemande fait passer celui de la Nation avant toute chose. Si le « Deutchland über alles » n’est plus de mise depuis 1991, il n’en demeure pas moins effectif quand il s’agit de gouverner pour le bien général. La récente coalition du gouvernement Merkel en donne la preuve évidente. Avec de surcroit une belle leçon de démocratie par le recours au referendum.

--Philosophie syndicale : L’Allemande s’appuie sur la force démocratique et financière de leurs adhérents (taux de syndicalisation 29%) Il serait faux d’imaginer qu’ils sont exempts de toute arrière-pensée politique mais l’essentiel de leurs actions est tourné vers l’intérêt et la défense des travailleurs. En ce sens ils se gardent bien de scier la branche sur laquelle leurs adhérents sont assis.

Avec seulement 8% d’affiliés les syndicats Français manquent d’assiette démocratique et financière souvent plus ou moins opaque. Ils compensent cela par une forte pression politique sur les partis. La porosité entre syndicats et partis est évidente et ce n’est pas l’affaire Martin qui démontrera le contraire. Les partis de tous bords craignent les syndicats et le Premier Ministre ne manque pas de les consulter en premier.

Les Politiques Français n’ont pas encore compris que le match ne se cantonnait pas à une partie de pancrace entre la gauche et la droite. L’Allemagne étant ferme dans sa position de leader Européen, 2014 sera l’année de vérité pour la France. Espérons qu’elle ne perdra pas sa place de second couteau.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 13:03

«La compétitivité reste insuffisante et le redressement des comptes publics ne peut plus reposer sur la hausse des impôts», estime Mario Draghi le patron de la BCE en parlant de la France. A l’aube d’une année 2014 qui s’annonce difficile et qui requiert désormais de vraies réformes de structures, voilà un conseil qui devrait suffire au Chef de l’Etat pour l’inciter à renouveler les forces vives de son Gouvernement.

Même s’il serait injuste d’imputer à Jean-Marc Ayrault l’entière responsabilité des revirements et autres rétropédalages qui ont marqué jusqu’ici l’action du gouvernement, il est clair que la démarche du pouvoir se doit d’être plus visible avec un objectif à court et moyen terme clair et plausible.

Ces derniers temps, à la fatigue ministérielle bien compréhensible, sont venus s’ajouter deux fourvoiements qui signent le temps d’un repos mérité :

--L’initiative sur la réforme fiscale, déclenchée à contretemps, risque de faire long feu…  --La demande et la publication d’un rapport, sur des sujets sensibles, si mal venue, que le Président lui-même a été obligé d’intervenir.

Bref tout autre Président que François Hollande penserait que le temps du remaniement a sonné. Pourtant il n’est pas sûr que le Chef de l’Etat accepte de se priver du confort que lui procure l’équipe actuelle car un Premier Ministre efficace risque de vouloir faire valoir ses propres vues et d’empiéter sur ses prérogatives.

Manuel Valls, chouchou des Français, serait le remplaçant tout trouvé…D’autant que le Président et lui ont des visions qui concordent sur de nombreux points : ordre public, sécurité, maitrise des déficits, paternalisme africain…A cela s’ajoute de la part de Manuel Valls une intelligence politique qui l’incite à la souplesse quand les besoins s’en font sentir…Souplesse mise en évidence par ses enjambements entre ses discours de fermeté sur le terrain et sa tolérance des récidives pour ne point fâcher les Magistrats et la Garde des Sceaux.

Nonobstant, sa nomination est loin d’être évidente pour deux raisons essentielles :

1) François Hollande prendrait-il le risque de se mettre à dos les socialistes de la vraie gauche par un évident tropisme à droite ?

2) Mettra-t-il le pied à l’étrier d’un outsider qui peur le coiffer au poteau en 2017 ?

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 14:09

Jean-Luc Mélenchon n’a pas tort : Sur trois points essentiels François Hollande mène une politique de droite.

