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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 12:15

Chez le Président Hollande, il n'est pas facile de distinguer le vrai du faux, la fiction du réel. A tel point que l'on se demande si lui-même sait faire la différence.

Tout citoyen «normal» ne devrait-il pas se poser des questions sur l'aptitude de François Hollande à choisir les priorités, quand il le voit, dès le matin, débiter des truismes chez Jean-Jacques Bourdin, alors que sa place serait au chevet de l'Ukraine ou auprès de Poutine ? N'est-il pas plus important, quand les cercueils s'alignent déjà, d'éviter une guerre plutôt que d'aller faire risette aux apprentis de Villiers-le-Bel?

Ceci étant, son idée de faire de la France un État Fédéral moderne ne manque pas d’intérêt pourvu que cela serve à dégraisser le mammouth, y compris celui de l' État. Mais quid du reclassement de plusieurs milliers de personnes improductives à des postes de productions de richesses? Faute de quoi on aurait le choix entre de nouveaux déficits ou la montée du chômage.

Reste à savoir, comme le disent certaines mauvaises langues, si le Chef de l’État ne poursuit pas un objectif purement politique propre à donner prétexte à des reports d'élections, y compris la sienne, aux calendes grecques.

Dans ce cas, l'actuelle notoriété de Manuel Valls suffirait-elle à endiguer la montée d'un mécontentement populaire grandissant ?

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 12:51

Au moment où François Hollande et Jean-Christophe Cambadélis nous refont, avec le retournement économique, le coup de Michel Sapin qui avait promis de résorber le chômage grâce à sa boite à outils, j'oppose la vision de Sancho-Pança à celle des Chevaliers de la Mancha...

Partant du Mark, les Allemands se sont servis de l’Europe pour créer avec l'euro une monnaie haut de gamme qui prévaut sur le marché mondial... Belle revanche pour ceux,qui au lendemain du traité de Versailles, avaient besoin d'une brouette de billets pour acheter un morceau de pain.

A 1.38 dollars, l'Euro est une monnaie très forte, que ne pourrait même pas assumer l'économie américaine mais qui convient à l’Allemagne et aussi, dans d'autres pays, aux élites, aux multinationales, aux productions innovantes, aux industries de pointe et à hautes valeurs ajoutées. Pour la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie et maintenant la France c’est une monnaie de luxe qui exige de la part des couches populaires des sacrifices drastiques: Pressions fiscales, blocages ou baisses des salaires, réductions sociales quand ce n'est pas un chômage massif.

A ce fait s'ajoute deux constats:

1) Première puissance économique du monde au potentiel humaniste culturel et éducatif avancé, l'Europe n'en traîne pas moins une croissance en berne et un chômage excessif.

2) Les Pays européens qui ont le plus de croissance, (Royaume-Unis- Danemark- Suède) et un chômage réduit sont précisément ceux qui ont gardé leur monnaie.

Mais comment pourrait-on me croire quand tant d'éminents politiques vantent les vertus inouïes de cette Europe là sans laquelle aucun de nos Pays ne saurait désormais survivre. Comment me croire quand le Premier Ministre (Manuel Valls 64% d'opinions favorables) s'en dit amoureux?

N'y aurait-il pas quelque sortilège qui me ferait confondre, comme le fit Sancho-Pança, le heaume doré de Mambrin avec un vulgaire plat à barbe? (1)

1) «Le Réel n'a pas eu lieu» de Michel Onfray,

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 10:38

Dans son principe le système Valls (Brevet Hollande) est assez simple: Il consiste, sous forme d’impôts ou de blocage des salaires, à prendre dans la poche des travailleurs (riches et moins riches) de quoi payer les entreprises pour qu'elles embauchent des chômeurs.

Vu par Manuel Valls c'est une façon d'assurer l'équité et la justice afin que ceux qui ont du travail paient pour que ceux qui n'en ont pas puissent en obtenir.

La question est de savoir si la première ponction faite depuis deux ans sous forme d’impôts, puis la deuxième à venir sous forme de blocage des salaires des fonctionnaires et des retraités suffira à abonder la manne en milliards d'euros destinée aux embauches. Manuel Valls affirme que oui, grâce aux économies qu'il se fait fort de réaliser.

Trois questions se posent:

1) Les fonds octroyés vont-ils réellement servir à faire des embauches?

2) Les économies prévues sur le papier vont-elles se traduire dans les faits?

