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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 16:10

En son absence, Arnaud Montebourg joue sa partition. Il cherche la voie du Redressement Productif….et semble l’avoir trouvée dans la promotion de la cafetière et du maillot rayé made in France. Il est vrai qu’au temps du smartphone et de la télé les Peuples sont plus perceptifs à l’image qu’aux difficultés de l’industrie Française.

En attendant, que l’on procède, du productif au recambrage d’un vieux si courbe, la crise que traverse Florange reste sans solution dans une cacophonie de déclarations qui nous laissent pantois.

 

1) Dans un premier temps, M. Le Ministre Montebourg nomme un expert pour évaluer la rentabilité de Florange : Le rapport mené sous la houlette de Pascal Faure, vice-président du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGEIET), indique que le site intégré (filière chaude et froide), est "viable, fiable et rentable" et nécessite un investissement de 400 à 500 millions d'euros.

 

2) M. Jean-Pierre Jouyet Président de la Banque Publique d’ Investissements annonce qu’il n’aidera pas Florange : «La BPI n’a pas pour vocation d’aider les canards boiteux»

 

3) François Hollande vient à la rescousse : «Non ! Florange n’est pas un canard boiteux»

 

Le sérieux de cette affaire, tant Sociale que symbolique, au regard du déclin industriel Français, ne permet pas, ne devrait pas permettre, que des personnages si éminents puissent avoir, aux yeux du public, des avis diamétralement opposés. Car de deux choses l’une : ou l’expertise est erronée ou M. Jouyet ne veut pas que la BPI contribue au redressement de Florange alors que le Président y serait favorable. Ces comportements contradictoires relèvent d’un manque de sérieux extrêmement préoccupant qui porte un nouveau coup à l’autorité de plus en plus transparente du Premier Ministre tout en effritant chaque jour davantage la posture «normale» du Président. A se demander de quoi ils parlent lors de leurs déjeuners.

 

Mais cela reflète aussi, pour ne pas employer de grands mots, une certaine mésestime vis-à-vis du public. Mésestime qui est plus importante par l’inconscience du trouble ainsi créé, que par le manque de considération lui-même.

 

En ce qui concerne la BPI, si, préalablement aux investissements, on ne résout pas le problème du manque de rentabilité et de compétitivité des Entreprises Françaises, M. Jean-Pierre Jouyet peut dire ce qu’il veut : sa Banque devra choisir entre refuser son soutien aux canards boiteux ou aller dans le mur.

 

 

 

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