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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:52

Désormais, Président en tête, les Socialistes en ont trop dit et ne peuvent plus se permettre de ne pas faire inculper Nicolas Sarkozy... L'idéal politique serait de faire durer l'instruction jusqu' en 2017 mais, après des mois et des années de recherches la décence leur commande de demander aux juges instructeurs de mettre fin à ses tourments.

Lorsque les hommes s'imaginent investi d'une mission sacrée, lorsqu'ils se croient détenteurs de la vérité et de la morale, lorsqu'ils pensent que la noblesse réelle ou figurée de l'acte à accomplir justifie la bassesse de l'action, alors toutes les abjections sont permises.

Que les socialistes s’imaginent titulaires de la vérité et de la morale : c’est manifeste.

Qu’ils croient que Nicolas Sarkozy est un voyou : c’est certain.

Qu’ils essaient de le mettre hors d’état de nuire : c’est évident.

Dès lors peu importe que le Syndicat de la Magistrature, qui ne s’en cache pas, veuille sa peau au nom de « La défense des libertés publiques » Peu importe que son droit à la présomption d’innocence soit bafoué. Peu importe que ses conversations les plus intimes soient écoutées. Peu importe le risque qu’un talentueux Gérald Dahan puisse imiter sa voix. Peu importe que la Justice, la vraie, celle des tribunaux et du verdict populaire, n’ait encore jamais été saisie. Peu importe tout cela puisque c’est au nom de la vertu et du salut public que ces actions prennent leur légitimité.

Je suppose que si Jean-Noël Guérini ou toute autre personne était traitée de cette façon, bien des socialistes seraient, à juste titre, ulcérés. La négation, par François Hollande et Jean-Marc Ayrault, des entorses judicaires les plus évidentes ne se peut comprendre que par la cécité qui les frappe du fait de leur absolue conviction de la culpabilité de Sarkozy.

Manuel Valls et Christiane Taubira ont raison de dire que la méthode n'est pas celle de la Stasi... Certes, on ne peut nier que la technique des écoutes ressemble à celles dont aurait pu rêver la Stasi mais le processus n'est pas identique : Les sbires de la Stasi rendaient compte à leurs chefs tandis que les écoutes françaises sont transmises aux médias.

Reste que tout ou tard Manuel Valls et la Garde des Sceaux devront répondre à une question simple: Qui transmet les informations à la presse ? Sont-ce les policiers qui rendent compte à Médiapart ?

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 13:43

Ce n’est pas d’aujourd’hui que la présomption d’innocence est, pour les hommes politiques et les personnalités en vue, une sacré foutaise …Quand ces affaires sont saisies par la presse, rien ne peut faire que la Justice, lente comme un escargot, tranche entre innocence ou culpabilité avant que le verdict n’ait déjà été rendu par l’opinion publique.

La Presse, en démocratie, doit être libre mais pas indépendante du pouvoir politique. Dans son droit et devoir d’ange justicier, (et exterminateur involontaire ?) par son impact sur l’opinion publique, la presse rend la justice bien avant que les juges , empêtrée dans leurs fatras juridiques, ne puissent le faire. Il est évident que si Jérôme Cahuzac était resté chirurgien et Nicolas Sarkozy simple avocat ils n’auraient pas subi le lynchage médiatique dont ils ont fait l’objet y compris de la part de leurs propres amis. Mais personne n’obligeant quiconque à être une personnalité en vue, c’est le prix à payer par ceux qui veulent se démarquer du vulgum pécus.

Il y a, à front renversé, une similitude frappante entre l’objectif de Gaston Calmette (1) et d’Edwy Penel : Celui de moraliser l’action publique. Pour ce faire Gaston Calmette (de droite) poursuivait Joseph Caillaux (de gauche) alors qu’Edwy Plenel (de gauche) dénonce les agissements de Nicolas Sarkozy (de droite)…

Je ne suis pas hypocrite au point de feindre ignorer les éventuelles implications politiques que le Figaro d’alors pouvait entretenir avec les partis de droite (Y compris Clémenceau) et de croire que Médiapart n’a aucune accointance avec la Gauche. Mais ce n’est pas mon propos.

