Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 11:45

« Grand diseux, petit faiseux » En citant ce proverbe Bernard Cazeneuve a clairement défini ce que je pense de Manuel Valls.

Faut-il, pour autant, dans le contexte actuel en déduire que le profil du « Premier Ministre » n’est pas d’être (avant tout) celui d’un « beau parleur » ? Auquel cas Manuel Valls colle parfaitement à son rôle.

Dans un Pays où l’on persiste, contre toute raison, à tenir pour exacte la consommation d’une voiture en prenant pour seul critère la distance sans tenir compte de la notion de temps, la parole prend largement le pas sur les faits.

Dès lors la bonne tactique consiste à dire que l’on va faire des réformes. Leur mise en œuvre étant une toute autre histoire d’autant qu’il n’y a pas de nécessité vitale avérée.

Pour faire simple l’économie française (deuxième en Europe et cinquième mondiale) ne souffre que d’un déficit de productions de richesses de l’ordre de 5 % de son PIB. Depuis de nombreuses années ce déficit est compensé par des dettes que l’on nous accorde facilement avec un minimum d’intérêts.

Je concède que, dans le temps, cela puisse poser problème, mais dans l’immédiat nos 98% du PIB sont inférieurs à ceux de l’Italie et loin derrière les plus de 200% du Japon qui n’empêchent pas les Japonais d’avoir un PIB par habitant supérieur au nôtre.

Le vrai problème concerne François Hollande : Après deux ans d’exercice il a maintenant besoin de montrer des résultats. Parti de 5.2 de déficit budgétaire, le Chef de l’Etat a obtenu 4.8 fin 2012 puis 4.3 fin 2013. La pente descendante est faible mais avérée. Mais voilà que, depuis Manuel Valls, la courbe remonte : « Grand diseux, petit faiseux » ?

Repost 0
9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 17:27

Pas sûr : D’abord Nicolas Sarkozy a bénéficié d’environ 200 milliards de dettes, dues à la crise, que l’on porte (alors qu’il n’y est pour rien) volontiers à son crédit.

Ensuite, au tempérament prodigue de Sarkozy, François Hollande oppose celui, regardant, d’un bourgeois normand.

De l’Elysée à la retraite des vieux, le mot d’ordre est aux économies et à la chasse aux gaspillages. Cela donne, sur l’aptitude à faire des dettes, un gros avantage à l’ancien Président.

Il n’empêche que François Hollande ne se défend pas mal. De 90% du PIB en début de mandat il va atteindre 98% en 2015 et peut espérer 100% à la fin de son mandat avec, cerise sur le gâteau, le seuil de 2000 milliards de dettes déjà actés.

Bien que battu sur la dette François Hollande peut revendiquer une meilleure capacité à faire du chômage.

Car le problème est simple : avec seulement 43% du PIB relevant de créations de richesses il manque chaque année à la France entre 80 et 100 milliards pour boucler son budget. On peut au choix réduire les dépenses, faire l’impasse sur le chômage ou laisser filer la dette au profit de l’emploi.

François Hollande a choisi de faire un peu des deux et c’est Manuel Valls qui va, en 2015, traverser le canyon sur un fil.

Repost 0
8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 13:55

En faisant et avec quel aplomb, la promotion du budget 2015, Manuel Valls me fait penser à un vendeur qui masquerait les défauts d’une bagnole qu’il devra lui-même piloter.

De nombreux experts en économie* se sont donné (en vain ?) bien du mal pour expliquer dans des livres les raisons du déclin de la France qui remonte à 1980.

Je ne retiendrai ici que le constat de Charles Sannat « Il faut également avoir à l’esprit que notre PIB est à 57 % issu de la dépense publique. En clair, c’est parce que l’État paie des fonctionnaires, des fournisseurs, qu’il verse des subventions ou encore des prestations sociales qu’il y a de l’activité économique en France et cette activité est à 57 % liée aux dépenses publiques. Il faut donc bien comprendre que la seule création de richesse privée ne représente elle que 43 % de notre PIB. Il est évident que les 43 % de la création de richesse ne peuvent pas financer les 57 % de dépenses publiques quand bien même la création de richesse privée (les 43 %) serait taxée à 100 % !! Le déficit est donc incontournable. La dette est une donnée du système dans lequel nous nous trouvons »

Cela veut dire qu’en réduisant la dépense publique, sans que le président Hollande ait pris dès 2012 les mesures idoines** pour remonter la part de créations de richesses, Manuel Valls a le choix entre augmenter la dette ou briser la croissance.

IL est en train de construire un échec politique et social dont les premiers effets se feront jour dès fin 2015.

