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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 10:23

Quand il dit : « Si l’on écoutait la majorité des français on rétablirait la peine de mort et on virerait tous les immigrés » le Président de l’assemblée Nationale soutient que, dans leur majorité, les français ont un comportement de malfaisants dont il faut se prémunir en évitant de les consulter.

J’imagine que, parmi les élites, de droite comme de gauche, Claude Bartolone n’est pas le seul à penser cela. Dans un registre différent lorsque le Président dit : « Les électeurs votent même quand ils ne comprennent pas. Et quand ils votent, on ne les comprend pas toujours » François Hollande prend les électeurs pour des crétins plutôt que pour des saligauds.

Pour ma part, je ne voudrais pas faire mes amis de gens, qui tout en réfutant à la majorité des français l’aptitude au discernement, s’empressent de les solliciter pour se faire élire.

Pour le moment, forts de leur victoire de 2012, les socialistes gouvernent avec l’arrogance que confère l’illusion de disposer du pouvoir à l’infini. A mon sens leur erreur est d’ignorer qu’ils seront à nouveau bientôt soumis au verdict de ceux qu’ils méprisent si ouvertement.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 09:53

Il est vrai que la nature a joué un drôle de tour à l’homme : En tant qu’animal elle lui donne juste assez de durée de vie pour assurer la pérennité de sa race. En tant qu’humain assez d’intelligence pour créer son propre monde dont les limites reculent chaque jour au fur et à mesure des avancés de la science.

Une minorité, se résolvent à accepter leur condition animale et attendent la fin avec sérénité. La majorité qui assume sa position humaine vers un statut de demi-dieu n’a que le choix entre accepter l’absurde ou se réfugier dans la religion.

« La certitude de la mort, ce côté élémentaire et définitif de l'aventure en révèle l'absurdité » : Tel que défini, l’absurde est si difficile à accepter (au moins en tant qu’inanité) que même Camus ne peut s’y résoudre puisqu’il en tire sa révolte, sa liberté et sa passion.

Restent les religions. Celles qui n’ont pas rendu à César ce qui est à César, celles qui, hors de leurs églises, imposent leurs dogmes, leurs règles, leurs rites dans la vie de tous les jours, n’ont pas fini de poser des problèmes à la République.

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 11:09

Je ne suis pas un séide de Mélenchon, de Montebourg ou de Varoufàkis, mais je les comprends quand ils disent que l’hégémonie Allemande a franchi les limites du supportable dans la zone euro.

Même s’Il est vrai que, sans l’Allemagne, ni la Grèce, ni l’Espagne, ni l’Italie ni la France n’arriveraient à convaincre les marchés de la solidité de leurs économies, même s’il est vrai que cela pourrait inférer des désordres sociaux et politiques, cela ne suffit pas à justifier que l’on suive Mme Merkel dans ses bêtises, surtout lorsqu’elles nuisent à notre Pays.

  1. Bêtise et préjudice de relancer les centrales à charbon en Allemagne.

  2. Bêtise et préjudice des sanctions envers la Russie.

  3. Bêtise et préjudice d’imposer à la Grèce, qui n’en peut plus de sa dette, un troisième plan de relance qui fera monter sa créance à 200% du PIB.

  4. Bêtise et préjudice d’imposer une réponse irréaliste et unifiée à des pays dont, en matière d’immigration, les besoins et les moyens sont très différents

La "machincratie" impersonnelle et complexe qui régit (?) l’Europe, permet à l’Allemagne de tirer les ficelles : Lorsque cela est contraire aux intérêts de la France, le Président Hollande devrait cesser d’accepter cela.

Les élites ont beau penser que : « « Les électeurs votent même quand ils ne comprennent pas » * Il se pourrait bien que les contempteurs européens soient entendus et pèsent, en 2017, sur le résultat de la Présidence française, car même si leurs idéologies sont d’un autre âge, elles s’appuient sur des faits qui, eux, ne trompent pas.

*François Hollande

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 14:22

A titre personnel, je ne crois pas au plan imposé au Grecs par l’eurocratie de Bruxelles, même si Alexis Tsipras y voit « la survie du pays et la continuation du combat ».

Quoiqu’il en soit, après que les Grecs ait dit non au referendum, en réélisant Alexis Tsipras le peuple Grec va dire oui et cautionner des accords que les instances politiques ont déjà actés.

