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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 09:42

On ne parle plus que du « Plan Macron ». A l’occasion d’une conférence de presse Manuel Valls a bien essayé de remettre au crédit du Gouvernement, de ses Ministres et de lui-même, l’initiative et la construction de la fameuse « Loi Macron » mais Emmanuel Macron n’en reste pas moins la vedette.

Après la « Boite à outils » du bricoleur de chômage, après le CICE et le Pacte de Responsabilité voici le « Plan Macron » ainsi nommé pour personnaliser le projet avec dessein d’impact d’ordre psychologique plutôt que réel.

En neuf mois de Premier Ministre, Manuel Valls a beaucoup parlé mais n’a pas encore obtenu de résultats. Il s’est surtout contenté de mettre en œuvre ce qui avait été décidé du temps de Jean-Marc Ayrault, alors que l’opinion publique qui ne voit rien venir, a la crainte que les mesures ne tiennent pas leurs promesses.

Chaque jour qui passe rapproche le Gouvernement d’échéances électorales et celles qui ont déjà eu lieu ne plaident pas, c’est le moins qu’on puisse dire, en faveur de l’effet «Valls ».

Avec la pression de Bruxelles, cela explique pourquoi, depuis quatre mois, François Hollande pousse Emmanuel Macron en première ligne afin de défendre les efforts prétendument faits par la France pour créer des emplois... et sauver le Président.

Personne ne sait ce qu’il adviendra de la « Loi Macron » lorsqu’elle sortira de l’essoreuse Parlementaire. Personne ne sait si elle aura des résultats significatifs sur le chômage, mais quoiqu’il en soit, Emmanuel Macron fait, pour le moment, figure de Premier Violon. Il confine Manuel Valls dans le rôle d’un Chef-d ‘orchestre qui n’est pas maitre du tempo.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 08:56

Serait-il possible que le PS souhaite affronter le FN au deuxième tour de2017 ? Je ne puis le croire, mais alors comment expliquer l’étrange attitude de JC Cambadelis ?

Il sait bien que dans l’affrontement du PS avec l’UMP (ou quel que soit son nom) c’est le report des voix du Centre sur tel ou tel candidat qui fera la différence.

Il sait bien que ces suffrages iront bien plus facilement à Alain Juppé qu’à Nicolas Sarkozy. Dès lors l’intérêt du Candidat PS n’est-il pas de préférer affronter ce dernier au lieu de celui qui cumule les faveurs de la Droite et du Centre ?

Alors pourquoi JC Cambadelis tape-t-il tant qu’il peut sur l’ancien Président au risque de faire élire Alain Juppé aux primaires, réputé adversaire le plus dangereux de leur futur prétendant ?

C’est une question que les Députés PS, souhaitant être réélus, devraient se poser très sérieusement.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 13:24

Sous le sigle de « Loi Macron » Manuel Valls propose une série de mesures qui font débat. L’une d’elles concerne le travail du Dimanche, divise la Gauche et pose un problème de société. Quand l’un dit : « La matinée se lève, Toi debout, il est temps » l’Autre répond : « Attends encore, attends, J'ai pas fini mon rêve…»*

Le mot clé, « pragmatisme » sans cesse répété, est censé justifier le tropisme droitier de Manuel Macron-- Dans sa connotation péjorative, ce mot polarise l’aspect d’utilité en excluant tout jugement moral. Il se débarrasse des « principes » sans lesquels la Gauche n’a plus de raisons d’exister. —Premier malentendu—

Le second malentendu tient aussi au pragmatisme, mais pris dans le sens généralement admis : « Attitude qui juge de la valeur et même de la vérité d’une idée d’après ses résultats pratiques » Sauf que le problème, vu par les Citoyens, consiste à remettre au travail, plutôt dans la semaine, des millions de chômeurs, tandis que vu par le Gouvernement, il consiste à faire travailler le dimanche quelques milliers de salariés qui ont déjà du boulot.

Malentendu qui conduit sondage après sondage, vote après vote, à la désaffection des électeurs. Cet aspect des choses, non encore pris encore par François Hollande et Manuel Valls, va bientôt les rattraper.

