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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 11:21

" Cela fait dix ans que nous dénonçons la particulière nocivité de votre (Sarkozy) politique pour la justice et les libertés dans ce pays, nous n’avons pas l’habitude d’avancer masqués, nous avions déjà appelé à voter contre vous en 2007 et nous avons davantage encore de raisons de le faire en 2012, votre bilan s’étant considérablement alourdi »

Extrait (choisi parmi les plus aimables) d'une lettre adressée le 2 Mai 2012 par le Syndicat de la Magistrature au Président Sarkozy.

Je ne partage pas la notion de «nocivité», qui prévaut tout au long de cette libelle, sur l'action de Nicolas Sarkozy, mais je peux comprendre que, face à un concurrent politique dangereux, Manuel Valls la fasse sienne.

Pour autant aucune des pressions du Premier Ministre (relayées par celles de la Garde des Sceaux) pour enfoncer l'ex Président (Faits très graves) ( Refus de la Berlusconisation de la France)... ne pourra faire que, si les juges d'instruction ne concluent pas à un non lieu, Nicolas Sarkozy ne soit jugé conformément à la Loi. Il se présentera devant la Magistrature assise conformément à l'article 11 : « Présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées»

Au delà des polémiques, des intérêts partisans, des bassesses politiciennes, ce sont les juges qui décideront en toute sagesse et impartialité.

Non la France n'est pas l'Italie, vingt pour cent de son PIB n'est pas (encore) de source plus ou moins mafieuse, sa dette n'est pas (encore) à 135%. Il est dommage que Manuel Valls se calque sur Matteo Renzi car c'est prendre le risque d'un affront aussi cinglant que celui que Renzi vient de subir: Sa cote est si peu sure que la Bundesbank refuse de lui ouvrir une ligne de crédit!

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 10:53

Je suis longtemps resté un grand naïf de la politique...Je croyais dur comme fer en l'honneur des plus éminents Serviteurs de la République. Un jour, pourtant, après l’accident de Robert Boulin, le suicide de Pierre Bérégovoy puis celui de François de Grossouvre je dus admettre la réalité d'écoutes sordides qui avaient lieu au sein même de l’Élysée. Alors force me fut de revenir sur terre à une vision plus réaliste de la dignité humaine aux plus hauts sommets de l’État. On imagine la portée du scandale si de telles révélations avaient lieu aujourd'hui et les foudres judiciaires qui s'en seraient suivies.

En ces temps, pas si lointains, il n'a rien été de cela car c'eut été attenter à l'honneur du Président d'alors et par la même à celui du prestige de la France. Dans un silence quasi sépulcral, la Justice a alors plié le genou devant l’intérêt National.

Aujourd'hui, plus que jamais, les intérêts politiques sont à vif. Le Président et son Gouvernement sont à la peine et leur premier avantage serait d'éliminer Nicolas Sarkozy. A droite ses concurrents qui ne sont pas en reste sont liés par le même souci. Aussi l'accumulation éléphantesque des poursuites judiciaires à son endroit, la vindicte, clairement affichée, de certains juges à son égard, le souci évident de l'humilier et de le discréditer aux yeux des Français porte à douter de la coïncidence strictement hasardeuse de tels événements.

Pourtant je veux une ,nouvelle fois rester naïf (ou lâche?) et je vais, comme le font les médias, obtempérer à l'injonction de François Hollande qui dit de circuler car il n'y a rien à voir.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 16:00

Lorsque après le sibyllin «Bah ! Tu ne le verras plus » lancé par François Hollande à propos de Nicolas Sarkozy, Michel sapin avait prédit «La Justice s'occupera de lui » Il avait raison ! Peut être était-il bien informé. En tous cas bien mieux que quand il prédisait la baisse du chômage..

En tant que normalien section lettres Michel Sapin connaît le sens des mots. Que veut-il dire par « s'occuper de lui ? » Je retiens, pour ma part, l'une des significations relevée dans le Petit Robert: « Attends un peu, je vais m'occuper de toi ! Je vais te faire un mauvais parti. Toi tu t'occupes du gardien, moi j'ouvre les cellules »... Toi ceci, moi cela...Chacun son rôle...

