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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 10:43

 

Dans l'antiquité Aristote distinguait deux formes de gouvernements, l'une juste, l'autre pervertie. Il appelait la seconde «Démocratia » qu'il traduisait par démagogie.

La démagogie n'est pas forcement imputable à une sorte de vice qui habiterait (seulement) l'homme politique. C'est également la tyrannie du Peuple, qui par ses revendications populaires pousse le Politique à faire des promesses parfois inconsidérées. Le ressentiment des plus pauvres se donnant alors libre cours, ils demandent l'exil des plus riches et le partage de leurs biens... Ainsi en jugeaient les Anciens... Rien de nouveau sous le soleil!

Le danger démagogique est plus que jamais au cœur de la démocratie: c'est désormais un moyen électoral performant que la science politique manie avec des techniques de plus en plus pointues.

 

L'élection de François Hollande est, à cet égard, particulièrement instructive, car elle résulte d'une stratégie de longue haleine et parfaitement élaborée. En théorie, la démagogie de François Hollande devait être suffisamment contenue et équivoque pour permettre d'articuler l'inconciliable qui est, tout à la fois, de plaire au Peuple et de faire face aux réalités.

 

Dans les mois qui suivent, on verra que les Socialistes ont commis, au moins, deux erreurs:

1) Rejeter toute la faute sur le précédent gouvernement et Nicolas Sarkozy. Non pas parce que c'est un mensonge, mais parce que cette tromperie va se retourner contre eux et, pire encore, contre la France.

2) Faire semblant de vouloir tenir les promesses de François Hollande. Aussi valables qu'elles furent pour le faire élire, elles sont néfastes et contre productives dans le contexte économique actuel. Dans un Pays comme la France dont l'économie orientée vers la consommation est en période de faible croissance, augmenter les impôts relève de la manœuvre suicidaire. Il faudrait avoir le cynique courage politique pour, au risque du parjure, prendre les vraies mesures propres à faire face aux réalités.

 

Le temps n'est pas loin où les discours vont faire place aux chiffres: Celui du chômage, celui du déficit commercial, celui de la dette ainsi que celui, loin des promesses de M. Moscovici, du réel déficit budgétaire. Alors des grognes sont à craindre: le premier courroux venant de l'Europe et du marché alors que le second verra monter celui de l'opinion publique.

 

 









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