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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 09:27

Dans un de ses articles au journal « Le Figaro » Alexandre Vitambella explique pourquoi François Bayrou souhaiterait l’échec d’Alain Juppé aux primaires : « Du coup, voici Juppé remis en selle au grand dam de l'amoureux des chevaux, Bayrou, puisque ce dernier comptait sur l'échec du premier nommé pour être candidat pour la quatrième fois consécutive à la course d'obstacle qu'est la présidentielle ».

François Bayrou répond en substance que M. Vitambella lui prête des intentions qui ne sont pas les siennes : « Ma position est donc exactement celle-ci: J'ai, depuis des mois, indiqué que, si Alain Juppé était choisi par la majorité des participants à la primaire, je serais à ses côtés. Pourquoi? Pas seulement pour des raisons de sympathie personnelle et d'estime intellectuelle. Mais d'abord parce qu'Alain Juppé est aujourd'hui le mieux placé parmi les personnalités capables de proposer aux français une démarche à la fois réformatrice, courageuse et rassembleuse. »

Pour ma part, Je vois en François Bayrou un « Honnête Homme » : « Par un alliage judicieux de la culture générale avec le bon goût et la politesse des manières, il (l’Honnête Homme) entendait que l'homme réalise pleinement la définition antique qui faisait de lui un « animal raisonnable ». Cet idéal d'humanité a perduré jusqu'au milieu du XXe siècle ».

Si Alain Juppé rafle les primaires nous verrons si François Bayrou confirme son soutien au candidat de droite. En 2012, dans l’esprit de rassemblement repris par Alain Juppé, il avait contribué à faire élire François Hollande.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 11:22

La récupération de Jean Zay à des fins politiques est indécente. Il y a des choses qui ne se font pas.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 20:38

Les avis divergent. Non seulement entre partis, non seulement entre personnes, mais les élites elles-mêmes voient la république en fonction du vent de leurs intérêts : Candidat, François Mitterrand dénonçait la « Cinquième » comme coup d’état permanent. Une fois Président il l’a trouvée épatante.

Alors que chacun s’approprie «sa » république, et quand le « politique », rendant la main, demande à la Justice de trancher, je me demande, dans le contexte du régime présidentiel actuel, le sens qu’il faut donner à République.

Le pauvre Pascal disait qu’il ne voulait pas discuter avant qu’on lui précise le sens de la question. Aujourd’hui on discute de tout, sans définir la matière dont on parle, puisque le but est de contrer l’adversaire plutôt que de construire une vérité.

Jean Moulin et Pierre Brossolette liés sur la résistance, avaient deux conceptions opposées sur la nature de la république qu’il convenait de mettre en place après la victoire. L’un penchait pour un régime démocratique genre troisième, l’autre pour un système présidentiel.

Reste à savoir ce qu’est la République pour « Les Républicains » et ce que les appelants en justice entendent par République. Est-ce le régime démocratique parlementaire de Pierre Brossolette et de François Mitterrand (première version) ? Est-ce le régime Présidentiel de De gaulle (quinquennat), est-ce celui de François Hollande (septennat) ? Est-ce à la justice de le dire ?

Quoiqu’il en soit on n’est pas sorti de cette auberge d’autant plus Espagnole que chacun y apporte ce qu’il veut.

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 10:20

Tous deux fils de paysans, tous deux agrégés, tous deux humanistes : Il y a plus de points communs entre François Bayrou et Jean Jaurès qu’entre Najat Vallaud-Belkacem et Jules Ferry.

Comme François Bayrou, Jules Ferry voulait que l’école donne à tous la même chance de gravir au plus haut la montagne ou de tomber. Mme Vallaud-Belkacem veut que le collège soit un outil d’égalité.

Je me garderai bien de dire qui a tort ou raison : le temps du « Petit Chose » est passé. J’observe seulement que les socialistes d’aujourd’hui tiennent des discours nettement plus à droite que ceux de mon Grand-Père, pourtant farouchement opposé à Léon Blum, avec lequel, me semble-t-il, François Bayrou se serait bien mieux entendu qu’avec Nicolas Sarkozy.

Je vois dans le succès d’Alain Juppé et de François Bayrou comme une sorte de nostalgie française pour l’heureux temps du socialisme perdu.

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 10:44

En 1794 la Convention a voté, notamment en Guyane, l’abolition de l’esclavage. En 1802 Bonaparte rétablit le statut des « Noirs » à celui de « bien meuble ». Après qu’ils aient pendant huit ans connus la liberté et la citoyenneté, il est possible que des ancêtres de Mme Taubira aient à nouveau subi ce déni d’humanité…

Quoi qu’il en soit, on pourrait comprendre la rancœur de Mme Taubira à l’égard des « Blancs » et notamment français qui se sont ainsi conduits.

