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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 15:50

Manuel Valls cache astucieusement sa vulnérabilité derrière un prétexte républicain dont les vertus présupposées lui servent de gilet pare-balle.

Aimé par les Français, boudé par son camp (6% aux primaires), il s'est servi du Ministère de l'Intérieur comme d'un tremplin idéal pour se faire valoir... Mission réussie Jusqu’au moment où il s’avérera que le néophyte et discret Cazeneuve fait aussi bien que lui, malgré une justice défaillante pour cause de Taubira et de budget riquiqui.

Devenu Premier Ministre, Manuel Valls prend en charge le malentendu qui, dès le lendemain de l’élection, s'est installé entre le Président et les Français: Sur la foi d'une promesse de renégociation du pacte Merkozy les électeurs avaient compris que François Hollande, en se déliant tant soit peu du carcan de Bruxelles, visait, par une revalorisation du pouvoir d’achat, à booster la croissance, condition essentielle du changement promis. Après deux ans d'exercice on se rend compte aujourd'hui de l'énormité du quiproquo.

En effet François Hollande vient de dire en une seule phrase ce qui permet de comprendre où se trouve la racine du malentendu: «Je ne veux pas être le Président qui lègue à son successeur une dette plus importante» Tout est dit! Qu'on l'appelle volonté comme le faisait Jean-Marc Ayrault, obstination ou, comme je le pense, pensée obsessionnelle, peu importe... Comme jusqu'à présent la dette est encore plus importante que ce qu'elle fut du temps de son prédécesseur on comprend les mesures drastiques et antisociales qu'il impose à son gouvernement.

En acceptant d'être l'ouvrier de cette pensée monomaniaque Manuel Valls se fait l'otage d'une politique qui n'a aucune chance de réussir,

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 13:27

Que la constitution de la «Cinquième» donne un pouvoir quasi monarchique au Président de la République est un fait irréfragable que personne ne peut contester. C'est donc dans la force de son plein droit que François Hollande reste sourd aux voix qui lui demandent de changer de politique. Bien au contraire sa volonté de persister se manifeste par la nomination d'un Premier Ministre de combat, si ce n'est de guerre, contre ceux, qui prétendraient se mettre au travers.

Force sera donc aux Français de subir encore pendant trois ans des mesures qui, sur les injonctions de Bruxelles, auront réduit de quelques points le déficit budgétaire, mais au prix d'une paupérisation sans précédent, notamment des classes moyennes.

Si, comme je le crains, l'expérience «Hollande» s'avère, in fine, désastreuse pour le Pays peut être, faute de mieux, faudrait-il réfléchir dès à présent sur l’opportunité de modifier ou de changer la Cinquième République afin d'y remettre un peu de Démocratie

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 14:06

François Mitterrand avait déjà fait le coup de la gauche qui gouverne à droite, mais François Hollande dépasse son Maître... Alors, puisqu'il est, lui aussi, assujetti à la finance (et de quelle façon !), puisque Manuel Valls est un inconditionnel de la droite :

Celle qui va jusqu'à lessiver la misère qui envahit les trottoirs des beaux quartiers.

Celle qui consiste à ponctionner jusque dans les prestations sociales et les retraites pour faire des cadeaux incohérents (1) aux patrons.

Celle qui courbe l'échine devant Bruxelles au nom de l'orthodoxie financière (2).

Celle qui nourrit le chômage grâce à une monnaie qui détruit les emplois mais convient aux créanciers...

Bref puisque Manuel Valls est adoubé par le Parti Socialiste pour mener une politique de droite pure et dure parfaitement soumise aux diktats du «Grand Capital» (3) la Droite n'a d’autre ressource que de revenir à des valeurs humanistes, celles du cœur (sans restos) dont Giscard disputait à Mitterrand le droit du monopole.

Alain Juppé a les capacités, l'expérience les qualités morales pour mener à bien une politique qui allierait le pragmatisme libéral tout en ayant assez de force pour résister aux dérives insupportables de ce système.