* « La Matinée » Jean Ferrat

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 09:12

« Je ne suis pas un déserteur » dit Manuel Valls. En renonçant à la Primaire le Premier Ministre laisse à François Hollande le champ libre pour briguer en 2017 un second mandat.

Comme en 2012 le Candidat Hollande aura besoin des voix du Centre pour se faire élire. Comme en 2012 il aura, sous une forme ou une autre, l’appui de François Bayrou à la condition expresse que son adversaire soit Nicolas Sarkozy.

En revanche M. Hollande aurait François Bayrou et Jean-Claude Lagarde ligués contre lui si la droite choisit Alain Juppé. Nicolas Sarkozy est donc le meilleur adversaire possible pour François Hollande.

Je m’étonne donc que Manuel Valls, JC Cambadélis et le PS en général prennent, d’ores et déjà, pour cible Nicolas Sarkozy plutôt qu’Alain Juppé… A moins qu’ils ne veuillent perdre ?

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 08:24

Porté par les sondages et les medias Alain Juppé fait un retour triomphant qui lui donne de bonnes chances dans la course à la Présidence de la République.

Ceux qui suivent l’histoire pourraient en être surpris mais cela montre, qu’en politique, rien n’est impossible.

En effet, non seulement son action de Premier Ministre fut si impopulaire qu’elle s’est soldée par le retour étonnant et prématuré de la Gauche, mais, de surcroit, il dut subir, à titre personnel, la charge des medias, puis la honte de la justice, ce qui l’a, pour un moment, conduit à l’exil.

François Hollande n’en étant pas là, sa réélection en 2017 reste possible. En ce qui me concerne je ne crois pas qu’il puisse, en deux ans, redorer un bilan qui, pour le moment, ne suscite pas, c’est le moins qu’on puisse dire, l’enthousiasme des foules. Par contre son habileté politique ne fait pas de doute et sur ce terrain il lui reste, à mon sens, deux cartes à jouer :

1) Bien que touffues, lentes et vaines, il est le seul après des décennies d’autres gouvernances à avoir mis en action la volonté, sans cesse blablatée par la droite et le centre mais jamais accomplie, de faire des réformes. Au manque d’efficience de celles-ci il pourra objecter que le temps est le grand ordonnateur de la finalité des choses et que l’accomplissement de son œuvre a besoin d’un second mandat-- Il faut laisser le temps au temps disait François Mitterrand--

2) Il pourra aussi habilement reporter la responsabilité du retard sur ses deux Premiers Ministres : le premier connu pour sa lenteur à mettre les choses en place, le second, Manuel Valls, réputé vif comme un gardon se révélant à l’usage brillant de parole mais peu doué en résultats.

Un changement de Premier Ministre au juste moment suivi d’une légère amélioration du chômage suffirait à le remettre en selle.

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 20:26

Je ne vois guère de gens qui ne s’accordent sur la défaite du PS en 2017. Prévisible raclée qui sera, à tort ou à raison, imputée au Président Hollande et à sa politique.

Les mêmes se retrouvent pour dire* que Manuel Valls serait l’éventuel recours qui permettrait à la Gauche de contrer la coalition Centre-Droite qui se profile dès à présent dans le paysage électoral de la fin du quinquennat.

Mais, si cela est vrai, encore faut-il (révérence-parler) qu’il se présente avec le derrière suffisamment propre au moment de la candidature. A le voir persister suivre aveuglément les dérives actuelles, compter sur le CiCE, le PR et les Plans Macron pour réussir, il risque de passer pour un loser lorsque le moment sera venu.

Dès lors se pose la question de savoir pourquoi il reste dans cette galère…Fin Mars sera le moment du bilan de sa première année : dur dur…encore le temps pour lui de quitter ce navire.

* Y compris JC Cambadélis !

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 12:40

Quand elle renonce à la détestation des « Patrons » la Gauche n’est plus la Gauche. On pourrait remonter loin dans l’histoire, bien au de-là de Lantier, mais il suffit de se rappeler le temps de Jaurès, de Blum ou de Thorez pour comprendre que la Gauche s’est fondée sur la lutte des classes et l’exécration du patronat.

Déjà l’abandon (?) de la lutte des classes avait porté un rude coup à la raison même de son existence, mais quand Manuel Valls est allé jusque dans la City pour déclarer son amour aux entreprises, de la gauche, s’en était fini.