On sait que Christiane Taubira a donné son nom à la loi française qui reconnaît comme crimes contre l'humanité, la traite négrière transatlantique et l'esclavage qui en a résulté. Cette loi est critiquée par certains historiens comme loi mémorielle du fait que le texte limite l'esclavage à la traite européenne. Pour justifier cela Christiane Taubira aurait déclaré qu'il faut éviter d'évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les « jeunes Arabes ne portent pas sur leur dos tout le poids de l'héritage des méfaits des Arabes »*

C’est possible, mais Il n’empêche que le ciblage de ce crime historique sur les jeunes français de souche** (Actuellement repris par Mme Vallaud-Belkacem) risque de créer une sorte de sentiment d’injustice propre à influer le vote des parents aux Présidentielles.

* Selon Eric Conan.

** En 2007 Christiane Taubira : « Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre »

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 13:29

Tandis que l’Irlande décide du « mariage pour tous » par voie de referendum, la France déplace son débat sur l’école, de l’Assemblée aux plateaux de télévision. L’Irlande choisit le chemin de la démocratie quand la France glisse vers la politique spectacle.

Les nombreuses actions qui, sous prétexte d’histoire, tendent à démontrer, par comparaison avec ce qui était moche, les progrès de la France d’aujourd’hui, cherchent aussi à culpabiliser les français dont on ne doit pas dire qu’ils sont de souche.

L’esclavage par exemple : Pour ne parler que de la traite française du commerce triangulaire (vers 1670), l’imposture (reprise par Mme Vallaud Belkacem) consiste à faire porter le crime sur la France plutôt que sur les Français. Or, ce ne sont pas les campagnes et les villes, les montagnes et les plaines, le val, la lande ou la forêt qui sont responsables : Ce sont bel et bien des Français, en tant qu’êtres de chair, de sang et de conscience.

Pas de doute, Les français, certains français se sont conduits comme des salauds. Pas de doute certains français parmi ceux « de souche » sont donc des enfants de salauds. D’autres français, issus de l’immigration, sont des enfants de ceux qui ont été victimes des salauds.

François Hollande, Manuel Valls, Vallaud-Belkacem veulent que cela soit dit haut et fort dès le collège. Ceci sans attendre que l’enfant ait assez de maturité pour que l’examen objectif de ses propres actions lui donne le recul nécessaire propre à juger avec celles des autres avec assez de tolérance et d’impartialité. Reste à connaitre le but poursuivi : endoctriner ou réfléchir ?

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 12:54

Dans la conscience populaire, l’élection est synonyme de démocratie. Il suffit de donner aux français le droit de glisser de temps à autres une enveloppe dans une fente pour qu’ils aient l’illusion que la République c’est le « Gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple» (article 2 de la Constitution).

La réalité est toute autre : La Ve république n’est pas techniquement une démocratie puisque le peuple n’exerce ni pouvoir ni contrepouvoir.

Après que le régime parlementaire de la IIIe ait sombré dans le drame et que celui de la IVe ait fini dans la pagaille, La France s’est dotée d’un régime Présidentiel septennal où l’hypothèse du partage des pouvoirs entre Président et Premier Ministre n’était pas exclue. Depuis le quinquennat, le Président ordonne, le gouvernement, sous la houlette du Premier Ministre, obéit et le Parlement, complice ou impuissant, se cantonne au rôle d’alibi démocratique.

En vérité les Français n’ont pas assez de maturité politique pour accéder (comme les Suisses) à une vraie démocratie et les fractures ethniques culturelles et religieuses n’arrangent pas les choses. Dans ce contexte un régime parlementaire serait vraisemblablement voué à l’échec.

Il n’empêche qu’il serait intéressant de savoir jusqu’où le pouvoir actuel va pousser son autorité. Quand un régime commence à attaquer la presse* on n’est plus très loin de la dictature. *

*La Garde des Sceaux compare le Figaro à la Pravda : « Un journal qui, tous les deux jours, écrit des mensonges concernant la politique »

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 10:37

~~En 1958, la France s’est dotée d’un régime Présidentiel dont le renouvellement quinquennal reste soumis au suffrage universel. Dans son principe, le fonctionnement est simple : le Président décide, le Gouvernement exécute et le Parlement approuve.