--Assez de force pour nationaliser les autoroutes afin que le gain des péages aillent non pas à des sociétés financières mais servent plutôt à promouvoir des transports plus économes et moins polluants.

--Assez de force pour imposer à l'Europe que notre monnaie soit plus ou moins à parité avec le dollar.

--Assez de force pour que les vingt-huit trouvent une solution humainement acceptable pour les populations miséreuses qu'elles soient de l'est du Nord ou du Sud (où passent les milliards destinés à cela?)

--Assez de force pour reconstruire des syndicats puissants et démocratiques grâce à leurs adhérents mais qui arrêtent de jouer politique en se fourrant le doigt dans l’œil. –Assez de force pour remettre la Démocratie au cœur de la République avec s'il le faut appel au referendum.

--Assez de force pour ne plus craindre de mourir (ne serait-ce que politiquement) pourvu que l'on serve, avant le sien, l’intérêt du pays...

Il faut que la droite remette de la gauche (la vraie) dans son discours et dans ses actes.

Il faut que la droite rompe avec ce que Manuel Valls affectionne et que Guy Debord dénonçait: «La société capitaliste ne serait plus qu'une société de communication, de spectacle, ne produisant (les besoins élémentaires supposés satisfaits) que du spectacle, des images, de la fête, de l'illusion. Cela s'appliquerait d'abord à des gouvernants qui, ne gouvernant plus rien, ne font plus que se mettre en scène» Nous y voilà!

1) incohérents car non ciblés par taille, caractéristique, destination et utilité des entreprises. C'est l'erreur des 35 heures, bis repetita placent.

2) Orthodoxie née d'une absurdité qui consiste à donner une valeur de monnaie unique à des économies différentes

3) Par "Grand Capital" je désigne les dirigeants et actionnaires de ces grandes entreprises proches du pouvoir, tel PSA, assurées de ne jamais faire faillite, toujours renflouées par l'Etat au détriment de leurs concurrents mieux gérés. Oui ! le libéral que je suis est clairement ennemi du «Grand Capital »

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 13:47

En déclarant que " La présence d'Harlem Désir est un atout pour le gouvernement " Manuel Valls fait montre d'une surprenante incapacité à juger les hommes ou d'un sens de la courbette assez peu commun...

Quoiqu'il en soit je me demande si le profil d'un tel Premier Ministre est à la hauteur des enjeux qu'il s'est lui-même fixés lors de son discours de politique générale.

Ce n'est pas d'aujourd'hui que j'observe un hiatus entre l'apparente fermeté de ses postures et la souplesse étonnante dont il fait preuve lorsqu'il le juge opportun.

En tant que Ministre de l'Intérieur il disposait d'un pouvoir hiérarchique quasiment militaire qui le dispensait de cette autorité naturelle qui est l'apanage des vrais chefs...Celle qui fait que l'on n'a pas besoin d'en appeler à la discipline pour qu'on vous serre la main...

Quiconque a mené une équipe sait bien que, tôt ou tard, l'un ou l'autre des collaborateurs sera porté au défi. C'est parce qu'il en a accepté d'emblée les plus insignifiants que Jean-Marc Ayrault a perdu la main...

Déjà Ségolène Royal : (Je veux remettre à plat l'écotaxe) Arnaud Montebourg : (La question des comptes publics est accessoire) tâtent le terrain...

Si l'autorité de Manuel Valls ne se manifeste pas autrement que par de la com. à Gennevilliers ou ailleurs, je vois bien Arnaud Montebourg ou Ségolène Royal prendre la main...L'un a une carte à jouer pour ramasser les déçus de la gauche et l'autre ne manque pas de culot !

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 12:43

En 2012, J’avais été ébahi de voir le Président sortant accepter de participer à un face à face avec François Hollande dans l’émission « Des paroles et des actes »…En admettant que des faits (ses actes) soient mis en compétition avec des hypothèses (les paroles de son adversaire) Nicolas Sarkozy s’est passé lui-même la corde autour du cou.

J’ai le sentiment que cette émission a eu un gros impact sur l’opinion publique et si elle fut, en partie, cause de sa défaite la faute en revient essentiellement à Nicolas Sarkozy.

