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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 12:42

Il suffit de voir, dans les rues, plus de femmes en burqa que de sœurs en cornette, pour se rendre compte que Nicolas Sarkozy a raison de qualifier fausse l’idée que la France de Jeanne d’Arc serait encore celle d’aujourd’hui. Cela dit quand il parle de Nation, je ne perçois, en ce qui me concerne, aucune différence entre ce qu’en dit Manuel Valls ou Claude Bartolone : c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

Mis à part des différences de point de vue sur le temps de travail ou le menu des cantines, la pertinence d’apprendre l’Arabe plutôt que le Latin, je ne vois guère ce qui oppose, sur les questions de fond, les Socialistes et les Républicains. Puisqu’une fois pour toute, il est entendu qu’un certain nombre de sujets sont impurs ou tabous, chaque soir, sur des chaines d’information continue, les journalistes en sont réduits à s’échiner à trouver dans le ragot et le people de quoi s’attacher l’auditeur.

Il est clair que, chez les Républicains, l’envie de faire gagner le Parti, jointe aux ambitions personnelles, passe avant une certaine idée de la France autre que celle d’une république multi-ethnique, multiculturelle, multi-religieuse bloquée par le ciment national, telle que la veut le PS.

Dans le sens où il est démontré qu’aucune race ne peut se prévaloir de supériorité, le racisme est une absurdité. Cela dit, on a tout dit. Il reste à savoir si les républicains en s’alignant sur la « bien-pensance » socialiste et en laissant libre le champ au FN sur les questions de respect des antériorités (oui la France fut avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne) a bien joué sa partie. Nous le saurons bientôt.

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 12:43

Ils leur ont tout piqué : le rejet du racisme et de l’homophobie, le mariage pour tous, la GPA sournoise, la laïcité complaisante, l’Europe de Delors, l’amour d’Obama, les Primaires, le Politico-Écolo correct*… Tout piqué, jusqu’au nom « République ».

Il est vrai, que de leur côté, les Socialistes ont fait des efforts : Société d’ordre et de police, écoute des citoyens, amour de l’entreprise, bienveillance au CAC 40, ventes d’armes à des régimes douteux…

Bref, au-delà de divergences mineures, souvent mesquines, parfois tactiques, Droite et Gauche condensent leur entente dans une même profession de foi : celle d’appartenir à la « République »

Cela explique que depuis des lustres, l’alternance de la Gauche et de la Droite au pouvoir, a le mérite (l’inconvénient ?) d’inscrire la France sur des lignes sensiblement identiques.

« Républicains : Émile Herriot disait « N'est-ce pas à croire que le patronyme exerce une action mystérieuse sur celui qui le porte, l'oblige en quelque sorte à se modeler sur lui jusqu'à en devenir la vivante, exacte et précise expression ? »

*faute d’être traité de connard 

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 17:13

Il est loin le temps où Gaston Monnerville qualifiait de « forfaiture » l’élection du Président de la République au suffrage universel, le temps où François Mitterrand écrivait le « Coup d’Etat permanent » pour dénoncer le pouvoir monarchique du Chef de l’Etat.

En ces temps, les dissemblances entre droite et gauche étaient si bien marquées que l’électeur, même myope, pouvait facilement faire la différence entre le rouge et le noir.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui : la Gauche a endossé avec délice les habits de la 5eme République, tandis que la Droite prend à son compte les idées de Jean-Jaurès : «On ne combat pas le Front national en prenant ses idées ou son langage. Qui peut parler de personnes, de femmes et d’un gosse qui se noie, comme d’une statistique ? […] ». (Nicolas Sarkozy)

Il suffit de remplacer « Front National » par « Classes en décadence», y insuffler le souffle puissant de Jean Jaurès pour que le « Républicain » d’aujourd’hui dise la même chose que le Socialiste d’hier.

Relire les discours de Jean Jaurès est un vrai bonheur, mais plus on les lit, plus on se rend compte à quel point Droite et Gauche se sont rapprochés sur les questions de société.

