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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 12:54

Ce n'est, pour le moment, que le début du marquage, une petite balise, qui trace l’orée du chemin que chacun prendra pour arriver à la Présidentielle.

François Hollande, qui n’est sérieux que lorsqu’il plaisante, dit, en fait, à Manuel Valls : Prenez garde de rester à votre place tant que j’envisage de prolonger mon mandat.

Or, ce matin Manuel Valls dit clairement vouloir générer un vaste mouvement centro-libéral dont le nom ne sera acté qu’après avoir pris forme et ampleur. Comment ne pas imaginer que ce mouvement (dont François Hollande est l’instigateur lucide ou inconscient) ne serve pas à propulser le Premier Ministre à la candidature de Président de la République ?

La question est de savoir où en seront les choses dans deux ans. Pour le moment Manuel Valls ne vend que du bluff : sous sa houlette, le déficit augmente, la dette dérape et le chômage ne va guère mieux.

Nonobstant, puisque François Hollande a réussi à couillonner la gauche, pourquoi Manuel Valls ne pourrait-il pas faire de même à droite ? Il en a le talent et vingt ans de PS le disposent à cela.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 14:22

Plus d’un expert hautement qualifié préfère la politique économique de François Hollande aux concepts désuets de Martine Aubry et de ses partisans. Ce sont là avis d’économistes avertis qui ne tiennent pas compte de l’aspect purement politique de la chose.

Le citoyen de base pense plus simplement : Il voit que le déficit du budget 2015 se gonfle à 87milliards d’euros et que les taxes sont en augmentation. Il se demande : Vont-ils (pour une fois) tenir le budget 2015 ? Vont-ils, encore, d’une manière ou d’une autre, augmenter les impôts ?

Le quinquennat laisse pendant cinq ans le champ libre à la majorité mais l’échéance approche et chaque jour qui passe rend les politiques de plus en plus fébriles, aussi bien ceux qui espèrent revenir au pouvoir que ceux qui redoutent de prendre la pâtée.

Il est assez normal que, parmi ces derniers, certains prennent d’ores et déjà leurs distances pour faire leur campagne sur le thème « Si on nous avait écoutés… »

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 08:23

Bien qu’il ne soit que le commis voyageur de la politique de François Hollande, Manuel Valls a de fortes chances de porter le chapeau lorsque sonnera de l’heure de vérité. A le voir encaisser sans ciller les échecs électoraux à répétition, point n’est besoin qu’il nous vante la solidité de ses nerfs. Mais cela ne devrait pas être considéré comme une fin en soi de la part des élus socialistes sauf à accepter une raclée aux futures élections.

Manuel Valls vient de valider sans sourciller un déficit prévisionnel dans son budget 2015 de l'ordre de 87 milliards d'euros après être en passe de réussir l'exploit de cumuler un déficit de 150 milliards pour les deux années 2013 et 2014, dont, bon soldat, il endosse crânement la responsabilité. À ce rythme, on sera facilement à 400 ou 500 milliards de dette supplémentaire pour le quinquennat Hollande, ajoutés à la pile des dettes laissées par Sarkozy et ses prédécesseurs. A ce sujet la Cour des Comptes a été très claire : ce sont 600 milliards d'euros de dette, dont 200 imputables à la crise de 2008/2009, qui auront été ajoutés par Sarkozy à l'addition précédente.

Au mieux, le Ministre aux nerfs (heureusement) solides ne fera pas mieux que François Fillon sauf que ce cumul de dettes enfonce gravement la ligne de flottaison du bateau France.

Si l’on ajoute à cela un chômage certes endémique mais de plus en plus préoccupant il est normal que d’aucunes (et d’aucuns) se posent des questions sur la validité des mesures à venir.

Manuel Valls ne fait qu’assurer la vente et l’après-vente de politiques concoctées et décidées par d’autres mais il veut à tout prix en assumer la pleine responsabilité. Après « Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts » « Je reste droit dans mes bottes » voici « l’Homme aux nerfs d’acier »

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 10:42

Quand un Président de la République est servi par des gens qui lui sont proches, voire intimes, quand il est entouré de ministres aptes à assumer leurs fonctions en relation directe avec lui, le rôle du Premier Ministre relève davantage de celui d’animateur et de relation publique plutôt que de gouvernance.

D’autant que le Premier ministre n’est pas le supérieur hiérarchique des autres ministres. Il ne peut jamais leur imposer de prendre une décision qu’ils ne veulent pas assumer. Il peut seulement demander au Chef de l’Etat la révocation d’un Ministre sous condition de faute grave.

De là des « couacs » sans fin, quand ce n’est pas la bravade comme celle de Mme Royal qui revendique, hors démenti du Chef de l’Etat, sa légitimité de parole et d’action.