Un tel régime ne peut admettre la contestation. Lorsque celle-ci ne relève pas de propos condamnables par la justice, il reste au pouvoir des moyens efficaces pour disgracier les contempteurs aux yeux de l’opinion publique. Il suffit de les accuser de racisme, de xénophobie, d’homophobie, de feminaphobie, de « bas instincts »* ou de « déchets de la pensée humaine »**

C’est au nom de ce combat contre ceux qui bafouent les « valeurs de la république » que, peu à peu, la vertu finira par terrasser le crime : Alors la foule extasiée applaudira.

* Michel Sapin

**Christiane Taubira

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 10:24

--Pas de démocratie sans opposition respectable… et respectée.

Contrairement aux dictatures, dans les démocraties les élus n’accèdent au pouvoir qu’à de très faibles majorités. Bien souvent les perdants ne sont pas loin de représenter la moitié des votants. Tout en assumant la pleine responsabilité de leurs programmes, les vainqueurs, pourvu qu’ils aient la fibre démocratique, devraient respecter les partis qui représentent une masse quasi équivalente de celle qui les a fait gagner. Ce n’est pas le cas en France.

Pourtant la démocratie française a de beaux restes : Le suffrage Universel, l’indépendance de la justice, la liberté de la presse… Mais le triste spectacle des questions au gouvernement et les palinodies d’un Sénat privé d’attributs efficients, cache mal l’absence de pouvoirs réellement démocratiques dans la mesure où les débats ne débouchent que sur un oui au gouvernement ou un 49.3 qui ferme le bec du Parlement. Il faut dire que l’opposition de droite, en prise aux ennuis judiciaires et qui n’en finit pas d’afficher ses zizanies, prête le flanc d’être régulièrement accusée par le Chef du gouvernement et ses ministres comme responsable du retour du terrorisme, de xénophobie, de déchets de la pensée humaine ou de faire appel « aux plus bas instincts »…

En ce qui concerne l’opposition d’extrême droite le Premier Ministre lui dénie tout simplement le droit « d’être de la République et de la France ». A en croire les Ministres et surtout le premier d’entre eux il n’y a pas, en France, de grands partis dignes d’opposition. Or sans opposition respectable et respectée, il n’y a pas de vraie démocratie.

--Pas de démocratie dans un pouvoir monarchique.

Désormais, plus personne ne nie que la Cinquième République est une sorte de monarchie. ***Le Président élu pour cinq ans (renouvelables) joue au monarque dans son Palais. C’est lui qui décide de la partition que le gouvernement doit mettre en musique avec le Premier ministre pour Chef d’orchestre.

François Hollande a trouvé en la personne de Manuel Valls le Premier ministre idéal. Dynamique, communiquant averti, la dent dure avec ceux qui contestent, il se fait miel pour encenser et obéir au Président. Patou agressif, gare à celui qui cherche noise à ses brebis.

En1948 c’est à Paris que les peuples se sont accordés pour dire, qu’en démocratie, toute personne a droit à la protection de la loi contre l’immixtion dans sa vie privée.** En violation de cela, la loi française va donner droit à la police de s’immiscer dans l’intimité des gens.

Président monarque, opposition impuissante et méprisée, article 49.3, droits de l’homme contournés, citoyens amorphes et blasés, c’est ça la démocratie française : « A peine a-t’ il acquit la liberté que l’homme s’empresse de la rendre »

* Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, article 12

** « Poison Présidentiel » Guislaine Ottenheimer ;

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 15:57

Egypte, Qatar, Arabie Saoudite… autant de Pays qui sont, soit sous la botte des militaires, soit dirigés par des potentats.

Autant de pays où le droit des femmes, la liberté d’expression, y compris celle de la presse, sont bafouées.

Autant de pays courtisés par le gouvernement socialiste, considérés comme estimables, fiables et dignes d’être dotés de nos armes les plus sophistiquées. Aujourd’hui, cerise sur le gâteau, la France copine avec le régime de Cuba et le Président de la République s’affiche avec le terrible Fidel Castro. «J'avais devant moi un homme qui a fait l'histoire. Il y a forcément débat sur ce qui a pu être sa place, ses responsabilités mais venant à Cuba je voulais rencontrer Fidel Castro».

"Fait l’histoire " ! S’il suffit de cette seule raison pour se voir serrer la main, Staline et Hitler auraient eu droit à une bonne accolade.

Dans son préambule, la constitution de 1958 dit ceci : « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004 » .

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 précise : « Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées »

En France, pour garantir les droits de la défense, on met les avocats sur écoutes afin que celles-ci puissent être portées à charge contre leurs clients…Je crois que le régime de Cuba a encore plein de choses à nous apprendre.

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