1) Economie : Réduire le déficit budgétaire en contenant l’évolution de la dette au détriment du chômage et du pouvoir d’achat est caractéristique d’une politique qui accorde plus d’importance à la finance qu’au social. A cet égard le gouvernement socialiste réussit mieux que le précédent. Sous la Présidence de Nicolas Sarkozy le déficit budgétaire s’élevait à 5.2% du PIB fin 2011 contre 4.1 en 2013. Par contre le chômage qui s’établissait (au sens du BIT) à 9.8 (y compris DOM) fin 2011 frôle les 11% fin 2013. Il est clair que François Hollande a choisi de contenter la finance au risque de fâcher le Peuple. 2Sécurité : Le discours de Manuel Valls est aussi ferme et répété que celui précédemment tenu par l’ancien Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy. C’est un discours typiquement de droite. Manuel Valls se targue d’avoir un budget prioritaire.

3) Guerres : La présence de troupes Françaises dans plusieurs Pays d’Afrique et les engagements militaires du Président Hollande au Mali puis au Centrafrique rompent avec les idéologies pacifistes de gauche. L’objectif humanitaire initial se transformera vite, (un an déjà au Mali) en forces d’occupations dont le parfum néocolonialiste a été maintes fois imputé à la droite.

En bref, par certains aspects, François Hollande mène des politiques plus à droite que celles de ses prédécesseurs. Ceci explique d’ailleurs, en partie, la faiblesse des arguments de ces derniers. Alors que reste-il au Président pour continuer à s’ancrer à gauche ?  --Bien que le Front de Gauche et les Communistes persistent à voter pour lui, leur soutien prend de plus en plus souvent forme d’opposition.

--Les Verts trop occupés par leurs propres carrières, ne s’opposent pas dans les faits, mais Ils ne sont pas, pour autant, des appuis sur lesquels il peut compter.

Reste Madame Taubira. Pour ce qu’en dit Christophe Régnard, Président du tout puissant Syndicat de la Magistrature USM « Doit-on enfin l’imputer (la difficulté du dialogue social) à votre proximité, réelle ou supposée, avec d’autres que nous dans la magistrature ? » Autrement dit la majorité des Magistrats, tout en soulignant que rien ne va plus entre eux et la Garde des Sceaux, la soupçonne de faire passer son idéologie de gauche avant une objectivité déontologique de bon aloi.

Madame Taubira, elle, est de gauche…et pas n’importe laquelle, la gauche un peu désuète des grands intellos d’après-guerre. Tant qu’il aura Christiane Taubira, François Hollande pourra se dire de gauche, de la vraie, de la pure, humaine et lucide parce qu’elle impute à la victime sa part de responsabilité. Celle d’André Cayatte : « Nous sommes tous des assassins »

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 20:26

--Erreur d’avoir renié sa promesse de renégocier le pacte de stabilité européen.

--Erreur d’avoir fait passer la réduction du déficit de l’Etat par l’impôt et la contrainte budgétaire plutôt que par la production de richesses.

--Erreur d’avoir rigidifié l’application des 35 heures en pénalisant les heures supplémentaires.

--Erreur d’avoir décrété une pause fiscale tout en augmentant les impôts.

--Erreur de laisser M. Peillon transformer en fiasco la bonne idée de réduction des temps scolaires.

--Erreur d’avoir laissé Mme Taubira imposer par la force le mariage pour tous au lieu de dégager, par voie de referendum, un consensus gagné d’avance….

Mais la plus grande erreur du Président Hollande est dans son refus de reconnaitre ses erreurs et dans sa persistance à les commettre.

C’est en cela qu’il se distingue de l’Homme d’Etat qu’était François Mitterrand, lequel avait forte conscience d’avoir à éviter l’écueil de la certitude : « La pire erreur n'est pas dans l'échec mais dans l'incapacité de dominer l'échec. » disait-il.

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