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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 16:42

Puisque certaines parutions me refusent l’extase de voir mes textes (ou je m’affirme « Gérard » plutôt que « Charlie ») publiés sous prétexte que je suis sur la pente savonneuse, non pas du hakik, mais de l’extrémisme islamiste, me voici enfin libre de lâcher mes conneries. Dès lors insoucieux de tous les équipages, porteurs de République et de Laïcité, mes haleurs en étaient encore à leurs tapages quand j’ai pu dans ce bruit aller ou je voulais.

Et puisque je suis seul à me lire, « moi » veut dire à « je » son malaise devant la mise en spectacle, ce matin, de la douleur d’une Mère mêlant ses sanglots aux chuchotements affligés du Président de la République. J’aurais bien d’autres commentaires à faire mais « moi » ne voudrais pas faire croire à « je » que « moi » est méchant.

Je vois sur le net la « Une » de Charlie Hebdo un « Tout est pardonné » qui me laisse perplexe (Je sais je suis con). Maintenant que Mahomet est Charlie et que Charlie est Mahomet j’en déduis qu’ils ne font plus qu’un. Reste à savoir ce que le « tout » veut dire et qui bénéficie du pardon. Comme toutes les nombreuses questions qui me dépassent je vais mettre celle-là où j’entasse les autres. Le reste est à mettre sur le traumatisme que j’ai subi dans mon enfance quand mon Père me faisait part du dégout que lui inspiraient certaines caricatures stigmatisant des peuples et des religions. Depuis toute caricature ciblant des personnes ou des croyances me procure un choc. Marcel Ruffo pourrait peut-être expliquer cela.

J’entends déjà dire que les renforts de police et l’armée ne suffiront pas. (Mince, j’ai quand même un petit souci pour mes impôts) Il faut, parait-il, s’attaquer à la racine du mal et ce dès l’école. J’ai bien compris, en voyant l’immense élan populaire, que les adultes étaient faciles à convaincre de tout ce qu’on veut, mais c’est une autre paire de manche quand on s’adresse aux gamins. Je me demande comment un prof va s’y prendre pour expliquer qu’une caricature de Mahomet particulièrement outrageante (et si elle ne l’est pas ça sert à quoi ?) ne relève que de la liberté d’expression journalistique et n’a rien à voir avec l’islamophobie.* Un adulte peut croire cette baliverne mais pas un enfant.

De la même manière comment leur expliquer que le blasphème** est un droit alors qu’on leur interdit l’injure ? Comment expliquer aux enfants qu’on ne peut avoir le respect de soi sans respecter les autres quand la société (aux plus hauts niveaux de l’échelle) leur montre tous les jours exactement le contraire ?

 

* Expliquer et convaincre que Mahomet n’a rien à voir avec l’Islam

** Blasphème synonyme injure (Petit Robert) Expliquer que l’injure est interdite mais le blasphème autorisé parce que l’homme est respectable quand la religion ne l’est pas.

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 10:44

Le paradoxe est que le formidable mouvement pour la défense des libertés de la presse (que j’approuve) va conduire à la restriction de la liberté d’expression individuelle…Déjà de grands hebdomadaires freinent (par prudence) la publication de textes ou de commentaires qu’ils hébergeaient obligeamment avant les évènements de Charlie-Hebdo.

Pour autant, quelles sont les deux raisons essentielles qui m’empêchent d’être, moi aussi, « Un Charlie » ?

La première tient dans une définition toute personnelle que je fais, au sens apologique du terme, des « Charlie » : Je les vois comme d’éternels adolescents baignés d’idéologies humanistes qui mènent un combat résolu contre l’obscurantisme et la connerie humaine. Pour que cela ait un sens, encore faut-il qu’eux-mêmes et tous ceux qui se réclament du « Charlisme » soient assez lumineux pour éclairer l’obscurantisme et assez intelligents pour terrasser la bêtise…Hélas ! Ce n’est pas mon cas.