*Elie Cohen, Philippe Aghion, Gilbert Cette, Jean Hervé Lorenzi, Jean Peyrelevade, pour ne citer que ceux-là

** Changement de modèle et nouveau pacte européen, dévaluation fiscale, réforme fiscale, augmentation de l’activité des jeunes, lutte plus efficace et moins idéologique contre la pauvreté, étalement de la consolidation budgétaire structurelle (Livre Changer de modèle)

Repost 0
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 11:03

Pour faire court et ne s’en tenir qu’aux faits, le Président Hollande a, jusqu’à présent, réussi à baisser d’un point (de 5.2 à 4.3) le déficit public au prix d’un défaut de popularité qui entrainerait le PS dans une débâcle législative si les élections avaient lieu aujourd’hui.

Cela n’a pas manqué d’aiguiser les appétits politiques des ténors de droite qui, en engageant le combat, plongent, dès à présent, le Pays dans la campagne Présidentielle de 2017.

Impavides et insoucieux des opinions publiques, le Chef de l’Etat et son Premier Ministre présentent un budget 2015 qui a pour défaut d’associer une nouvelle réduction des dépenses publiques à une croissance en berne, sans pour autant pallier les racines du mal.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets il est probable que fin 2015 les problèmes économiques et sociaux resteront bien présents.

Malgré une opposition peu novatrice, déchirée de surcroit par les ambitions de chacun, le budget 2015 prépare la défaite du PS en 2017.

Repost 0
4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 10:08

~~ A force de se regarder le nombril, les humains vivent dans un monde auto fabriqué qu’ils ont fini par confondre avec le naturel.

Dans le monde naturel, l’amour et le désir sexuel sont inspirés par l’instinct de procréation lequel est incontournable pour assurer la survie des espèces. Instinct que l’on retrouve chez les homosexuels pour la bonne raison qu’hormis l’orientation sexuelle il n’y a aucune autre différence, absolument aucune, entre hétéros et homo sexuels.

De ce fait la nature a commis une erreur en dotant de la même manière (envie de procréer, désir sexuel, amour) ceux-là même qu’elle empêche aussi d’avoir des enfants.

Ceux qui étaient contre le « Mariage pour Tous » refusaient (plus ou moins consciemment) que la société endosse la responsabilité de cette anomalie.

Le « Mariage pour Tous » ayant été acté, il va de soi qu’il n’a pour raison d’être que de permettre à la société de pallier la bizarrerie d’être en couple sans pouvoir procréer.

Manuel Valls qui a voulu le « Mariage pour Tous » doit, lui-aussi, maintenant assumer sa responsabilité : non seulement la GPA mais les avancées qui vont suivre et qui présenteront l’avantage de pouvoir choisir la couleur des yeux des enfants…

« Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée »* Maintenant qu’elle est ouverte personne n’empêchera le vent de passer.

*Alfred de Musset.

Repost 0
3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 13:46

"Nous faisons confiance au gouvernement français pour prendre toutes les mesures nécessaires en termes de réformes", a déclaré Mario Draghi Président de la Banque Centrale Européenne.

Ce soutien vient après celui de la Chancelière Allemande qui s’est dite « Impressionnée » par le plan des réformes que Le Premier Ministre Français lui avait présenté lors de son récent voyage outre-rhin.

Si l’on ajoute à cela le crédit dont bénéficie la France auprès des Marchés, grâce auquel ils nous consentent des prêts dont les taux d’intérêts sont parmi les plus bas du Monde, force est d’admettre que la « Finance », dans ses sphères européennes et mondiales les plus éminentes, ne juge pas trop mal la politique économique menée par le Président Hollande.

Cela tranche carrément avec les doutes que nombre d’économistes, d’élus (Y compris du PS) et de « citoyens de base » expriment à l’égard de la politique économique de François Hollande.

Dans un avis publié mercredi, le Haut Conseil des Finances considère que « la prévision de croissance de 1 % pour 2015 paraît optimiste. Elle suppose en effet un redémarrage rapide et durable de l'activité que n'annoncent pas les derniers indicateurs conjoncturels. En outre, le scénario du gouvernement présente (...) plusieurs fragilités touchant au dynamisme de l'environnement international et de la demande intérieure ».

Dans son dernier point de conjoncture, l’Insee décrit une France incapable de repartir de l’avant ce qui ne permet pas d’entrevoir le retour de la croissance et de l’emploi. Selon l’Insee le PIB de l’économie française progresserait de 0,1% seulement au troisième trimestre et au quatrième trimestre, après avoir stagné durant les six premiers mois. La croissance sur l’ensemble de l’année 2014 serait de 0,4% comme en 2013 et en 2012. Le taux de chômage continuerait d’augmenter pour atteindre 10,3% de la population active fin décembre.

Postulations contradictoires dirait Baudelaire… Entre celles de M. Sapin et du Haut Conseil, celles de l’Insee et de bien d’autres, le « citoyen de base »* est perdu. Alors, où veut-on qu’il ancre sa confiance pourtant essentielle à la croissance ?

