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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 13:44

On savait que la gauche est l’image même de la vertu en ce sens qu’elle parle comme une religion et qu’elle agit comme un saint. «Toutes les formes de socialismes sont des manifestations encore dégradées de la décadence chrétienne» dit Camus. Même dégradée, même décadente la vertu chrétienne n’est pas morte avec Dieu et lorsque Dieu est mort, la gauche a repris le flambeau de sa vertu.

Dire qu’elle agit comme un saint serait un peu exagéré… même en référence à Robert Badinter. Mais a-t-on déjà vu un Président de la République, autre que socialiste, afficher un comportement plus modeste ? Un Président modeste au point d’aller jusqu’à cacher sa montre (modeste) sous son poignet ?

On savait, mais on avait du mal à croire à quel point la droite était vicieuse. Bien que les socialistes, Harlem Désir en tête, n’aient jamais cessé de nous ouvrir les yeux sur les impérities de la droite, bien que l’on ait vu un Président de la République et jusqu’au meilleur d’entre ses Ministres condamné par la justice, il s’en ait encore fallu de peu, en 2012, pour qu’ils soient réélus.

On l’a échappé belle et c’est grâce aux investigations de deux valeureux journalistes d’un journal de droite que nous allons pouvoir, enfin, ouvrir les yeux. Je passe les détails… Le Président de l’UMP aurait, sinon profité, au moins fermé les yeux sur les surfacturations d’une société, tenue par des proches, pour des prestations faites à l’occasion de meetings de Nicolas Sarkozy. François Copé, qui se défend de cela, aurait pu très facilement apporter la preuve du contraire : Dans les bonnes maisons les règlements sont précédés d’un « bon à payer » par lequel les donneurs d’ordre certifient que la facture est conforme à la fourniture. Quelques experts auraient eu très vite fait de voir si la demande, le devis, la prestation et la facture étaient dans une cohérence de bon aloi.

Au lieu de cela, le Président de l’UMP veut mettre les preuves sous scellés jusqu’à ce qu’un jugement dernier vienne autoriser la mise au jour du précieux trésor. Cela va, ipso-facto, semer le doute dans les esprits qui restaient encore acquis à la droite.

Les carottes étant cuites, ceux qui n’ont pas de vertu doivent s’obliger à en avoir afin de vivre en harmonie avec les valeurs de la gauche, seule, désormais, au pouvoir et pour longtemps. Mais si le vice se complait dans les fanges de marécages à la portée de tous il n’en est pas de même pour la vertu qu’il faut aller chercher dans des sommets où la pureté de l’air n’empêche pas la peine que l’on éprouve à arriver au sommet.

Bien entendu, ce sont, comme toujours, les plus faibles, les plus fragiles qui restent sur le carreau… Certains ont du mal à comprendre que la vertu, même socialiste, a un prix : du chômage, des impôts, beaucoup d’impôts… Dime autrefois, denier du culte aujourd’hui avec obligation d’écouter la messe.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 13:34

On peut comprendre l’intérêt qu’aurait le Président Obama à créer des frictions entre l’Europe et la Russie : Détourner le regard de l’opinion publique vers un regain d’antagonisme ancestral entre l’occident et l’ex URSS serait un moyen commode de faire oublier un moment ses propres difficultés intérieures. D’autre part il est vrai qu’un trop fort rapprochement entre L’Union Européenne et la Russie constituerait une force géopolitique et économique si considérable qu’elle reléguerait la puissance Américaine au second ou au troisième plan.

A l’évidence le problème Ukrainien est un motif, bien réel pour tous les Chefs-d’Etat qui peinent dans leur Pays. L’Europe doit-elle tomber dans le panneau ? Je ne crois pas ! Autant j’approuve la démarche courageuse et efficace de la troïka Française Polonaise et Allemande, notamment celle de Laurent Fabius, qui a permis d’arrêter le bain de sang et peut-être une véritable guerre civile en Ukraine, autant je déplore le boycott du Président Hollande aux jeux de Sotchi en espérant que sa position ne fait pas suite à une entente tissée à Washington.