De la même manière il n’y a plus guère d’écart entre le socialisme libéral de la gauche et le libéralisme plus ou moins social de la droite. Tous deux suivent les directives Européennes, dans la ligne tracée par les Etats-Unis. Emmanuel Macron, ministre de François Hollande, pourrait, tout aussi bien, devenir celui d’Alain Juppé.

Dans ce monde en route vers l’uniformité, les « Politiques » ne seront départagés que par leurs aptitudes à faire voir de multiples lanternes là où il n’y a plus qu’une seule vessie.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 13:03

Le budget 2016 acte l’impérieuse nécessité d’augmenter une nouvelle fois les dotations et les effectifs de la police. L’obligation de donner sans cesse de plus en plus de moyens aux forces de répression est, par ce besoin même, le signe évident d’une déliquescence de la conscience civique dans la société. Il n’est pas de mois sans que de nouvelles mesures restrictives tendent à réduire les libertés.

Selon Nietzche, l’homogénéisation des sociétés humaines conduit à une «médiocrisation » sociale et culturelle généralisée. Cela équivaut à la création d'un citoyen moyen, sans qualité, formant un troupeau dont la configuration par le bas abolit la notion du respect de l’autre et nuit aux règles du vivre ensemble.

L’opinion, généralement admise, nie l’effet pervers de la mixité. Pour ma part, je n’exclue pas que l’hétérogénéité des ethnies*, auxquelles s’ajoute, pour certaines d’entre-elles, un sentiment (et une réalité) d’injustes inégalités, ne contrevienne à la nécessaire harmonie sans laquelle il n’y a pas de société apaisée.

Les choses étant ce qu’elles sont, admettons-les avec obligeance et sans regrets, sauf à souligner que le temps des démocraties paisibles est achevé.

*Une ethnie ou groupe ethnique est un groupe social de personnes qui s'identifient entre elles sur la base d'une ascendance commune (réelle ou non), d'une culture commune ou d'un vécu commun1. L'appartenance à une ethnie ou ethnicité est liée à un patrimoine commun que ce soit la culture, l'ascendance, l'histoire, l'origine géographique, la langue ou le dialecte, l'idéologie, la religion, la mythologie, la cuisine, l'habillement ou l'apparence physique, etc.
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 10:57

Sous le titre « Comme il est doux de se payer Nadine Morano » Philippe Bilger dénonce son abandon par les « Républicains »

Les lâches dit-il, oui Les lâches ! Pauvre est celui qui n‘a plus rien à défendre, ni race, ni culture, ni histoire, ni Patrie… Pauvre celui qui ne peut respecter l’autre, sans puiser dans la honte de soi. Faut-il aimer cette République qui, au nom de la bonne conscience, ourdit le meurtre de son âme ?

Cette honte de soi (je parle de l’homme blanc) Aimé Césaire n’a cessé de la distiller au « très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle » qui, dit-il, porte en lui un Hitler qui s’ignore. Je le cite : « Oui, il vaudrait la peine d'étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d'Hitler et de l'hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu'il porte en lui un Hitler qui s'ignore, qu'Hitler l'habite, qu'Hitler est son démon, que s'il le vitupère, c'est par manque de logique, et qu'au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme, ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc, c'est l'humiliation contre l'homme blanc, et d'avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les arabes d'Algérie, les coolies de l'Inde et les nègres d'Afrique [...] »

Cette charge qui fait de mon père, bourgeois du XXe siècle, un Hitler qui s’ignore je ne puis l’accepter, ne serait-ce qu’au nom de ceux de ma famille qui se sont battus (et qui sont morts) en luttant contre cette barbarie.

Je ne reproche pas tant aux politiques d’encenser Aimé Césaire (comme le fait Mme Taubira) et de penser comme lui que le bourgeois blanc du XXe siècle porte en lui un Hitler qui s’ignore, que de ne plus finir d’aller verser des larmes hypocrites sur leurs tombes.

Tout cela conduit, comme le disait Nietzche « Dans le sens d'une homogénéisation des sociétés humaines, d'une "médiocrisation" sociale et culturelle généralisée. Ceci équivaut à la création d'un citoyen moyen, sans qualité, formant un troupeau suivant des vertus d'obéissance à l'ordre social, quasi-esclaves, satisfaits toutefois de leur condition (qu'ils ont voulue). Cette socialisation de l'homme (le grégarisme planétaire) revient à bâtir une infrastructure d'où pourront surgir de nouvelles classes dominantes, et ce nivellement recèle donc une nouvelle possibilité de hiérarchie ».

