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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 10:19

D'Alain Juppé à Nathalie Kosciusko-Morizet en passant par Gérard Larcher et François Bayrou, le socialiste Fréderic Barbier a pris soin de saluer toutes les voix de droite qui ont soutenu sa candidature dans le Doubs. Cette victoire affirmée par eux comme celle « des Forces Républicaines » rejette, ipso-facto, les français (le sont-ils encore ?) qui ne lui appartiennent pas.

Bien que je salue l’altruisme du « meilleur d’entre eux » qui, après la défaite de son propre parti, a fait en sorte de faire gagner son adversaire, je ne puis m’empêcher de penser que son attitude ressemble à celle d’un homme qui épouserait une femme non pas pour ses qualités, son charme et son intelligence, mais parce qu’il la trouve préférable à la gaupe qui le guette au coin de la rue. Je préfère, pour ma part, épouser par amour que par rejet.

Comme pour Syriza, le FN ne monte que par l’échec de « l’UMPS » qui alterne au gouvernement de la France depuis des décennies. Comme pour Syriza une fois au pouvoir le FN aurait le choix entre manger son chapeau ou plonger le pays dans un chaos économique et social.

En vérité ce qui, dans le FN, préoccupe le plus nos édiles (du Maire au Sénateur en passant par le Député) c’est de voir que d’autres pourraient disputer leurs fauteuils.

J’ai vu hier, un ancien Premier Ministre, très honorable Sénateur, bredouiller devant les attaques d’une jeune femme socialiste ardente au combat mais dont l’argumentation veillotte et rabâchée n’a d’autre intérêt que de faire pleurer les poules.

L'«UMPS » est en fin de race, je vous le dis !

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 15:32

En tant que vice-Présidente du parti, Nathalie Kosciusko-Morizet est, avec Nicolas Sarkozy, coresponsable de l’échec de l’UMP dans le Doubs.

Face à ce revers elle assume sa préférence pour le PS en disant : «Quand je suis face au pire des choix, j'évite le choix du pire!».

Je ne juge pas l’attitude qui consiste, après avoir perdu, de tenter d’éviter le pire, mais l’histoire a souvent sévèrement jugé ceux qui ont pris ce genre de parti. Je constate seulement que, grâce à cette position l’UMP, machine à perdre, se transforme en machine à faire gagner le PS. Je suppose aussi que, désormais, les tenants de ce raisonnement devront appuyer le PS chaque fois que leur parti sera perdant.

Tout en précisant qu’il n’y va qu’avec « un gilet pare-balle et son casque à boulon », Monsieur Juppé reste confiant dans l’avenir de l’UMP… Tout en mettant sur pied un sien rassemblement. Prudence oblige !

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 09:09

« Au bout du clos, bien loin, on voit paître les oies,

Et vaguer les dindons noirs comme des huissiers.

Oh ! Qui pourra chanter vos bonheurs et vos joies,

Rentiers, faiseurs de lard, philistins, épiciers ? » *

Après le discours Papal de François Hollande, voici, dès ce matin, le sermon de l’Abbé Bayrou. Ce dernier, farouche gardien de la morale politique, fustige les « philistins » qui dérogent aux principes vertueux de la religion républicaine en exploitant leur renommée à des fins bassement matérielles.

Soucieux de pratiquer l’indulgence prônée par les « Livres » je ne m’attarderai pas sur les trous de mémoire qui lui font oublier que celui pour lequel il roule a été pincé par la Justice pour avoir « délibérément recouru à des arrangements illégaux » et qu'il avait ainsi « trompé la confiance du peuple souverain »

Je veux simplement souligner le fait que l’exploitation d’un drame qui dépasse largement le cadre du fait divers, bascule maintenant aux limites de la propagande… Tous ces diseurs qui prétendent redresser « le bâton tordu de l’humanité »** me sortent par les yeux.

« Je ne voudrais pas faire mon ami d’un homme qui aurait eu un prix de vertu : je craindrais de trouver en lui un tyran implacable » Ah ! Combien eussé-je été fier d’avoir Baudelaire pour ami.

* Brassens

** Kant

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 10:42

Monsieur Alain Juppé jouit d’une popularité d’Homme d’Etat respectable et doué qui n’est pas usurpée.

Ceci étant, ni meilleur ni pire qu’un autre, Alain Juppé a, en 1997, rendu son tablier de Premier Ministre avec un taux de chômage très élevé. A ne voir que les faits, Lionel Jospin, qui lui a succédé, a fait mieux que lui.

A cet égard son incitation à voter socialiste relève, a juste titre, d’autres logiques que de vouloir faire obstacle au FN.