Ouvrons les yeux : Le 7 février 2010 Viktor Ianoukovytch est élu au suffrage universel Président de L’Ukraine par 48.53% des voix contre 45.88% pour Loulia Tymochenko. L’OSCE qualifie le scrutin de transparent et honnête... Or qui est Ianoukovytch ? N’a-t-il pas été par deux fois condamné à de lourdes peines de prison dans sa jeunesse puis mêlé par la suite à des soupçons de fraudes et de corruptions, il est vrai monnaie courante dans le milieu politique Ukrainien ? Faut-il croire qu’il fut élu pour ses hautes capacités et sa bonne mine ? Bien sûr que non il a été élu (d’assez peu) pour sa connivence avec la Russie. Ce qui veut dire qu’en 2010 un nombre important de citoyens Ukrainiens en pinçaient pour Moscou.

Aujourd’hui, quatre ans après, en soutenant aveuglement le gouvernement « Maïdan » l’Europe fait comme si les Ukrainiens étaient en majorité pro-européens…C’est possible. Mais comment l’affirmer avant les élections prévues pour fin mai ? En attendant ne devrait-on pas demander à ce gouvernement provisoire d’y aller mollo et de ne pas agir comme un vrai pouvoir légitime appuyé sur une constitution et le suffrage universel ? Même si les élections penchent du côté européen, même si le FMI et Bruxelles apportent un fort soutien financier le gouvernement Ukrainien devra composer avec Moscou… Autant qu’ils s’y fassent tout de suite en cessant d’écouter les sirènes d’outre atlantique portées par un vent qui ne manquera pas de tourner et qu’ils relisent Prévert : « Quelle connerie la guerre ! »

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 10:29

Quand le Candidat dit : « Je n’aime pas les riches »…«Je suis socialiste. La gauche, je ne l'ai pas reçue en héritage. Il m'a fallu décider lucidement d'aller vers elle »…« Je veux installer la gauche dans la durée »…« Mon véritable adversaire, il n'a pas de nom, de visage, pas de parti, et pourtant il gouverne, c'est le monde la finance. »

Lorsque, une fois élu, le candidat devenu Président signe le pacte européen, réduit le déficit budgétaire, met au pain sec les services de l’état et augmente les impôts… Quand il donne l’accolade au Pays qui symbolise la Finance, fait risette aux patrons en les hypnotisant par la luisance de quelques écus contre leur prise en compte de l’énorme fardeau du chômage dans le chariot d’un « pacte de responsabilité » : J’y voie flou et je me demande où est le loup

Lorsque, tout en promouvant un méga-aéroport parfait symbole de la société consommatrice polluante et capitaliste (honnie par les « Verts) le Premier Ministre prend les écologistes dans son gouvernement, outre l’intérêt strictement politicien, en quoi cela profite il aux Français ?

Pacte de responsabilité : Donner aux entreprises plus de compétitivité : c’est bien ! Le faire au détriment du pouvoir d’achat c’est mauvais ! Plus d’offre mais moins de demande égale zéro. Mieux vaudrait admettre une fois pour toutes qu’il faut, en France, travailler plus pour exporter plus et ne pas gagner moins.

Comment les chantres de la démocratie peuvent-ils reconnaitre comme légitime un pouvoir (Ukrainien) qui n’est pas issu du suffrage universel ? Comment, les mêmes, quand ils gouvernent contre leur propre opinion publique, arguent-ils alors du suffrage universel pour justifier leur légitimité ?

« Ne recevoir aucune chose pour vraie tant que son esprit ne l'aura clairement et distinctement assimilée préalablement » Comment faire quand toute chose est floue ? …Allez voir un psy, m’a dit mon ophtalmo !

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 08:18

L’hypothèse est-elle si farfelue ?