La seconde est d’ordre conceptuel : En 2012 Cabu avait déclaré à Paris-Match : « En France, il y a toujours eu deux tabous, la religion et l’armée. Pour l’armée, ça s’est un peu tassé depuis que la conscription a été supprimée. En revanche, ça ne s’est pas calmé avec les religions. Autrefois, il n’y avait que les catholiques qui nous emmerdaient, désormais ce sont les trois religions monothéistes »

De cet emmerdement je tire l’impression, si j’ose dire, très claire que les religions donnent des boutons aux gens de « Charlie Hebdo ». De ce fait, la laïcité vue par « Je suis un Charlie » est franchement allergique à la religion.

Ce n’est pas mon idée de la laïcité : pourvu que la religion ne m’impose pas la croyance, pourvu que je reste libre de penser ce que je veux je tolère sans restriction la religion des autres. Agnostique je suis, mais ni Pascal le Chrétien, ni Maïmonide le Juif, ni Averroès le Musulman ne « m’emmerdent ».

Agnostique je suis mais je reste à la quête du nuage de Khalil Gibran : « Si tu t’asseyais sur un nuage, tu ne verrais pas les frontières des pays, ni les bornes des champs. Il est regrettable que tu ne puisses pas t’assoir sur un nuage »

I am not a « Charlie »

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 12:44

Voici qu’une nouvelle fois une simple rumeur sur un changement politique en Grèce affole la zone Euro. Pourquoi une telle inquiétude, pourquoi un tel impact alors que la Grèce ne pèse que pour 3% du PIB global de cette entité monétaire ?

Parce que l’Euro est, en partie, une monnaie bidon. Monnaie bidon qui base son succès sur la réelle solidité économique de l’Allemagne, mais aussi sur la fiction qui consiste à prendre pour acquise la promesse de la France, de l’Italie et de l’Espagne de rentrer dans les clous des pactes européens.

Or il n’en est rien ! Dans l’ordre, Allemagne, France, Italie et Espagne représentent, à eux quatre, 80% du PIB des 19 pays de la zone euro. L’Allemagne pour 30% et la France, l’Italie et l’Espagne pour près de 50%.

Si l’Allemagne respecte les normes (déficit budgétaire < à 3%, dette < à 80% du PIB) la France, l’Italie et l’Espagne ont un déficit moyen de 4.7 % et une dette moyenne supérieure à 100% du PIB.

La haute valeur de l’Euro est donc basée sur l’excellence d’une économie minoritaire alors que l’économie majoritaire est en déficit public chronique et en dette excessive d’autant plus graves que les efforts accomplis pour en arriver là génèrent un chômage excessif. (16% de moyenne pour France, Italie, Espagne : 50% du PIB global de la zone Euro)

Le laxisme économique et politique de ses associés va battre en brèche la vaillance Allemande… La zone Euro n’est pas loin d’être fichue. *

"L’Europe ne peut plus être assimilée à l'austérité" dit François Hollande…(!)

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 09:45

Quelle est la plus grande qualité d’un Général ? « La Chance » répondait Napoléon.

Ce ne fut pas le cas de Nicolas Sarkozy : A peine était-il au pouvoir que se déclenchait la plus formidable crise financière du début de ce siècle.

Tout au contraire François Hollande, qui multiplie les actions retenues et antagoniques, voit 2015 s’ouvrir sous de meilleurs hospices grâce à des conjonctures extérieures favorables.

CICE faiblard et surtout mal ciblé, Pacte de Responsabilité péniblement accouché… Qui peut croire que le travail de quelques dimanches en plus et la concurrence d’autocars pollueurs vont booster la croissance ? Qui peut croire que les freins à l’emploi vont aider à l’embauche ? Qui peut croire que plus d’impôts payés par moins de gens est signe de justice ? Rien de tout cela ne permet d’être optimiste pour les années qui viennent, comme le confirme d’ailleurs Manuel Valls : « Je ne veux pas dire aux Français que d'ici deux à trois ans nous en aurons fini avec les sacrifices »*

Pour autant, personne ne peut dire si tout autre gouvernement ferait mieux,** mais force est de constater qu’à mi-mandat le bilan du Président Hollande n’est pas bon : croissance en berne, chômage en hausse, dette élevée. L’opinion mécontente et déboussolée fait prendre le risque d’une débâcle électorale qui renforce l’effet « Front National ».

