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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 09:53

Pourvou qué ça douré !

 

Vendredi dernier François Hollande a dénoncé le protectionnisme économique prôné par "celui qui prête serment" le désormais (et contesté) Président des Etats-Unis dont le seul nom lui écorche la gorge.

"Nous sommes dans une économie mondiale, ouverte et il n'est pas possible et souhaitable de vouloir s'isoler de l'économie mondiale", a plaidé François Hollande. Ça serait des pertes d'emplois, des pertes de compétences et des pertes considérables de développement pour notre économie ".

A en croire François Hollande, (un million de chômeurs de plus en cinq ans) sans cette économie mondiale le nombre de sans-emploi aurait encore augmenté.

Voilà pour le discours et si, comme le dit l’establishment, la mondialisation a épargné une catastrophe sociale à la France, ce n’est pas, comme en Allemagne, grâce à une balance commerciale en excédent.

En ce qui concerne les Etats-Unis, leur balance commerciale est en déficit de 370 milliards de dollars avec la chine, 80 avec l’Allemagne, 60 avec le Mexique. La Chine quant à elle, fait 510 mds d’excédents commerciaux et l’Allemagne 300. Tout comme la France et le Royaume-Uni l’Amérique est un pays déficitaire. La dette américaine qui frôle les 20.000 milliards a presque doublé sous Obama. Si une telle situation convient très bien aux élites, (les classes hautes sont de plus en plus riches) elle n’en pénalise pas moins les moyennes dont les compétences sont disputées à bas prix par des pays moins développés. Avec la poussée des robots, les ouvriers subissent, quant à eux, la double peine. Alors que Detroit se meurt, Shenzen, grâce aux investissements étrangers, développe une croissance moyenne de plus de 25% par an.

Le vote Républicain a, d’une manière plus ou moins intuitive, pris conscience que la perdurance d’une telle situation mènerait inévitablement l’Amérique à la perte de son leadership mondial.

La France, elle, se blottit derrière le bouclier de la zone euro qui, notamment grâce à l’Allemagne, est en excèdent commercial. Cela lui permet d’envisager, bon an mal an, un déficit cial moyen de l’ordre de 54 milliards de dollars et d’admettre une fois pour toutes (on a tout essayé*) que le chômage induit relève de la fatalité.

« Pourvou qué ça douré !»

 

*François Mitterrand

 

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