C’était sans compter sans la capacité de résistance de ceux dont les parents étaient capables de faire sauter la nuit les voies qu’ils réparaient le jour. Les dispositions au bénéfice des entreprises furent contrebalancées par un travail de sape, une série de mesures qui reprend de la main gauche ce que la droite leur avait dispensé.

François Hollande s’est fait élire sur son amour pour la morale, laquelle en tant que ressentiment des faibles,* constitue, avec la haine de la finance, le parfait tandem. En nommant Manuel Valls Premier Ministre, le Chef de l’Etat lui a fait croire qu’il pouvait rester à gauche et conduire à droite.

Le Chef du Gouvernement voit bien que c’est impossible et préfère rentrer dans le rang. Pour combien de temps ?

* Nietzche

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 10:24

Depuis quarante ans (Giscard d’Estaing) la France mène (globalement) une politique plutôt centriste avec certains avantages consubstantiels à un déficit commercial chronique, une dette croissante et un chômage élevé.

On ne sait pas si une politique de droite (refondation du code des impôts et du travail, réorientation des retraites vers un système mixte répartition-capitalisation, mesures sécuritaires avec doublement du budget de la Justice, réorganisation et réduction des strates politiques et administratives, limitation de l’immigration, laïcité plus respectueuse des religions etc…) aurait eu de meilleurs résultats.

Quoiqu’il en soit, alors qu’en 2002 l’Allemagne prenait des mesures drastiques, la soi-disant « droite » française a continué en 2007 de mener la politique centriste de ses prédécesseurs que la « gauche » du PS Hollandais poursuit plus que jamais.

Cela étant je voudrais surtout faire prendre conscience de l’erreur générale et récurrente qui consiste à prétendre que les partis politiques gouvernent, conformément à leurs étiquettes, soit à gauche soit à droite.

Je trouve assez cocasse que la nouvelle mode, encensée par bien des médias, porte à espérer une orientation centriste alors que la France ne fait que cela depuis très longtemps… Comme Monsieur Jourdain pour la prose, La France fait du centrisme sans le savoir.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 12:55

En ce matin du premier jour de la Présidence de Nicolas Sarkozy à l’UMP la seule question qui vaille est de savoir qui, de la Justice, des Médias ou de ses « Amis » aura sa peau.

Dans ce challenge, qui va remettre un peu de sel dans la vie politico-people tant aimée, je donne les « Amis » gagnants. En effet dès ce matin les porte-flingue des clans Juppé et Fillon n’ont pas manqué de tirer les premières salves.

Sur France 2, Benoit Apparu, du clan Juppé, s’est même clairement déclaré prêt à pactiser avec François Bayrou, un des pires ennemis de Sarkozy qui a largement contribué à sa défaite en 2012 et qui est, à l’évidence un atout sérieux pour lui assurer une nouvelle pâtée en 2017.

J’en tire une morale : la volonté populaire, l’intérêt général, sont bien peu de chose face aux ambitions de ces « Zoroastre » qui se poignardent à qui mieux-mieux…

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 10:22

Bruno Le Maire a gagné : telle est la conclusion quasi unanime de la presse, résultant d’un phénomène, encore mal perçu, consécutif à l’inversion des valeurs sociétales conventionnelles. Le sud est au nord et le plus vient au moins.

De ce fait, les 64%, qui donnent classiquement la victoire, se transforment, par l’analyse des experts politiques, en défaite face à celui qui obtient 30%. Nihilisme des faits* qui procède de la projection dans l’avenir d’une hypothèse devenant par sa puissance intellectuelle plus vraie que la réalité immédiate.

Autre exemple de l’inversion des pôles : Une des grandes avancées humanistes du Siècle des Lumières (Affaire Callas) fut de permettre que l’ONU dise en 1948 dans son article 11 : « Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées »

Qu’en est-il de la réalité d’aujourd’hui ? Nicolas Sarkozy (théoriquement innocent) est présumé coupable par l’opinion publique alors que celle-ci absout et adule Alain Juppé pourtant reconnu fautif par la justice.

Dans son match avec Médiapart Voltaire a perdu….

* Le nihiliste n’est pas celui qui ne croit en rien mais celui qui ne croit pas en ce qui est

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