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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 16:24

Le mythe de l’euromark fort et stable a vécu. L’Euro flanche et la croissance avec. La BCE s’affole et ouvre grand les vannes. La révolte Grecque met fin à l’illusion selon laquelle il est possible de pressurer les Peuples à merci. Le Premier Ministre Grec (Alexis Tsipras) se dit à la tête d'un gouvernement "de salut national", prêt à "verser son sang" pour rétablir "la dignité des Grecs".

Mise à part l’idée biscornue qui a conduit à avoir une même monnaie pour des économies aussi dissemblables que celles de l’Allemagne et de la Grèce, la zone euro s’est faite sur la base de tromperies réciproques : tandis que l’Allemagne voulait se faciliter l’ouverture du marché européen tout en gardant une certaine hégémonie monétaire, d’autres pays voyaient dans l’euro le moyen de jeter les bonnets par-dessus les moulins grâce à la protection du bouclier de la monnaie unique.

Bien, qu’en vérité les critères de la Zoneuro n’aient, en soi, rien de draconiens et relèvent plutôt d’une gestion en «bon père de famille », l’erreur c’est que ni la France, ni l’Italie, ni l’Espagne, ni le Portugal (et à fortiori la Grèce) ne peuvent se contraindre à un minimum de déficit sans voir le chômage et la pauvreté augmenter ce qui amène inéluctablement à une spirale récessive et à des votes extrémistes qui finissent par exclure les politiques austères.

Or, les Pays qui pratiquent le déficit et la dette avec, de surcroit, un chômage excessif, représentent 60% du PIB de la zoneuro. De ce fait la zoneuro ne tient que par le bon vouloir des marchés.

L’Allemagne, encore dans les clous, pèse, à elle seule, pour 30% sur le PIB de la Zoneuro. En perdant la bataille de l’euro son imparable affaiblissement va changer la donne. Pour moi le processus de destruction de la zone Euro est maintenant engagé.

Manuel Valls n’a toujours pas de résultats mais appelle à espérer.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 12:48

Dona é mobile…l’opinion aussi. Le Premier Ministre devrait profiter des courts moments où il a le vent en poupe pour tirer la leçon du vote Grec : Une politique d’austérité est, par définition, contre nature sociale. Elle ne tient que dans la mesure où elle offre à courte échéance des résultats tangibles en matière de chômage et de pouvoir d’achat. Dans le cas contraire elle conduit inéluctablement aux votes extrêmes.

Depuis bientôt un an celle que mène Manuel Valls est toute entière dans le discours et dans l’espoir qu’il induit… Alors, il est temps, grand temps, que le Gouvernement démontre les effets positifs de la hausse des impôts, de la baisse de l’Euro, du CICE, du Pacte, du Plan, du QE de la BCE…

Les paroles, c’est dénoncer (injustement) un possible Apartheid en France, c’est déplorer un manque de respect des lois et appeler à plus de fermeté. Les actes c’est, suite aux évènements, remplacer la Garde des Sceaux, doubler le budget des prisons et celui de la Justice.

Si Manuel Valls ne comprend pas qu’il faut troquer le temps du verbe par celui de l’action, il va inévitablement aboutir à mettre au pouvoir la Gauche de Jean-Luc Mélenchon ou le Front National.

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 10:42
je suis petit

L’Apartheid c’est ça : « Locaux publics exclusivement réservés aux blancs »

Lorsque le Premier Ministre dénonce « un apartheid territorial, social, ethnique » il accuse la France d’avoir mis en œuvre l’une des pires idéologies que l’humanité ait connue.

A ceux auxquels cela procure un sursaut d’horreur il dit « Il faut être grand pas petit »

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 10:26

Le tir « Bazooka » de la BCE inclus deux aspects :

Le premier est politique dans le sens où Mario Draghi et tous ses affidés, dont Matteo Renzi et François Hollande, ont « Tordu le bras de l’Allemagne » *

Le second est économique : A raison de 60 milliards par mois dès mars prochain, la BCE va donc lâcher dans la zone euro un QE de mille cent milliards d’euros-- L’objectif avoué étant de faire baisser la valeur de l’euro et de renouer avec l’inflation… Ce qui a, dans l’immédiat, sauf à augmenter les salaires, pour effet de faire gagner moins pour payer plus.

