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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 20:18

«Le nihiliste n'est pas celui qui ne croit en rien mais celui qui ne croit pas en ce qui est»

Schopenhauer, Nietzsche, Camus... Michel Onfray entretient la flamme de ce «Feu fort et dévorant» de l'homme en tant qu'individu authentique, tout au contraire de ceux qui tentent par tous les moyens de divertir, de leurrer pour oublier le réel. «Tous les agencements de l’homme ne sont-ils pas ordonnés pour que dans une distraction constante des pensées la vie ne soit pas sentie ? » Distraction constante des pensées, détournement du vrai.

Dans son livre «Le réel n'aura pas lieu» ou «Le principe de Don Quichotte» Michel Onfray avec cette intelligence limpide et courageuse qu'on lui connaît touche du doigt le défaut du modèle politique actuel: le nihilisme.

Ce matin même, sur la 2, Roland Sicard oppose au scepticisme de son invité « le plan d'économies de 50 milliards » ainsi présenté comme un fait acquis alors que dans la réalité l'action, qui commence à peine, s'étale sur trois ans et ne pourra s'évaluer qu'à terme.

Simple exemple de cette confusion, désormais récurrente, entre intention et effectivité: Il suffit que François Rebsamen dise qu'il vise moins de 3 millions de chômeurs d'ici 2017 pour que l'image du plein emploi s'impose a nos yeux.

Cette violente passion pour les idées au préjudice de la réalité fut très bien illustrée par l'illusion, mainte fois rabâchée à l'assemblée, que par la force de sa seule volonté Jean-Marc Ayrault allait faire reculer le chômage.

Nous en sommes maintenant à l'idée que le pacte de responsabilité va avoir un effet fort et positif sur les petites et moyennes entreprises et que le «renversement» positif de l'économie Française est dores et déjà acquis.

N'importe: Il suffira de faire suivre ce nouvel échec par de nouvelles idées qui, par la vertu d'un mot magique (le «faire en sorte») se transforment en réalités et un clou chassant l'autre le tour est joué. Le vice invite au reniement dit Michel Onfray.

Dans l'esprit des élites, la dénégation du réel ( souvent trivial) au profit des idées est autrement plus gratifiant. Je vois là une des causes principales du fossé qui s'est creusé entre le microcosme (désormais macrocosme) des élites politiques et les masses populaires. Don Quichotte et Sancho-Pança ne se parlent plus.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 13:15

Premier atout: L'As de pique. En propulsant Martin Schulz à la Présidence de la Commission Européenne Les socialistes espèrent avoir un allié de poids pour assouplir la politique monétaire de la zone euro et contrebalancer l'influence d'Angela Merkel.

Deuxième atout: Le Roi de trèfle. François Hollande compte sur la fiabilité de la courbe de Juglar pour que le bénéfice du «renversement» économique qu'il annonce (Crise-récession__Reprise-expansion) se produise dès 2016 avant sa réélection.

Troisième atout: Les Valets de carreau. Derrière les divergences de façade, propres à servir les intérêts de chacun, se cache, sur le fond, un profond consensus entre les Sociaux Démocrates, le Centre et l'Ump. François Hollande, Alain Juppé et François Bayrou partagent les mêmes points de vues, notamment sur l’Europe. Ils ont aussi en commun une conception moderne de la Démocratie: Plus moyen que finalité.

Quatrième atout: La Reine de cœur. Ségolène Royal grâce à son expérience est au faite de sa maturité politique. De par sa popularité elle est en mesure de faire le poids qui manquerait à François Hollande pour faire jeu égal avec Manuel Valls.

Encore faudra-t-il que Martin Schulz soit élu, qu'il joue la carte de la France, que la courbe de Juglar se révèle exacte plus d'un siècle après et que Ségolène Royal n'ait pas, elle aussi, l'ambition d'être la première femme Présidente de la Cinquième République.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 12:53

Selon François Hollande, il faudrait choisir entre l'Europe ou la guerre, entre l’hégémonie de l'euro-mark ou les panzers. Et, comme si la suprématie monétaire Allemande ne suffisait pas, voilà que les Socialistes, menés par Jean-Christophe Cambadélis, veulent faire nommer Oberbefehlshaber de la Commission Européenne l'allemand Martin Shultz...

