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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 10:20

On voit parfois des images où la misère nous frappe aux yeux et au cœur. Là, le dit et l’image sont raccord, là est la réalité terrible et incontestable.

Mais quand j’entends les journalistes me parler du malheur des grecs devant les distributeurs de billets, quand je vois les images de ce pays béni des Dieux, ses immeubles opulents, ses yachts et ses belles bagnoles, Il y a dichotomie entre mes yeux et mes oreilles.

De la même manière, il me semble que l’indigence du monde agricole s’illustre bizarrement au travers de tracteurs surpuissants rutilants et climatises bloquant des autoroutes dont la recette d’un jour suffirait à prémunir, là-bas, un an de malheur.

Je ne veux pas dire qu’il n’y a pas de pauvreté en Grèce, je ne veux pas dire que les paysans (?) ne sont pas exploités, je veux simplement souligner que le monde occidental fait preuve de beaucoup d’égoïsme et de bien peu de sagesse en voulant toujours plus.

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 09:49

Soyons réalistes : nombre de politiques se font élire sur des promesses qu’ils s’empressent de ne pas tenir. Pourtant aucun n’arrive à la cheville d’Alexis Tsipras.

Faire du Tsipras c’est profiter du mal-être d’un peuple pour se faire élire et réussir l’exploit de vider les caisses en un rien de temps. C’est initier à la va-vite un referendum pour faire l’exact contraire du vote exprimé. C’est, enfin, arriver à mettre son pays sous la tutelle financière, administrative et politique de ses créanciers.

Pour Manuel Valls (Approuvé par 40% des français) une telle attitude est un modèle de courage !! - Angela Merkel a, quant à elle, une opinion plus nuancée. Il est clair que le peuple allemand, moins plastique que le français, a une autre vision du héros politique que celle de celui qui mystifie ses électeurs au nom du réalisme financier (non sans avoir préalablement accentué la dérive du pays vers la faillite).

La Chancelière Allemande n’est pas, pour autant, dénuée de jésuitisme car elle sait bien que conserver la Grèce dans l’euro, c’est admettre la nécessité de transferts financiers réguliers. Elle sait bien que ce n’est pas le nouveau dictat irréaliste franco-allemand qui permettra aux grecs de redresser l’économie et de rembourser les dettes, quand bien même, ô miracle, l’application de ce plan ne tournerait pas en eau de boudin.

--Tricheurs les Grecs et ceux qui les ont aidés à entrer dans la zone euro en falsifiant les comptes.

--Tricheurs ceux qui ont voulu faire passer le déficit de 15 à 4% du PIB au prix du chômage et de la pauvreté.

--Tricheurs le couple Hollande-Merkel qui fait croire que le troisième plan « mortifère » (dixit DSK) est de nature à être le dernier.

Reste à savoir si la société du spectacle, de l’illusion et de la triche, celle de la planche à billets où la monnaie virtuelle prime l’argent issu du travail, ne se fracassera pas, un jour, sur la réalité des choses.

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 09:49

Inutile de se cacher derrière le gros doigt Allemand : la France ne peut se dire grande fille et agir comme un enfant.

-- Un régime qui viole le verdict du referendum relève de la dictature. De Gaulle a quitté le pouvoir dans l’instant même où le Peuple a voté non au referendum qu’il avait appelé. Au nom de cela, la France n’a pas le droit d’imposer à la Grèce un plan de rigueur que le peuple grec a fortement refusé. Cette violation du principe démocratique ne peut que déboucher sur une instabilité politique dont la France portera, aussi, la responsabilité.

-- Ce plan de rigueur, qui vient après que le premier puis le second se soient révèles inefficaces, met la Grèce sous tutelle mais ne va pas faire baisser le chômage par lequel ce pays perd son sang. Il est d’ailleurs probable qu’Alexis Tsipras ne l’appliquera pas.

-- Bref, François Hollande, son Gouvernement, les « Républicains » et tous ceux qui vont voter la feuille de route imposée à la Grèce verront bientôt ressurgir le problème. Quand les Grecs ont besoin du Samu, l’Europe leur prescrit le parcours du combattant : c’est un remède qui marche rarement !

