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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 11:00

Y a-t-il paradoxe à dire là, à Bruxelles,  qu’il faut un gouvernement économique européen pour imposer des réformes aux Etats (dont on vante Schröder d’avoir su les prendre à temps pour l’Allemagne)  puis, lorsque la Commission Européenne  les  précisent,  dire ici, à Rodez,  qu’ils  peuvent aller se faire voir ?    A lire la presse, ce genre de contradictions passe très bien, tant il nous plait  d’être bravache plutôt que de raison. Il n’en est pas  de même à l’étranger  où les nuances subtiles de notre esprit Cartésien  ont parfois du mal à se faire comprendre.

On remarque d’ailleurs que ce que dit Bruxelles n’est autre que ce que disent l’OCDE, le FMI……et  notre propre Cour des Comptes. On remarque également que c’est dans le droit fil de ce que dit le Président Hollande tant il a volonté  de  contenir la dette et  faire reculer le chômage. Tant il a volonté……..Volonté en tant que concept associé à l’intentionnalité ?  Ou  prélude à l’action ?  On ne sait pas trop….   Le moment de l’acte est-il  vraiment venu ?   « Un jour »   dit le Président «  Un jour des choix et aménagements auront à être faits »….

La France qui parait d’accord avec  les principes de Bruxelles, dont elle a par ailleurs signé tous les traités, renâcle,  le moment venu, à les inscrire dans des faits. On voit bien que  la gouvernance de l’Euroland est  une sorte de méduse translucide et multiforme qui justifie pleinement que François Hollande  demande un peu plus de  cohérence et de démocratie (une véritable gouvernance avec Président et Parlement).   

Mais n’est-ce pas là aussi un prétexte pour gagner du temps ?  Ce temps déjà octroyé jusqu’en 2015  et que l’on espère reconductible si la relance mondiale espérée ne venait pas à la rescousse de nos impérities.

Bien que les premières mesures  à prendre devraient être  propre à  booster  la compétitivité, à réduire le  déficit commercial par l’accroissement des  exportations avec pour corollaire la diminution du chômage, il parait désormais inévitable que ce soit le problème des retraites qui soit abordé en premier.  La conséquence d’une diminution du pouvoir d’achat jointe à un effet psychologique  aura un nouvel impact négatif  sur la croissance. Mais comme on le voit en Grèce et en Espagne, il y a, dans  ce monde, une logique  à ce que les  plus faibles soient plumés en premier.  Nul doute que ce sera pourtant la première vraie grande épreuve du quinquennat de François Hollande.    

 

 

 

 

 

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