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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 13:31

"La France va mieux. Il y a maintenant cette amélioration de la situation de l'emploi (sic) une croissance qui repart » dit le Ministre des Finances, qui ajoute : « il faut que ça aille rapidement »

Aller rapidement ? Aller rapidement avec la méthode Ayrault ? Allons M. Moscovici, soyons sérieux… De l’aveu même du Premier Ministre, rien que pour le fameux Pacte, les palabres et ce qui s’ensuit dureront six mois et vous n’en verrez pas de suites tangibles en 2014. A condition bien entendu qu’il y ait accord et que les effets soient positifs en matière de chômage.

Car si je me permettais un avis, je dirais que si les quinze milliards prévus cette année pour les entreprises pèseront à coup sûr sur la baisse des prestations sociales, ils ne pourront, tout au plus, que ralentir le rythme des fermetures d’entreprises et redonner à d’autres un peu de souffle bien venu.

Ce ne serait déjà pas si mal… et le Patronat a tout intérêt à le comprendre. A condition que le « donnant donnant » qui pointe à l’horizon ne vienne pas, par de nouvelles contraintes administratives et sociales, faire qu’au final, l’état paiera les entreprises pour avoir un moins bon résultat…Souvenons-nous des trente-cinq heures !

Il y a une troublante similitude entre l’affaire des 35 heures et le pacte de responsabilité…. Le Gattaz de l’époque s’appelait Gandois, PDG de Pechiney, dont Martine Aubry a été le bras droit. En gros, le principe était le même : on partait d’une idée absurde qui consistait à créer des emplois en appliquant une mesure unique (les 35heures) à des entreprises ayant chacune leur spécificité. Dans ce « donnant donnant » les patrons acceptaient une avancée sociale en contrepartie de financements. Au total : de grosses dépenses (1), du chômage et du stress pour le Personnel et… une bonne affaire pour l’Allemagne.

On prend les mêmes et on recommence : Ce sont les mêmes spécialistes d’usines à gaz qui vont concocter le pacte…Ce sont les mêmes ignorants des PME-PMI qui vont tenir le manche… Jean-Marc Ayrault en tant que Maire de carrière et ayant à ce titre fréquenté pas mal de patrons, affirme sans rire qu’il connait la question…A l’entendre il suffirait d’avoir côtoyé des Curés pour savoir dire la messe !

« Il faut que ça aille rapidement » : Tout doux Monsieur le Ministre, si c’est vers le chômage, l’érosion des prestations sociales et l’augmentation des impôts nous ne sommes pas pressés. 1) Du fait des RTT certains Hôpitaux emploient des médecins intérimaires à 500 E par jour.

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 10:09

« Je fais savoir que j'ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Valérie Trierweiler »…J’ai mis fin : En répudiant celle qu’il avait installée au Palais de L’Elysée après nous l’avoir présentée comme la femme de sa vie, François Hollande peut désormais prétendre à la différenciation entre les escapades nocturnes motocyclistes de sa vie privée et sa vie diurne, publique, qui relève de la fonction de Chef d’Etat.

En vérité, cette distinction entre vie publique et privée est un leurre anachronique qui ne tient pas compte de la réalité médiatique dans l’air du temps…Sur ce point, François Hollande a, encore, un TGV de retard…Au moins tant que la République n’aura pas légiféré pour restreindre le droit des médias et des réseaux sociaux….

A quelque chose malheur serait bon… Pour autant que l’on soit sûr que les orientations sociétales françaises qui vont vers l’union libre (1) et la possible élection d’un Président, homme ou femme, homosexuel, dès 2017, n’aient que des avantages … Ce n’est pas certain : Marié ou non, il serait difficile d’accorder le statut de Première Dame au compagnon du Président de la République. On voit mal comment celui-ci pourrait exercer son rôle de représentation et de prestige auprès des nombreux Pays qui sont encore dans l’obscurantisme et le rejet du concubinage ou de l’homosexualité…

Si les Français acceptent que la loi des élus dirige leur conscience, s’ils considèrent que le relâchement des mœurs est un progrès de bon aloi : très bien ! Pourvu que nous laissions à d’autres populations le droit de penser le contraire, en évitant de les froisser par des comportements qu’ils trouveraient choquant.