«l'Europe telle que je la veux» du Président Hollande est dans le domaine du rêve, loin de l'Europe telle quelle est. Pourtant cette Europe idéale, peu de chômage, comptes équilibrés, balance commerciale positive, impôts raisonnables, existe: mais elle a pour nom Allemagne.

Certes, l'Allemagne doit cela à son mérite, mais pas seulement: Elle appuie aussi son succès sur la misère et les chômeurs des Pays du sud car ne doutons pas que si la France et l’Italie, en travaillant mieux et plus, venaient à être capable de forte concurrence, l'Allemagne en pâtirait... D'où son intérêt de maintenir ces pays sous la férule d'un euro fort et d'entretenir un climat propre à les culpabiliser... Ainsi, Arnaud Montebourg et François Hollande vont, peut être, aider Siemens pour empêcher Alstom de devenir avec G.E un concurrent Mondial.

J'imagine que de tels propos, que l'on qualifiait hier de patriotiques, seraient aujourd'hui mis dans le sac du nationalisme que dénoncent à tout bout de champ les génuflecteurs. (1) L'Europe oui! Mais pas celle là! Pas celle qui bloque les salaires augmente les impôts et produit le chômage. Pas celle qui sert de punching-ball entre Amérique et Russie. François Hollande dit qu'il n'a rien à perdre: Nous si!

1) « Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres » Romain Gary

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 12:15

Chez le Président Hollande, il n'est pas facile de distinguer le vrai du faux, la fiction du réel. A tel point que l'on se demande si lui-même sait faire la différence.

Tout citoyen «normal» ne devrait-il pas se poser des questions sur l'aptitude de François Hollande à choisir les priorités, quand il le voit, dès le matin, débiter des truismes chez Jean-Jacques Bourdin, alors que sa place serait au chevet de l'Ukraine ou auprès de Poutine ? N'est-il pas plus important, quand les cercueils s'alignent déjà, d'éviter une guerre plutôt que d'aller faire risette aux apprentis de Villiers-le-Bel?

Ceci étant, son idée de faire de la France un État Fédéral moderne ne manque pas d’intérêt pourvu que cela serve à dégraisser le mammouth, y compris celui de l' État. Mais quid du reclassement de plusieurs milliers de personnes improductives à des postes de productions de richesses? Faute de quoi on aurait le choix entre de nouveaux déficits ou la montée du chômage.

Reste à savoir, comme le disent certaines mauvaises langues, si le Chef de l’État ne poursuit pas un objectif purement politique propre à donner prétexte à des reports d'élections, y compris la sienne, aux calendes grecques.

Dans ce cas, l'actuelle notoriété de Manuel Valls suffirait-elle à endiguer la montée d'un mécontentement populaire grandissant ?

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 12:51

Au moment où François Hollande et Jean-Christophe Cambadélis nous refont, avec le retournement économique, le coup de Michel Sapin qui avait promis de résorber le chômage grâce à sa boite à outils, j'oppose la vision de Sancho-Pança à celle des Chevaliers de la Mancha...

Partant du Mark, les Allemands se sont servis de l’Europe pour créer avec l'euro une monnaie haut de gamme qui prévaut sur le marché mondial... Belle revanche pour ceux,qui au lendemain du traité de Versailles, avaient besoin d'une brouette de billets pour acheter un morceau de pain.

A 1.38 dollars, l'Euro est une monnaie très forte, que ne pourrait même pas assumer l'économie américaine mais qui convient à l’Allemagne et aussi, dans d'autres pays, aux élites, aux multinationales, aux productions innovantes, aux industries de pointe et à hautes valeurs ajoutées. Pour la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie et maintenant la France c’est une monnaie de luxe qui exige de la part des couches populaires des sacrifices drastiques: Pressions fiscales, blocages ou baisses des salaires, réductions sociales quand ce n'est pas un chômage massif.

A ce fait s'ajoute deux constats:

1) Première puissance économique du monde au potentiel humaniste culturel et éducatif avancé, l'Europe n'en traîne pas moins une croissance en berne et un chômage excessif.

2) Les Pays européens qui ont le plus de croissance, (Royaume-Unis- Danemark- Suède) et un chômage réduit sont précisément ceux qui ont gardé leur monnaie.