Mais, comme le chantait Jacques Brel, « On a vu souvent, Rejaillir le feu, De l´ancien volcan, Qu'on croyait trop vieux » N’entend-on pas du côté de l’Espagne retentir les « Tomba, tomba, tomba » d’hymnes contestataires et n’y sentons pas comme une odeur de roussi ?

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 11:08

En tant que Premier Ministre, François Fillon se voyait gouverner en couple avec le Président de la République tout en sachant que la tâche la plus rude, celle de l’exécution, lui incombait, mais, qu’à ce titre, il espérait que la plus grande part du mérite lui reviendrait.

Cette vision des choses, qui n’a rien de faux en soi, ne correspond cependant pas à l’esprit de la 5eme République. Voulue par le General de Gaulle il est clair que cette Constitution a fait du Président un Monarque et du Premier Ministre un vassal ce qui n’a rien de péjoratif. De ces Vassaux il en fut de puissants, de célèbres comme Louvois et de sages comme le cardinal de Fleury.

Volontaire, loyal, fidèle, Manuel Valls est, dans l’esprit de la 5eme, le meilleur Premier Ministre qu’un Président puisse rêver. Suiveur opiniâtre et scrupuleux des pistes tracées par son maitre, aucun de ses échecs électoraux n’a jusqu’à présent brisé son élan mais le possible revers aux régionales pourrait marquer une divergence de parcours entre lui et le Président. Divergence rendue fatale par la nécessite pour ce dernier de donner priorité à toutes mesures optimisant ses chances de réélection.

Si le résultat des régionales montre que la feuille de route assignée à Manuel Valls n’est pas compatible avec les conditions requises pour la réélection de François Hollande (alors que celui-ci est déjà en campagne) le Premier Ministre aura alors le choix entre persévérer sur la ligne dont il dit et répète qu’elle assure le succès de la France ou se dédire pour se mettre au service de la victoire du Président.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 16:38

--François Hollande : « Les électeurs votent même quand ils ne comprennent pas et quand ils votent on ne les comprend pas toujours »

--Claude Bartolone : « Dans l’opinion, si vous voyez les positions dominantes, on rétablirait la peine de mort et on virerait tous les immigrés ; Soyons attentifs »

--Manuel Valls : « Vous (un élu) n’êtes ni la République ni la France ».

Des Français raillés par le Président de la République au refus du Premier Ministre d’accepter la légitimité d’élus qui dérogent à ses convictions, en passant par le Président de l’Assemblée Nationale qui met en garde contre l’opinion publique, il ressort de tout cela une forte impression de méfiance de la part des élites socialistes à l’égard de l’expression populaire ; pivot de la démocratie.

En vérité, dans le sens où elle réduit le suffrage universel au simple rang d’outil propre à élire les gouvernants, la 5eme République, dans sa version quinquennale, est en fin de parcours et sa démocratie à bout de souffle. Lorsque le Président de l’Assemblée Nationale tolère, sans protester, que le gouvernement dénie la recevabilité d’un député légitimement élu, lorsque le citoyen, pris dans sa majorité, est réputé d’inaptitude ou de sale bête : Vrai ou faux, peu importe : Il y a quelque chose qui cloche dans cette République.

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 08:07

Hors des périssologies sur le scandale VW dont on nous rabat les oreilles, il faudrait, me semble-t-il, faire le distinguo entre différents aspects de cette affaire.

--Politique : Réel en ce qui concerne la nécessité écologique. Suspect dans le profit personnel que d’aucuns peuvent en tirer.

--Juridique : La tromperie étant reconnue par les auteurs eux-mêmes il reste à la justice de faire son travail.

--Economique : L’avenir dira quel en sera l’impact sur VW, sur d’autres constructeurs ainsi que sur les clients.

J’en viens au principal sujet que je veux aborder ici : Celui de la réalité technique.