En conclusion voyons le bon côté des choses : Même injuste et parfois cruelle mieux vaut une presse libre que soumise à un pouvoir totalitaire…N’empêche ! Dans un très bon article Maitre Dominique Inchauspé explique comment les pièces des dossiers se retrouvent de plus en plus dans les médias. Dans le monde actuel le secret de l’instruction est un droit de principe quasiment impossible à respecter et la présomption d’innocence une baliverne juste capable de tromper les enfants.

Il y a désormais deux Justices : Celle rapide des Médias et de l’Opinion et celle des Juges lente et poussive. Il n’est d’ailleurs pas sûr que cette dernière arrive un jour à condamner Nicolas Sarkozy.

1) Tué de quatre balles de revolver par Henriette Caillaux.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 12:37

Se référant aux révélations de Médiapart, Marisol Touraine évoque des « Faits d’une très grande gravité et indignes d’un ancien Président »--- « Faits ahurissants et absolument blessants pour la démocratie » dit David Assouline.

Je ne demande pas à ces personnes, visiblement blessées au cœur, de réfléchir plus avant …Elles sont assez choquées comme cela et quand M. Assouline demande à ce que "L’UMP laisse les juges travailler en toute indépendance " je veux croire qu’il est encore sous le coup de l’émotion.

Mais, à moi, homme sans vertu et de peu d’intelligence, il ne m’est pas (encore) interdit de raisonner plus avant :

1) Première hypothèse Médiapart dit vrai : Dans ce cas quel que soit le moyen par lequel les journalistes ont eu ces écoutes il y a viol du secret de l’instruction. Or le viol du secret de l’instruction est incompatible avec la présomption d’innocence et sans présomption d’innocence il n’y a pas de Justice.

2) Deuxième hypothèse ce que dit Médiapart est faux : Dans ce cas, en ne dénonçant pas l’imposture la Justice se fait complice du mensonge et faillit à son devoir d’instruction à charge et à décharge.

Dans les deux cas, je peux donc (en plus du « Politiques tous pourris ») raisonnablement douter de l’objectivité de la Justice et croire, du fait de la coïncidence avec les élections, en une connivence entre Pouvoirs Judicaires et Politiques.

Bref, je tire de cette affaire que la justice est en déliquescence …et la Cinquième République avec !

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 13:43

La France a toujours épaté le monde par une fraicheur d’âme à faire pleurer les poules. Il fut même un temps où elle poussait la conscience jusqu’à vêtir ses soldats de rouge afin que l’ennemi puisse mieux les viser….

Elle est aujourd’hui l’un des rares pays à considérer ses anciens Présidents de la République comme « Monsieur tout le monde » afin de mieux pouvoir les inculper. Elle est un des rares Pays où une journaliste (Mme Ruth Elkrief) qui, (en supposant qu’elle soit sur écoute) se garderait bien de chercher à y couper au motif que la Justice prévaudrait sur son droit à ne pas révéler ses sources. C’est du moins ce que j’ai compris, tant est son insistance à demander, ne serait-ce qu’hier à François Bayrou, de reprouver l’attitude de Maitre Herzog et de ses clients qui usent de faux noms pour échapper aux surveillances policières.

Oui, en France, un ancien Président est comme vous et moi. Comme vous et moi il a reçu le colonel Kadhafi et sa tente dans les jardins de l’Elysée…Comme vous et moi il a discuté avec Poutine de l’avenir de la Géorgie… Comme vous et moi il a fait des grâces à Michelle Obama et la révérence à la Reine d’Angleterre… Comme vous et moi… sauf que moi je n’ai pas comme lui de secret d’Etat ni de projets politiques à révéler. Secrets et projets désormais connus par les greffiers qui gardent ses carnets présidentiels et les policiers qui notent ses écoutes…

Bien heureusement Madame Taubira ne veut rien voir ni entendre « Cachez … » …Heureusement Monsieur Valls lit les journaux : cela lui permet de se tenir au courant de ce que font ses policiers…Sinon Le Président Hollande serait bien vite informé de ce que trame son principal concurrent et un « Ne vous inquiétez pas, je le surveille. Je sais exactement ce qu’il fait » pourrait lui échapper.