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 10:02

Je suis le Taureau puissant, capable, d’un coup de mon sceptre magique, de soumettre Europe à nos vœux, dit-il à son peuple. Celui-ci, trop heureux de se croire enfin délivré du maléfice de la méchante Valkyrie, s’écria Dionysos, Dionysos : Vivons heureux à l’ombre du pampre nourricier et de la grappe d’or. Dionysos-Dionysos reprit le chœur des Mélenchon.

Lorsque le pain vint à manquer, le Sorcier dit à son peuple : Tenez bon et dites non à cette gaupe qui persiste à nous vouloir du mal. Ce que fit, la faim au ventre, le Peuple courageux.

On ne sait quel étrange sortilège, plus fort que lui, poussa notre apprenti à accepter d’Europe aujourd’hui ce qu’il avait demandé, la veille, au Peuple de refuser. Dans d’autres temps et sous d’autres Peuples le sorcier Tsipras eut été condamné au bûcher. Il n’en est rien tant il est vrai « qu’à une certaine extrémité du désespoir l’indifférence surgit »

Le plus drôle c’est que François Hollande fera prendre, dès mercredi, à la France, des engagements que la Grèce ne tiendra pas. Et le plus fort c’est qu’il peut en tirer avantage pour se faire réélire en 2017.

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 10:43

Que le précèdent gouvernement grec ait tapé sur les pauvres et ménagé les riches est un fait indéniable que les gauches expliquent par une sorte de trouble connivence avec les banquiers « terroristes » de la zone-euro.

Mais, après Michel Onfray, je me demande pourquoi, alors qu’il a refusé de jurer sur la Bible, Alexis Tsipras n’a pas aboli les prébendes (parfaitement injustes) de l’Eglise Orthodoxe ? Pourquoi, aussi, fait-il preuve d’autant de bienveillance vis-à-vis des riches grecs liés à Washington ?

Je trouve l’explication dans le fait qu’au-delà des sentiments et des idées il n’y a pas de plus fortes alliances que celles de la raison. En ces temps de campagne électorale les démocrates américains ont besoin des lobbys grecs et de leurs subsides. De son côté Alexis Tsipras a besoin du puissant soutien de Washington contre la méchante Allemagne.

Ceci expliquant cela, le physique hollywoodien du premier ministre grec n’est pas pour rien dans les commentaires flatteurs qui se tiennent, à son sujet, dans les restos chics américains.

Voilà pourquoi à l’intérêt politique des socialistes français (y compris ceux des plus à gauche), vient se mêler celui, franchement vénal, des capitalistes.

Voilà pourquoi Paris et Washington, soutenus par l’ensemble des forces de gauche arriveront à faire que, non seulement les grecs ne paient pas leurs dettes, mais que celles qui vont venir soient supportées par les contribuables européens, notamment français.

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 13:26

La crise grecque révèle les défauts de conception et de gouvernance de la zone euro.

Conception : En croyant qu’une même monnaie pourrait, sans problèmes, convenir à des économies aussi différentes que celles de l’Allemagne et de la Grèce, les pères de la zone-euro se sont fourrés le doigt dans l’œil. La crise aigüe de la Grèce (larvée dans d’autres pays) a pour cause première ce défaut originel.

Gouvernance : Le précepte multicéphal avoue ses limites et montre son impuissance. Pour décider, disait Foch, une assemblée doit avoir un nombre impair, mais trois c’est déjà trop.

A la lumière de cette crise deux visions différentes se dégagent :

L’une est pour une zone- euro à parité forte, basée sur le sérieux budgétaire, le déficit réduit, la dette contenue et strictement honorée.

L’autre pour un euro à parité faible, la prééminence sociale plutôt que la rigueur budgétaire, la dette en tant qu’outil d’ajustement dont le remboursement reste soumis aux exigences économiques et sociales.

Le problème n’est pas tant dans les différences des points de vue que dans la volonté absurde des parties de rester ensemble, chacune d’entre elles s’obstinant à imposer à l’autre sa vision.

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 11:16

Personne ne peut dire de façon précise ce à quoi ont répondu les Grecs lors du dernier referendum. Une chose est sure : la popularité d’Alexis Tsipras en sort renforcée.