Pour des raisons, souvent politiques mais néanmoins louables, on impose aux constructeurs des normes de pollutions de plus en plus difficiles à respecter, d’autant que, parallèlement, les clients exigent de plus en plus de puissance des moteurs. Résultat : Les constructeurs (tous les constructeurs ?) annoncent des valeurs qui ne correspondent pas à la réalité.

Face à cela, les pouvoirs publics mettent en place des contrôles statiques qui trompent la galerie, puisque seuls des tests en conditions normales d’utilisation* pourraient donner une vraie lecture de la réalité des choses. En fait un mécanicien peut reprogrammer la cartographie d’un moteur pour ajuster sa puissance aux normes de pollution. Ce faisant, il ne fait que respecter la loi. C’est exactement ce que fait de manière automatique le logiciel de VW.

Par contre, après le passage au contrôle, il est illégal et répréhensible de reconfigurer la gestion du moteur pour lui redonner plus de puissance. Le logiciel VW le fait automatiquement, ce qui est interdit. Il ne reste qu’à croire qu’aucune autre intervention de ce genre, celle-là individuelle, n’est, ou ne sera, faite sur les millions de moteurs diesel en service.

Bref, la triche étant possible et facile, il reste à tabler sur l’honnêteté des constructeurs et le civisme des utilisateurs. Madame Royal peut croiser les doigts.

*Ce que font les Américains.

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 10:19

Jadis, dans les veillées, on n’en finissait pas de gloser sur les mille et une tromperies imaginées par les marchands de bestiaux. D’où le nom de « maquignon », celui qui maquille, devenu synonyme, de marchands de chevaux.

Les techniques modernes ont tant et si bien développé le marché des triches qu’on ne pourrait plus sans passer.

Le monde de la finance n’est-il pas, aujourd’hui, fondé sur la fabrication de fausses monnaies émises par les Banques Centrales, pudiquement désignées sous le vocable de Quantitative Easing ? N’est-il pas vrai que l’arrêt de ce monumental artifice plongerait le monde dans le chaos ?

La triche, le mensonge, la tromperie font désormais office de nécessité. Aux possibilités techniques, notamment apportées par l’informatique, l’abondance des informations qui se déversent, à cadence accélérée, dans le tuyau de l’oreille du vulgum pecus ne lui permettent plus de faire la différence entre le vrai et le faux. On vient de voir Volkswagen (et les autres?) capable de fausser les résultats des contrôles de pollutions grâce à un logiciel implanté dans la voiture. La belle affaire puisqu’on peut, sur un véhicule « normal », modifier aussi à distance la cartographie d’injection ou d’allumage d’un moteur.

N’y-a-t-il pas du côté des censeurs (notamment de la Justice Américaine) quelque arrière-pensée pour récupérer de l’argent et favoriser l’industrie nationale laquelle, comme chacun sait, produit des voitures dont les gros V8 sont particulièrement écolos ? Sorte de forme de triche, n’est-il pas ?

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 10:01

François Hollande, spécialiste de la navigation entre deux eaux, oscille entre la crainte de mécontenter la gauche et le désir de réformer pour se plier à Bruxelles. Manuel Valls (qui n’en finit pas de manger son chapeau) a délégué Emmanuel Macron pour dire à sa place les choses qui fâchent à gauche tout en permettant au Président de la République, de froncer les sourcils en public et de sourire en aparté.

La pièce est désormais bien rodée : On vient de voir Emmanuel Macron dire dès le matin que le statut des fonctionnaires n’est plus adéquat. Le soir même le Président décorait un fonctionnaire et confirmait la pérennité de son statut. Grosse ficelle….qui permet tout à la fois de lancer l’hameçon sans effrayer le poisson.

En tant qu’individu moyen ayant fréquenté des élites, j’ai pu observer leur propension à prendre les gens pour plus bêtes qu’ils ne sont : Alors que Claude Bartolone tient, dans leur majorité, les gens pour des sales bêtes, François Hollande les répute idiots et jaloux.

Nous verrons bientôt aux régionales, combien de gens de droite, conquis par les propos d’Emmanuel Macron, voteront pour la gauche, tandis que ceux de gauche rassurés par François Hollande s’en tiendront au vote socialiste. Ce test éprouvera la solidité des grosses ficelles du pouvoir.

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