Le réquisitoire loyal mais implacable de M. François Lenglet avait mis en évidence que la Droite laissait la France avec une croissance atone, une dette galopante et un chômage en augmentation. Les gens intelligents avaient bien compris qu’il fallait remédier à la situation et les coruscantes promesses de François Hollande, qui se faisait fort de mettre enfin un peu de vertu dans toute cette chienlit, les avait majoritairement séduits.

Mais mon instinct me disait que le tableau flamboyant du candidat socialiste cachait sous sa croute un paysage morne ravagé par la pluie.

Je vois ici sous la plume de M. Lenglet (1) l’analyse la plus limpide, la plus utile qu’il me soit donné de lire et ce même instinct me dit que ce serait déjà une fort bonne chose que M. Valls n’en retienne que ceci : « Pour éviter ces travers, le Président et son nouveau Premier Ministre pourraient être tentés d'accélérer le rythme sans changer de politique. Ce serait se méprendre. Une mauvaise politique mise en place rapidement n'en devient pas bonne pour autant »

Puisse Manuel Valls lire et entendre François Lenglet !

1) « le coup de Bruxelles »

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 13:45

François Hollande et Manuel Valls ont en commun le souci du choix des mots. Mais si Le Président a un peu perdu la manie des « eeeeee… » L’expression de Manuel Valls reste pénible à entendre…Il parle au coup par coup tout au contraire du phrasé onctueux de Bernard Cazeneuve dont on attend, dans le silence qui suit, à ouïr l’Alléluia…

Quoiqu’il en soit, l’ascension de Manuel Valls n’est pas étonnante : gonflé à l’hélium de l’UNEF, il ne manque pas d’air !

C’est pourquoi je m’étonne de son faux pas de débutant. A mon sens il n’aurait pas dû, comme il l’a fait hier, s’affirmer vassal dévoué du Président Hollande et se donner pour priorité d’être à son service plutôt qu’à celui des Français. Occulter, comme son Maître, « Le cri sourd du Pays» qui, de gauche à droite, ne comprend pas où François Hollande veut le mener relève d’un autisme qui ne présage rien de bon.

Certes, ce n’était ni le lieu ni le moment de dénigrer le bilan de Jean-Marc Ayrault, mais s’empresser de le prendre à son propre compte, dire qu’il veut mettre ses pas dans les siens, est une erreur politique dont il se mordra les doigts.

Manuel Valls prend parfois comme exemple Clemenceau dit le «Tigre»… Un tigre auquel François hollande a déjà passé le collier !

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 13:37

Premier Ministre, on lui prête d’avoir été nommé à ce poste pour des qualités de chef qui sait se faire obéir.

Mais Il n’est pas le supérieur hiérarchique des autres ministres. Il ne peut jamais leur imposer de prendre une décision qu’ils ne veulent pas assumer.

Désormais cerné par la famille et les amis du Président de la République comment Manuel Valls, pourra-t-il gouverner selon ses vues ?

Que pourra-t-il faire si Ségolène Royal (ex-femme du Président) n’en fait qu’à sa tête ? Que pourra-t-il faire si les compagnons et très proches amis de François Hollande, (Laurent Fabius, François Rebsamen, Jean-Yves le Drian, Michel Sapin, Stéphane le Foll, Christiane Taubira) prennent, en douce, l’attache de l’Elysée ?

Que pourra-t-il faire pour imposer ses idées à Benoit Hamon ou à Arnaud Montebourg ?

François Hollande encage Manuel Valls comme il le fit avec Jean-Marc Ayrault… Pauvre Manuel Valls qui endosse un habit de lumière au prix fort de ses convictions.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 13:59

De son allocution d’hier je retiens que le Président de la République a dit aux Français : « Je vous ai entendu» et «Je maintiens le cap»

Compte tenu des dispositions qu’il a prises, J’en déduis qu’il a compris que les Français lui demandaient de changer de Premier Ministre tout en maintenant le cap.

