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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 12:56

N’ayant que de vagues réminiscences sur la définition exacte du système économique libéral, je demande clémence aux spécialistes, d’autant que je ne parle pas ici de ce qui est, mais de ce que je crois qui est, sans la moindre  certitude,  excepté celle de «  conscience malheureuse »

Le fait de savoir si l’on parle d’économie libérale classique, de néo classique ou du libéralisme encore plus radical de l’école autrichienne n’est pas l’objet du propos.

Remontons au temps où l’Etat eut l’idée saugrenue de se fonder sur trois principes : Liberté, Egalité, Fraternité.

De cela, j’extrapolais  que l’économie libérale était un partage entre tout ce qui revient à l’Etat : (Administration, Justice, Police, Education, Culture, Santé, Social, Rail, Routes, ainsi que ce qui conditionne la vie  comme  l’air et l’eau), et le reste, relevant du domaine et de la responsabilité du Privé.

 

Or cette vision simpliste ne tient pas  pour cause de défauts majeurs :

Le premier est dû  à la gestion Administrative, laquelle hors du carcan des contingences de la rentabilité, s’avère gaspilleuse.

Le second force l’Etat à  une  attitude belliqueuse : En tant que belle fille,  la Vertu demande, sans cesse, à être défendue.

A contrario, le Privé, basé sur le principe de la Rentabilité et de son associé Profit, époux de  Cupidité, est débarrassé de toutes ces contingences.

 

Vint le moment où l’Etat lassé des guerres et des déficits remplaçât, en douce, ses Principes par deux objectifs  majeurs : Paix et Rentabilité.

Paix : en renonçant de ferrailler au nom de valeurs qui, disons le, avaient déjà pris un certain nombre de plombs dans l’aile.

 Rentabilité  en laissant le Privé  s’occuper de tâches qui incombent à l’Etat. Gérées sans souci d’Intérêt Public et dans de bons concepts de profits elles  s’avèrent juteuses pour  les Stés d’autoroutes, Les Compagnies des eaux, Vinci, etc. etc.

Aujourd’hui l’imbrication entre Public et Privé est telle qu’on ne sait plus très bien qui est qui et qui fait quoi.

 

Dans ce contexte, étant donné que le Privé, d’une part grand pourvoyeur d’emploi, est d’autre part cadavréigène, du fait de son inappétence à tout ce qui relève du canard boiteux, l’Etat  joue le rôle de Samu Social.

 

Finalement tout n’allait pas si mal dans le  moins mauvais des mondes, si, stupidement, malgré les  avantages que leurs confèrent l’amoralité, les «  Privés », à cause de leurs cupidités, n’avaient pas frôlé la cata.

Du Samu Social, l’Etat est, de surcroit, passé au Samu Financier grâce  à sa merveilleuse capacité à engranger des dettes.

 

L’Economie Libérale Assistée à, enfin, atteint sa maturité.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

gerard pendaries 26/10/2009 21:26


Cher Philippe HOLLANDER,
Merci pour vos voeux. Mis à part la gentille intention qui, croyez le, me fait grand plaisir, il est tout de même curieux qu l'on se fête, les uns les autres, toute année de plus qui nous rapproche
de la fin. En ce qui concerne mon barbarisme, j'eus,moi aussi, grandement préferé "Thanatogène" mais il est de ces mots hors de prix que mes moyens ne me permettent pas d'offrir.
" Une canne en bois d'alexandrin" Mon rêve! Je dois me contenter de celle en bois dont on fait les flûtes: "Il n'est pas étonnant que j'ai certains propos,
qui ressemblent vraiment à celui du pipeau."


Philippe HOLLANDER 25/10/2009 00:57


Cher Penda,

Cette sensation que tout ce qui est censé être sensé est encensée ici me sied !
Et si le courant écologique venait bouleverser ces petits arrangements entre amis ou sous-traitance au secteur Privé rime avec surcoût avéré ! Si la mise en danger de notre planète bleue influait
sur les systèmes en place ! Extrapolons. On assisterait à un retour "forcé" d'une super-centralisation des institutions, à l'échelle cette fois-ci planétaire, un régime s"appuyant sur une base de
communisme, teinté d'une once de libéralisme, et,
imbibé, j'espère, de beaucoup d'humanisme.....Halte! Réveillons nous. Cette utopie sera vraisemblablement balayée par une néo-barbarie urbaine ou les inégalités devant le droit au travail auront
raison de ll'immobilo-panurgisme ambiant ...
Quant au barbarisme "cadavréigène" évoqué au sujet du syndrome défenestrant au pays de la "France-Telecomie" , j'avoue, pour ma part, lui préférer "thanatogène", mais c'est une affaire de
goût....
Au plaisir de vous lire.....et bon anniversaire Gérard... avec une semaine de retard...(*)

* : la rime, pourtant riche, n'empêche pas ces vers de boiter....je ferais mieux l'année prochaine.. j'achèterai une canne en bois d'alexandrin


Beranger 22/10/2009 10:42


Je pose la question à Clémence, elle me dit que nos maux viennent du passage du capitalisme industruiel au capitalisme financier. Je demande clémence à Clémence


Haier 22/10/2009 07:43


Jour " GP" ( je prends l expression favorite de Y.L à votre encontre sans son autorisation )

Concernant cette triste Amérique ,j ai vu un reportage plus que consternant

Dans une clinique privée d'un état ,ils organisent une tombola gratuite

le tirage au sort donne le droit à .............................

Une consultation pour les ceussssseess qui sont privés d assurance
Attention, sommes ,bien OK ,pas les équivalents SDF de chez nous ,non
style prof ou cadre virés qui n ont plus les moyens de s'offrir lesdites assurances

I love América ??


malaya 21/10/2009 20:16


En fait je pense que la politique est devenue de nos jours un métier comme la médecine. Les interets sont melés et cela pose des problèmes au peuple. Ce dernier choisit de ne pas s'en meler puisque
pour les uns ce n'est pas intéressant pour autres - il y a des gens qui ont étudié pour devenir politicien. Peu sont les citoyens qui veulent savoir. Alors que je pense que c'est indispensable dans
une société.


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