Sous réserve d'être taxé d'attentisme à la Justice, on ose se demander pourquoi dans l’affaire Bettencourt a-t-on choisi une experte en neurologie, proche du Juge instructeur, alors qu'elle est spécialiste de l'autopsie? Pourquoi dans l'affaire des écoutes demande-t-on à une Juge de tirer son objectivité de la vive animosité qu'elle ressent, à titre personnel, à l'égard de celui qu'elle poursuit ?

La Justice est indépendante soit! Si indépendante qu'elle ne relève même pas du suffrage universel. Si puissante qu'elle peut, sous couvert du principe d'objectivité, empêcher un candidat ou un élu. Le citoyen doit s'incliner....mais payer les Magistrats. C'est ce que demande le Président Hollande au nom de la Justice et de la Démocratie.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 17:37

Article 11. «Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées»

En principe ce sont les Juges de la Magistrature assise qui décident ou non de la culpabilité. En principe... car les juges d'instruction et les Procureurs procèdent, eux, non pas au nom de la présomption d'innocence mais de celle de culpabilité ce qui entraîne pour le prévenu une condamnation immédiate de la part de l'opinion publique.

Il est dommage que le Pouvoir fasse chorus et ce en la personne du Premier Ministre quand il affirme que les «Faits sont graves» Mais, que je saches, ce n'est pas au Premier Ministre de juger de la réalité et de la gravité du fait, c'est aux Tribunaux qu'il appartient de dire.

Manuel Valls n'est d'ailleurs pas le seul à mettre l'instruction et le soupçon en culpabilité en de ça et au dessus de celui de la Justice. Et quand c'est Harlem Désir ou certaines autres Personnalités qui le font, on se tord de rire...

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 08:10

Comme en 1958, nous assistons, en France, à deux phénomènes concomitants et consubstantiels: La déliquescence des partis politiques jointe à une déficience économique qui induit des fractures sociales dont le chômage est un des symptômes les plus évidents.

Comme en 1958 le gouvernement est incapable de maîtriser la situation mais, désormais inamovible, il échappe ainsi aux incessants remaniements qui avaient provoqué la chute de la quatrième république.

Un livre de Luc Ferry, «L'innovation destructrice», * nous apprend beaucoup sur les théories de Shumpeter et nous éclaire sur les mécanismes du capitalisme moderne qui doit son équilibre au pédalage soutenu de l'innovation intensive, laquelle fonctionne comme un moteur à quatre temps: invention-réalisation---obsolescence-désagrégation... «La mer, la mer, toujours recommencée».

Par opposition à ce perpétuel mouvement, la France se momifie dans l'image du très remarquable et honorable Sénateur le Sueur qui tient de Vaugelas (Claude Favre Baron de Pérouges) une dialectique ampoulée mais précise, dont la sérénité intemporelle se fait, parfois, jour au cœur des cathédrales lorsque les vitraux éclairent l’autel et que l'orgue puissant et grave module les premières notes d'un requiem de Bach.

Un monde majestueux, immuable, celui des conciles et des symposiums, celui des réflexions lentes et profondes sépare le Sénateur de celui de l'imagination fertile, mouvante et agitée du monde de la Silicon-Valley. D'un coté la langueur « des fleuves impassibles », de l'autre « les ressacs des aubes exaltées »

La France n'en finit pas de louvoyer entre ces deux mondes: Celui du repli sur soi et celui de l'ouverture ( via europa). Plutôt que d'en recueillir leurs avantages Dieu nous garde d'en accumuler les inconvénients.

La crise politique française (car crise il y a) procède d'un parti au pouvoir virtuellement illégitime parce que désavoué par la majorité des français et d'une opposition déshonorée, animée par des haines entrelacées, qui s'entre-déchire à qui mieux mieux. Sans, pour autant, négliger l'exercice paresseux de la démocratie par des citoyens mal informés dont on dérive habilement l'attention vers les potins et les « affaires » de telle sorte qu'ils optent plutôt pour la vertu des élus plutôt que pour leurs compétences. ( L'une étant, de loin, bien plus facile à montrer que l'autre à acquérir)

D'aucuns prédisent que ce mélange explosif détonnera fin 2015 au plus tard. Bien que niée par nos Ministres, la déficience économique s’observe très concrètement par la faiblesse de la croissance et un chômage trop fort.