Ou le Chef de l’Etat n’a rien saisi, ou, ce qui est plus probable, il fait semblant de ne pas comprendre : Que demandent les Français ? In verser les courbes qui, depuis deux ans, vont vers plus de chômage et moins de pouvoir d’achat… (Le PIB par tête Français décroche par rapport à l’Allemand)

Or, bien que leurs solutions soient différentes, les Français de gauche comme de droite se rejoignent pour dire que les axes retenus par François Hollande ne sont pas les bons. Nommer Manuel Valls avec pour mission de continuer, plus vite et plus ferme, dans la même voie que Jean-Marc Ayrault ne donnera pas le change bien longtemps et l’exaspération populaire montera en pression. Les premiers visés seront les élus socialistes : Une première salve en a déjà couché quelques-uns.

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 14:29

C’est en tout premier lieu l’intérêt du Parti Socialiste qui, de boite à outils en pactes illusoires, se fait le bouc émissaire d’une politique erratique qui le mène à l’échec.

Ce serait l’intérêt des Français, ceux qui sont au chômage, dans la précarité et même ceux des classes moyennes dont le pouvoir d’achat fond comme neige au soleil.

Ce serait aussi l’intérêt de la France qui voit son image dégradée par le règne d’un Roi qui a perdu le soutien de son peuple et ne reçoit plus que celui de courtisans épris de leur propre suffisance.

Je ne veux pas m’adonner ici au jeu de procès méchants et inutiles qui font le lit de tant de vindictes politiques, mais je voudrais qu’on m’explique comment un Président qui a échoué dans la pleine force de son élection pourrait réussir en état de faiblesse ?

Madame Aubry a remonté un PS rendu négligé (selon ses propres dires) jusque dans les toilettes. Comment elle, ainsi que d’autres personnalités en vue, pourront-ils accepter la déchéance programmée de ce qui est pour eux, plus qu’un Parti, une Religion ? Auront-ils le courage de faire pression sur François Hollande pour qu’il cède les rennes à un Premier ministre de haut vol capable de gouverner la France à la place d’un Monarque loser et désavoué juste encore capable de tenir son rang en politique étrangère…Le Coup d’Etat dont parlait François Mitterrand c’est maintenant… mais il ne peut venir que du PS !

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:06

Je ne voudrais pas, comme Nicolas Sarkozy, être la cible (en affiche et par tracts) du Syndicat de la Magistrature de peur que leur aversion n’influence leurs jugements…

Je ne voudrais pas que les juges, qui instruisent, me pressentent coupable alors que la loi me présume innocent. Je ne voudrais pas que, par la voix de leur Président, l’Union Syndicale des Magistrats considère comme excessif que je me plaigne d’être mis sur écoutes pendant des mois et des mois alors que des extraits de celles-ci sont publiés, à charge, dans la presse…

Je ne voudrais pas, que Christophe Régnard, Haut Magistrat, traite par le mépris mon cri du cœur en le qualifiant d’insignifiant.

Je ne voudrais pas que, le Président de la République traite par-dessus la jambe la supplique que lui font les avocats pour qu’il sacralise la présomption d’innocence.

Non ! Je ne voudrais pas tout cela, pour moi, mes parents, mes amis. Mais, comme la plupart des gens, je me fiche qu’il en soit ainsi pour Nicolas Sarkozy puisqu’il a, dès le Fouquet’s, été déclaré coupable par les Socialistes … Coupable, à leurs yeux, il le fut toute la durée de son quinquennat… Coupable redisent encore aujourd’hui Jean-Marc Ayrault, Harlem Désir, Michel Sapin, Manuel Valls, Claude Bartolone… Coupable, « odieuse » «Insupportable » cette « Lettre aux Français ….Coupable comme le prouve le Monde et Médiapart en publiant des extraits de ses écoutes par la Justice…

Peu importe la façon dont la justice traite M. Sarkozy… Contrairement à ce que préconise Mme Taubira, je réclame pour nous, citoyens, un tout autre régime : le droit au secret de l’instruction, à des avocats fiables et à la présomption d’innocence.

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