La remontée dans les sondages, une brise économique qui souffle en poupe laisse augurer de meilleurs jours pour le PS et (comme en son temps celui de François Bayrou) l’appui d’Alain Juppé vient à point pour les aider à remonter la pente.

Il n’empêche que le moment venu, il lui restera à expliquer pourquoi il n’est bon de voter pour le PS que lorsqu’il n’est pas candidat.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 13:22

Je veux parler, entre-autres, de Nathalie Kosciusko-Morizet, d’Alain Juppé ou de François Bayrou.

Je vois, pour première raison, une identité de vues, au moins sur les grandes questions, entre eux et le socialisme « Hollandais » : Sur la nécessité d’interventions militaires, sur l’Europe, sur l’Ukraine, sur Barak Obama, sur l’importance des entreprises, sur la réduction des déficits… Et même sur des sujets de société : laïcité, cohésion républicaine, égalité (similitude ?) des sexes, liberté d’expression…

En fait, je vois plus d’accords entre NKM ou Alain Juppé et les socialistes qu’avec bon nombre de ceux censés être de leur camp.

La seconde raison tient à une même vision du fonctionnement de la Vème république qui, depuis des décennies, veut que le bipartisme droite-gauche tienne la clef du système. Ce partage alternatif du pouvoir et de l’opposition (dont on remarque que ceux-là bénéficient des mêmes avantages que ceux-ci avec moins d’em…) implique une solidarité solide pour éviter que d’autres partis ne viennent perturber cette mécanique qui a l’avantage, quel que soit le Parti au pouvoir, d’offrir aux français le confort d’un vieux couple aux habitudes bien rodées.

Depuis longtemps le peuple français se contente des disputes et des injures comme signe évident d’une démocratie ardente alors qu’elle n’est plus et depuis longtemps qu’une ménagère en pantoufle.

Aristote disait que la démocratie corrompait la république, il y a belle lurette que la république a corrompu la démocratie.

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 10:12

C’est, du moins, l’impression que je retire du contexte ambiant, confirmée et synthétisée par M. Matthieu Pigasse lequel est par ailleurs, au titre de la Banque Lazare, Conseil rétribué par la Grèce pour la restructuration de sa dette.

Il y a deux façons d’éviter de s’acquitter d’une dette : la première consiste à ne pas en faire, la seconde à ne pas pouvoir la payer.

Le raisonnement de M. Pigasse est d’une extrême logique et d’une froide vérité : Puisque les grecs sont dans l’incapacité de payer leurs dettes cela conduit, ipso-facto, à les rendre virtuelles. Le fait de ne pas pouvoir les rembourser procède, comme en physique, d’un effet de sublimation qui fait directement passer la créance de l’état solide à l’état gazeux. La voici, dès lors, évaporée dans l’espace… Il explique : « Cette dette a déjà été émise donc elle est déjà incorporée dans les ratios dette sur PIB des pays européens. Vous pouvez annuler une partie de la dette grecque, une partie des créances françaises, cela n'impactera en rien la dette française » Abracadabra !

Contrairement à la France qui, après des années de labeur et d’expérience, est devenue championne du Monde dans l’art de faire rentrer les impôts, la Grèce (dont il est dit que 25% de son économie serait souterraine) fait montre à cet égard d’une incapacité qui touche au sublime. La troïka (dont c’est la grande faute) en sous-estimant cela a tenté d’équilibrer les comptes en tondant, un peu plus, les pauvres moutons qui se risquaient à sa portée. D’où la révolte du troupeau et l’arrivée de Syriza.

Les choses étant ce qu'elles sont, l’effacement de la dette grecque n’empêchera nullement la nécessité d’en produire de nouvelles. On peut alors imaginer que lorsqu’elle aura atteint un volume suffisant le processus décrit plus haut se produise à nouveau.

Reste à savoir si, contrairement à ce que dit M. Pigasse (dont il reste à prouver qu’il n’est pas en conflit d’intérêt), une partie des dettes que font les grecs ne va pas être supportée par les français.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 13:07

Les symptômes (déficit, dette, chômage) de la Grèce sont les mêmes que d’autres pays (France, Italie, Espagne…) dont l’ensemble représente 60 % du PIB de la Zone Euro.

Si la maladie est la même, le stade de gravité est sensiblement différent : En ce qui concerne la dette, la France n’a pas encore atteint le seuil de 100% du Pib alors que celui de la Grèce culmine à 175%. De la même manière, le chômage Grec est largement au-dessus du double de celui de la France. Par contre, on remarque que le déficit budgétaire français est au moins égal sinon supérieur à celui de la Grèce…* Au moins pour le moment, car le gouvernement Tsipras entend bien le faire repartir à la hausse.

