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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 10:54

 

 

Deux rossignols s'étaient tus

 

Deux rossignols s'amusaient sous un ciel sans nuage,

En découvrant la vie au gré de ses splendeurs.

Ils forgeaient d'appétits ainsi que de candeurs

Les souvenirs émus de leur vagabondage.

 

Un vent surgît alors, sombre relent d'orage,

Aux détours de matins qui déchirent les cœurs ;

Les rires s'estompaient laissant place à ces pleurs

Où ternit le plumage autant que le ramage...

 

Un mutisme pesant, des échos de regrets,

Que le temps parsemait dans des songes discrets,

Jalonnaient de douleurs les chemins de l'errance ;

 

Au fil d'heures sans fin des spectres imprécis

Ombrageaient les destins d'une vaine espérance...

Ô rêves de lueurs, horizons indécis !

------

 

Deux oiseaux séparés en terres sans rivage

Œuvraient à protéger des nids teints de rancœurs,

Entre rêves déçus et lendemains vainqueurs,

Entre ces livres clos et la nouvelle page...

 

Une ombre en filigrane aux cartes de voyage,

Un manque au paysage, une absence aux bonheurs,

Des parfums se sont tus qui forcent les douleurs

Quand s'éteint le vécu mais subsiste l'image...

 

Ô passés incompris qui gardent les secrets

D'une folle rupture aux fourbes couperets !

Tout n'est plus aujourd'hui qu'inlassable silence ;

 

Aux lointains souvenirs des plaisirs amaigris

Par trop d'incertitude ou par trop d'indolence,

Il règne une amertume et des désirs aigris...

Jalonnaient de douleurs les chemins de l'errance ;

 

Au fil d'heures sans fin des spectres imprécis

Ombrageaient les destins d'une vaine espérance...

Ô rêves de lueurs, horizons indécis !


 Deux oiseaux séparés en terres sans rivage

Œuvraient à protéger des nids teints de rancœurs,

Entre rêves déçus et lendemains vainqueurs,

Entre ces livres clos et la nouvelle page...

 

Une ombre en filigrane aux cartes de voyage,

Un manque au paysage, une absence aux bonheurs,

Des parfums se sont tus qui forcent les douleurs

Quand s'éteint le vécu mais subsiste l'image...

 

Ô passés incompris qui gardent les secrets

D'une folle rupture aux fourbes couperets !

Tout n'est plus aujourd'hui qu'inlassable silence ;

 

Aux lointains souvenirs des plaisirs amaigris

Par trop d'incertitude ou par trop d'indolence,

Il règne une amertume et des désirs aigris..

 

Deux rossignols sous la lune s'évadaient d'une cage

Après avoir vaincu les barreaux destructeurs ;

Un cauchemar s'échoue aux élans prometteurs

D'un credo les portant vers une aube plus sage...

 

Une onde intemporelle enfouit dans son sillage

Un peu de désarroi, beaucoup de pesanteurs ;

Un sourire, un regard, et des mots rédempteurs

Effacent tout fantôme au long de son passage.

 

Un rideau s'ouvre enfin sur de nouveaux couplets

Quand l'avenir s'éclaire aux antiques reflets

Loin de tout désaveu, de toute turbulence ;

 

D'inédits parchemins emportent leurs écrits

Vers des sentiers naissant d'écoute et d'indulgence,

Où les rappels amers du passé sont proscrits...


l'ombre d'un rossignol a chanté par ici

et l'autre dans ses pas est venu jusqu'à 

 

Universel, le langage des cœurs,

Intemporel celui de la mémoire .... (Martine Bianco l’Ombre du vent)

 

 

 

« Être, ou ne pas être, telle est la question.

Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir

la fronde et les flèches de la fortune outrageante,

ou bien à s’armer contre une mer de douleurs

et à l’arrêter par une révolte? Mourir.., dormir,

rien de plus... et dire que par ce sommeil

nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles

qui sont le legs de la chair: c’est là un dénouement

qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir.., dormir,

Dormir! Peut-être rêver! Oui, là est l’embarras.

Car quels rêves peuvent-ils nous venir dans ce sommeil de la mort,

quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de cette vie ?

Voilà qui doit nous arrêter. C’est cette réflexion-là

qui nous vaut la calamité d’une si longue existence.

Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains du monde,

l’injure de l’oppresseur, l’humiliation de la pauvreté,

les angoisses de l’amour méprisé, les lenteurs de la loi,

l’insolence du pouvoir, et les rebuffades

que le mérite résigné reçoit d’hommes indignes,

s’il pouvait en être quitte

avec un simple poinçon? Qui voudrait porter ces fardeaux,

grogner et suer sous une vie accablante,

si la crainte de quelque chose après la mort,

de cette région inexplorée,

d’où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté,

et ne nous faisait supporter les maux que nous avons

par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas?

Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches;

ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent

sous les pâles reflets de la pensée;

ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes

se détournent de leur cours, à cette idée,

et perdent le nom d’action. »  Hamlet

 

Voici la belle Ophélie... ( Voici l’Ombre du vent) dans tes oraisons

souviens-toi de tous mes péchés.

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commentaires

L'Ombre du vent 06/12/2010 16:55


Quand l'amour emportait leurs raisons
Ignorant l'anathème:
Hamlet disait Pardon,
et Ophélie je t'aime...

De la mort à l'amour,de la joie aux regrets,
La perte ou le secours: il faut tout partager.

Hamlet et Ophélie, deux cœurs à l'unisson,
l'un disait je t'aime, l'autre disait pardon.


L'Ombre du vent 06/12/2010 16:01


Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir,
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.

Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux ;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s’inclinent les roseaux.

Arthur Rimbaud .
----------

Choisir l'Autre au milieu de tant d'alternatives,
Pour ouvrir un chemin, pour espérer un peu,
Sur l'océan des cœurs s'emmêle les dérives,
car la douleur toujours, est moins sanglante à deux.

Ophélie s'est noyée
Quand Hamlet s'est perdu
Alors, pour surnager
Sur leurs ombres exclure
De la mort à l'amour,
De la joie aux regrets...
La perte ou le secours :
Il faut tout partager,

Au-delà de ses mots il y a cette voix
Qui trace son sillon à l’horizon du beau
Qui lui chante son nom pour l’envoler plus haut
Au-delà de ses maux …tellement au-delà

Ophélie s'est noyée
Quand Hamlet s'est perdu
Alors, pour surnager
Sur leurs ombres exclure
De la mort à l'amour,
De la joie aux regrets...

La perte ou le secours :
Il faut tout partager.

-----------
(L’ombre du vent)


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