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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 13:17

 

 

 

Bienheureuse Ophélie que l’amour rendit folle,

Avant  que  désespoir  ne fut  si douloureux,

Qu’indifférence vint pour faire que somnole,

De ses affreux tourments le flux tumultueux.

 

Mais  lorsque les regrets l’emportent sur les rêves,

Lorsqu’il ne reste rien que le vide accompli,

Il faut marcher encore et refuser la trêve,

Que propose le sort d’un sommeil infini.

Il faut marcher encore, sans but et sans espoir,

Marcher devant, toujours, au nom de l’habitude,

Avec pour seul bagage la frêle  certitude,

Qu’aimer était le seul et sublime devoir.

 

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commentaires

Vertumne 13/02/2011 20:00


Alors les mots soudain, éveillés depuis peu,
Sortirent du grenier où reposait la lune.
S'ébrouant au soleil, montant vers la tribune,
Ils virent sous la cendre un vieux reste de feu.


monsieur triste 12/02/2011 13:40


ce texte... fait parti de l'essence même de la fulgurance...

-révérence-


L'Ombre du vent 11/02/2011 21:05


Pas de Merci Gérard, car nous puisons nos mots dans la même encre,
Je crois tout simplement que la plume de l'un, inspire celle de l'autre,
et c'est très bien ainsi....


l'Ombre du Vent 11/02/2011 14:27


Il regarde Ophélie, et son âme chavire
En posant sur sa vie ce sanglot lancinant,
De ne pouvoir sentir ce que sa peau respire,
Qui le fera vieillir sans la toucher avant.

Il erre sur sa tombe au milieu des roseaux,
Posant un clair de lune sur ses lèvres glacées,
Et dépose en offrande au royaume des eaux
La tristesse d'un cœur dans sa rage d'aimer.

Arrive alors confus ce sentiment étrange,
Lorsque s'ouvre sur lui l'aplomb de l'infini,
La nuit tisse un ourlet à la robe des anges,
Il sent poser sur lui le regard d'Ophélie

C’est là qu'elle l'attend sous la voûte infinie
Entre le creux d'un soir, d’où vient poindre le jour
C’est là qu'elle l'attend triste et belle Ophélie,
Pour lui chanter son nom en chuchotant l'amour

C’est là qu'ils s'en iront sous des cortèges antiques,
Portés par les étoiles et leurs voiles de nacre,
Menés par des chevaux, et bercés des musiques
Que le silence honore, que le vide consacre....


Gérard Panda 11/02/2011 20:34



Que dire?.....Enchanteur, magnifique...que dire merci, merci



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