Quoiqu’il en soit, puisque l’évolution va vers la négation de l’utilité d’un couple à la Présidence de la République, seul celui ou celle qui est élu peut prétendre à représenter la Nation. Toute idée de Premier Monsieur ou de Première Dame doit être exclue.

1) L’évolution de la société, nettement orientée vers le droit à la jouissance individuelle, pénalise la femme dont l’attrait physique décroit plus vite que celui de l’homme. L’instinct procréateur pousse celui-ci à rechercher dès la cinquantaine une compagne plus jeune que lui… (Démon de midi). Les couples qui restent ensemble tout au long de leur vie (tel que le mien) relèvent désormais d’une sorte d’anomalie de plus en plus rare. La séparation étant désormais quasi certaine, l’union libre est bien préférable au mariage : Mariage= divorce= pension et tout ce qui s’ensuit…. Union Libre : un simple texto suffit « Je te fais savoir que je mets fin à notre vie de couple»…C’est beau l’amour !

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 18:07

Alors qu’EADS-AIRBUS est un brillant exemple de ce que l’Europe est capable d’offrir au monde en matière de haute technicité, de qualité d’emploi et de bonne gestion, PSA est le type même du has been Français--Sa stratégie, ses usines, ses pertes financières sont à l’image de ses propres bonnes vieilles mécaniques, aujourd’hui dépassées en Europe mais (ainsi que Dongfeng l’a compris) encore modernes et valables sur le marché Chinois.

Je suppose, j’espère, que le Président Hollande est au fait de cela. Dès lors que faut-il penser de son accord pour échanger de l’excellent actif EADS contre du mauvais PSA ? Pour comprendre, il faut d’abord accepter le fait que, comme tous les autres Présidents Français, François Hollande a trois Maitres : l’Euro, Bruxelles et les Marchés.

Curieusement, cet homme dit de gauche, est plus enclin que les autres à se plier aux contraintes d’un euro trop fort, d’un déficit public trop faible et d’une dette maitrisée…même au prix d’une croissance anémique et d’un chômage élevé. Comme il l’a fait tout au long de sa carrière, il essaie de concilier une politique économique de droite tout en donnant à sa gauche des gages sur des avancées sociétales et autres évolutions des mœurs.

Son «Pacte de Responsabilité », improprement qualifié de virage à droite, vise deux objectifs : rassurer Bruxelles et les Marchés et maintenir le chômage sous la barre des 11%. Cela dit, on comprend mieux pourquoi le Chef de l’Etat est si préoccupé de maintenir PSA en survie même au prix d’une mauvaise affaire.

Selon Maxime Lemerle, responsable des études sectorielles et des défaillances d’entreprises chez Euler Hermès, il y eut, en 2013, 62.175 défaillances d’entreprises, toutes catégories confondues. Il en prévoit 61.800 en 2014. Pour limiter la casse le Chef de l’Etat est déterminé à mettre dès 2014 15 à 16 milliards au pot des entreprises, ne serait-ce que pour freiner les dépôts de bilans.

Le donnant, donnant n’est ici qu’un prétexte pour faire avaler la pilule à la gauche et aux syndicats.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 16:50

Le constat : Après avoir sous-estimé la crise, après avoir espéré que le SPD Allemand orienterait l’Europe vers une politique monétaire à la Shinzo Abe, le Président Hollande en est maintenant réduit à faire le même constat que son prédécesseur : Pour contenir son déficit budgétaire et sa dette, pour booster sa croissance, pour juguler son chômage, la France n’a d’autres ressources que de réduire son train de vie tout en demandant aux entreprises de produire plus et mieux.

Les méthodes : Faute de n’avoir pas su, ou pas pu (tant la gauche s’était dressée contre lui) faire ce qu’il disait, Nicolas Sarkozy se proposait, pour contrer les opposants, de recourir à l’arme démocratique absolue du referendum. Arme fatale qui lui est revenue dans la figure comme un boomerang…

La méthode de François Hollande est beaucoup plus subtile. Fort de la gauche et (sinon du soutien) de la connivence tacite des syndicats, il se pose désormais en tant que Maitre absolu : «Moi Président »…. Conception autoritaire mais qui reste inscrite dans le droit fil de l’esprit de la Cinquième.