3) Peut-on faire des économies sans licenciements? Auquel cas le système Valls serait comme un serpent qui se mord la queue...

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 13:30

Faute de changer le modèle et la mentalité de la société française, François Hollande et les socialistes, ont choisi la facilité. Pris en tenailles entre la réduction du déficit et le chômage leur solution consiste à pomper dans le pouvoir d'achat des français. D'abord orientés vers celui des plus riches ils en sont maintenant à la classe moyenne aux limites de ceux qui sont au seuil de la pauvreté.

Jusqu’à présent, cette ponction fut faite par l'augmentation des taxes et des impôts, mais elle prend désormais la forme de blocage des salaires et des pensions. Il n’empêche que, d'après mon compte, il va manquer à Manuel Valls, au bas mot et dès cette année, 5 à 6 milliards pour boucler son budget. Il aura le choix entre laisser filer le déficit ou puiser à nouveau dans la poche des citoyens. Cela pourra se faire sous diverses autres formes, par exemple en piochant dans les bas de laines ou en taxant l'épargne.

Mais Manuel Valls aura aussi à compter sur les effets secondaires du manque de pouvoir d’achat : Frein sur la demande et la croissance mais aussi pertes de rentrées d’impôts. Le PIB français par habitant ne cesse de décroître... Donné pour 85% du PIB américain en 1980 il est en dessous de 75% aujourd'hui. Par comparaison avec la Suède égal en 1980, le PIB moyen par Français est désormais 10 points en dessous. Ce ne sont pas les mesures de Manuel Valls qui vont arranger les choses!

Reste une question: Puisque le pouvoir reste sourd aux votes et aux sondages, puisque la droite est, sans le dire, favorable à cette politique, combien de temps les élus de gauche prendront-ils le risque d'une raclée en 2017? C'est un problème que Manuel Valls devra affronter au fur et à mesure que le temps passe avec d'autant plus d'acuité.

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 09:09

Les mêmes Ministres qui ont connu l’échec sous la houlette de Jean-Marc Ayrault redoublent de volonté pour assurer leur réussite avec Manuel Valls. On sait que leur mission consiste essentiellement à réduire le déficit Public sous la barre des 3%... Pour ce faire le gouvernement s'était, jusqu'à présent, contenté d'augmenter les impôts tout en essayant de baisser les dépenses.

C'est ainsi que le déficit budgétaire qui était de 5,2 du PIB fin 2011 sous Sarkozy est passé à 4,3 fin 2013. Mais les Français ont payé cher ce gain de point ( Le PIB par tête ne cesse de plonger) puisqu'il a eu pour conséquence de diminuer le pouvoir d'achat, d'augmenter le chômage sans réduire la dette. Échec social qui s'est traduit par un échec politique dans les urnes.

Le Président, qui reste très sensible à la pression de Bruxelles et des Marchés, a décidé, pour pallier le chômage, de soutenir les entreprises tout en réalisant une économie de 50 milliards étalée sur trois ans. Il a confié à Manuel Valls le soin de mettre en œuvre cette politique qui n'est, en fait, qu'une variante de la précédente. Il lui donne pour ce faire quelques armes supplémentaires qui n'en sont pas moins des sabres de bois.

Sabres de bois que ces économies de bouts de chandelles ( moins de 1% du PIB) qui, pour autant qu'elles vont toutes se réaliser, n'en affectent pas moins la croissance ne serait ce que par la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires et des retraités.

Sabres de bois (au moins en ce qui concerne une baisse significative du chômage) que ces 30 milliards distribués à l'aveuglette aux entreprises: Si le coût du travail est un facteur important de la compétitivité, il n'est pas le seul, loin de là! «Si l'on voulait seulement égaliser les conditions de concurrence entre firmes allemandes et françaises, c'est 10% de taux de marge soit 100 milliards d'euros qu'il faudrait transférer aux entreprises françaises» (1) Il est donc probable que les 30 milliards du CICE et des Plans vont d’abord servir, dans un premier temps, à renflouer les taux de marge plutôt qu'a créer des emplois.

Sauf éléments extérieurs: forte croissance, dévaluation de l'euro... François Hollande conduit les socialistes à un échec électoral certain.

1) Ref : «Changer de modèle) Philippe Aghion, Gilbert Cette et Élie Cohen.