• « Citoyen de base » tel que cité par le politologue Roland Cayrol. Celui qui, au nom de la Démocratie, glisse tous les cinq ans son enveloppe dans une fente, et dont le rôle, (contraire au « citoyen des cimes» ?) se limite ensuite à payer des impôts…

Repost 0
1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 10:21

« Si vous n’entendez pas crier, c’est que nous ne faisons pas d’économies » Même si ce que dit François Hollande n’est pas totalement faux, je relève, au passage, le manque d’empathie que contient cette phrase, sorte de cynisme, qui colle bien avec l’image que nous en avait donné une de ses Ex.

Le Chef de l’Etat est obsédé par l’idée de faire des économies sans, pour autant, remédier à ce qui cloche vraiment. Cela au mépris des cris de douleur et allant même jusqu’à mesurer la valeur de son action en fonction de l’intensité des protestations : plus celles-ci sont vives, plus elles le confortent dans l’idée qu’il est sur le bon chemin.

Ceci étant, jamais le chômage n’avait été aussi haut, jamais la dette n’avait été aussi forte, jamais la croissance n’avait été aussi faible.

A ce constat, qui me parait particulièrement alarmant, le Gouvernement oppose un bel optimisme : C’est, dès l’an prochain, la supposée limite de la hausse des dépenses publiques à 0.2 % alors que sa « progression spontanée » aurait été de 1.7% qui va, soi-disant, résoudre le problème et continuer à « impressionner » Angela Merkel.

Cela n’empêche pas « Die Welt » de titrer "Quand la France crie croissance, l'Allemagne entend nouvelles dettes et quand l'Allemagne exige des réformes, en France, on entend économies mortelles"

Repost 0
30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 17:06

A ceux qui se plaignent des serrages de vis répétés, le Chef de l’Etat répond : « Il n’y a pas de plan d’économies qui ne soit indolore » Vlan !

Depuis deux ans ces plans ont vu l’envolée de la dette et du chômage tandis que la croissance baissait. Mais le Président a raison : nous avons la douleur en plus... Faut-il dire encore ou merci ?

Repost 0
29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 12:45

Faisant écho au buzz médiatique, antenne 2 invitait ce matin en priorité Marine le Pen. L’actualité se focalise sur l’entrée de deux Sénateurs FN plutôt que sur la poussée à droite…Voulue ou non cette publicité profite au FN mais relègue l’avancée de la droite au second plan.

Depuis que le Chef de l’Etat s’est avisé qu’il fallait installer le socialisme français dans le tohu-bohu de la compétition internationale, il nous fait (bien obligé) une politique de droite qui n’est pas piquée des vers.

Nonobstant la ferveur qu’il met à gaver le cac40 au préjudice de la classe moyenne et à reporter sur les régions des frais qui devraient revenir à l’Etat, il demande un délai de dix ans pour remettre l’économie française sur les rails. « Que l’on ne nous demande pas de faire en cinq ans ce que nos amis allemands ont réalisé en plus de dix ans » dit le Président de la République… Au train où vont les choses on le croit bien volontiers.

Bref, si les socialistes ont la volonté farouche de mener à bien le maintien de l’économie française au 5eme rang mondial (ce qui implique de faire remonter notre industrie du 9eme rang au 5eme) il leur faut gagner les élections de 2017.

Vu le contexte ce n’est pas évident mais une victoire du FN sur la Droite au premier tour donnerait toutes ses chances à la gauche dans un duel avec le FN au second. Le FN meilleur ennemi et allié de la Gauche ? Certainement ! En braquant leurs projecteurs sur le FN les médias auront un rôle important à jouer.

Repost 0
27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 10:12

Bien que je vive dans un monde d'intellectuels nihilistes au sens où l’entendait Camus « Le nihiliste n’est pas celui qui ne croit en rien, mais celui qui ne croit pas en ce qui est », moi, homme simple, je crois en ce que je vois.

Pour moi c’est un étrange hiatus que de prétendre inscrire dans un contexte mondial d’économie libérale, un pays où l’Etat décide des heures d’ouverture des magasins et dont les pilotes imposent à leur Compagnie la politique que doit suivre leur Direction.

Pour moi, la réalité c’est qu’un Premier Ministre est responsable du budget de l’Etat, lequel ne sera pas tenu en 2014.

Pour moi, Manuel Valls aura le choix en 2015 entre augmenter la dette ou les impôts. Probablement les deux.

Je ne suis ni « ré-enchanté » par les promesses de François Hollande, ni « impressionné » par les projets de Manuel Valls… Je sais une chose toute simple : la France a un déficit chronique de 80 à 100 milliards d’euros par an et cela durera tant que la morphine de la dette fera son effet.

Repost 0

Présentation

  • : billets d'une pensee ordinaire
  • billets d'une pensee ordinaire
  • : "Les Démocraties ne peuvent pas plus se passer d'être hypocrites que les Dictatures d'être cyniques" Il n’y a qu’une Liberté : celle à se déterminer d’agir de façon morale
  • Contact

Recherche

Liens