Mais comment pourrait-on me croire quand tant d'éminents politiques vantent les vertus inouïes de cette Europe là sans laquelle aucun de nos Pays ne saurait désormais survivre. Comment me croire quand le Premier Ministre (Manuel Valls 64% d'opinions favorables) s'en dit amoureux?

N'y aurait-il pas quelque sortilège qui me ferait confondre, comme le fit Sancho-Pança, le heaume doré de Mambrin avec un vulgaire plat à barbe? (1)

1) «Le Réel n'a pas eu lieu» de Michel Onfray,

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 10:38

Dans son principe le système Valls (Brevet Hollande) est assez simple: Il consiste, sous forme d’impôts ou de blocage des salaires, à prendre dans la poche des travailleurs (riches et moins riches) de quoi payer les entreprises pour qu'elles embauchent des chômeurs.

Vu par Manuel Valls c'est une façon d'assurer l'équité et la justice afin que ceux qui ont du travail paient pour que ceux qui n'en ont pas puissent en obtenir.

La question est de savoir si la première ponction faite depuis deux ans sous forme d’impôts, puis la deuxième à venir sous forme de blocage des salaires des fonctionnaires et des retraités suffira à abonder la manne en milliards d'euros destinée aux embauches. Manuel Valls affirme que oui, grâce aux économies qu'il se fait fort de réaliser.

Trois questions se posent:

1) Les fonds octroyés vont-ils réellement servir à faire des embauches?

2) Les économies prévues sur le papier vont-elles se traduire dans les faits?

3) Peut-on faire des économies sans licenciements? Auquel cas le système Valls serait comme un serpent qui se mord la queue...

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 13:30

Faute de changer le modèle et la mentalité de la société française, François Hollande et les socialistes, ont choisi la facilité. Pris en tenailles entre la réduction du déficit et le chômage leur solution consiste à pomper dans le pouvoir d'achat des français. D'abord orientés vers celui des plus riches ils en sont maintenant à la classe moyenne aux limites de ceux qui sont au seuil de la pauvreté.

Jusqu’à présent, cette ponction fut faite par l'augmentation des taxes et des impôts, mais elle prend désormais la forme de blocage des salaires et des pensions. Il n’empêche que, d'après mon compte, il va manquer à Manuel Valls, au bas mot et dès cette année, 5 à 6 milliards pour boucler son budget. Il aura le choix entre laisser filer le déficit ou puiser à nouveau dans la poche des citoyens. Cela pourra se faire sous diverses autres formes, par exemple en piochant dans les bas de laines ou en taxant l'épargne.

Mais Manuel Valls aura aussi à compter sur les effets secondaires du manque de pouvoir d’achat : Frein sur la demande et la croissance mais aussi pertes de rentrées d’impôts. Le PIB français par habitant ne cesse de décroître... Donné pour 85% du PIB américain en 1980 il est en dessous de 75% aujourd'hui. Par comparaison avec la Suède égal en 1980, le PIB moyen par Français est désormais 10 points en dessous. Ce ne sont pas les mesures de Manuel Valls qui vont arranger les choses!

Reste une question: Puisque le pouvoir reste sourd aux votes et aux sondages, puisque la droite est, sans le dire, favorable à cette politique, combien de temps les élus de gauche prendront-ils le risque d'une raclée en 2017? C'est un problème que Manuel Valls devra affronter au fur et à mesure que le temps passe avec d'autant plus d'acuité.

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 09:09

Les mêmes Ministres qui ont connu l’échec sous la houlette de Jean-Marc Ayrault redoublent de volonté pour assurer leur réussite avec Manuel Valls. On sait que leur mission consiste essentiellement à réduire le déficit Public sous la barre des 3%... Pour ce faire le gouvernement s'était, jusqu'à présent, contenté d'augmenter les impôts tout en essayant de baisser les dépenses.

C'est ainsi que le déficit budgétaire qui était de 5,2 du PIB fin 2011 sous Sarkozy est passé à 4,3 fin 2013. Mais les Français ont payé cher ce gain de point ( Le PIB par tête ne cesse de plonger) puisqu'il a eu pour conséquence de diminuer le pouvoir d'achat, d'augmenter le chômage sans réduire la dette. Échec social qui s'est traduit par un échec politique dans les urnes.