D’autre part, il faut remarquer que Mario Draghi a précisé que les banques centrales nationales porteront 80 % des risques liés aux rachats, tandis que la BCE n’en portera que 20%. « En clair, chaque Banque Centrale Nationale (BCN) vient d’obtenir le droit d’instiller des liquidités pour des montants différents et à sa convenance** (ou presque) avec un risque limité à 80%. D’où la question : Comment peut-on avoir une monnaie unique avec des banques centrales monétisant de façon hétérogène ? » (Dit Charles Sannat)

A cela il faut ajouter la pression politique que les gouvernements Italiens, Espagnols…et Français vont subir. Comment faire admettre une politique de serrage de ceinture et de chômage alors qu’il suffit d’un geste de la Banque Nationale pour apaiser la douleur ? Comment croire que le PS, sous prétexte d’orthodoxie monétaire, va compromettre sa réélection en 2017 ? La question est de savoir si la Banque de France va pouvoir imprimer des billets pendant deux ans en gardant tout cela dans son bilan sans qu’il ne se passe rien.

* Dixit Edwy Plenel

** Au prorata des participations des BCN au capital de la BCE. (Les plus fortes étant Allemandes et Françaises)

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 09:54

Selon un récent sondage, le Premier Ministre bénéficie d’une large majorité d’opinions favorables. Cela confirme la prééminence de la société du spectacle et la prépotence de la « com. », sur la réalité des faits.

Manuel Valls fait du home trainer : Il dépense une énergie considérable à pédaler sur un vélo qui reste immobile. Mais il a l’art d’illusionner l’opinion en lui donnant dans la vision de la roue qui tourne l’impression de grimper le Ventoux. Par le fait et au seul regard des chiffres il n’a pas plus avancé que son prédécesseur.

Le changement c’est maintenant : la dévaluation de l’euro et les quelques mille milliards d’euros de liquidités disponibles dans la zone euro, par tranches de 60 milliards à partir de Mars, vont changer la donne. Sur l’impact économique les avis sont partagés mais sur le plan politique il va falloir expliquer aux pays qui souffrent pourquoi, malgré cette abondance d’argent, ils doivent continuer à se serrer la ceinture.

Il est possible que les Grecs, Espagnols ou Italiens regimbent quelque peu. Pour les Français c’est autre chose : Il suffira que Manuel Valls leur fasse chanter la Marseillaise pour qu’ils se mettent au garde à vous.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 12:43

Tantôt Clémenceau, le Premier Ministre glorifie une République unie et rassemblée autour de mêmes valeurs. Tantôt Mandela, il dénonce, en France,"un apartheid territorial, social, ethnique"

L’apartheid (mot dérivé du français signifiant « séparation, mise à part ») était une politique dite de « développement séparé » affectant des populations selon des critères raciaux ou ethniques dans des zones géographiques déterminées qui avait été mise en œuvre en Afrique du Sud.

Pour autant que les mots veuillent dire quelque chose et que ceux qui les emploient en connaissent le sens, Manuel Valls en parlant « d’Apartheid » * stigmatise le fait de « mise à part » d’une partie de la population française dans les banlieues. Laquelle « mise à part » est le résultat d’une politique (ou du cumul de plusieurs politiques) délibérée en matière d’emploi, de logement, d’éducation et visant à la séparation.

Dès lors Manuel Valls nous demande d’admettre que la France est une République qui rassemble le peuple dans des valeurs communes tout en pratiquant, pour ce faire, des politiques de ségrégations.

En ce qui me concerne, je ne peux pas, ainsi que Manuel Valls le demande, me dire fier d’un pays qui pratique l’apartheid.

Jamais la France de Jean Jaurès, de Clémenceau ou de de Gaulle n’aurait, d’un Premier Ministre, accepté de tels propos sans qu’il en eut à éclaircir les postulations contradictoires.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 16:13

Ne nous leurrons pas : La Grèce ne pouvait pas, ne peut toujours pas, être à la hauteur de la zone euro. Bien que les instances européennes en aient toujours eu conscience, le prestige et des raisons géopolitiques, leur ont fait fermer les yeux sur l’inaptitude administrative, structurelle et économique de la Grèce à faire face aux exigences de la zone euro...Première erreur.