Supposons qu’il ait dit : « Je n’aime pas les riches » Supposons qu’au cours d’un meeting au Bourget il ait expliqué : «Je suis socialiste. La gauche, je ne l'ai pas reçue en héritage. Il m'a fallu décider lucidement d'aller vers elle »…..« Je veux installer la gauche dans la durée »….. « Mon véritable adversaire, il n'a pas de nom, de visage, pas de parti, et pourtant il gouverne, c'est le monde la finance. » Imaginons, de surcroit, qu’en disant cela il soit sincère, qu’il n’ait voulu duper ni la gauche ni ses amis.

Pourquoi cela serait-il impossible ? Pourquoi cette supposition ne serait-elle pas aussi plausible que celle de ceux qui disent qu’il a viré sa cuti de gauche pour le libéralisme ? «Qui veut la fin veut les moyens » dit le proverbe. Et si sa fin était « D’installer la gauche dans la durée » ? Et si, pour ce faire, il voulait, en premier lieu, consacrer son action au rattachement des masses à la pensée de gauche par une série de mesures sociétales et en se servant du prétexte de la laïcité pour combattre la vieille morale religieuse sclérosée? En montrant, par exemple, dès l’école, à quel point Dieu (s’il existait) serait un cafouilleur de première puisqu’il mettrait indifféremment l’esprit des filles dans le corps des garçons et celui des garçons dans le corps des filles…

Réorienter une pensée de droite vers la gauche demande du temps et des moyens. Contrairement aux idéalistes de la « Cause », François Hollande serait un pragmatiste qui admettrait que rien ne peut se faire contre le « Marché ». Alors, il lui faudrait, pour atteindre son objectif, signer le pacte européen, faire semblant de réduire le déficit budgétaire au risque du chômage, mettre au pain sec les services de l’état sous prétexte d’économies, diminuer le pouvoir d’achat, au péril de la pauvreté. Il lui faudrait aussi donner l’accolade au Président du Pays qui symbolise la finance, faire risette aux patrons en les hypnotisant par la luisance de quelques écus contre leur prise en compte de l’énorme fardeau du chômage dans le chariot d’un « pacte de responsabilité »…

Hypothèses que tout cela ? Non ! Mais encore eut-il fallu que François Hollande tienne au Bourget le discours dont je parle et que sa conviction gauchère soit profonde et sincère… Que ses amis de gauche aient compris qu’en embrassant le « Capital », il ne faisait que servir la cause anticapitaliste… Que l’opposition soit assez stupide pour ne pas voir sa manœuvre… Que Les patrons disposent d’assez de naïveté pour ignorer que « Pour dîner avec le Diable, il faut une longue cuillère »

On me dira qu’au Pays de Descartes tout cela est impossible… ce à quoi je réponds « impossible n’est pas Français »

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 08:23

Quand la révolution revient presque toujours à son point de départ, la révolte est une espérance vers le progrès : Qu’en sera-t-il de l’Ukraine ?

Trois observations :

1) L’Ukraine est un témoignage : L’utilisation outrancière d’un système dit Républicain à des fins politiciennes, ou vénales conduit à l’échec. Même issu d’un vote Démocratique, même adossé à une Constitution, même soutenu par une Puissance étrangère un Président de République dévoyé prend le risque d’un coup d’Etat.

2) L’Ukraine est une leçon donnée aussi aux Démocraties les plus apaisées, les plus éprouvées, les plus encadrées : Gouverner dans le strict respect des urnes, des règles et des lois contre l’opinion publique n’est pas une conduite à tenir durablement.

3) L’Ukraine est un fait : L’espoir n’assouvie pas la faim…Si un bien-être économique ne vient pas relayer l’espérance, l’enthousiasme populaire retombe comme un soufflet. Le fait est que l’Ukraine a besoin d’argent et de gaz. L’Europe pourrait lui donner l’argent, mais pour le gaz c’est autre chose, force lui sera d’en passer par la Russie…et ses très nombreux partisans.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 13:45

Apres avoir vomi le CICE, voilà que le MEDEF en réclame une autre tranche… Pourquoi ? Sans entrer dans le détail, j’y vois trois explications que les Pin’s de M. Pierre Gattaz ne semblent pas avoir, dès le départ, bien saisis :

1) En ciblant les avantages sur le Smig et le bas des salaires moyens, le Cice touche, plus qu’aucune autre mesure, un maximum d’entreprises qui, dans leurs divergences, se regroupent au sein du MEDEF.