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 16:14

Roland Sicard n'a pas son pareil pour afficher , par un sourire goguenard, son désaccord avec les propos de ses invités . Aussi ai-je été étonné qu'il reprenne lui aussi le terme de «réforme» pour parler du gel du traitement des fonctionnaires et des retraités. Le pouvoir de communication serait-il devenu aussi fort qu'il aille jusqu'à brouiller la vue de ceux dont la profession consiste à ne pas s'en laisser compter ?

Au sens courant réforme veut dire changement dans un but d'amélioration. Peut-on sérieusement qualifier d'amélioration le blocage des salaires et des dotations aux collectivités ? La seule vraie réforme annoncée, celle des régions, reste hypothétique et décalée dans le temps.

En réalité, l'opération Valls concerne un plan d'économies grossièrement habillé en «réformes» pour faire passer la pilule. Que les Politiques continuent à flirter avec la propagande (Action systématique exercée sur l'opinion pour lui faire accepter certaines idées ou doctrines) avec le succès que l'on voit dans les sondages et les votes donne une raison de plus pour que ceux dont le rôle consiste à éclairer l'opinion ne tombent pas, eux aussi, dans le panneau.

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 14:09

Il est vrai que François Hollande rendrait service à la France en se cantonnant au rôle d'un Président de la Troisième République : Au moins, en ces temps là, on riait : « Que d'eau, que d'eau » « La fièvre typhoïde, je l'ai eue : on en meurt ou on en sort idiot » « C'est vous qui êtes le nègre ? Et bien continuez »...

Encore faudrait-il qu'il y eut un Premier Ministre capable de contredire la Hollanderie et de prendre les mesures qui s'imposent :

1) A court terme : moins de chômage, encore moins de chômage, toujours moins de chômage. Donc de la croissance, encore de la croissance toujours plus de croissance. Ce qui implique de booster les PME PMI, d’empêcher la fuite des restructurations du Cac 40 à l'étranger mais surtout de ne pas réduire le pouvoir d’achat quitte, si besoin, à laisser filer un peu de déficit.

2) A court et moyen terme engager de vraies réformes telles celles que nous livrent, a peu de frais, Philippe Aghion, Gilbert Cette et Élie Cohen ( Changer de modèle)...

Hélas ! Je crains que Manuel Valls ne soit qu'un simple exécutant et comme le dit Thomas Guénolé, un faux dur. Fort avec les faibles et faible avec les forts... Capable de faire condamner les « Bonnets Rouges » sans s'attaquer aux niches fiscales, capable de bloquer les salaires des populations qui n'ont pas les moyens de s'opposer sans s'attaquer aux vraies réformes structurelles et aux groupes bien implantés... L'important étant d'obtenir le vote de ceux qui se disent de gauche... Jean Jaurès, Léon Blum au secours !

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 15:50

Manuel Valls cache astucieusement sa vulnérabilité derrière un prétexte républicain dont les vertus présupposées lui servent de gilet pare-balle.

Aimé par les Français, boudé par son camp (6% aux primaires), il s'est servi du Ministère de l'Intérieur comme d'un tremplin idéal pour se faire valoir... Mission réussie Jusqu’au moment où il s’avérera que le néophyte et discret Cazeneuve fait aussi bien que lui, malgré une justice défaillante pour cause de Taubira et de budget riquiqui.

Devenu Premier Ministre, Manuel Valls prend en charge le malentendu qui, dès le lendemain de l’élection, s'est installé entre le Président et les Français: Sur la foi d'une promesse de renégociation du pacte Merkozy les électeurs avaient compris que François Hollande, en se déliant tant soit peu du carcan de Bruxelles, visait, par une revalorisation du pouvoir d’achat, à booster la croissance, condition essentielle du changement promis. Après deux ans d'exercice on se rend compte aujourd'hui de l'énormité du quiproquo.

En effet François Hollande vient de dire en une seule phrase ce qui permet de comprendre où se trouve la racine du malentendu: «Je ne veux pas être le Président qui lègue à son successeur une dette plus importante» Tout est dit! Qu'on l'appelle volonté comme le faisait Jean-Marc Ayrault, obstination ou, comme je le pense, pensée obsessionnelle, peu importe... Comme jusqu'à présent la dette est encore plus importante que ce qu'elle fut du temps de son prédécesseur on comprend les mesures drastiques et antisociales qu'il impose à son gouvernement.