Si Manuel Valls s’est coulé avec autant d’aisance dans le rôle de Chef des Ventes de la politique du Président de la République c’est qu’il y trouve le moyen de faire sa promotion en vue de sa candidature en 2017. Le moment venu, sa difficulté consistera à ne pas endosser la responsabilité qui revient à François Hollande, échec supposé ou réel mais quoiqu’il en soit propre à faire subir une raclée au PS et à la gauche en général.

Les deux amis, Arnaud Montebourg et Manuel Valls, qui se retrouveront concurrents à échéance, ont, à cet égard, des tactiques opposées : le premier dit je pars quand le second dit je reste… On verra bien !

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 13:42

Selon Christophe Barbier, Emmanuel Macron aurait «Un cerveau très performant ». Ce point étant acquis, il est clair que la maladresse dont il fait preuve chaque fois qu’il prend le crachoir relève de l’éléphant dans un magasin de porcelaine.

Peu importe, car pour moi, citoyen de base, (comme dit Roland Cayrol) les phénoménologies politiques me passent par-dessus la tête et je me tamponne le coquillard de l’avenir des « gens de la Haute » (comme disait ma Tante).

Ayant, grâce à des dispositions naturelles, réussi à ne pas être enfermé dans le « cercle vicieux de l’intelligence » je cherche les raisons qui justifient la performance cérébrale qui consiste à promouvoir un mode de transport par autocar dont chacun sait (sauf peut-être les écologistes) qu’il est le plus polluant, le plus encombrant, le plus lent et le plus dangereux. Transport qui va à l’inverse de ce que souhaitent tous les Rio + du monde et qui relègue le Giec au rang de paillasson.

Peu versé dans le monde de la philosophie je n’ose affirmer que Manuel Macron est plus proche du pragmatisme de Charles Peirce que des évanescences de Paul Ricœur.

Il est vrai que, si l’on ne s’en tient qu’aux faits c'est au total 6,5 millions de personnes qui vivent grâce à des minima sociaux, soit, sans compter les chômeurs, 10% de la population.

De quoi faire saliver les gens du marketing qui y voient, nonobstant les inconvénients déjà cités, un marché juteux pour les constructeurs de cars, les transporteurs et les sociétés d’autoroute.

Mais les cerveaux peu performants regretteront, peut-être, que la SNCF, comme au temps de sa création, ne puisse plus offrir aux « pauvres » un moyen de transport sur, rapide et bon marché.

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 14:08

La vénérable Cinquième République, celle de De Gaulle et de Mitterrand, a désormais besoin, chaque année, de 80 à 100 milliards d’emprunts pour boucler son budget.

Bien que cette vieille machine ait de beaux restes, elle n’est plus dans la course de la mondialisation et en voulant l’y inscrire, sans révision profonde, à coups de multiples et petites interventions, le Président Hollande abonde chômage et pauvreté.

Il est vrai que depuis 2012, sous la pression de Bruxelles, le Chef de l’Etat a réussi à faire baisser le déficit de 5.2 à 4.3 du PIB, mais au prix de sérieux dégâts sociaux qui vont jusqu’à entrainer des mesures de bienfaisance comme la remise en service d’autocars pour que « les pauvres voyagent facilement »*

La raison en est simple : 57% du PIB est issu de la dépense publique contre 43% dus à la création de richesses privées. En rognant sur la dépense publique avant même que le privé ne compense par un surcroit de production de richesses on touche les plus faibles, lesquels entrainent l’économie dans une spirale décroissante.

Conscient de cela François Hollande a créé le CICE qui est censé permettre aux entreprises de renouer avec la compétitivité. En ce qui me concerne, je n’y crois guère parce que l’atonie des entreprises relève d’un ensemble de facteurs, complexes et diversifiés, enkystés au plus profond de l’histoire française,** qui veut que l’Etat ait le soin de régir toute chose, au risque de l’abêtissement individuel et de la castration de l’initiative personnelle… Jusqu’au point d’être obligé d’empêcher par la loi les parents (idiots ?) d’enfumer leurs enfants!

* Emmanuel Macron

**Histoire d’une Névrose (Jean Peyrelevade)

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 13:52

Cambadélis : « Le Président parle, les ministres appliquent »--- Le récent recadrage du Premier Ministre dont les élans réformateurs, notamment instigués par Emmanuel Macron, ont été fusillés en plein vol par le Chef de l’Etat, semble donner raison au patron du PS.

Faute de réel pouvoir politique Manuel Valls parle, parle, parle beaucoup. Jusqu’à présent sa rhétorique se nourrit de pathos : « J’aime la France, j’aime l’Entreprise, j’aime le Socialisme, j’aime la République, respect, responsabilité, grandeur… »

A l’argument pragmatique qui consiste à dire à la Commission que, vu le chômage qui monte et la croissance qui baisse, réduire encore notre déficit conduirait à un risque de collapsus également dangereux pour l’Europe, Manuel Valls préfère en appeler au respect que Bruxelles doit à la France parce qu’elle est un grand pays.