2) Le remplacement du Cice par une suppression des charges familiales aurait pour effet de faire remonter le coût des très bas salaires.

3) Revenir sur le Cice, qui ne rentre réellement en vigueur que cette année, serait contraire aux préconisations de stabilité des mesures, si chère, à juste titre, au Medef.

Il n’empêche que cette volteface (s’ajoutant aux attitudes parfois un peu futiles de leur Président) tout en étant conforme aux us et coutumes de l’air du temps, donne une impression d’impréparation et d’amateurisme qui n’est pas du meilleur effet.

D’autre part si elle apporte un évident soutien aux emplois peu qualifiés elle ne va pas dans le sens de la compétitivité sur des domaines à forte valeur ajoutée dans lesquelles les Pays tels que le nôtre sont plus à l’aise face à ceux qui sont émergents.

Je me demande aussi si le MEDEF est bien conscient de l’ampleur du piège que lui a tendu François Hollande en lui offrant, contre monnaie, de prendre la responsabilité du chômage. Pour une telle responsabilité, trente milliards même pas encore perçus c’est bien peu cher payé.

En effet, quels que soient les avantages que les Patrons puissent avoir du « Pacte de responsabilité » ils n’en tireront essentiellement que la responsabilité. Car pour le reste l’Etat pourra toujours et à tout moment, par une simple Loi, le défaire ou le modifier, tandis que le Medef sera dans l’obligation de l’appliquer.

C’est comme si l’acheteur s’engageait à acheter une maison dont le vendeur pourrait, à sa guise, soit annuler la vente, soit la modifier soit en revoir le prix…Du temps de Flaubert, François Hollande aurait fait fortune comme Notaire Normand.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 12:58

Premier acte. Un homme vient sur scène (côté cour). On le présente : « Un homme est là qui veut parler à vous, il est vêtu de noir et parle d’un ton doux » Moi, Président, dit-il, quand je ne serai pas en service, je roulerai en scooter, je prendrai le train plutôt que l’avion, je rognerai mon salaire ainsi que celui des Ministres lesquels devront se mettre à poil devant le Peuple pour une fouille à corps. Moi Président je promets plus d’équité, plus de justice, plus de travail pour tous. Moins de guerres (retour des troupes d’Afghanistan). Moi Président je renégocierai l’affreux traité qui lie la France aux banquiers de Bruxelles…Je ferai payer les nantis plutôt que les pauvres…L’homme termine par un « Je n’aime pas les riches » qui met la foule en délire.

Fin de l’acte : il est élu et pour le récompenser de tant de modestie le Peuple le conduit dans un Palais ou les lambris en feuilles d’or se reflètent dans les assiettes en vermeil d’une table richement décorée. (Effet comique) Rideau !

Deuxième acte. On voit le Président « normal » dans le salon doré du Palais, assis devant un bureau en marqueterie (Charles Cressent ébéniste 1685-1768. Bureau dont le seul prix doterait les asiles de nuit pour un bon moment) qui signe, a la virgule près, le traité qu’il avait promis de renégocier. Les Ministres un peu moins payés mais plus nombreux coûtent finalement plus cher. La guerre en Afghanistan a été remplacée par celles au Mali et en Centrafrique. Les riches paient plus d’impôts, mais comme les moins riches en paient davantage, le nombre de pauvres et de chômeurs est en augmentation. Fin de l’acte : On voit les syndicats expliquer aux ouvriers de PSA l’avantage d’un pouvoir socialiste. Comment pourrait-on, lancent-ils, faire fabriquer les nouvelles Cactus en Espagne et les 108 en Tchéquie, si l’Etat n’avait pas prêté sept milliards d’euros aux banquiers du groupe, tout en se mettant à la hauteur de 14% du capital de Peugeot ? (Effet comique) Rideau !