Espérons que les prochaines élections permettront de vérifier que les Français n’ont pas perdu cette vesprée et les plis de la rose pourprée qui font de cette douce France le cher pays de notre enfance… Eternelle naïveté si chère au royaume des cieux qui de ce fait nous appartient !

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 17:12

Sur une vidéo (Jeudi 13 mars 2014 sur Europe 1) on peut voir et entendre Michel Sapin dire : « au début, il y a des enquêtes contre Nicolas Sarkozy, à la fin il y a des enquêtes contre Nicolas Sarkozy…Et on va s’occuper des enquêtes contre Nicolas Sarkozy …. Enfin…les juges vont continuer à s’occuper des enquêtes contre Nicolas Sarkozy » Ce qui est dit est dit : « On » et « les Juges » c’est pour moi tout pareil ! La connivence entre le pouvoir politique et le Pouvoir Judiciaire découle du fait que les deux pouvoirs ont des intérêts communs :

--Celui de la Justice est de préférer un pouvoir de gauche plus protecteur du danger de voir un jour les Juges contrôlés par les citoyens. C’est au nom de la défense des libertés publiques que le Syndicat de la Magistrature pourchasse, a priori, ceux qu’il suspecte d’être « entachés de brun »

--Celui du Politique est de se garder les bonnes grâces de la Justice.

En soumettant l’économie française à des critères européens faits pour l’Allemagne avant même que la restructuration de notre potentiel administratif et productif soit en capacité de palier nos déficiences, François Hollande aggrave la situation. Il défait la classe moyenne par une pression fiscale trop élevée et favorise la paupérisation par la baisse des offres d’emploi source d’un chômage mal contenu à coups d’aides sociales trop onéreuses.

En subordonnant notre politique étrangère aux seuls intérêts des Etats-Unis le Président Français commet une grave erreur. L’intérêt bien compris de l’Europe et des Russes n’est pas de se faire la guerre à coups de sanctions économiques, de kalachnikov ou de bombes. L’intérêt politique et économique Russo-Européen se trouve auprès d’accords équilibrés et harmonieux dans le respect réciproque des différences. L’Ukraine elle- même ne trouvera pas de sérénité sans entente balancée entre Europe et Russie. Au contraire les Etats-Unis redoutent la puissance d’une Europe de l’Atlantique à l’Oural et faire leur jeu consiste à se tirer une balle dans le pied.

Bref en 2017 l’obligatoire réélection déjà programmée par le PS ne se fera pas au vu des résultats. Fort d’une tactique qui a déjà réussi, la réélection de François Hollande ne dépendra pas de son propre succès mais du dégout de ses opposants. Le PS a besoin pour cela du concours de la Justice qui traque le principal rival de François Hollande depuis bientôt deux ans. L’idéal étant d’arriver à le mettre en examen fin 2016. Ce qui de l’aveu même de Michel Sapin doit être chose possible : Au début il y a eu des enquêtes contre Nicolas Sarkozy, à la fin il y aura des inculpations de Nicolas Sarkozy….CQFD !

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 12:09

« La Présidente du Syndicat de la Magistrature a été mise en examen le 17 février pour « injures publiques » dans l'affaire du « mur des cons », ce panneau de photos de personnalités affiché dans le local privé de ce syndicat et qui épingle le portrait de ceux désignés comme « cons » par ces Magistrats. Pour le SM il s’agit d’un acte privé de nature à soutenir « La défense de libertés publiques ». Le SM conteste que cet affichage – qu'il n'a jamais eu l'intention de rendre public – puisse être assimilé à une quelconque publication syndicale. « Ce sont les méthodes douteuses d'un journaliste – qui revendique lui-même le vol de ces images ! – et la diffusion par le site Atlantico.fr de cette vidéo filmée à l'insu des occupants de ce local qui sont seules à l'origine de la publicité donnée à ces images ».