Par contre l’effondrement du prix du baril de pétrole, la baisse de la valeur de l’euro, les agios au plus bas, sont, à eux seuls, trois facteurs extérieurs déterminants propres à faire baisser dès cette année le chômage, pour peu que, par quelques nouvelles entraves, le gouvernement ne vienne pas contrarier ce mouvement naturel opportun.

Alors, pour se remettre en selle, François Hollande appuie cette aubaine par de la Com. Reste à savoir si l’opinion sera plus sensible au verbe qu’à la réalité. Cela n’est pas impossible si l’on en croit Guy Debord, qui eut l'intuition que la société capitaliste ne serait plus qu'une société de communication, de théâtre, ne produisant que du spectacle, des images, de la fête…de l'illusion. Alors les gouvernants ne feraient guère plus que se mettre en scène ? Les deux années qui viennent répondront peut-être à cette question.

* Récemment au journal « El Mundo »

** Jamais le chômage n’avait été aussi haut que du temps où Alain Juppé était Premier Ministre.

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 09:48

Au commencement étaient les Grecs. Dionysos de nature ils se voulaient Apollons.* Nous, Français, Italiens, Espagnols Portugais partageons les mêmes racines, la même culture, les mêmes déficits, les mêmes dettes et le même chômage. Comme les Grecs, nous Dionysos, l’euro veut nous faire Apollons.

Tandis que le bateau France s’enfonce doucement, en Capitaine Courageux François Hollande s’y attelle…Dans sa dunette dorée il affirme que, pour ce faire, il maintiendra le cap jusqu’au bout…et nous invite, pour tromper l’ennui, à rire et à chanter. « Plus près de Toi, mon Dieu » ? *

*« Naissance de la Tragédie » (Nietzche)

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 16:05

Nombre de cadres, qui occupent aujourd’hui, au nom du PS, des positions de Ministres ainsi que d’autres éminentes fonctions, ont été, jeunes gens, profondément imprégnés par l’idéologie marxiste tendance ultra- gauche ou Trotskyste.

Ces grands bourgeois d’aujourd’hui n’en restent pas moins marqués par les rêves socialo-communistes de leurs jeunesses. Le sourire crispé qu’ils esquissent en buvant du capitalisme à longueur de journée cache mal le goût amer qui leur vient de cette potion détestée.

Insoucieux d’idéologies pures et dures, Manuel Valls, prônait l’avènement d’une nouvelle gauche, sauve de dogmatisme, compatible avec les réalités capitalistiques… avec pour résultat une belle claque aux primaires socialistes.

Nommé Ministre, ce pur politique n’a pas insisté : La méthode de François Hollande qui consiste à donner le change par le moyen de réformes postiches lui convenait tout à fait dans la mesure où il peut feindre de croire qu’elle lui évite tout reniement. D’autre part il ferme les yeux sur le champ idéologique laissé libre aux inconditionnels des «valeurs de gauche» en matière d’éducation, de justice, de logement et de santé.

Manuel Valls joue excellemment de ces artifices et il a consacré les premiers neuf mois de sa fonction de Premier Ministre à en faire la promotion avec l’habileté du communiquant averti.

S’il est vrai que ses résultats en matière de déficits, de dette, de chômage sont plutôt moins bons que ceux de son prédécesseur, alors que celui-ci ne cessait d’augurer la fin du supplice, Manuel Valls affirme avec un cynisme bluffant que la torture va encore durer trois ans.

Du grand Art !

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 13:22

Aux temps splendides de sa liberté, Manuel Valls n’hésitait pas à parler de « Surmoi Marxiste » pour qualifier la vieille résurgence idéologique de la Gauche. Idéologie tenace qui lui a valu d’être battu, à une large majorité, lors des primaires socialistes.

Depuis, au feu du pouvoir et sous pression de Bruxelles, par crainte aussi de la montée du chômage et de la pauvreté, le PS n’en finit pas de prendre des mesures contraires à ses doctrines.