D'ici peu Manuel Valls aura à choisir entre dette et nouveaux impôts. Je gage que le Président Hollande a (cette fois ci) déjà choisi la dette, si possible camouflée en Eurobonds.

«L'innovation destructrice» Luc Ferry,

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 11:01

Habitués aux algorithmes complexes qui vont jusqu'à permettre de réconcilier la quadrature avec le cercle, les calés du melon ont du mal à comprendre les choses simples: Moins de travail et plus cher implique un handicap à l'export. Moins d'export pour plus d'import c'est une balance commerciale négative qui, faute de compétitivité, ne peut se compenser que par du déficit budgétaire et de la dette.

Réduire le déficit budgétaire avant d'avoir boosté la compétitivité c'est anémier la croissance et par conséquence augmenter le chômage. C'est tellement simple qu'aucun esprit tant soit peu évolué ne peut admettre cela.

Les imbéciles ne verraient que deux solutions: soit mettre la barre à droite et tout faire, même au dam des 35 heures et de la retraite à 60ans, pour être en concurrence avec les meilleurs, soit donner un peu de mou au déficit pour éviter le pire: croissance molle et chômage entraînant le pays dans une spirale infernale.

Mais la France est connue pour son haut degré d’intelligence et grâce à son Président, son Premier Ministre, l'ensemble de ses Ministres et de ses Parlementaires, ce pays est tout à la fois capable de travailler moins et plus cher que les autres et de maintenir un rang coruscant au sein européen.

Et les chômeurs me direz-vous? Ils n'ont qu'à, comme les autres, parler trois langues et sortir de Polytechnique, Sciences-Po ou l'Ena...

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 08:46

A la faveur d'une embellie mondiale de l'économie et de possibilités d'argent facile et pas cher, François Hollande a inscrit son quinquennat sous le signe des réformes qui, selon ses idées, sont de nature à inscrire le Pays dans le «mieux être» et l'engager dans la modernité. Réformes de la Société vers des ordres de pensées plus novatrices et lutte contre la sclérose des consciences et des religions.

Réformes idéologiques et matérielles tous azimuts ( Éducation, retraites, chômage, territoires, immobilier, transports, justice, entreprises, énergies, ...etc...)

Forts de leur volonté d'aller de l'avant le Président et son Gouvernement font fi des réticences populaires, aussi bien celles exprimées par les deux dernières élections que celles des sondages et vont jusqu'à négliger la contestation qui se fait jour au sein même de leur Parti.

Pour ce faire le Président Hollande s'est doté d'un Premier Ministre dit de combat afin de soutenir les réformes et les faire graver dans le marbre de la loi. Il reste dix huit mois (en plus des deux ans déjà écoulés) à Manuel Valls pour convaincre une majorité d'électeurs que ces réformes mettront la France sur la voie de félicités qui, pour le moment, se font attendre.

Fin 2015 il est peu probable que l'on récolte déjà les fruits de cette immense mise en culture. Alors le Peuple aura à choisir entre la persévérance dans l'effort pour des avantages à venir et les trivialités immédiates propres à trouver du travail, de la sécurité et du pouvoir d'achat.

Quoiqu'il en soit je suis persuadé que, cette fois, les électeurs auront le dernier mot. Manuel Valls sera jugé sur sa capacité à obtenir des résultats plutôt que sur celle à faire passer des lois et des principes. Le compte à rebours a commencé...

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 08:53

Après que le précédent gouvernement, puis le sien, aient essuyé coup sur coup deux défaites électorales, le Premier Ministre amortit le coup en mettant en œuvre dans l'urgence une série de réformes qui, bien qu'utiles dans le principe, n'en ont pas moins pour principal objectif de détourner l'attention des obstacles du jour et de repousser un éventuel risque électoral à fin 2015.