En acceptant d'être l'ouvrier de cette pensée monomaniaque Manuel Valls se fait l'otage d'une politique qui n'a aucune chance de réussir,

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 13:27

Que la constitution de la «Cinquième» donne un pouvoir quasi monarchique au Président de la République est un fait irréfragable que personne ne peut contester. C'est donc dans la force de son plein droit que François Hollande reste sourd aux voix qui lui demandent de changer de politique. Bien au contraire sa volonté de persister se manifeste par la nomination d'un Premier Ministre de combat, si ce n'est de guerre, contre ceux, qui prétendraient se mettre au travers.

Force sera donc aux Français de subir encore pendant trois ans des mesures qui, sur les injonctions de Bruxelles, auront réduit de quelques points le déficit budgétaire, mais au prix d'une paupérisation sans précédent, notamment des classes moyennes.

Si, comme je le crains, l'expérience «Hollande» s'avère, in fine, désastreuse pour le Pays peut être, faute de mieux, faudrait-il réfléchir dès à présent sur l’opportunité de modifier ou de changer la Cinquième République afin d'y remettre un peu de Démocratie

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 14:06

François Mitterrand avait déjà fait le coup de la gauche qui gouverne à droite, mais François Hollande dépasse son Maître... Alors, puisqu'il est, lui aussi, assujetti à la finance (et de quelle façon !), puisque Manuel Valls est un inconditionnel de la droite :

Celle qui va jusqu'à lessiver la misère qui envahit les trottoirs des beaux quartiers.

Celle qui consiste à ponctionner jusque dans les prestations sociales et les retraites pour faire des cadeaux incohérents (1) aux patrons.

Celle qui courbe l'échine devant Bruxelles au nom de l'orthodoxie financière (2).

Celle qui nourrit le chômage grâce à une monnaie qui détruit les emplois mais convient aux créanciers...

Bref puisque Manuel Valls est adoubé par le Parti Socialiste pour mener une politique de droite pure et dure parfaitement soumise aux diktats du «Grand Capital» (3) la Droite n'a d’autre ressource que de revenir à des valeurs humanistes, celles du cœur (sans restos) dont Giscard disputait à Mitterrand le droit du monopole.

Alain Juppé a les capacités, l'expérience les qualités morales pour mener à bien une politique qui allierait le pragmatisme libéral tout en ayant assez de force pour résister aux dérives insupportables de ce système.

--Assez de force pour nationaliser les autoroutes afin que le gain des péages aillent non pas à des sociétés financières mais servent plutôt à promouvoir des transports plus économes et moins polluants.

--Assez de force pour imposer à l'Europe que notre monnaie soit plus ou moins à parité avec le dollar.

--Assez de force pour que les vingt-huit trouvent une solution humainement acceptable pour les populations miséreuses qu'elles soient de l'est du Nord ou du Sud (où passent les milliards destinés à cela?)

--Assez de force pour reconstruire des syndicats puissants et démocratiques grâce à leurs adhérents mais qui arrêtent de jouer politique en se fourrant le doigt dans l’œil. –Assez de force pour remettre la Démocratie au cœur de la République avec s'il le faut appel au referendum.

--Assez de force pour ne plus craindre de mourir (ne serait-ce que politiquement) pourvu que l'on serve, avant le sien, l’intérêt du pays...

Il faut que la droite remette de la gauche (la vraie) dans son discours et dans ses actes.

Il faut que la droite rompe avec ce que Manuel Valls affectionne et que Guy Debord dénonçait: «La société capitaliste ne serait plus qu'une société de communication, de spectacle, ne produisant (les besoins élémentaires supposés satisfaits) que du spectacle, des images, de la fête, de l'illusion. Cela s'appliquerait d'abord à des gouvernants qui, ne gouvernant plus rien, ne font plus que se mettre en scène» Nous y voilà!

1) incohérents car non ciblés par taille, caractéristique, destination et utilité des entreprises. C'est l'erreur des 35 heures, bis repetita placent.

2) Orthodoxie née d'une absurdité qui consiste à donner une valeur de monnaie unique à des économies différentes

3) Par "Grand Capital" je désigne les dirigeants et actionnaires de ces grandes entreprises proches du pouvoir, tel PSA, assurées de ne jamais faire faillite, toujours renflouées par l'Etat au détriment de leurs concurrents mieux gérés. Oui ! le libéral que je suis est clairement ennemi du «Grand Capital »

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