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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 13:28

Suite aux derniers évènements, les électeurs de la primaire de droite auront donc le choix entre un ancien condamné pour prise illégale d’intérêt et un éventuel futur justiciable pour dépassement des comptes de campagne. (Tous deux, il faut le souligner, ne faisant l’objet d’aucun enrichissement personnel.)

Le cas du troisième, possible outsider, est plus romanesque dans la mesure où, non justiciable, il ne sert pas que des intérêts principalement politiques, mais plutôt des rancœurs personnelles vis à vis de celui qu’il a servi en tant que Premier ministre pendant cinq ans. Son cas relève plus du Comte de Monte-Cristo que d’un banal financement illicite.

Rappelons les faits : le 24 Juin François Fillon convie à déjeuner Jean-Pierre Jouyet ami de François Hollande et Secrétaire général de l’Elysée.

Le cinq novembre, "l'Obs" publie en exclusivité des extraits du livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, dans lesquelles on apprend qu'au cours de ce déjeuner, François Fillon a dénoncé auprès de Jean-Pierre Jouyet le remboursement par l'UMP des pénalités liées au dépassement du plafond des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy, en 2012. Il est dit aussi que Fillon a formulé une curieuse demande : « tapez vite, tapez vite ! Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir. Alors agissez »

A la suite de quoi François Fillon crie à la cabale et entame une procédure en diffamation. Le jugement ne retient pas la thèse du complot politique ourdi par l’Elysée, qu’avançait l’ancien premier ministre. « Cette thèse ne repose, en tout état de cause, que sur des suppositions. »

Le tribunal ne retient pas non plus un autre argument avancé à l’audience par François Fillon et sa défense selon lequel il ne connaissait pas encore les démêlés de l’UMP concernant les dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy, à la date du déjeuner. Dans son jugement le tribunal démontre qu’il ne pouvait les ignorer complètement. Il assure par ailleurs que le secrétaire général n’avait aucune animosité personnelle envers l’ancien premier ministre et que « ses propos relatifs aux informations et demandes présentées par François Fillon étaient dignes de crédit. Le tribunal reconnaît que les informations publiées par Gérard Davet et Fabrice Lhomme étaient exactes et d’intérêt général »

Entre Dantès, Danglars ou Villefort : Chacun son choix.

*Nietzche

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