Troisième acte. Dans le salon doré le Président est songeur : Passe encore que le Peuple soit maussade : l’ingratitude vient du ressentiment des faibles, se dit-il, mais quand Jean-Christophe Cambadélis affirme que « C’est le bordel » c’en est trop ! Lors de son voyage aux Etats-Unis il a pu constater que les riches étaient propres, sentaient bon, d’humeur agréable et de surcroit, sensibles à ses blaguounettes. Ayant tout, ils n’ont besoin de rien et sont, de ce fait, bien plus faciles à vivre que les gueux toujours à mendier. Il a donc décidé de les aimer et de les inviter en France à l’occasion d’un grand diner à l’Elysée. Venez en France, leur dit-il, les Start-Up bénéficieront d’une aide de 25000 euros pour s’implanter. (Effet comique)

Fin de l’acte : Un grande fête est donnée au Château de Versailles avec le gotha du Monde entier … Le Président ouvre le bal en dansant avec Carlos Diaz (Effet comique ?)

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 09:10

L’un titre « Un couple à la dérive » et l’autre « Les sous-doués au pouvoir »… Deux importants magazines politiques corroborent, la semaine dernière, l’opinion que 75% des Français portent depuis longtemps sur leur gouvernement.

Les chiens aboient, la caravane passe : Pour faire le point sur l’insignifiance de la prise en compte de l’opinion publique par le Pouvoir, il suffit d’écouter Mme Nicole Bricq Ministre du Commerce Extérieur. A la question sur la défiance des Français à l’égard du Gouvernement elle botte en touche : Le Gouvernement travaille, il travaille bien, il travaille vite, il travaille fort. A la question sur l’effondrement des investissements étrangers en France, ce serait, parait-il, une question de visas…

Mais elle reste éblouie par son voyage en Amérique : Quel professionnalisme, dit-elle. Elle garde aussi une forte impression de la beauté, de l’intelligence, de la gentillesse de Michelle Obama… J’ai eu, pour ma part, comme une impression de Tintin chez les Riches… J’attends avec impatience le voyage chez Poutine…Tintin chez les Soviets ?

Je n’en tire pas moins une chose essentielle : le bateau France est insubmersible. Il a connu les guerres, les révoltes, les crimes, les déviances capitalistes, et maintenant le pouvoir socialiste, imperturbable il poursuit sa route : il ne sombrera jamais !

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 16:56

Pour dire cela Claude Weill a une jolie formule : Le Président Hollande est allé «se faire lustrer le pelage » aux Etats-Unis. Nous verrons après les municipales où en est l’éclat de la rose et le luisant de la fourrure… Le point important n’est pas là : En 2013 la chute des investissements étrangers en France est de l’ordre du vertigineux …

Or sans ces investissements, le fameux pacte de responsabilité se fera avec pour seules responsables les gesticulations pimiesques de M. Gattaz. Il semble pourtant que le Pouvoir ait compris l’impérative nécessité de faire revenir en France des capitaux étrangers et cela pourrait, à lui-seul, justifier la danse du tapis à laquelle s’est livrée en Silicon Valley le Chef de l’Etat.

On est ici bien au-delà du souci intellectuel des commentateurs politiques qui nous régalent, par écrans interposés, avec leurs analyses subjectives plus ou moins pointues. Nous voici désormais dans le domaine du brutal : Pas de pognon, moins d’entreprises et plus de chômage. Mais pour que le grisbi étranger revienne chez nous suffira-t-il de dire que nous sommes des gaziers formidables sans avoir à démontrer aux investisseurs que les aventures à la Sncm, à la Florange, à la Good-Year ou à la Heuliez sont bien finies ? Ce n’est pas sûr !