J’entends, ici et là, nombre de spécialistes porter leurs espoirs sur la personnalité de Manuel Valls, alors que, jusqu’à présent, il a les mains liées et ne fait qu’obéir aux ordres de son chef.

Un chef qui, depuis la nomination de son nouveau Premier Ministre, n’a pas, concrètement, de meilleurs résultats avec lui qu’avec Jean-Marc Ayrault. Le déficit budgétaire 2014 n’est pas préférable à celui de 2013 et ni le chômage ni la dette ne vont dans le bon sens.

Même très justifiés, les milliards accordés aux entreprises pèsent sur le déficit budgétaire, la dette et la croissance. Si dans les mois qui suivent le CiCE sert à alimenter les salaires et les dividendes plutôt qu’à faire des emplois, François Hollande perdra son pari. . C’est un risque politique que Manuel Valls assume pour le moment, mais que n’a pas voulu prendre Arnaud Montebourg.

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 08:29

« Il faut respecter la France, c'est un grand pays. Je n'accepte pas de leçons de bonne gestion »

Ainsi parla le Grand-Diseux pour que l’Europe sache bien que c’est lui qui porte les culottes de la Présidence de la République.

A ceux qui trouvent qu’il en fait un peu trop dans le verbe, un peu trop dans la posture et pas assez dans les résultats, Manuel Valls répond qu’il a reçu l’onction du Grand Elu lequel l’approuve en toutes circonstances et sans une ombre d’ambiguïté.

Depuis Angoulême François Hollande chuchote : « Je suis toujours là »… Sans blague ?

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 11:45

« Grand diseux, petit faiseux » En citant ce proverbe Bernard Cazeneuve a clairement défini ce que je pense de Manuel Valls.

Faut-il, pour autant, dans le contexte actuel en déduire que le profil du « Premier Ministre » n’est pas d’être (avant tout) celui d’un « beau parleur » ? Auquel cas Manuel Valls colle parfaitement à son rôle.

Dans un Pays où l’on persiste, contre toute raison, à tenir pour exacte la consommation d’une voiture en prenant pour seul critère la distance sans tenir compte de la notion de temps, la parole prend largement le pas sur les faits.

Dès lors la bonne tactique consiste à dire que l’on va faire des réformes. Leur mise en œuvre étant une toute autre histoire d’autant qu’il n’y a pas de nécessité vitale avérée.

Pour faire simple l’économie française (deuxième en Europe et cinquième mondiale) ne souffre que d’un déficit de productions de richesses de l’ordre de 5 % de son PIB. Depuis de nombreuses années ce déficit est compensé par des dettes que l’on nous accorde facilement avec un minimum d’intérêts.

Je concède que, dans le temps, cela puisse poser problème, mais dans l’immédiat nos 98% du PIB sont inférieurs à ceux de l’Italie et loin derrière les plus de 200% du Japon qui n’empêchent pas les Japonais d’avoir un PIB par habitant supérieur au nôtre.

Le vrai problème concerne François Hollande : Après deux ans d’exercice il a maintenant besoin de montrer des résultats. Parti de 5.2 de déficit budgétaire, le Chef de l’Etat a obtenu 4.8 fin 2012 puis 4.3 fin 2013. La pente descendante est faible mais avérée. Mais voilà que, depuis Manuel Valls, la courbe remonte : « Grand diseux, petit faiseux » ?

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 17:27

Pas sûr : D’abord Nicolas Sarkozy a bénéficié d’environ 200 milliards de dettes, dues à la crise, que l’on porte (alors qu’il n’y est pour rien) volontiers à son crédit.

Ensuite, au tempérament prodigue de Sarkozy, François Hollande oppose celui, regardant, d’un bourgeois normand.

De l’Elysée à la retraite des vieux, le mot d’ordre est aux économies et à la chasse aux gaspillages. Cela donne, sur l’aptitude à faire des dettes, un gros avantage à l’ancien Président.

Il n’empêche que François Hollande ne se défend pas mal. De 90% du PIB en début de mandat il va atteindre 98% en 2015 et peut espérer 100% à la fin de son mandat avec, cerise sur le gâteau, le seuil de 2000 milliards de dettes déjà actés.

Bien que battu sur la dette François Hollande peut revendiquer une meilleure capacité à faire du chômage.

Car le problème est simple : avec seulement 43% du PIB relevant de créations de richesses il manque chaque année à la France entre 80 et 100 milliards pour boucler son budget. On peut au choix réduire les dépenses, faire l’impasse sur le chômage ou laisser filer la dette au profit de l’emploi.

François Hollande a choisi de faire un peu des deux et c’est Manuel Valls qui va, en 2015, traverser le canyon sur un fil.

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