La seconde erreur fut de vouloir ignorer cette vérité en faisant subir à la Grèce un traitement de choc qui s’avère être un échec économique doublé d’un fiasco social.

De là surgit le fort risque de voir le parti Syriza prendre le pouvoir. Derrière les discours lénifiants et de pure circonstance qu’il tient depuis quelques jours à la Commission, que dit en substance son leader Alexis Tsipras ? « Puisque même en mettant à la soupe populaire une majorité de Grecs nous n’arrivons pas (et nous n’arriverons pas) à réduire notre dette (175%du PIB), il faut que l’UE en prenne une bonne part tandis que le remboursement du reste fasse l’objet d’un étalement dans le temps avec une bonification des agios »

Pour ma part et quel que soit le gouvernement, je ne vois aucune possibilité de faire autrement. Encore que cela ne suffise pas à régler le problème : La Grèce continuera à produire de la dette qu’elle ne pourra pas rembourser.

Conscient de cela, qui touche aussi d’autres pays du Sud de la zone euro, Mario Draghi (Patron de la BCE) s’apprête à stimuler sa planche à billets pour compenser par des liquidités les déficits chroniques et incurables que produisent années après années la France, l’Italie, l’Espagne qui représentent, à eux seuls, près de 50% du PIB de la zone euro.

Dès lors que la Grèce aura obtenu partie quitus de sa dette, que ses déficits de rentrées fiscales seront compensées par d’autres pays, dès lors que la gardienne du Temple (BCE) fait, elle-même, voler ses bonnets par-dessus les moulins, il sera très difficile à François Hollande d’expliquer qu’il faut maintenir une politique de rigueur laquelle ne fait, pour le moment, que faire grossir le chômage et augmenter la dette.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 10:10

« Le Chef est celui vers qui tous les regards se tournent lorsque l’orage surgit »

Lorsque l’orage a surgit, tous les regards de l’opposition et ceux d’une majorité de français se sont tournés vers Le Chef de l’Etat faisant de lui l’Amiral incontestable de l’escadre française.

Amiral il l’est aussi par son combat pour une laïcité dure qui associe le droit au blasphème à celui de la liberté d’expression. Amiral il a gagné la bataille du « Mariage pour tous » contre les Catholiques. Amiral il vient d’obtenir, par leur prière du Vendredi, l’allégeance de l’Islam français à la République laïque.

Amiral il l’est dans son combat au Mali, au Tchad, en Centrafrique, en Côte d’ivoire, en Irak contre l’obscurantisme religieux.

Victorieux sur le terrain de l’idéologie républicaine et de la communication, il lui reste à démontrer ses capacités en matière d’économie et de lutte contre le chômage.

Rien que le Jackpot du prix du pétrole soulage, dès à présent, la balance du déficit commercial d’environ vingt milliards d’euros pour cette seule année. A cela il faut ajouter le bénéfice de la dévaluation de l’euro qui est d’ores et déjà dans une phase effective. Ce qui veut dire que sans compter les aides à venir de la BCE et de la Commission, les quelles s’ajoutent au CICE, au Pacte de responsabilité ainsi qu’à la nouvelle boite à outils d’Emmanuel Macron, l’économie française doit, dès à présent, se relever, faute de quoi force sera d’admettre qu’il y a bel et bien un gros défaut dans la machine.

Alors Les français qui viennent de porter François Hollande au pinacle, pourraient bien le descendre en flammes lors des prochaines élections... Insoutenable légèreté de l’opinion publique ?

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:33

Sous couvert de liberté d’expression, la République ne devrait pas s’associer (ou se soumettre) à la ligne idéologique de Charlie Hebdo, lequel, au nom de la liberté de la presse, lutte contre les religions monothéistes, musulmane en particulier. On sait que Charlie-Hebdo réclame haut et fort son droit au Blasphème. Tous ceux qui se réclament de « Charlie » assument donc, aussi, cette position-là.

La France n’a ni sujet ni intérêt à se mettre à dos des peuples qui, dans leur très grande majorité, sont aussi honorables que le nôtre et dont le seul défaut est de ne pas avoir lavé dans le sang de la guillotine les espoirs illusoires des religions. Que vaut notre affirmation d’en être meilleurs pour autant ?