Alors pourquoi la Grèce se débat-elle dans des difficultés jusqu’alors inconnues en France ? Evidemment parce que les ressources des deux pays sont sans communes mesures et que, de ce fait, quand le marché prête à la France sans compter et pratiquement pour rien, la Grèce se voit opposer des refus et des agios très élevés.

Néanmoins on retrouve ici et là, mais à des degrés très différents, les mêmes symptômes de fracture sociale, de paupérisation entrainant une tendance aux votes extrêmes. En France vers le FN, En Grèce vers Syriza …..Et vers Aube-Dorée ?

La zone euro fait semblant de faire respecter des règles dont le doute grandissant qu’elles soient appropriées rend de plus en plus légitime leurs violations par une majorité de ses membres. Cela étant, forte de son PIB, de ses possibilités de QE, de ses facilités d’emprunts, la zone euro continue à aller bon train, sans trop se soucier de sa destination.

* Pour autant que les statistiques Grecques sient fiables...

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 09:53

Tout le monde, y compris celui des religieux (pour autant qu’ils soient un peu d’aplomb) reconnait que la femme n’a pas été créée par prélèvement d’une cote de Kev Adam !!

Encore faudrait-il de longues explications et lire ( ce que n’ont pas fait nombre de « certifiés ») d’illustres théologiens pour comprendre que derrière l’image du conte de fées, le « Livre » voulait surtout faire admettre l’idée d’un « grand horloger » que l’on retrouve déjà chez Cicéron « Quoi de plus manifeste et de plus clair, quand nous avons porté nos regards vers le ciel et contemplé les corps célestes que l'existence d'une divinité d'intelligence absolument supérieure qui règle leurs mouvements ? [...] » Mais aussi chez Calvin et (qui l’aurait cru) chez les philosophes du « Siècle des Lumières)………

Bref Darwin, le grand Darwin est venu scientifiquement expliquer la « Théorie de l’Evolution des Espèces » qui montre (c’est incontestable) que nous sommes issus de cellules dont on peut douter qu’au départ elles fussent affectives et s’inquiétassent des affres amoureuses de « plus belle la vie » …

A partir de là deux théories ou plutôt deux opinions s’affrontent : la plus simple consiste à reconnaitre les faits et à ne pas se fatiguer le ciboulot à savoir comment du pléistocène on est arrivé à Manuel Valls… : C’est le fruit du hasard !

D’autres, au cerveau plus perturbé, tel Einstein, ne croient pas que le hasard ait pu faire que l’action du soleil sur les plantes puisse, grâce à la photosynthèse, régénérer l’oxygène ou que les animaux qui vivent dans les grands froids se soient par hasard vu dotés de tout ce qui est nécessaire pour s’y adapter.

Einstein ne croit pas au Dieu tel que le voit la religion mais : "Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains»-- « Le hasard est aussi peu crédible que si après l'explosion d'une imprimerie tous les caractères retombaient par terre dans l’ordre d’un dictionnaire »-- « Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito » « L’imagination est plus importante que le savoir »

Si Einstein avait accepté l’existence du hasard il n’aurait pas pu poser les lois de la relativité restreinte.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 09:55

« Le nihiliste n’est pas celui qui ne croit en rien, mais celui qui ne croit pas à ce qui est »

La société de spectacle, celle qui prévaut aujourd’hui, dessine les choses telles qu’elle les veut et non telles qu’elles sont : elle procède par Nihilisme.

Nihilisme qui conduit à nier que les Etats-Unis soufflent sur les braises de l’Ukraine pour attiser le feu entre l’Europe et la Russie.

Nihilisme qui refuse d’admettre que la monnaie unique pour des économies divergentes est un système vicié qui conduit et conduira, par l’inégalité instituée, à des votes extrémistes ou à des troubles sociaux.

Nihilisme qui consiste à confondre la République paysanne (ouvrière naissante) de Jean-Jaurès avec celle multi ethnique, multi culturelle, multi religieuse de celle d’aujourd’hui.

Nihilisme qui fait taire les auteurs véristes quand ils en dénoncent les dangers, au point de l’hystérie lorsqu’on « questionne » au Commissariat un enfant de huit ans pour corroborer les affirmations selon lesquelles il relève de son Père en tant que (potentiel ?) terroriste.

Mais « l’Homme Révolté » ne veut pas se voiler la face, même forcé à se taire, même considéré comme un anti-français.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 10:58

~~Je lis sur Challenges un article de M. Nicolas Domenach qui relate la façon peu amène dont l’ancien Président français a été reçu par Mme Merkel tout en rappelant la tendresse qu’elle témoigne à « François » … Vu la cote exécrable (En Grèce proche de la haine) dont Mme Merkel fait l’objet dans plusieurs Pays d’Europe, y compris en France et sans parler de la Russie, ce n’est peut-être pas le moment de se vanter de ses calinous.

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