Le Président, qui reste très sensible à la pression de Bruxelles et des Marchés, a décidé, pour pallier le chômage, de soutenir les entreprises tout en réalisant une économie de 50 milliards étalée sur trois ans. Il a confié à Manuel Valls le soin de mettre en œuvre cette politique qui n'est, en fait, qu'une variante de la précédente. Il lui donne pour ce faire quelques armes supplémentaires qui n'en sont pas moins des sabres de bois.

Sabres de bois que ces économies de bouts de chandelles ( moins de 1% du PIB) qui, pour autant qu'elles vont toutes se réaliser, n'en affectent pas moins la croissance ne serait ce que par la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires et des retraités.

Sabres de bois (au moins en ce qui concerne une baisse significative du chômage) que ces 30 milliards distribués à l'aveuglette aux entreprises: Si le coût du travail est un facteur important de la compétitivité, il n'est pas le seul, loin de là! «Si l'on voulait seulement égaliser les conditions de concurrence entre firmes allemandes et françaises, c'est 10% de taux de marge soit 100 milliards d'euros qu'il faudrait transférer aux entreprises françaises» (1) Il est donc probable que les 30 milliards du CICE et des Plans vont d’abord servir, dans un premier temps, à renflouer les taux de marge plutôt qu'a créer des emplois.

Sauf éléments extérieurs: forte croissance, dévaluation de l'euro... François Hollande conduit les socialistes à un échec électoral certain.

1) Ref : «Changer de modèle) Philippe Aghion, Gilbert Cette et Élie Cohen.

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 16:14

Roland Sicard n'a pas son pareil pour afficher , par un sourire goguenard, son désaccord avec les propos de ses invités . Aussi ai-je été étonné qu'il reprenne lui aussi le terme de «réforme» pour parler du gel du traitement des fonctionnaires et des retraités. Le pouvoir de communication serait-il devenu aussi fort qu'il aille jusqu'à brouiller la vue de ceux dont la profession consiste à ne pas s'en laisser compter ?

Au sens courant réforme veut dire changement dans un but d'amélioration. Peut-on sérieusement qualifier d'amélioration le blocage des salaires et des dotations aux collectivités ? La seule vraie réforme annoncée, celle des régions, reste hypothétique et décalée dans le temps.

En réalité, l'opération Valls concerne un plan d'économies grossièrement habillé en «réformes» pour faire passer la pilule. Que les Politiques continuent à flirter avec la propagande (Action systématique exercée sur l'opinion pour lui faire accepter certaines idées ou doctrines) avec le succès que l'on voit dans les sondages et les votes donne une raison de plus pour que ceux dont le rôle consiste à éclairer l'opinion ne tombent pas, eux aussi, dans le panneau.

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 14:09

Il est vrai que François Hollande rendrait service à la France en se cantonnant au rôle d'un Président de la Troisième République : Au moins, en ces temps là, on riait : « Que d'eau, que d'eau » « La fièvre typhoïde, je l'ai eue : on en meurt ou on en sort idiot » « C'est vous qui êtes le nègre ? Et bien continuez »...

Encore faudrait-il qu'il y eut un Premier Ministre capable de contredire la Hollanderie et de prendre les mesures qui s'imposent :

1) A court terme : moins de chômage, encore moins de chômage, toujours moins de chômage. Donc de la croissance, encore de la croissance toujours plus de croissance. Ce qui implique de booster les PME PMI, d’empêcher la fuite des restructurations du Cac 40 à l'étranger mais surtout de ne pas réduire le pouvoir d’achat quitte, si besoin, à laisser filer un peu de déficit.

2) A court et moyen terme engager de vraies réformes telles celles que nous livrent, a peu de frais, Philippe Aghion, Gilbert Cette et Élie Cohen ( Changer de modèle)...

Hélas ! Je crains que Manuel Valls ne soit qu'un simple exécutant et comme le dit Thomas Guénolé, un faux dur. Fort avec les faibles et faible avec les forts... Capable de faire condamner les « Bonnets Rouges » sans s'attaquer aux niches fiscales, capable de bloquer les salaires des populations qui n'ont pas les moyens de s'opposer sans s'attaquer aux vraies réformes structurelles et aux groupes bien implantés... L'important étant d'obtenir le vote de ceux qui se disent de gauche... Jean Jaurès, Léon Blum au secours !

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