Encore faut-il en avoir les moyens et sur ce point la balance penche en faveur de François Hollande :

---Un Sénat impuissant

---Une Assemblée Nationale complaisante.

---Des syndicats atones.

---Une opposition divisée, prête à l’appuyer sur un tropisme libéral.

---Un Premier Ministre (et son gouvernement) aux ordres.

---Une vague conscience générale que, quoiqu’il en soit, la France va devoir retrousser ses manches.

Fort de cela, le Chef de l’Etat dit vouloir prendre lui-même les choses en main. Ayant donné ses ordres, il crée un Comité de pilotage pour en contrôler directement l’exécution et fera appel si besoin est aux ordonnances et aux décrets.

Il lui reste à persister à enfumer les forces de gauche en les occupant sur des thèmes qui leur sont cher : réorganisation régionales, cumul des mandats, lutte contre le racisme et les mauvaises pensées, allégement des règles de justice, ivg, droit des femmes, rejets de particules, ondes nocives, Fessenheim, etc. etc…

. A cela, il convient de mettre deux bémols : 1) Le résultat des municipales pourrait- il, par crainte de leur propre situation, sortir de l’apathie les élus de gauche ? 2) François Hollande, désormais au pied du mur, aura-t-il assez de caractère pour passer des paroles aux actes sans défaillir ?

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 17:04

Pour les éminents commentateurs et politologues de gauche, une politique, quelle qu’elle soit, est systématiquement de gauche si elle est menée par la gauche et forcement de droite quand elle est conduite par la droite. C’est ainsi que le discours du Président Hollande, très proche de celui que tenait Nicolas Sarkozy, passe bien, là où il y aurait eu lynchage médiatique.

A cet aulne, la gauche est en droit de prétendre que puiser dans les prestations sociales pour abonder la marge des entreprises n’est pas une politique de droite puisque initiée par un gouvernement de gauche. Mais la droite, elle, ne s’y trompe pas : elle salue comme bonne nouvelle « L’annonce du remplacement de la ligne socialiste par la ligne sociale-démocrate». La « social-démocratie » étant, ici, comprise comme euphémisme politiquement correct permettant d’éviter le mot « droite » désormais suspect.

Pour arriver à anesthésier la gauche, François Hollande s’est employé pendant les 18 premiers mois de son règne à la plonger dans un état comateux à coups d’offres de carrières et de «boites à outils». Le coût (en milliards d’euros) ayant été supporté par les contribuables et les chômeurs dont le nombre (par rapport à mai 2012) est en nette augmentation.

Faute d’avoir renégocié le pacte européen et d’exiger de l’Europe un engagement plus Keynésien Le Président Hollande se trouve maintenant coincé entre les exigences de Bruxelles, les attentes du Marché, la montée du chômage et le ras le bol fiscal…. Fort heureusement l’opposition, entre déchirements mutuels et ambitions personnelles a d’autres chats à fouetter. Si bien que la même question de confiance, qui en 2012 eut été à haut risque, n’aura pas de mal à passer. De ce point de vue on peut tirer son chapeau devant l’habileté politique du Chef de l’Etat.

Mais les faits sont têtus ! François Hollande est désormais au pied d’un mur qui reste à franchir :

1) Le plan n’est pas assez ciblé, pas assez précis et reste trop théorique.

2) Les mesures prévues ne sont pas encore assez à la hauteur de l’enjeu. 3)

Alors que le temps est désormais compté le Premier Ministre n’a pas le profil pour amener suffisamment de résultats dès 2017. Un Clémenceau serait le bienvenu.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 09:21

A lire la plupart des commentaires, c’est ce qui ressort de la conférence de presse que le Président De la République a récemment tenue. Le Centre en a profité, illico, pour faire le grand écart : Après avoir incité à voter pour la gauche François Bayrou, s’allie, pour ce faire élire, avec L’UMP. Dans le même temps Jean-Pierre Raffarin se rapproche de François Hollande.