« Méthodes douteuses d’un journalistes » qui aurait violé le secret de leur loge … Soit mais alors que faut-il penser du tract dans lequel, en 2012, le SM avait décrit la France comme un champ de ruines judiciaires ? Un tract où les Magistrats appelaient à ne pas voter pour un « pouvoir entaché de brun » et à ficher dehors Sarkozy… ? Les Magistrats du SM ne peuvent nier leur ancrage à gauche, leur aversion pour une droite réputée contraire aux libertés publiques et leur intention de militer pour empêcher ce pouvoir de revenir.

Ceci étant, la question est de savoir si les Magistrats de gauche sont de connivence avec le Pouvoir Socialiste. Que faut-il penser de ce que dit le Président Hollande « Ne vous inquiétez pas, je le surveille. Je sais exactement ce qu’il fait » ? (en parlant de Sarkozy) J’entends dire et répéter qu’une fois son mandat terminé le Chef de l’Etat n’est qu’un citoyen comme les autres…Est-ce parce qu’il est un citoyen lambda que l’on met le téléphone de l’ex Président sur écoute depuis un an et pour une durée encore inconnue ? Ou est-ce pour rechercher auprès de l’ancien Président des informations sur le présumé financement d’une campagne électorale par le Colonel Kadhafi. ? Mais alors pourquoi les Magistrats Instructeurs refusent-ils d’entendre les Libyens qui étaient à la source de l’éventuel délit ? Ce point essentiel cesse d’être un mystère si l’on en croit ce que dit Maitre Marcel Ceccaldi qui fut l’avocat de l’ancien régime Libyen :

« Pour avoir la réponse à la question posée, il suffit d’entendre les personnes les plus aptes à y répondre. J’ai écrit aux magistrats instructeurs Maitre Grouman et Maitre Tournaire en juin 2013 en indiquant que quatre personnalités de l’ancien régime Libyen étaient disposées à témoigner « …….. » aucune réponse « ……. » Mais vous savez, je m’interroge : Si vous posez la question du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le régime Libyen, immédiatement après fuse une autre question : D’autres candidats à l’élection Présidentielle ont-ils bénéficié d’un tel soutien financier ? Et bien si vous ne voulez pas qu’il soit répondu à la première et à la deuxième question, il vous suffit de ne pas entendre les personnes qui étaient les plus aptes à répondre. Car c’est ça que l’on ne veut pas entendre : Ceux qui auraient pu apporter les réponses adéquates »

Les Politiques nous demandent de croire qu’un Juge peut être, à la fois, féroce militant syndicaliste dans le civil et impartial Magistrat instructeur à charge et à décharge.

A croire cela on peut aussi gober la version poétique et « imprécise » de Madame Taubira d’une justice indépendante du pouvoir politique plutôt que l’aveu du Ministre Michel Sapin quand il dit: "On s’occupe de Nicolas Sarkozy" … Simple lapsus disent certains alors qu’il s’agit d’un fait largement avéré par l’acharnement politique et judiciaire dont Sarkozy fait l’objet depuis des années et dont il serait temps que l’on conclue enfin à sa condamnation ou à son innocence… Faute de quoi nous sommes, au sens que lui donne Sartre, nous aussi de parfaits « Salauds »

Un « Salaud » selon Sartre est celui qui pense que sa vie a une importance, qu’il est utile. C’est un humaniste, un «bien-pensant» qui croit que sa vie a un sens et qu’il a le droit de l’imposer aux autres.
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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 13:42

C’est grâce à l’Etat de Droit et à l’Indépendance de la Justice qu’un Procureur peut, à la fois, déshonorer une famille et faire que le Père soit licencié au seul prétexte qu’il porte un bouc ressemblant à celui du portrait-robot d’un présumé assassin. C’est grâce à l’Etat de Droit et à l’Indépendance de la Justice que l’on traite cette personne comme coupable alors qu’elle bénéficie, de par la Loi, de la présomption d’innocence. Quitte à lui dire « Poisson d’avril » après 96 heures de garde à vue.