Qui osera dire qu’en vérité le drame que nous venons d’endurer de la part des «Fondus islamistes» n’est qu’une piqûre d’épingle comparé à ce qu’ils font subir ailleurs à des populations innocentes et déjà plongées dans la misère et le malheur ?

Le journaliste Simon Allison, qui a couvert de nombreux conflits africains, dit ceci : « Il y a massacres et massacres. Le massacre de Paris était effrayant, mais ce n’était pas la pire chose qui s’est passée la semaine dernière. Et de loin. Au nord-est du Nigeria, dans la ville de Baga – où tout du moins à l'endroit sur la carte où se trouvait autrefois Baga, parce qu'il n'y a plus grand-chose de cette localité maintenant. Pendant cinq jours, les combattants de Boko Haram sont entrés dans la ville et ont anéanti hommes, femmes, enfants. Le nombre de morts varie, mais Amnesty International a cité des rapports suggérant qu'il pourrait y avoir jusqu'à 2 000 victimes »

A chaque coup du sort on voit ressurgir ce formidable égoïsme occidental qui consiste à focaliser les compassions du monde sur notre propre malheur en ignorant allègrement celui des autres.

Aujourd’hui, le Président Hollande, l’ensemble de la classe politique et la quasi-totalité des médias nous invite à faire bloc dans une posture unique, à nous replier sur nous-mêmes et à surexploiter la blessure que deux assassins, pourtant bien connus des services de justice et de police, viennent de nous infliger.

N’y-a-t-il pas derrière cela, au-delà de celui de la France, quel qu’intérêt politique ou électoral ? « Penser c’est dire non » disait Alain... Réfléchissons d’abord, il sera temps…après.

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 12:41

Fier d’être Français : De toute manière je l’aurais été puisque Manuel Valls me l’ordonne…Mais pour le coup c’est l’admiration qui prend le pas sur l’obéissance : Grâce à un slogan génial et à l’Union Sacrée entre les Politiques, les Médias et le Peuple, la France a, en quelques jours, imposé au monde Musulman (quelque peu sonné) son droit au blasphème et à la caricature de Mahomet.

C’est au nom de notre liberté chérie (et de ses défenseurs), que nous revendiquons haut et fort, la faculté de représenter le prophète avec les yeux saillants, un gros nez, une bouche lippue et les joues flasques. Tant pis si cela peut choquer des millions de croyants auxquels nous faisons d’ailleurs la leçon en les priant de relire plus attentivement leurs Livres auxquels ils n’ont manifestement rien compris.

De leur coté les valeureux caricaturistes font valoir, qu’à tout prendre, mieux vaut combattre l’obscurantisme avec des crayons de couleur qu’avec des fouets et des flamberges, ainsi qu’il fut dans le temps. Ce n’est pas faux.

Mais ce coup d’éclat a été rehaussé (est-ce possible ?) par la reconnaissance, quelques jours plus tôt, de l’Etat Palestinien. Ce qui fait qu’en moins d’un mois La France a réussi à se mettre à dos les Israéliens et le Monde Arabe, avec en prime quelques millions de musulmans du monde entier.

Faut le faire… et j’en suis fier, bien que mon esprit rabat-joie me porte à croire que les plus grands profiteurs de ce raout seront les djihadistes d’abord parce que le monde n’aura jamais autant parlé d’eux, ensuite parce qu’ils ne manqueront pas de justifier leurs crimes par les insultes répétées que les « Infidèles » font à Allah.

A quelque chose malheur est bon : Fort de l'adhésion de plus de cinq millions de Français ce journal satirique est devenu le premier parti de France. C'est aussi une excellente affaire qui ayant pour fonds de commerce l'outrance et la provocation aura besoin pour perdurer de faire appel à toutes les ressources agitatrices dont ses journalistes sont capables.

Mais, leur noble mission qui consiste à nettoyer les écuries de l'obscurantisme est une tâche herculéenne et de l'eau s'écoulera sous les ponts avant que les " humanistes " ne finissent par faire admettre aux hommes qu'ils ne sont que de la barbaque.

« S’il n’y avait pas de mystère, l’homme ne serait que de la barbaque » (Romain Gary)

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