Sur son carnet <jpr@carnetjpr.com> Jean-Pierre Raffarin, sous le titre « Double lucidité » expose point par point les raisons pour lesquelles Il appuie le Président Hollande, au moins dans sa parole de baisser les charges qui pèsent sur les entreprises françaises. « Nous n’avons rien à perdre à dire « chiche », s’il échoue la France tirera les leçons de « son » échec, s’il réussit c’est la crise qui s’éloignera de la France. Entre la politique et la France, je choisis la France »

Que dire de plus ? Sinon adhérer aux propos de l’ex Premier Ministre expert en finesses politiques…

Mais l’homme «normal », celui de la rue, ne peut s’empêcher de méfiance :

1) Mensonges ou palinodies ? Peu importe ! le Président Hollande s’est déjà tant de fois dédit que sa crédibilité auprès du Peuple flirte avec le zéro.

2) Réduire le renouveau entrepreneurial des PMI/PME françaises à un marchandage pécuniaire est une fausseté de plus. Bien d’autres facteurs sont en cause dont certains relèvent de l’idéologie sur le travail et l’enracinement du ressentiment patronal. Alors que le gouvernement a le pouvoir de réduire les charges, les patrons ne sont pas en mesure de quantifier les embauches. Tout engagement chiffré de leur part relèvera de la promesse de gascon.

3) Problème de temps : Tout en reconnaissant à la gauche sa capacité à réduire le déficit budgétaire, le gouvernement a déjà perdu 20 mois en ce qui concerne la relance par l’activité. Même si l’intention de renouer avec la croissance par la production de richesses était sincère (ce qui reste à prouver) le pilotage par Jean-Marc Ayrault implique (ne serait-ce que par sa méthode) lenteurs et voltefaces. Par son obstination à maintenir son Premier Ministre, François Hollande montre qu’il vise 2017… Si ce temps est raisonnablement court pour un parcours politique, il se révèlera terriblement long pour les chômeurs.

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 12:32

On fait couramment confusion entre France et Français-- Nombreux sont ceux, riches et pauvres, qui tout en se faisant du souci pour la France feignent d’ignorer que c’est elle qui les enterrera tous.

Même si la France (ce fût souvent le cas au cours de son histoire) allait plus mal qu’en ce moment, elle dispose de deux appuis extérieurs essentiels : le soutien des marchés et mieux encore celui de l’Europe qui ne peut pas, quoiqu’il en soit, la laisser tomber.

Mais la chose est très différente pour les Français. L’exemple Grec est frappant : si la Grèce en tant que pays ne pâtit pas de ses difficultés, il n’en est pas de même pour ses citoyens notamment les plus pauvres.

Faute de faire ce distinguo, il est difficile de comprendre les revirements de François Hollande qui en tant que Candidat socialiste s’attachait au sort des Français, et qui, une fois Président, met les citoyens à la peine en donnant la priorité à la France plutôt qu’à son peuple. Il s’ensuit un sentiment de confusion, sorte de dilemme sentimental dans lequel les socialistes ont du mal à trancher entre leur amour pour la France et celui des Français.

François Hollande et Jean-Marc Ayrault courent de l’un à l’autre en essayant de concilier les deux. Je ne sais pas ce qu’en pense la France mais, si l’on en croit les sondages, les Français, eux, ne sont pas ravis.

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 13:43

Vous voici tout guilleret, prêt à soutenir François Hollande à la seule annonce de son coming out centriste. Par déférence je ne dirai pas que le Président vous ment mais il vous induit en erreur et vous ne méritez pas ça !

Il vous induit en erreur quand vous croyez que demain il fera en sorte que l’on rase gratis alors que depuis vingt mois il nous fait pousser de longues barbes.

En 2009, on avait expliqué la crise politique en invoquant la crise économique et la personnalité de Nicolas Sarkozy mais les chiffres sont encore pires aujourd'hui, cinq ans après.

En 2013, ce sont 4.880 entreprises ayant un chiffre d'affaires de plus de 1 million d'euros qui ont fait défaut, soit 63% de plus qu'à la fin 2007, avant la crise financière de l'automne 2008. Ce niveau est presque équivalent à celui enregistré en pleine crise fin 2009 qui s'établissait à 4.986 défaillances. Toutes catégories confondues 62.175 ont fermé leurs portes rien qu’en 2013. La prévision pour 2014 est de 61.800 ce qui équivaut à la destruction de 165000 emplois de plus.