Il n’empêche qu’une majorité de Français reste désorientée par les zig-zag gauche droite de François Hollande. Quand on sait l’influence du moral sur l’économie il est également essentiel de rétablir aussi la confiance. Cela peut se faire par un effort mutuel entre les deux parties. Le Président de la République devrait éviter de snober l’opinion publique : sans respect pour la bêtise du Peuple il n’est plus de Démocratie. Pour Jean-Marc Ayrault et un certain nombre de Ministres la cause est entendue : Ils ont trop longtemps guerroyé pour accepter de comprendre qu’ils n’ont rien gagné et que le temps est venu de ne plus agir en vainqueurs. Mais il n’est peut-être pas encore trop tard pour que certains moralistes de gauche conçoivent que la victoire ne peut vraiment s’acquérir que dans le respect des idées des autres.

Pour autant serait-il possible que les Français fassent eux-mêmes un effort pour comprendre le Hollande ? Est-il possible qu’ils n’aient pas vu que cet homme était déjà une énigme quand ils l’ont élu ? La clef de cette énigme est dans un livre de Claude Allègre : François Hollande n’a aucune imagination, il vit dans l’instant. Il prend donc ses décisions en fonction de l’évènement car il ne voit rien d’autre venir que ce qui est déjà arrivé. Le plus fort c’est qu’il est lui-même très conscient de cette infirmité. Au journaliste qui s’étonne qu’il ait pu dire que Valérie Trierweiller était « la Femme de sa vie » (alors qu’il l’a quittée peu après) François Hollande répond : « J’aurais dû dire que Valérie Trierweiller était la Femme de ma vie d’aujourd ‘hui » Parce que le Chef de l’Etat est un anti-Nostradamus qui ne voit rien arriver : Même pas que mille six cent soldats était un contingent nettement insuffisant pour résoudre en Centrafrique un problème qui requiert des forces européennes puissantes et coordonnées.

Il appartient aux Français de comprendre cela et de l’aider dans cette difficulté au moins pendant les quarante mois à venir, plus cinq autres années s’il advenait qu’ils le veuillent réélire.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:56

Que François Hollande veuille redorer son blason est très compréhensible : En bientôt deux ans de gouvernance, sa politique du verbe, du leurre et des impôts s’avère incapable de tenir ses engagements en matière de déficit budgétaire, de stabilisation de la dette, de rééquilibrage du déficit commercial et de maitrise du chômage-- En réaction, on assiste de la part des Français, à une sorte de désamour encore jamais vu vis-à-vis d’un Chef d’Etat.

Il est donc normal que Le Président Hollande cherche à l’extérieur les appuis qui lui manquent. Mais en dehors d’acquiescement polis, il ne trouve pas, du moins pour le moment, en Europe, et moins encore en Russie, les soutiens francs et massifs dont il aurait besoin. L’accueil enthousiaste que lui a réservé le Président Obama fait plaisir à voir mais pose aussi questions.

Sans douter de la réelle sympathie que François Hollande inspire à Barak Obama, il n’en reste pas moins que l’on puisse trouver curieuse la ferveur du plus puissant Président du Monde pour le Chef d’un Etat qui, tout en restant la seconde puissance économique Européenne, fait figure de lanterne rouge des pays leaders en matière de croissance et de chômage. Lequel Chef d’Etat est, de surcroit, quasiment désavoué par les Français.

Serait-ce le soutien fraternel d’un Homme de cœur justement révolté par l’ingratitude d’un Peuple envers un Président indûment désavoué ? C’est possible.

Pourtant d’autres raisons me viennent à l’esprit :

1) Mali, Centrafrique, maintenant Lybie, (sait-on où demain ?) l’instabilité règne et la France qui dispose de bons moyens s’est portée volontaire pour faire le boulot : Une aubaine pour Obama

2) Face à la Russie et à l’attrait de son marché pour l’Allemagne et les Pays de l’Est les Etats-Unis ont besoin de regagner une partie de l’influence qu’ils ont perdu. Il pourrait se faire que la France devienne l’appui idéal.

3) Dans les discussions de libre-échanges Europe- Etats unis, la France peut également apporter un soutien majeur aux Américains.

A l’évidence, les Etats-Unis ont intérêt à se rapprocher de la France, mais si le Président Hollande en retire un bénéfice certain, il reste à savoir ce que les Français, eux, vont y gagner…

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