On pourrait s’étonner que ceux-là même qui se réclament de la démocratie, de la justice et des droits de l’Homme, veuillent à ce que ce genre de pratiques perdure voire s’intensifie au nom, disent-ils, du renfort de l’Etat de Droit et l’indépendance de la Justice.

Pour ceux, qui comme moi, ont de la difficulté à comprendre, l’affaire s’éclaire d’elle-même si l’on tient compte des intérêts réciproques entre le Pouvoir Judiciaire et le Pouvoir Politique actuel.

--Le Pouvoir Judicaire bénéficie d’une (totale ?) Indépendance exempte de la contrainte du Suffrage Universel. Cela permet aux Magistrats de profiter du confort de carrières de notables, stables et quasi inamovibles. Assurés pour la vie d’un statut honorable et agréable on comprend bien que, quelles que soient leurs tendances politiques, ils soient du côté du Pouvoir qui ne veut rien changer : L’intérêt du Pouvoir Judicaire est de voir perdurer le Pouvoir Politique actuel et surtout d’éviter que d’autres, sous prétexte de Démocratie, tout en reconnaissant la nécessité de la séparation des Pouvoirs, ne veuille aussi faire dépendre celui de la Justice du suffrage universel. En l’occurrence la bête noire est bien Nicolas Sarkozy qui avait (très timidement) envisagé de mettre des jurés dans les tribunaux de correctionnelle. Fatale erreur de vouloir, au nom d’un principe, donner au Peuple des pouvoirs dont celui-ci ne veut d’ailleurs pas. Fatale erreur que de laisser entendre qu’un de ces jours les Magistrats pourraient, comme aux Etats-Unis, être soumis au verdict populaire.

--François Hollande a bien compris l’avantage qu’il y avait à profiter de l’émoi de l’institution Judiciaire en les assurant de sa protection et, pour ce faire, il a trouvé, en la personne, de Christiane Taubira, la Garde des Sceaux idéale…Et ça marche ! malgré l’amateurisme assez incroyable dont elle fait preuve à répétition : Vice originel qui ne donne pas (en droit) de pouvoir au Procureur Financier récemment désigné. Mises sur écoutes promises à la chasse au tigre et qui ne ramènent, au mieux, que la dépouille d’un moineau. Successions de déclarations contradictoires de la part de Mme Taubira dignes d’explications de cour d’école faisant suite au « Ne vous inquiétez pas, je le surveille. Je sais exactement ce qu’il fait ! » de François Hollande parlant de Nicolas Sarkozy. Et cerise sur le gâteau le « On va s’occuper de Nicolas Sarkozy » lâché ce matin même par Michel Sapin…Indépendante la Justice ? Ça va de soi !

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 09:00

« Ne vous inquiétez pas, je le surveille. Je sais exactement ce qu’il fait ! » (François Hollande parlant de Nicolas Sarkozy)

En France le vrai, le dur pouvoir c’est le Pouvoir Judicaire ! Fort de son indépendance, de son apriori d’intégrité, de ses carrières inamovibles, de sa quasi impunité, le Pouvoir Judiciaire est tout le contraire du Pouvoir éphémère, fragile et réputé corrompu issu du suffrage universel... Plutôt que de s’affronter, ces deux Pouvoirs ont parfaitement compris, grâce à Mme Taubira, l’intérêt qu’ils pouvaient tirer l’un de l’autre. Le Judicaire du Politique en tant que protecteur de ses prérogatives et le Politique du Judiciaire en tant que formidable machine de guerre propre à éliminer des concurrents soupçonnés d’avoir quelque chose à se reprocher.