Ainsi, les Grecs s’étant, d’eux-mêmes, passés la corde au cou, les politiques pourront, le moment venu, s’exclure de toute action malveillante et conclure au suicide.

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 10:22

Point d’allusion à celui du purin que les agriculteurs font généreusement sentir au seuil des préfectures… Je parle d’un de ces parfums de campagne électorale auquel les peuples, dits démocratiques, sont particulièrement sensibles. Tandis que Nicolas Sarkozy s’en tient (faute d’inspiration ?) à la critique, François Hollande y va déjà franco : Baisse du chômage et diminution d’impôts sont au programme dès 2016, (si…)

Après quatre ans d’aggravation du chômage de la dette et des impôts, les électeurs, supputés imbéciles,*sont censés ne retenir de la tendance négative, que l’avantage de la stagnation ou la légère baisse de la dernière année.

Cela me fait penser à l’histoire du fou qui se frappait la tête avec un marteau pour se sentir soulagé lorsque cela s’arrête.

* « Les électeurs votent même quand ils ne comprennent pas. Et quand ils votent, on ne les comprend pas toujours » (François Hollande)

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 08:57

C’est quand même un peu fort…Jamais un gouvernement ne fut plus soudé, ne fut plus dévoué, ne fut aussi travailleur (au moins 15heures par jour dit M. Rebsamen), jamais le Parlement ne fit autant de lois, jamais l’énergie ne fut aussi abondante et peu chère, l’argent aussi facile, les intérêts aussi bas, jamais l’euro ne fut plus compétitif… Et pourtant, jamais le chômage n’a été aussi haut, la dette aussi importante et les impôts aussi élevés.

Une question me poursuit : pourquoi un gouvernement qui fait acte de vertu et de pugnacité fait-il moins bien qu’un Président capricieux, un Premier ministre frustré, une presse vindicative et des syndicats furieux opérant dans un contexte de crise financière internationale ? Il y a quelque chose qui cloche là-dedans.

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 14:38

Philippe Bilger a commenté l’interview de Nicolas Sarkozy par Valeurs Actuelles, dont cet extrait : « De la même manière qu'aux assises je m'obstinais à n'interroger que sur les doutes, les incertitudes et les lacunes, j'aurais souhaité que Nicolas Sarkozy soit incité courtoisement - aucun risque contraire de ce côté - mais vigoureusement à s'expliquer sur la défaite de la droite en 2012, dont il a été le principal responsable. Il est paradoxal qu'une telle subtile mais indéniable célébration médiatique s'attache au futur d'une personnalité désavouée par le peuple français ou bien faut-il considérer, comme Nicolas Sarkozy lui-même, que le bilan médiocre de François Hollande redore le blason terni hier? »

Comme toujours, la puissante mécanique intellectuelle de M. Philippe Bilger fait ici merveille pour dégager des interviews conniventes « les doutes, les incertitudes et les lacunes » qui pèsent sur le retour en politique de Nicolas Sarkozy.

Comme souvent je suis impressionné par l’implacable rigueur de son raisonnement. Que Nicolas Sarkozy ait été (selon les critères dits démocratiques) désavoué par le peuple français est un fait indéniable. Mais l’on sait déjà que le quinquennat de François Hollande se traduira par plus d’impôts, plus de chômage et plus de dettes. De même, on ne peut dire que la justice se porte mieux et que le citoyen, (désormais sous surveillance policière légale) soit plus libre qu’avant.

M. Philippe Bilger pose ici la question sous-jacente de savoir qui sera le meilleur candidat pour2017. Ceux qui, comme Nicolas Sarkozy et François Hollande, ont un bilan médiocre sont desservis. Faut-il pour autant en conclure que ceux qui n’ont pas occupé la fonction présidentielle feraient mieux ?

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 11:08

La démocratie française a l’avantage de réduire au strict minimum l’action du citoyen : Il lui suffit de glisser de temps à autre une enveloppe dans une fente pour accomplir son devoir électoral… Le geste est purement mécanique car si l’on en croit François Hollande « Les électeurs votent même quand ils ne comprennent pas. Et quand ils votent, on ne les comprend pas toujours » Autrement dit, dans un cas comme dans l’autre, les électeurs agissent comme des zombies.

Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale va plus loin : une fois élus, les élites doivent refuser de prendre en compte l’opinion majoritaire pour éviter le risque de comportements de salauds : « Si l’on écoutait la majorité des français on rétablirait la peine de mort et on virerait tous les immigrés ».*

Inconséquent pour le Président de la République, nocif pour le Président de l’Assemblée, autant de raisons de limiter l’intervention du peuple et de réduire la démocratie au droit d’élire ceux, intelligents et vertueux, qui savent gérer au mieux la masse défaillante et lui apporter le meilleur bonheur.

Dès lors, on comprend mieux la défiance des leaders à l’égard du referendum. Aussi bien en France (2015) que récemment en Grèce, il oblige les gouvernements à prendre des mesures diamétralement opposées à l’opinion exprimée par la majorité des citoyens. Bien que les gens se soient habitués à ce que les pouvoirs ne tiennent plus compte de l’opinion des peuples, ça reste un peu gênant.

Quelle qu’en soit la cause, reste à savoir si le déficit démocratique européen peut, ou non, influer sur la stabilité politique.

*(France Inter le 10 octobre 2014)

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 08:59

« Je ne sais pas si les dirigeants européens ont pris la mesure du déficit démocratique de la construction européenne. Lorsque les peuples européens votent mal, on les fait revoter ou on ne tient pas compte de leur avis. Ce qui vient de se passer avec la Grèce en est presque une caricature » Disant cela, Jean-Michel Quatrepoint a raison mais ouvre la porte à la question de savoir ce que l’on entend par démocratie.

L’école nous apprend que le mot démocratie vient du grec : Démos=Peuple ; Cratie= Commander. D’où une doctrine politique d'après laquelle la souveraineté doit appartenir à l'ensemble des citoyens, ce qui implique une organisation où le peuple exerce cette souveraineté. Cette version idyllique a été fortement marquée par la phrase d’Abraham Lincoln « Gouvernement du Peuple par le Peuple ». Définition reprise, sans rire, par la Constitution française de 1958. Au-delà du conte de fée qu’en est-il de la réalité ?

C’est en plein milieu du règne des Rois de France que l’on trouve des paroles de vérité : « Il y a trois sortes de tyrans. Les uns règnent par l’élection du peuple, les autres par la force des armes, les derniers par succession de race. S'ils arrivent au trône par des moyens divers, leur manière de régner est toujours à peu près la même » Si l’on remplace le mot Tyran, aujourd’hui excessif, par celui de Président on voit bien que La Boétie (alors âgé de 18ans) avait vu juste.

On voit bien aussi que l’école de la République qui nous dépeint l’époque de la royauté comme celui de la contrainte, procède souvent de l’endoctrinement. Qu’en est-il aujourd’hui de la liberté du citoyen soumis à celui qui règne par « l’élection du Peuple » ? Par décision du Conseil Constitutionnel, sa surveillance la plus minutieuse, sa mise sur écoute la plus intime, dépend de la décision du Premier ministre et sa mise en prison relève de la force du soupçon policier sur son intention de nuire.

Une majorité de citoyens approuvent, tant-il est vrai que l’homme se sent plus tranquille dans une position de soumission, pour autant qu’on lui donne le droit de crier à la liberté… Les amateurs de contraintes ont encore de beaux jours devant eux.

Il n’en reste pas moins que les citoyens gardent le pouvoir de casting. En vérité, si les goulus du pouvoir préfèrent être choisis pour gouverner, les perdants n’en sont pas moins ravis, pourvu qu’ils soient élus. J’imagine que nombre d’élus européens qui ont l’habitude de leurs conforts institutionnels se passeraient bien d’être obligés de se représenter devant leurs peuples. Mais la pensée de faire ce qu’ils voudront (ou de ne rien faire) pendant la durée de leur mandat devrait les consoler.

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 10:20

J’écoutais ce matin François Baroin demander au gouvernement de promulguer un décret concédant aux Maires de France le pouvoir légal de donner priorité à l’achat de produits de bouche français.

Cette mesure (par lui abordée sur son plan légal) est, dans son principe, largement reprise par tous les acteurs politiques y compris Premier ministre et Président de la République. Elle a pour but de protéger notre agriculture incapable de faire face à la concurrence (parait-il) déloyale d’autre pays européens.

Ce protectionnisme, puisqu’il faut l’appeler par son nom, se dédouane de sa connotation péjorative par la nécessité de voler au secours des paysans français. Mais dans cette optique il est probable que d’autres secteurs de l’économie en auront aussi besoin… La philosophie du libre-échange est en train de voler en éclat.

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