Pour le moment, le peuple Grec reste tributaire de l’aide humanitaire dispensée aux Banques grecques par la BCE, (avec des fonds essentiellement Allemands).

Maintenant que les jeux du cirque sont terminés, le temps des discussions sérieuses est venu. Puisque, le Président Hollande, le Président Junker, Le Premier ministre Valls (pour ne citer qu’eux) disent haut et fort que la Grèce doit rester dans la zone-euro, Alexis Tsipras se trouve dans la position du client auquel son banquier dit vouloir, quoi qu’il arrive, conserver sa clientèle.

Cette curieuse façon d’aborder la négociation donne la part belle à la partie adverse, mais compte tenu de la réalité des forces en présence, de la réalité économique de son pays, Alexis Tsipras, même fort de ces soutiens, devrait devenir prudent.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 14:18

Les relations entre les Grecs et ses partenaires européens ne sont qu’une longue suite de dissimulations, de mensonges et de tromperies réciproquement consenties.

Avec le temps les Grecs ont fini par considérer l’Europe comme une vache à lait, une prébende inscrite dans la tradition au point que la juste requête du moindre dû est considéré par Athènes comme une action terroriste.

L’actuel referendum n’est qu’une palinodie de plus afin qu’Alexis Tsipras puisse conclure avec ses créanciers un accord sur lequel, cette fois, le Peuple grec ne sera pas consulté.

Texte dont l’unique intérêt sera de sauver la face et de permettre à la BCE de financer à nouveau les banques Grecques à fonds perdus. Cela jusqu’au prochain clash ou tourmente politique.

François Hollande va jouer son rôle préféré, celui de conciliateur. Selon Churchill, « Un conciliateur c'est quelqu'un qui nourrit un crocodile en espérant qu'il sera le dernier à être mangé. »

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:29

Où sommes-nous ? Dans le monde des mômes ou des adultes ? Dans celui des adultes, lorsque le quatrième personnage de l’Etat s’exprime, ses paroles, nécessairement pesées, ont un retentissement international. Lorsque Claude Bartolone emploie le mot faute* pour qualifier la position de Berlin, le monde comprend bien que derrière les embrassades, le torchon brule dans la casbah.

Certes, en France, il y a, entre les socialistes de gauche et les sociaux-libéraux (faussement dits démocrates), une palette de nuances. De la même manière, en Allemagne, mais vers un tropisme nettement plus droitier.

Pour dire les choses simplement, les Français sont plutôt pour la planche à billets, la relance par la demande et la dévaluation de l’euro, alors que les Allemands, penchent pour l’orthodoxie monétaire, la croissance par l’offre et l’euro fort.

Ces deux conceptions fondamentalement opposées font l’objet, grâce à des concessions réciproques, de modus vivendi successifs, lesquels ne manquent pas, ainsi qu’en témoignent les propos de Claude Bartolone, d’exciter les passions.

Là est la faille, car sans un couple franco-allemand (50% du PIB) parfaitement soudé, la zone euro (qui ne vit que grâce aux dettes) risque d’exploser. Jusqu’à présent, et par la force des choses, ces gens-là ont fait semblant de s’aimer mais la crise grecque montre leur antagonisme, lequel ne peut plus être nié quand l’un des partenaires va jusqu’à accuser l’autre de manquement à la morale, de délit ou de mauvaise action.

Sans noyau dur la zone-euro révèle une faiblesse dont Alexis Tsipras essaie de profiter. Un jeu perdant-perdant qui ne bénéficiera à personne.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 14:44

Le Président de l’Assemblée ne fait sans doute qu’exprimer la pensée du Chef de l’Etat en qualifiant de « faute » le refus allemand de négocier avant le résultat du verdict populaire initié par Alexis Tsipras.

Cette attaque frontale met un point d’orgue aux nombreuses critiques que la Gauche porte à l’Allemagne.

En ce qui me concerne, je considère comme faute tout ce qui montre aux marchés la fragilité de nos rapports avec les allemands.

Au moment où la crise grecque porte tort à la zone euro, au moment où notre propre dette ne cesse de croitre, il serait bête que, pour des raisons politiciennes, des paroles immatures ou des attitudes bravaches conduisent à faire monter les agios.

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