Il y a deux façons de traiter un problème: Le résoudre ou le remettre à plus tard. Depuis des années les gouvernements français successifs usent de cette deuxième formule ...C'est une méthode qui a fait ses preuves et qui devrait, à nouveau, bien fonctionner.

Depuis des lustres la France traîne un déficit commercial récurent et, au fil des années, le classement du PIB par habitant n'a cessé de descendre pour arriver maintenant dans le bas du tableau des Pays de l'OCDE.

Au bilan médiocre laissé par la Présidence Sarkozy, les deux premières années du gouvernement de Jean-Marc Ayrault ont aggravé les choses en matière de chômage et de pouvoir d’achat sans, pour autant, empêcher la dette de croître.

Manuel Valls, qui a, peut être, eu le grand tort de prendre telle quelle et sans aucunes conditions la responsabilité de cette gouvernance, fait comme il peut avec les hommes (femmes) et les moyens qu'il a.

Politiquement, Manuel Valls se sort bien de ces premières épreuves par une manœuvre habile qui lui permet de souffler au moins jusqu'en septembre. Mais il est clair qu'il ne tiendra pas ses objectifs financiers. Obligé de lâcher du lest pour calmer la gauche, les opérations réformistes vont dans un premier temps plomber le budget avant que les effets positifs ( problématiques) ne se fassent sentir. Encore faut-il que, dans son rôle de chevalier blanc, la France n'ouvre pas deux autres fronts de guerre en Irak et en Ukraine...

Quoiqu'il en soit Manuel Valls aura le choix entre une nouvelle valse du bonnet des 3% et de nouvelles augmentations d’impôts. Le risque social existe mais ne paraît pas énorme: d'autres pays ont subi des contraintes corvéables encore plus prégnantes sans soulèvement populaire massif. Le chômage français est certes préoccupant mais l'Italie supporte le même sans parler de la Grèce et de l'Espagne qui ont des taux bien au dessus... Mais, avec les Français, on ne sait jamais...

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 14:29

Pendant que la guerre fait rage sur les fronts qui opposent chômage et déficit budgétaire, l’Élysée décide de réorganiser l'armée...

Il y a là un mystère qui déroute bon nombre de Français... Charlotte Chaffanjon à le mérite d'essayer de nous faire comprendre ce qui se passe dans la tête du Monarque: «Quand on demande dans quel état d'esprit est François Hollande, la réponse la plus récurrente ces dernières semaines, chez ceux qui le connaissent bien, chez ceux qui le voient travailler, c'est : "Il est lucide."»

De la lucidité Cioran disait qu'elle rend impropre à la vie. Mais Mme Chaffajon (clairvoyante) le voit plutôt dans le déni.

Du déni Michel Onfray dit que c'est une absence de sens en dehors de celui qu'on lui donne... A mon avis Charlotte Chaffanjon a tapé dans le mille. Reste à savoir si le sens que François Hollande donne au bonheur endiguera encore longtemps la grogne des Français.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 17:24

Un remarquable article de Philippe Tesson explique pourquoi Manuel Valls est condamné à l’autorité... En sous titre il est dit «Dans le vide politique qui l'entoure et confronté à l'opposition de son aile gauche, le Premier ministre trouvera son salut dans la démonstration d'autorité»

Son salut? Rien n'est moins sûr! Car il n'y aura pas de salut politique sans redressement économique et social...Et sur ce point il a déjà perdu ! Perdu, du jour même où il a accepté de suivre la ligne du Président Hollande. Ce n'est pas en bloquant les salaires des fonctionnaires et les pensions, ce n'est pas en raclant à l'os les dépenses publiques qu'il redonnera de la croissance. Ce n'est pas à coup de cice et de pactes «responsables» qu'il redonnera aux entreprises le goût d'embaucher et la compétitivité suffisante pour revenir à l'emploi.

Si Manuel Valls se contente, à coup de menaces et d'appels à l'esprit de clan, de résoudre Mme Leadermann et les autres à voter ses textes, il perdra! Car il ne pourra pas donner longtemps le change au Peuple lequel veut, avant tout, de l'emploi, de la sécurité et du pouvoir d'achat.

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