Mais si sur le front économique sa politique ne renie rien de la droite, il lui reste, sur l’arrière, la possibilité de mener, encore, des combats dogmatiques bien sentis. Ce sont essentiellement les femmes ministres qui s’y collent. Après Christiane Taubira, Cécile Duflot et Nadja Vallaud Belkacem voici la lutte farouche de Marisol Touraine pour l’hôpital contre les médecins libéraux. Idéologie contre déontologie :

Ce sont Les malades qui risquent de souffrir.

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 13:14

Lorsque la France en est réduite à devoir défendre sa propre police, elle sort du cadre normal d’une démocratie.

J’ai vu ce matin un reportage sur un commissariat de police bardé de caméras ou l’agent réceptionnaire, déjà muni d’un bouton d’appel d’urgence, était de surcroit protégé par un collègue en faction.

Un Pays où la protection des forces de police est plus nécessaire, importante et urgente que celle des citoyens ne peut plus se considérer comme un Etat paisible, vivant dans la considération de tous.

Au prétexte d’avancées humanistes la société française rompt les barrières, certes pénibles, mais néanmoins obligées pour assurer à l’ensemble des citoyens la liberté individuelle sans laquelle il n’y a plus de démocratie. Sauf à croire que celle-ci se limite à faire voter le Peuple tous les cinq ans.

Pour le moment le pouvoir nie le problème et impose le silence à ceux qui le dénoncent … « E pur si muove ! »

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 08:22

D’Eric Zemmour, Manuel Valls a dit qu’il ne « méritait » pas d’être lu…Il était donc de bonne logique qu’il ne « méritât » point d’être entendu.

Faut-il pour autant se plier à n’entendre que ce qui se « mérite » de l’être ?

« Penser c'est dire non » disait Alain… « Remarquez que le signe du oui est d'un homme qui s'endort […..] C'est à elle-même que la pensée dit non. Elle rompt l'heureux acquiescement. [….] Ce qui fait que le monde me trompe par ses perspectives, ses brouillards, ses chocs détournés, c'est que je consens, c'est que je ne cherche pas autre chose. [….] Réfléchir, c'est nier que l'on croit. Qui croit ne sait même plus ce qu'il croit. Qui se contente de sa pensée ne pense plus rien »

Si celui qui se contente de sa pensée ne pense plus rien, que dire de ceux qui se contentent de la pensée des autres, dûment normalisée dans un concept bienséant auquel on ne peut déroger sous peine d’opprobre, de censure ou de tribunaux. « L'esprit doit passer par l'acceptation et le refus pour accéder à l'adhésion » Mais comment accepter ou refuser ce que dit celui que l’on ne peut plus entendre ?

Par notre acceptation à « l’heureux acquiescement » nous, esclaves, signons l’aveu de notre propre déchéance.

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 13:02

Les actions conjuguées des Etats-Unis et de l’Union Européenne ont porté leurs fruits : le rouble s’effondre et l’économie Russe avec.

Après le Traité de Versailles, les Allemands avaient connu ça quand il fallait une brouette de Marks pour acheter un pain.

En ce qui me concerne je ne vois pas l’intérêt que l’UE va tirer de l’appauvrissement du Peuple Russe. Puisque les Européens et notamment les Allemands sont arrivés à leurs fins, il serait bon qu’ils nous expliquent en quoi cela va résoudre le problème de l’Ukraine et sa partition, en quoi le fait de ne plus pouvoir vendre aux Russes va aider l’Europe à booster la croissance et faire baisser le chômage.

On peut comprendre que Madame Merkel (et avec elle nombre d’Allemands) ait gardé une dent du régime qu’elle a connu dans sa jeunesse. On peut comprendre les Américains dont le dégout du communisme a fondé le Maccarthysme et la guerre froide. On peut comprendre l’aversion pour l’horreur du Stalinisme, mais on ne peut oublier le sacrifice de Stalingrad auprès duquel la libération de Paris fait figure de bal musette.

J’ai pour ma part, en tant que Français, comme un goût de mauvaise conscience.

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