Le Président vous dit en guise d’excuse qu’il avait mal évalué la crise…Quelle crise ? Celle du CAC 40 qui est à son plus haut niveau ? Celle de la Bourse qui atteint des sommets ? Celle des avionneurs qui ont le plus grand mal à faire face tant ils ont de commandes ? Et vous croyez que quelques petits arrangements entre MM. Gattaz et Ayrault vont suffire? Sans rien changer aux problèmes de l’immigration et de la justice ? Sans modifier les conditions d’aides au chômage ? Sans demander de travailler plus ? Sans dégraisser le mammouth politique sans diminuer aussi le nombre d’élus ? Sans diminuer le nombre des Fonctionnaires ? Sans résoudre le déficit récurrent de la balance commerciale ?...

Cher, très cher, Monsieur Borloo….

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 12:59

De Gaulle avait pour ambition de servir la Cinquième République. François Hollande a pour souci de s’en servir. Depuis 1968 une lente évolution pousse à l’utilisation de la République à des fins personnelles ou de partis, gauche et droite confondues.

Par certains côtés elle apporte un peu de fraicheur dans un monde qui en a bien besoin. L’idée que la nuit venue, un Président de la République aille, en scooter, courir la prétentaine dans les rues de Paris, me rappelle le temps de ma jeunesse et de la mobylette…

Je me souviens qu’en ce temps-là l’envie de courir les filles perturbait quelque peu mes études et j’ai une vraie admiration pour un Chef d’Etat dont des pensées tendres et charmantes ne le font pas se distraire de son devoir devant M. Gattaz ou Ayrault…

A ce sujet, puisque la mode est à négocier l’avenir de la France comme aux temps des foires du Lendit, je gage que dans le bras de fer de malin à malin qui s’engage entre le Patron des Patrons et le Chef de l’Etat, M. Gattaz ne sortira pas vainqueur. A ce jeu-là François Hollande est bien plus fort que lui.

Entre les dérives de Dieudonné et les merguez de Nicolas Bedos, le rire est bien triste aujourd’hui, alors remercions les élus qui nous font dilater la rate comme au bon vieux temps de Feydeau.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 15:10

~~Monsieur Juppé est le symbole même de l’intelligence vive, du jugement balancé et de l’honneur politique. S’il milite pour le droit au respect de la vie privée du Chef de l’Etat sans doute a-t-il raison… Pourtant, le Général était si soucieux de ce que le Président de la République dût incarner la grandeur de la Nation, que je m’étonne qu’un Gaulliste comme lui, puisse, au seul nom du principe de respect de la vie privée voir l’image de la France ainsi écornée.

Il est vrai que si l’histoire est un éternel recommencement nous n’en sommes pas encore revenus au temps de Félix Faure…

Il me semble que dans son raisonnement M. Juppé omet un point essentiel : Où est, dans la fonction Présidentielle, le seuil entre vie publique et vie privée ? Pour un homme «normal» pas de problème.

--Il quitte la femme dont il a eu quatre enfants : vie privée.

--Il prend une maitresse : vie privée. Mais quand cet homme, devenu Président, invite sa maitresse, aux frais du contribuable, à vivre au Palais de l’Elysée cela mêle vie privée et argent du contribuable.

Et si pour cause d’une autre éventuelle maitresse (ce qui est du privé) il use de véhicules, de gardes du corps (et pourquoi pas, de logements), est-ce au contribuable de payer les élans amoureux du Président ?

Pourquoi pas après tout… Mais ce qui choque c’est le manque de clarté, ce qui choque c’est l’embrouillamini savamment orchestré entre vie publique et privée, ce qui choque c’est le défaut de respect dû aux Français. Car si les hommes politiques montent très vite aux créneaux pour défendre le respect de leur vie privée ils en oublient facilement celui qu’ils doivent aux Citoyens. De là une désaffection du Peuple, un engouement préoccupant à des idées nocives auxquelles les politiques devraient être bien plus attentifs

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