L’affaire du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par l’ancien régime Libyen illustre peut-être cela : Deux questions très troublantes sont posées :

1) Pourquoi la Justice se prive- t-elle du témoignage des éventuels corrupteurs qui sont d’évidence les plus aptes à dire à qui et comment ils ont donné l’argent ?

2) Pourquoi la justice ne donne-t-elle pas les raisons pour lesquelles elle cherche depuis plus d’un an à quatorze heures ce qu’elle a négligé à midi ?

Maitre Marcel Ceccaldi, en sa qualité d’ancien avocat du régime de Mouammar Kadhafi, en sait possiblement bien plus qu’il ne veut en dire mais la clef du mystère se trouve peut-être dans la réponse qu’il a bien voulu faire à Yves Thréard :

« Pour avoir la réponse à la question posée, il suffit d’entendre les personnes les plus aptes à y répondre. J’ai écrit aux magistrats instructeurs Maitre Grouman et Maitre Tournaire en juin 2013 en indiquant que quatre personnalités de l’ancien régime Libyen étaient disposées à témoigner à la condition, bien entendu, que l’on n’exécute pas les fiches rouges délivrées par Interpol à la demande de la Lybie. Un Etat n’est jamais obligé d’exécuter une notice rouge, acte policier qui n’engage pas les Etats. J’ai donné la liste des personnes : aucune réponse…Alors que les autorités publiques Françaises, je parle bien entendu des autorités publiques gouvernementales. Ministre de l’Intérieur : exécution ou non-exécution d’une fiche rouge, Ministère de la Justice : aucune réponse En revanche on a choisi de placer sur écoutes mon confrère Thierry Herzog : Ce n’est pas sérieux ! On place sur écoutes un avocat, en 2013, concernant des faits qui auraient été commis par son client en 2006….C’est pas sérieux ! Pourquoi ne pas avoir entendu ces personnes qui auraient confirmé ou infirmé les rumeurs concernant la campagne de Nicolas Sarkozy ? On aurait mis un terme aux bruits et aux rumeurs ou on aurait poursuivi ceux qui devaient être poursuivis. Mais vous savez, je m’interroge : Si vous posez la question du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le régime Libyen, immédiatement après fuse une autre question : D’autres candidats à l’élection Présidentielle ont-ils un tel soutien financier ? Et bien si vous ne voulez pas qu’il soit répondu à la première et à la deuxième question, il vous suffit de ne pas entendre les personnes qui étaient les plus aptes à répondre. Car c’est ça que l’on ne veut pas entendre : Ceux qui auraient pu apporter les réponses adéquates. Maintenant prenez la liste : L’ancien Ministre Baghdadi transféré en Libye (c’est François Hollande qui était Président de la République) Le gouvernement français aurait dû intervenir auprès des autorités Tunisiennes de l’époque pour éviter que Baghdadi soit transféré en Libye. Il y a quinze jours Abdallah Mansour, qui faisait partie des gens que je visais dans ma lettre aux juges d’Instruction a été transféré du Niger où il se trouvait depuis 2011, en Libye …Dans la foulée il y a quelques jours Saadi Kadhafi a été également transféré sur ordre du Président Issoufou socialiste et nous savons qu’il a ses grandes et petites entrées à l’Elysée. Alors qu’est-ce que l’on veut ? Veut-on connaitre la vérité ? Ou est-ce que l’on veut se livrer à l’espionnage politique ? J’ajoute qu’à partir du moment où ces écoutes seront annulées toute procédure subséquente, l’ouverture de l’information sur violation du secret de l’instruction et trafic d’influence sera également annulée. La véritable affaire d’Etat n’est pas le prétendu trafic d’influence, c’est les conditions dans lesquelles un avocat, en France, en 2013, a pu être placé sur écoutes par des Juges d’Instruction »

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 08:20

Dès lors que le défenseur est la dernière personne à laquelle un présumé non innocent ait intérêt à se confier, on comprend l’émoi des avocats lorsqu’il leur faut passer du statut de sauveur à celui d’involontaire balance. On comprend aussi la rancœur du prévenu lorsqu’il paye des honoraires qui ne lui servent, en fait, qu’à mieux se faire enfoncer par la justice.

Essayer de comprendre un monde où, les uns s’appliquent à produire des voitures qui vont en sécurité à plus de 250 à l’heure alors que les autres s’échinent à limiter la vitesse à 80, n’est pas chose facile pour ceux dont l’école a rebattu les oreilles avec Descartes…

Il faut désormais expliquer aux enfants que la schizophrénie est un mal nécessaire et que l’hypocrisie est un lubrifiant essentiel au bon fonctionnement de la société. Sans hypocrisie comment les politiques (j’écoutais ce matin M. Bartolone) pourraient-ils faire admettre que la justice (ne serait-ce que par manque de moyens) est tout juste capable de retirer ou d’enfoncer plus avant le couteau qui a été planté des mois ou des années avant…Les magistrats relèvent bien plus du légiste que du chirurgien. Sans hypocrisie comment pourrait-il se faire qu’il n’y ait pas d’impact politique quand il s’agit d’un chef de parti ou d’un ancien Président de la République ?

Les moyens techniques permettant de tout voir et de tout entendre sont désormais si considérables que personne n’est théoriquement à l’abri de l’espionnage de sa vie, qu’elle soit publique ou privée. J’ai vu la charmante Julie Gayet réclamer, à juste titre, aux journalistes le droit à sa vie privée… Mais en eut-elle parlé pendant demi- heure que peut-être n’en aurait-elle pas dévoilé le dixième de ce qu’en sait la NSA. La NSA ou toute autre officine publique ou privée, française ou étrangère….La question n’est donc pas de savoir si on sait mais de savoir ce que l’on fait de ce qu’on sait.

On avait condamné Dreyfus au vu de ce que les Magistrats avaient dits savoir. Aujourd’hui le Peuple condamne Sarkozy sur la foi d’écoutes judiciaires que l’on n’a même pas entendues. C’est le progrès !

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 16:10

Oui ! Si le vote concourt à servir ce qui fonde la démocratie : « Le pouvoir du Peuple, par le Peuple, pour le Peuple » Mais est-ce bien le cas ? Et si le vote n’était qu’un moyen, parmi d’autres, d’accaparer le pouvoir ? Et s’il n’était qu’un prétexte subtil de faire croire au peuple que le seul fait de nommer ses maitres l’affranchissait de son statut d’esclave ?

Si le vote n’était que cela, on pourrait comprendre qu’un pouvoir ayant reçu de justesse l’adoubement populaire( grâce au petit poids des minorités qui ont fait pencher le plateau de la balance) gouverne par la suite sans vergogne contre le sentiment de l’opinion publique.

L’union européenne en la personne d’Herman Van Rompuy va beaucoup plus loin encore en reconnaissant comme légitime un gouvernement non issu du suffrage universel : «Nous avons décidé en priorité que nous signerons très bientôt les volets politiques. Cela veut dire avant les élections en Ukraine le 25 mai» et le Président Barroso d’ajouter « Cela concerne les principes généraux de la coopération, la coopération politique et en matière de politique étrangère et de sécurité, cela va sceller l’association politique entre l’UE et l’Ukraine».

Autrement dit l’Union Européenne ne veut, surtout pas, attendre le verdict démocratique du 25Mai pour ramener, hors de l’influence Russe, l’Ukraine à elle, afin de ne pas compromettre une opération qui semble avoir été menée en deux temps :

1) Incitation à une révolte populaire pour évincer un pouvoir corrompu.

2) Entente avec un gouvernement provisoire issu de la rue pour signer des accords pro-européens.

Je veux par cet exemple souligner que l’acte démocratique n’est plus dans l’esprit de nos politiques une fin en soi. Il est désormais un outil parfois utile, parfois incontournable mais parfois inadéquat. De ce fait l’incitation à voter devrait faire, chaque fois, référence au but poursuivi. Dans le cas des municipales M. Barbier à raison : il faut voter !

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